DIY – fabriquer une balançoire avec un pneu

Il y a quelques mois, nous avons été invités chez des amis et dans leur jardin se trouvait une balançoire. Mais pas n’importe quelle balançoire. Une balançoire qui m’a rappelé celles que l’on trouve dans certains parcs au fond des bois et que l’on voit dans certains films qui fleurent bon la campagne, les fleurs des champs, les cabanes dans les arbres et les enfants qui jouent pieds nus dans de grands espaces arborés ;). Une balançoire tout ce qu’il y a de plus simple, pas sophistiquée, une balançoire à base de récup et qui amène un côté casse-cou, ce côté aventurier, critère de séduction ultime pour un jeu de plein air pour la petite fille que j’étais et que je suis un peu restée !

Alors ni une, ni deux, j’ai décroché mon téléphone pour appeler Superbricoleur à la rescousse, j’ai nommé mon papa, ingénieux et surtout toujours présent pour me guider dans mes envies les plus folles 😉 Mais ça va je reste raisonnable, enfin je crois 😉

Nous disposons d’un grand cerisier dans le jardin, il fallait une branche suffisamment forte, mieux une « fourche », soit deux branches solides qui se rejoignent à un endroit un peu éloigné du tronc histoire que l’on puisse avoir un peu d’espace pour se balancer tout de même. Et ça tombe bien, nous avions cela 🙂
Un passage de Superbricoleur et un pneu plus tard, voilà ce que ça donnait.

IMG_8193

Si vous aussi, vous avez envie que vos enfants se transforment en petits singes, rien de plus simple. Voici la marche à suivre.

Lire la suite

,

DIY – des échasses en moins de 10 minutes

Il y a un peu moins de deux semaines, en parcourant un vide-grenier, je repère une petite paire d’échasses. Simples, natures, et pleines de promesses (z’avez vu comment je vous vends bien l’article hein 😉 ),  je m’apprêtais à craquer quand je me suis dit que tout de même, c’était bien bête tellement ça avait l’air simple à fabriquer. Cela me ferait un bricolage facile et réussi à coup sûr, une petite satisfaction personnelle, un moment de plaisir/décompression pour moi et de nouvelles perspectives de jeu en plein air pour Marmouset. 

Voici donc comment fabriquer en quelques minutes et trois d’étapes un super jeu d’équilibre pour bambin ! Et en plus, vous pouvez le faire entièrement avec du matériel de récupération, défigreen quand tu nous tiens.

Lire la suite

,

DIY – le petit établi rénové

Il y a peu, je vous parlais ici, d’un petit établi déniché dans un vide-grenier.
Ce petit établi sur lequel j’avais craqué car moi aussi je rêve d’en avoir un version adulte ! (non je ne réalise pas mes rêves à travers mes enfants 😉 ).

établi pour enfant

Abîmé, écaillé, pas très stable, ayant vécu (et c’est tant mieux), il avait besoin d’un petit rafraîchissement.

Aujourd’hui, je vais donc vous montrer en quelques mots et images comment je lui ai redonné un petit coup de jeune.
Je suis donc partie d’une base mais il est tout à fait possible de le réaliser soi-même en partant de rien ou du moins de peu de choses.

En gros, la structure est formée de 4 pieds et 3 plaques de bois aggloméré fixées autour (ici avec de la colle et des petites pointes visiblement). Vous pouvez construire cette structure en faisant tailler du médium aux dimensions souhaitées, en achetant des tasseaux assez larges en guise de pieds par exemple ou en faisant de la récup (pieds de chaise, reste de planches non utilisées, …).

IMG_3463

Sur la structure, vient se poser une planche de bois dans laquelle il faudra percer des trous de dimensions diverses correspondant à des vis et clous jouets en bois qu’il faudra s’être procurés au préalable.
Cette planche était maintenue ici par quatre grosses vis en bois (on voit les trous percés en haut de la structure sur la photo ci-dessus). J’ai préféré coller la planche pour que Marmouset puisse dévisser à volonté les vis en bois sans que tout ne se démonte et parce que ce sont les seuls trous avec des « tourbillons » donc où l’on peut véritablement visser.

Dans cet établi, il y a également une étagère bien utile si on veut pouvoir entreposer des boîtes pour ranger outils et visseries.

Pour information, voici toutes les mesures de notre établi si vous voulez vous faire une idée.
Hauteur : 40 cm
Longueur : 42 cm
Profondeur : 14 cm
Hauteur de l’étagère : 13 cm
Epaisseur des pieds : 2,2 cm
Epaisseur de la planche du dessus (planche pour visser et clouer) : 2 cm
Epaisseur des plaques d’aggloméré : 5 mm

De fait, il est assez petit et prend peu de place mais c’est tout à fait suffisant. Je l’aurais peut-être fait un poil plus haut mais Marmouset est particulièrement grand à ce qu’il paraît. 

Si vous créez votre établi avec des matériaux achetés, type planches de médium, un petit coup de peinture (si vous le souhaitez) sera facilement applicable. Pas besoin d’acheter un pot de peinture, l’achat d’un échantillon suffira.
Ici, un reste de petit pot orange et un reste de peinture grise à tableau a fait l’affaire. Il a juste fallu poncer les pieds avant l’application de la peinture grise.

IMG_3466  IMG_3464
Pour la planche du dessus, un bon ponçage manuel et un bon nettoyage.

IMG_3467 IMG_3468

 

J’ai ajouté sur chaque côté de l’établi des « porte outils ». Pour la clé de serrage, deux pointes qui permettent au manche de l’outil de passer. Pour le marteau et de l’autre côté, le tournevis, un piton à vis de bon diamètre constitue un rangement pratique, il se visse facilement à la main dans ce type de bois et il n’y a plus qu’à y glisser l’outil. Pour information, un piton à vis c’est ça (clic clic), non parce que moi je ne savais même pas que ça s’appelait comme ça alors bon, je préfère préciser.

IMG_3470

Et voilà, en quelques heures, un bel établi rénové sur lequel maman s’amuse autant que Marmouset ! (vivement que j’ai le même 😉 )
Un petit avant/après pour se rendre compte de la transformation.

IMG_3445

Avant

 

établi enfant

Après

IMG_3472

La boîte à outils vient du magasin Hema, elle contient des vis et des clous en bois, des boulons carrés, des petites planchettes à trous et quelques outils (le marteau et la clé de serrage de couleur bleue et le tournevis rouge accrochés sur le côté).
Les autres vis et clous en bois que l’on voit sur l’établi ainsi que le maillet et le serre-joint étaient vendus avec l’établi.

DIY – Une histoire en papier mousse

Hier, c’était mercredi et le mercredi, c’est, c’est …. je vous vois venir, non ce n’est pas ravioli (si si vous y avez pensé), c’est Marmouset tout l’après-midi !
Et en l’occurrence, comme on a beaucoup de chance, en ce moment, le mercredi, c’est pluie aussi, chouette !

Bref pluie (pas les petits gouttes hein, la bonne grosse averse qui ne s’arrête plus) = Marmouset enfermé une partie de la journée = activité à trouver si je veux garder un appartement digne de ce nom et accessoirement tenir encore debout à la fin de la journée.

Et hier, c’était après-midi mousse ! (Oui, passé un certain âge et avec des enfants, c’est plus soirée mousse, c’est aprèm mousse). Plus exactement papier mousse !

Le papier mousse quésako ?

Je vous en avais déjà parlé ici. C’est un « papier » épais qui une fois mouillé, tient tout seul sur le carrelage ou la vitre dans la douche ou la baignoire. Il se superpose également sur lui-même.
On peut donc imaginer fabriquer dans cette matière, une infinité de jeux et de décors pour laisser les enfants rêver et s’inventer des tas d’histoires.
Et point bonus, pour les enfants qui deviennent un peu réticent à aller au bain, là ils seront bizarrement tout de suite plus motivés !

PETIT-COLLECTIONNEUR-DE-COULEURS-LE_ouvrage_popinMarmouset avait déjà adoré jouer avec les quelques animaux de la ferme découpés dans ce papier mousse alors j’ai réitéré. Cette fois, je me suis largement inspirée d’un album jeunesse très apprécié de Marmouset dont je vous parlais il y a peu iciLe petit collectionneur de couleurs de Sylvie Poillevé.
Pour rappel, c’est l’histoire d’un petit bonhomme qui part en voyage avec son doudou nuage pour voir si le reste du monde est aussi blanc que son doudou. Chaque pays lui fait découvrir une couleur dont il ramène à chaque fois un élément.

IMG_3226Pour reproduire cette activité, il vous faudra donc :

Un peu de matériel
– du papier mousse de différentes couleurs (que l’on trouve facilement en magasin de loisirs créatifs, ici Cultura)
– un crayon à papier
– une paire de ciseaux
– des stylos ou feutres (pour dessiner éventuellement quelques détails sur le papier mousse, après test, ça ne bave pas, ça ne disparaît pas, malgré l’immersion dans l’eau mais je pense qu’il ne faut pas en abuser non plus)

Un Marmouset indiquant pour chaque pays l’élément rapporté par le petit bonhomme + un animal ou objet bien présent à ajouter.

Une Maman ou un Papa qui reproduit, découpe, demande son avis au principal intéressé, se souvient de l’histoire avec lui, …

(en option) Un Caillou  acclamant chaque réalisation effectuée (excellent pour l’estime de soi 😉 )
Et voilà un Marmouset dans son bain, ravi, qui raconte et raconte encore, fidèle à l’histoire puis moins, enlève les bottes et le chapeau du petit bonhomme pour les mettre à l’ours ou à la grenouille, imagine des formes avec les rayons du soleil, mélange tout et réinvente pour prolonger encore le plaisir !

IMG_3231 IMG_3234 IMG_3232 IMG_3228 IMG_3239

,

DIY – bouteilles sensorielles

La semaine dernière, j’ai décidé de me lancer dans la fabrication de bouteilles sensorielles pour Caillou.bouteilles sensorielles

Les bouteilles sensorielles, quésako ?
Les bouteilles sensorielles sont directement inspirées de la pédagogie Montessori et permettent de stimuler les sens auditif et/ou visuel des bébés et des jeunes enfants.
La fabrication de ces bouteilles est à portée de tous et d’une grande simplicité. Il suffit de récupérer des bouteilles en plastique que l’on va garnir de choses et d’autres trouvées dans les placards ou achetées dans des magasins de loisirs créatifs. En un tour de main, ces bouteilles deviennent donc des jouets que bébé dès le plus jeune âge, va pouvoir observer puis en grandissant, manipuler, secouer, écouter, soupeser et faire bouger seul pour de longues minutes de fascination garantie !

bouteilles sensorielles bouteilles sensoriellesEt d’une pierre deux coups, pour fabriquer ces jouets destinés à la base à Caillou, j’ai mis Marmouset à contribution, ravi de pouvoir remplir les bouteilles, transvaser, faire des expériences, et observer la magie créée par nos mélanges.

Matériel
Pour la réalisation des bouteilles par un petit Marmouset, il faut donc :
– des bouteilles en plastique
– une carafe d’eau et un entonnoir
– un pistolet à colle
– quelques produits et objets spécifiques selon l’effet recherché et d’autres bien plus communs que l’on trouvera en fouillant dans les placards (j’en donnerai le détail pour chaque bouteille)
bouteilles sensorielles
Réalisation
Voici à présent nos bouteilles sensorielles, largement inspirées de ce blog puisque le net regorge d’articles sur le sujet.

– La flotte/coule
Pour cette bouteille, j’ai fait le tour de la maison à la recherche de petits objets susceptibles de rentrer dans une bouteille et d’attirer l’oeil. Des objets très différents : lourds, légers, colorés, scintillants, …. J’ai farfouillé dans à peu près toutes mes boîtes, ma boîte à couture, ma boîte à petites affaires de bureau, ma boîte à perles, ma boîte à loisirs créatifs, …
Il y a donc dans cette bouteille : des morceaux de pailles colorées, des pompons, des trombones, des boutons, des petits élastiques, des jetons de nain jaune, un petit caillou de notre terrasse et des sequins brillants de formes différentes (étoiles, sapins, ronds, …).  On remplit d’eau et la magie opère.
bouteilles sensorielles

bouteilles sensoriellesEn la renversant, bébé pourra observer que certains objets descendent vite, d’autres plus lentement, certains restent en surface, tandis que d’autres tombent dans le fond. Il sera attiré par le mélange de couleurs et l’effet déformant créé par la bouteille selon l’angle sous lequel elle lui sera présentée. C’est pour le moment sans aucun doute la préférée de Caillou.

– la musicale
Pour celle-ci, deux types d’objets trouvés chez Cultura : des pompons de différentes tailles et couleurs et des petites perles cristal, le tout à nouveau recouvert d’eau. En la manipulant, on peut se rendre compte que les pompons circulent lentement sans bruit et les perles tombent vite et sont sonores. On peut s’amuser à suivre les jolis reflets des perles, en la faisant rouler au sol ou à la secouer pour la transformer en maracas.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la maritime
Une bouteille pour donner un effet de vagues. Pour cela il suffit de remplir la bouteille en partie d’eau et d’y verser un peu d’encre bleue (j’ai pris de vieilles cartouches comme j’écris rarement voire plus du tout à la plume) puis on complète avec de l’huile de paraffine (trouvable en pharmacie). En la secouant ou la renversant avec plus ou moins d’énergie, les liquides qui ne sont pas miscibles se poussent alternativement et on observe alors des bulles, des effets de mer plus ou moins déchaînée.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la fluorescente
Marmouset à rempli cette bouteille avec de l’eau et des élastiques « rainbow loom » (ceux utilisés pour faire des bracelets). J’en ai trouvé chez Cultura, ils m’ont semblé un peu fades car je n’avais pas vu que j’avais pris une version fluorescente. On s’est alors amusé avec Marmouset à rapprocher la bouteille d’une source lumineuse avant de s’enfermer dans le noir pour observer. Succès garanti, une erreur profitable 😉
bouteilles sensorielles

– la multibulles
Cette bouteille résulte d’une expérience ratée, comme quoi, encore une fois, l’erreur a vraiment du bon. Lorsque nous avons voulu réaliser la bouteille maritime, j’ai voulu rajouter de l’encre alors que nous avions déjà ajouté la paraffine, les gouttes d’encre ne se mélangent pas à la paraffine et forment des petites bulles qui se promènent.
Nous avons donc entièrement rempli une bouteille avec l’huile de paraffine et j’ai utilisé une vieille pipette de doliprane pour déposer l’encre. Si on presse la pipette par petits à-coup, on forme de petites bulles, si on la presse en continu plus longuement, on crée une énorme bulle d’encre qui va monter et descendre comme une bulle d’air lorsque l’on retournera la bouteille. En secouant la bouteille, les bulles se détachent et se démultiplient et on obtient un bel effet moucheté.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la pailletée
Ici nous avons mélangé à l’eau une petite cuillère à soupe de vernis colle pailleté puis nous avons versé un tube de paillettes grises acheté chez Hema. Cette bouteille présente un double effet, elle paraît dans un premier temps d’un blanc immaculé et attire pour son apparence laiteuse puis si on jette un oeil par dessous, apparaît une belle bande argentée. Il suffit de la secouer et bébé peut voir l’intégralité de la bouteille scintiller et suivre les paillettes des yeux.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles

Cette activité peut se décliner au gré de l’imagination et les combinaisons sont multiples pour créer de nombreux effets fascinants. Marmouset s’est fait une joie de remplir les bouteilles avec les objets puis d’y verser l’eau ou les autres liquides à l’aide de l’entonnoir et de la carafe que j’avais mis à sa disposition. Et comme au fil de l’activité, selon les expériences faites et les résultats obtenus, je décidais parfois d’ajouter, d’enlever des choses, de faire des modifications ou de changer le contenant, il a pu transvaser et recommencer pour son plus grand plaisir.

Lorsque les bouteilles sont terminées, il est nécessaire d’enduire l’intérieur de chaque bouchon de colle à l’aide d’un pistolet à colle pour s’assurer qu’elles soient bien scellées.

bouteilles sensoriellesbouteilles sensorielles

DIY – décors de bain amusants

Hier, c’était mercredi, j’avais donc mon Marmouset à la maison tout l’après-midi.
Pour qu’il ne se sente pas trop délaissé vis-à-vis d’un Caillou un peu trop dévoreur de nénés ces derniers temps, j’ai résolu d’essayer de lui trouver une chouette activité inédite chaque mercredi. Pour ce faire, quelques jours avant, je cherche dans mes archives de maîcresse, j’écoute aux murs des facebook d’autres mamans, je farfouille sur le net, j’active la boîte à neurones (enfin ce qu’il en reste après deux grossesses et des centaines d’heures de sommeil en moins) et je retrouve, je copie, je m’inspire ou j’invente une activité, un jeu, une sortie,…
Le but étant que ce soit facile d’accès, c’est à dire que le matériel soit limité et récupérable facilement, que le prix de revient ne soit pas trop démesuré et que la réalisation soit dans mes cordes (donc on oublie la construction d’une borne arcade de ouf hein Paparaignée 😉 même si j’aime les défis). Marmouset doit pouvoir au mieux y participer, ou sinon observer, donner son avis mais surtout abuser du produit fini tant qu’il le souhaite !

Décors de bain amusants
Pour cette semaine, j’ai donc choisi de lui fabriquer de quoi jouer encore plus lors de ce moment très appréciable qu’est LE BAIN. Il s’agit de réaliser des décorations en mousse qui, une fois mouillées, tiendront sur le carrelage, et qu’il pourra manipuler en laissant parler son imagination.

Pour cela, rien de plus simple, il vous faut :
– du papier mousse
Vous le trouverez vendu à l’unité ou en assortiment dans les enseignes de loisirs créatifs, j’ai pris le mien chez Cultura (j’avoue que Paparaignée travaillant à deux pas de ce magasin, ça va souvent me faciliter les choses) mais les « carrés vaisselle » de couleur vendus au rayon éponge de n’importe quel supermarché fonctionneront à merveille également.
– un feutre ou stylo
– une paire de ciseaux
IMG_1127Pour réaliser les décorations, il suffit de dessiner ou encore mieux, s’il est assez grand, que l’enfant dessine ce qu’il veut sur le papier mousse et il n’y a plus qu’à découper.
Marmouset apprécie particulièrement les animaux, surtout ceux de la ferme, il peut y jouer des heures que ce soit dans sa vieille ferme Fisher Price ou en légo, il veut absolument passer voir les « cot cot » qui vivent près de chez nous ou le « ien » de la gardienne de l’école à côté dès que l’on sort et il mange régulièrement des pâtes en forme de poule, chat, lapin et autres. Bref, vous l’aurez compris, rien d’étonnant à ce que je choisisse pour ses décorations de bain, un thème plutôt agricole.
IMG_1130Comme je ne suis pas très forte pour dessiner mais que je recopie plutôt habilement, j’ai donc dégainé mon téléphone et en tapant « contour dessin » et le nom de l’animal ou de l’objet que l’on veut dessiner, sur google image, on trouve des modèles assez facilement. C’est Marmouset, qui sait très bien manipuler le téléphone (je ne sais pas si je dois être impressionnée ou désespérée), qui a choisi les animaux et les modèles à recopier.
Comme il est trop petit pour dessiner et découper, il a fait des gommettes, du dessin et du déchirage de papier à côté de moi pendant la réalisation.

Bien entendu, dès la dernière figurine découpée, ni une, ni deux, il a fallu de suite foncer dans le bain pour les tester ! Et ce fut parti pour de longues, très longues minutes de plaisir !
IMG_1134 IMG_1138Je garde cette activité sous le coude qui peut, je pense, être déclinée de multiples façons selon l’âge de l’enfant : fabrication de puzzles, lettres pour composer des mots, tangram, décors multiples,…. Avec un feutre indélébile, on doit aussi pouvoir probablement dessiner sur les décorations et ainsi ne pas se limiter qu’au contour même si je trouve cela particulièrement joli ainsi.
IMG_1139

A vos crayons !

Pâte folle

Vous cherchez une activité simple, rapide, qui vous prendra juste quelques secondes de préparation, très peu de matériel et qui va épater vos kids, et bien oui c’est possible, la voici, la voilà : la pâte folle ! Une une pâte un peu magique qui fascinera les petits comme les plus grands et sera l’occasion d’une expérience sensorielle particulière.

Matériel : 
– 1 récipient (genre un petit tupper)
– de la Maïzena
– de l’eau
– éventuellement un colorant alimentaire
IMG_0963Recette :
Verser environ un volume d’eau sur 4 volumes de Maïzena jusqu’à ce que le mélange commence à se solidifier. Le but est d’obtenir une pâte qui va avoir une double propriété : molle si on y plonge doucement le doigt, dure comme de la pierre si on la frappe rapidement. Toute douce et solide si on l’effleure, elle coule entre les doigts si on la prend en main. On peut donc ensuite la tripoter, la manipuler, et patouiller à souhait !

Avantages :
La recette est facile est rapide.
La pâte est comestible.
Le nettoyage est facile puisque plus on ajoute d’eau, plus la pâte fond et devient liquide jusqu’à disparaître. Elle ne colle pas, ne sèche pas, un coup de chiffon humide fait tout disparaître en un clin d’oeil.
L’activité peut satisfaire les plus petits et leurs envies de « patouiller », de transvaser si on leur donne plusieurs récipients, d’expérimenter différentes textures mais aussi les plus grands, avides d’expériences scientifiques ou de magie 😉
Ici, passée l’expérience sensorielle amusante, ça s’est rapidement transformé en grand n’importe quoi avec un Marmouset qui a voulu ajouter plein d’eau, transvaser encore et encore avec différentes cuillères, il y en avait un peu partout mais qu’est-ce qu’il s’est amusé 😉
IMG_0978 IMG_0980Envie de vous lancer ? Foncez et n’hésitez pas à partager votre expérience de l’activité sur la page facebook !

Bols en porcelaine personnalisés

C’est les vacances, Marmouset est à la maison 24h sur 24, il faut donc l’occuper constamment ! Qui plus est, depuis que Marmouset a un petit frère, il joue un petit peu moins seul et demande un peu plus de présence de notre part. Ben voui, papa et maman s’occupent de Caillou alors il veut aussi sa part, et chaque seconde d’inattention (genre Paparaignée en train de mettre à jour je ne sais quoi sur ses innombrables consoles ou mamaraignée en train de terminer un article du blog discrètement sur son téléphone) est propice à la bêtise.
S’il est bien occupé, c’est un ange ! Mais à cet âge là, comme vous le savez, une activité dure en moyenne 10 minutes et encore je compte super large (ou si ce n’est pas le cas chez vous, je vous déteste 😉 quelle chance !). On a donc intérêt à en avoir une tripotée en stock !

Parmi les activités préférées de Marmouset, la peinture ! Celle-ci peut durer très longtemps et être un véritable carnage au passage. Il ne se passe pas une journée sans qu’il ne dégaine son tablier en criant « peinture », enfin, en criant un mot qui ressemble vaguement à peinture mais qui en a tout son sens.
Il se trouve que l’année dernière, à cette même époque de Noël, l’une de mes supers soeurs avait préparé une activité pour occuper tout le monde après le traditionnel repas familial : de la peinture sur porcelaine. Chacun avait un petit bol, un peu de peinture et pouvait peindre à sa guise dessus puis repartir ainsi avec sa petite oeuvre personnalisée à l’issue de la journée. Nous n’étions pas présent à ce repas car nous étions dans la famille de Paparaignée mais ma soeur avait pris soin de nous faire parvenir 4 bols et la peinture adéquate.
Je n’ai honteusement jamais pris le temps de m’yatteler bien que l’idée me plaisait. Finalement, grand bien m’en a pris puisqu’un an après, alors qu’il me faut désormais trouver une activité à la minute, celle-ci tombe à pic. Et en plus, Marmouset peut tenir un pinceau à présent ! J’ai donc ressorti les précieux bols et la peinture mis de côté et c’est parti. Deux bols pour Marmouset, un pour Paparaignée et un pour moi, toute la famille ou presque s’y est donc mise.IMG_0895


Marmouset sait utiliser un pinceau gribouiller comme un acharné avec un pinceau. J’ai donc décidé de lui présenter d’autres outils afin que ce soit moins catastrophique que prévu, enfin c’était l’idée en tout cas. Un coton-tige pour le premier bol, une petite éponge pour le deuxième. On varie les plaisirs et on teste la matière différemment. Ceux qui connaissent le métier, vous sentez l’instit en puissance là hein ? 😉
« Allez Marmouset, regarde, tu trempes le coton-tige, tu le lèves et hop tu le poses, et tu recommences, hop, hop  » (compétence : maîtriser le geste poser/lever, motricité fine, le point…) « et pour l’éponge tu tamponnes tu vois, hop, hop ». Et Marmouset de répéter « hop, hop » très consciencieusement  à chaque fois qu’il applique le coton-tige sur le bol sans réussir à faire le moindre point bien entendu. Appuyant trop fort et donc glissant sur la surface, il a surtout fait apparaître de magnifiques gribouillages (oui mais le geste est là hein et l’envie et le plaisir surtout).
IMG_0758 IMG_0755
Le pire étant que ses bols sont bien plus beaux que les nôtres, on dirait que c’est fait exprès, le genre de truc qui se vend à prix d’or sur les marchés de créateurs. Si, si chaque pièce est unique Madame, fait à la main, chaque trait est pensé et ajusté, … Voilà, voilà.

Je ne vous passe pas la remarque magnifique de Paparaignée, super fier de lui à l’issue de sa création, parce que ce serait se priver d’un détail hautement essentiel : « Regarde sur mon bol, j’ai réussi quand même à placer les boutons de la manette de la Playstation ! »
Voilà voilà. On sent le geek en puissance (ou le gars complètement atteint qui a trop joué aux jeux vidéo 😉 ). Que répondre à cela…

IMG_0896Pour terminer, quelques informations essentielles cette fois. Si on déborde ou si on veut faire une petite modification, pas de souci, on frotte avec un essuie-tout ou chiffon humide et on recommence. Lorsque l’on est satisfait de son ouvrage, un petit tour dans le four, 35 minutes à 150° et le tout est fixé à jamais. On peut même les mettre au lave-vaisselle.IMG_0762

Sympa non ?

,

DIY : fabriquer des boîtes d’imbucare

Dans cet article précédent, je vous parlais d’un matériel/jeu issu de la pédagogie Montessori et destiné à travailler, entre autre, la notion de permanence de l’objet chez bébé : les boîtes d’imbucare. Il est temps de vous présenter celles que nous avons à la maison pour Marmouset et comment nous les utilisons.

Comment fabriquer ses propres boîtes d’imbucare ?

Le souci majeur du matériel Montessori, le seul mais pas des moindres, c’est son prix. Il est souvent très cher et il est donc difficile de s’équiper. On se dit alors que pratiquer cette pédagogie n’est réservé qu’aux personnes en ayant les moyens. C’est sans compter sur quelques trucs et astuces qui font que finalement, on peut le concevoir soi-même à moindre coût.
Pour les boîtes d’imbucare, rien de plus simple : j’ai acheté des boîtes en bois, équipées d’un tiroir, à 3,39 euros l’une chez Cultura.
boite-cube-1-tiroir-boite-cube-en-bois-avec-1-tiroir-avec-3700408311520_0Il suffit ensuite, sur le dessus, de découper la forme de son choix (comme j’ai beaucoup de chance, je suis équipée d’un super papa bricoleur mais il m’a bien expliqué le processus).
La forme ronde est facile avec une scie cloche (trépan). Créer une « fente » pour insérer des jetons est un peu plus complexe. Après l’avoir dessinée, il faut percer avec une mèche d’un diamètre légèrement inférieur à la largeur de la fente que l’on souhaite, un trou à l’extrémité du trait tracé. Puis on en perce un autre, collé au précédent. Avec une lime, on lisse un peu les pointes qui dépasseront suite à ce double perçage. On insère ensuite dans cette ouverture une scie à guichet ou une lame de scie à métaux pour poursuivre la fente. Un coup de lime final sera nécessaire pour que tout soit bien régulier. Avec cette technique, on peut ensuite réaliser n’importe quelle autre forme (pour un carré, 4 fentes par exemple, il suffit juste de le dessiner au préalable).
Evidemment, il faudra avoir récupéré au préalable, des solides dans d’autres jeux pour réaliser les ouvertures en fonction de leur taille.

Pour terminer, j’ai peint la façade des tiroirs pour rendre les boîtes un peu plus attrayantes.
Pour la boîte avec la fente, les jetons peuvent être fabriqués « maison » également toujours avec la scie cloche (cela fait simplement un petit trou au centre qui n’est pas gênant). Je ne les ai pas peints car je me suis dit que Marmouset pourrait les mettre à la bouche.

IMG_20150327_182455

Le petit inconvénient de ces boîtes, à mon sens, est que bébé, lorsqu’il va tirer le tiroir pour récupérer le volume, va bien souvent l’ôter complètement et ne pas réussir à le remettre. Cela entrave donc un fonctionnement autonome puisque bébé va devoir recourir à l’adulte pour remettre le tiroir. Ce dernier devra donc être présent en permanence et ce n’est pas le but. Quand je l’ai constaté, j’ai donc entrepris de coller à l’intérieur de la boîte (contre le plafond à l’avant) deux petits morceaux de carton très épais pour servir de frein. Ainsi, le tiroir ne pouvait plus sortir complètement de son logement. Mais un autre souci s’est posé, si bébé ne repousse pas le tiroir après avoir récupéré le volume, lorsqu’il recommence, le volume se trouve coincé derrière le tiroir et il ne peut pas le récupérer (donc toujours pas de réalisation autonome mais en plus pas de constat de permanence de l’objet et surtout un casse-tête pour l’adulte qui veut tenter de récupérer le volume).
J’ai donc ôté les freins.
Marmouset a finalement appris assez vite à replacer le tiroir (que l’on peut carrément ôter et ne pas utiliser au début finalement).

483

Pour palier à ces soucis de manipulation, on peut aujourd’hui trouver une chouette boîte d’imbucare multifonctions chez Nature et découvertes. En effet, cette enseigne a récemment créé une gamme de jouets et outils dans l’esprit Montessori à des prix plus accessibles. Cette boîte comporte une trappe et non un tiroir ce qui évite les problèmes auxquels je me suis confrontée avec les miennes, mais en plus elle est très pratique et offre un gain de place puisqu’une seule boîte permet de travailler plusieurs formes. Il suffit de changer la plaque du dessus selon la forme souhaitée.

 

Quelle démarche pour utiliser les boîtes d’imbucare ?

Les boîtes d’imbucare doivent être présentées à bébé de manière progressive. Il n’y a pas d’ordre prédéfini, c’est selon bébé, ses besoins, ses réussites. Bien souvent, on commence tout de même par la sphère qui est la plus simple à placer dans le trou et qui permet donc, outre le fait d’expérimenter la permanence de l’objet, d’acquérir rapidement le concept de correspondance de formes. Par ailleurs, elle réduit la difficulté au maximum puisqu’il n’y a pas de face donc pas besoin d’ajuster l’orientation, bébé est placé automatiquement dans une dynamique de réussite et la permanence de l’objet est le véritable objectif de ce jeu.
Ensuite, l’ordre des autres volumes importe peu, mais pour ma part, je préfère m’en tenir en premier à ceux ayant des faces parfaitement égales comme le cube toujours pour limiter la recherche d’une orientation particulière et donc la difficulté. Ensuite, on peut passer à des volumes qui ont besoin d’une orientation plus spécifique comme le prisme à base triangulaire, le cylindre, le pavé, … Enfin, on peut terminer par les jetons qui demandent en plus de l’orientation une motricité encore plus fine.

Le rôle de l’adulte : l’adulte doit rester suffisamment en retrait pour favoriser l’initiative du bébé et surtout pour qu’il puisse avancer à son rythme car les enfants ne sont pas tous prêts au même moment. S’il n’est pas prêt, vous le verrez tout de suite, il fera autre chose avec le matériel que ce pour quoi il est destiné. Il ne faut donc pas insister outre mesure si cela ne fonctionne pas, si bébé jette la forme ou la mâchonne plutôt que chercher à la faire entrer dans la boîte. Il ne se sentira pas en échec, c’est un concept qui n’est pas encore présent chez le jeune enfant, en particulier si vous ne laissez pas transparaître de déception ou d’impatience.
Laissez-le explorer à sa guise puis rangez le matériel en prenant soin de le laisser accessible. Présentez-le à nouveau un peu plus tard, quelques jours après ou plus, il vous faudra peut-être le proposer à plusieurs reprises. Il est possible que bébé aille le chercher un jour, de lui-même, lorsqu’il sera prêt d’où l’importance de le laisser en libre accès.

Lorsque vous présentez le matériel à bébé, vous n’êtes là que pour faire la démonstration puis observer. Il est nécessaire de procéder avec des gestes lents pour qu’il puisse bien repérer ce que vous faîtes et vous imiter. N’hésitez pas à accompagner vos gestes d’une description de ce qui se passe :
« Je vais mettre la boule dans le trou. »
« Voilà ! » ou « Et hop ! » ou autre chose.
« Tu veux essayer ? »

L’adulte n’aidera l’enfant que si celui-ci en fait la demande ou lui manifeste clairement qu’il a besoin d’une nouvelle démonstration ou de plus d’informations. Il ne faut pas vouloir précipiter les choses, en lui désignant le trou où placer la forme, ou en faisant à sa place. Pas besoin non plus de le féliciter, ou de montrer trop d’enthousiasme à sa réussite (oui je sais c’est un peu frustrant sur le coup), ce n’est pas le but et il ne lierait son geste qu’à cela. Il attendrait un compliment à chaque fois, en serait donc dépendant et ne pourrait plus faire ce jeu seul par la suite. Le simple fait de réussir lui sera satisfaisant et une petite description de ce qu’il a fait, de ce qui s’est passé, suffit :
« Oh tu as mis la boule dans la boîte.
Mais où est la boule ?
Oh la voilà ! »
L’enfant sera rapidement autonome et pourra travailler ensuite seul sans la présence de l’adulte. 

IMG_20150911_190234 IMG_20150911_190248 IMG_20150911_190227

IMG_20150911_190532 IMG_20150911_190602 IMG_20150911_190443 IMG_20150911_190450
Avec Marmouset, il me semble avoir commencé un peu tard puisque ses boîtes n’ont été fabriquées que lorsqu’il avait un an environ. Je pense que ça lui aurait plu bien plus tôt. Mais ce n’est pas très grave. Aujourd’hui, à 19 mois, il aime toujours autant ses boîtes, va les chercher de temps en temps et recommence inlassablement cette activité. Il aime aussi maintenant beaucoup faire les boîtes à formes « classiques » que j’ai chinées dans les vide-greniers et les maîtrise plutôt bien. Il n’a pas besoin de chercher où rentrent les formes au hasard, il les observe et les place de plus en plus facilement directement au bon endroit. Un vrai plaisir !