Projet bai jia bei – partie 3

La couverture bai jia bei de Caillou est enfin terminée !
Vous avez pu suivre les cinq premières étapes dans les deux articles précédents : ici et ici.
Voici maintenant la phase finale.

Sixième étape : la pose de la doublure
Avant la pose de la doublure, j’ai dans un premier temps effectué un point zigzag tout le long de la couverture pour éviter que les tissus ne s’effilochent. Même s’il y a peu de risque, on n’est jamais trop prudent.
IMG_20151121_220205Pour la doublure, j’ai commandé du tissu polaire. A la base j’avais pensé au minkee mais il se trouve que l’enseigne chez qui je voulais commander n’en faisait pas. Par ailleurs, en me renseignant sur le net, j’ai cru comprendre que le minkee était plus difficile à coudre et comme ma machine me fait des caprices lorsqu’il y a de l’épaisseur, je n’ai pas voulu prendre de risque. Le polaire a d’ailleurs beaucoup d’autres avantages : il ne s’effiloche pas, est facile d’entretien et n’est pas très cher par rapport au minkee.
Nous avons choisi un polaire bleu jean.
Lorsque je l’ai reçu, je l’ai dans un premier temps lavé. Le polaire ne rétrécit pas au lavage et sèche en un temps record (encore des avantages) !
Puis, j’ai épinglé l’assemblage de tissus sur le polaire : endroit contre endroit. J’ai placé les épingles régulièrement sur les quatre côtés en veillant à ce que tout soit bien tendu.
Ce fut un peu long mais assez simple. La seule difficulté a été pour moi de différencier l’endroit de l’envers du tissu polaire.
Ce n’est finalement peut-être pas si important mais quoi qu’il en soit, j’ai trouvé de l’aide sur ce site ainsi que d’excellents conseils pour la couture de cette matière.
Cela m’a permis de coudre sans aucun souci et très rapidement. Ma machine n’est peut-être pas si capricieuse en fin de compte si on sait comment l’apprivoiser, c’est-à-dire quel fil ou quelle aiguille utiliser, …. Pour le polaire, j’ai donc appris qu’il fallait :
– une aiguille taille 80/12
– du fil 100 % polyester (j’avais pris soin de commander le fil conseillé sur le site lors de l’achat du tissu)
– un point pas trop serré
– un ajustement de la tension comme pour tout tissu
J’ai d’abord fait un essai sur une chute de tissu, la couture arrière était pleine de bouclettes, de fils emmêlés. La règle est simple, si j’ai bien compris : fil qui casse = trop de tension, fil qui fait des bouclettes à l’arrière = pas assez de tension. Nouvel essai en augmentant un peu la tension de la machine  et cette fois couture impeccable 🙂

Il m’a donc suffit de piquer à la machine tout le long de la couverture en pensant bien à laisser une ouverture, de la taille de la main, à un endroit, pour pouvoir la retourner à la fin. Et tadammmmmm !
IMG_20151122_133137bisOui je suis cruelle, sur cette photo, j’ai noirci le prénom brodé sur l’un des tissus pour préserver le suspense. Encore un peu de patience ! 

Lorsque la couverture est retournée, il faut fermer l’ouverture avec un point invisible. C’est assez simple. J’ai suivi cette vidéo pour ce faire. Voici ce que ça donne en image.
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La couverture est terminée ! Une couverture d’environ 1m30 sur 1m30 qui mêle les époques et les générations, les motifs et les couleurs, les pays/continents/villes (Mexique, Afrique, Tahiti, Martinique, Angleterre, France), une couverture chargée de belles histoires (t-shirt préféré, pantalon qui a voyagé et gravi des montagnes, morceau de landau, tipi d’enfant, costume de danse…) et de bons voeux, en un mot tout un symbole !  Caillou peut maintenant faire son entrée parmi nous sous la protection de tous (oui il serait temps là, il reste deux semaines et maman va bientôt céder sous son propre poids).
Je remercie tous ceux qui ont pu contribuer à ce projet, qui ont suivi son avancée, m’ont encouragée, … grâce à vous, nous allons accueillir très bientôt ce petit garçon, aussi sereinement que possible !

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Alors, qui va repérer son carré de tissu ?

Projet bai jia bei – partie 2

Vous avez suivi la première partie du projet Bai jia bei avec la préparation des tissus ici, place à la couture maintenant !

Quatrième étape : le pré-assemblage
J’ai récolté 64 morceaux de tissus ce qui me permettra de réaliser une couverture carrée de 8 morceaux sur 8. Avant de démarrer la couture, il est préférable de disposer tous les tissus au sol pour avoir une visualisation de la couverture finale. Cela va permettre de ne pas se retrouver avec un déséquilibre au niveau des coloris, des motifs, … que l’on risque d’avoir si on fait la couture en prenant les carrés au hasard.

IMG_20151113_223049Une fois ce travail fait et une petite photo prise si on a un doute par la suite, la couture va pouvoir réellement commencer.

Cinquième étape : la couture
Il suffit de coudre les carrés ensemble un à un pour former des lignes puis d’assembler chaque ligne ensuite. La couture se fait toujours endroit sur endroit. Pour que toutes mes coutures soient identiques, j’ai utilisé comme repère le bord du pied de la machine. Le bord du pied suit le bord des tissus à assembler, cela m’a permis de faire des coutures régulières toujours à 1 cm du bord.

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Avec un gros bidon, on est plus éloigné de la table mais ça fonctionne quand même 🙂

IMG_20151114_164008 image(5) image(3) 
Une fois toutes les bandes constituées, il faut repasser le tissu qui dépasse au niveau des coutures pour l’aplatir de part et d’autre de la couture.

Ensuite, on coud les lignes entre elles, toujours endroit sur endroit, en ayant pris soin de bien épingler au préalable pour que les coutures déjà faites concordent bien et ne bougent pas au moment d’utiliser la machine.
Si vous avez un Marmouset qui décide que c’est l’heure de câliner, c’est certes peu pratique mais ça reste faisable quand même. La preuve en image.
IMG_20151115_092934Une fois toutes les lignes assemblées, le plus gros du travail est fait. On repasse à nouveau le tout pour aplatir les coutures.
C’est à ce moment que l’on peut commander le tissu pour la doublure, polaire ou minkee par exemple. On peut aussi le commander avant si on a bien calculé les mesures. Il suffit de choisir un tissu aux dimensions légèrement supérieures à celles de la couverture pour avoir un peu de marge au cas où.

Rendez-vous à l’étape finale lorsque j’aurai reçu la doublure polaire commandée il y a peu.

 

Quelques jours après, lettre à L

A L*** (mon petit Caillou),

C’était le week-end du 13 novembre 2015. Ce week-end là, je pensais commencer à coudre ton Bai jia bei, ta couverture aux voeux. Le vendredi soir, j’avais déjà étalé tous les carrés de tissus sur le sol du salon pour me faire une idée de ce que ça donnerait. Puis j’avais pris une photo et j’avais tout empilé minutieusement pour pouvoir commencer la couture le lendemain. C’était avant et il y a eu un après, pas celui que j’attendais.
Le lendemain, j’ai commencé la couture, c’était prévu ainsi et malgré les évènements difficiles, j’ai décidé de ne pas changer mes plans. Au contraire, je me suis encore plus investie dans la tâche. J’ai cousu régulièrement pendant ces deux jours de deuil national. J’ai cousu parce que célébrer la vie qui allait arriver était plus important que tout, peut-être encore plus à ce moment là. J’ai cousu pour détourner de temps en temps mon regard de l’actualité tragique et m’accorder les respirations salvatrices nécessaires.
J’ai cousu parce que je refuse que pour toi, ce jour du 13 novembre 2015 soit celui des attentats de Paris. Il ne sera pas le jour où une poignée de monstres se seront unis pour faire le mal, non ! Il sera le jour où un grand nombre de personnes proches ou moins proches, des personnes que je ne vois même pas tous les jours, de tous les âges et de toutes les cultures différentes, se seront unies pour t’apporter tout le meilleur de ce monde, plein de force et autant de douceur. Il sera le jour où tous les voeux qu’ils t’ont prodigués, parfois de l’autre bout du monde, auront été réunis au travers de l’assemblage de carrés de tissus remplis de couleurs.
En ce week-end du 13 novembre 2015, je suis contente de m’être lancée dans ce projet, il prend encore plus de force, il me semble encore plus important que je ne le pensais, il symbolise l’union et l’humanité. Et quand moi-même je ne croirai plus en ce monde de bisounours que je m’entête à conserver depuis toute petite (et ce n’est pas fini), il me suffira de te regarder dans cette couverture pour reprendre espoir. Et si ça n’est pas encore assez, je me roulerai dedans avec toi. Parce que toi aussi, plus tard, tu en auras besoin. Quand des drames arriveront, que tu seras perdu, que tu chercheras à comprendre mais que tu n’y arriveras pas car comme moi tu ne seras pas conditionné pour comprendre la haine alors tu en auras besoin, besoin de voir que l’union et l’amour existent et restent toujours malgré tout.

Aujourd’hui, je te le dis mon fils, oui ces derniers jours, malgré ce beau projet de couverture, j’ai eu du mal à détourner les yeux de l’actualité, j’ai eu le coeur rempli de larmes, j’ai eu l’esprit torturé car je voulais comprendre l’incompréhensible et tu as dû le sentir car tu t’es fait plus discret qu’à l’habitude. Alors, à un moment, on a dit stop, on a décidé de troquer BFM TV contre le dessin animé Vice Versa et on a continué à sourire et à rêver, et on a fait de la place dans notre coeur pour des larmes plus joyeuses cette fois. C’était le week-end du 13 novembre, il y a eu un avant et il y a eu un après. Aujourd’hui, je te dis ce que je n’ai pas pu te dire avant : ne t’inquiète pas. Je reprends doucement le dessus, je vais te protéger, ta famille au sens large du terme va te protéger. Aujourd’hui, je pense à toi, tu as repris tes galipettes dans le ventre, dans quelques jours, tu seras là et je suis prête à t’accueillir.

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Projet bai jia bei – partie 1

Il y a plus d’un mois, je vous faisais partager un petit projet qui me tenait à coeur : confectionner une couverture de naissance pour Caillou, selon la tradition chinoise du Bai jia bei. Et pour réaliser ce projet, je faisais appel à vous au travers de cet article, vous permettant, dans un même temps, d’en savoir un peu plus sur cette jolie tradition. Aujourd’hui, je tiens à vous remercier d’avoir répondu présent et de m’avoir accompagnée dans ce projet car, grâce à vous, il est en train de prendre forme.IMG_20151002_195748J’ai en effet récupéré progressivement les tissus et les gentils voeux de toutes les personnes désireuses de participer. Ce fut un réel bonheur que celui de me rendre à ma boîte aux lettres chaque jour, dans l’excitation de savoir ce que j’allais y trouver. Toutes ces couleurs, ces motifs, ces textures différentes me ravissaient à coup sûr.
La semaine dernière, après une belle récolte de 64 morceaux de tissu, je me suis donc mise au travail.

  • Première étape : le lavage
    Dans un premier temps, il est nécessaire de laver tous les tissus, avant toute autre action et ce pour une seule chose : prévenir un éventuel rétrécissement. Peu importe ce que vous souhaitez coudre, il faut toujours laver avant. Si vous lavez après couture et que certains tissus rétrécissent, vous risquez d’avoir des surprises.
    Ici, une simple machine à 40° avec mes vêtements habituels pour compléter. J’avoue avoir tremblé devant ma machine, espérant que les tissus, tous plus colorés les uns que les autres, ne déteignent pas. J’ai donc pris soin de disposer une lingette (de celles qui permettent de mélanger toutes les couleurs comme dans la pub) dans le tambour de ma machine et j’ai bien fait. Aucun souci sur mes tissus mais une lingette bien foncée.

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  • Deuxième étape : le repassage
    Pas de grand discours, jusque là, c’est assez simple et finalement assez rapide.

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  • Troisième étape : le calibrage et la découpe
    Là, non pas que ce soit compliqué mais c’est assez rébarbatif et ça peut être long selon le nombre de tissus que vous avez. Une crampe à la main est vite arrivée.
    Il faut d’abord classer les tissus repassés pour trouver le plus petit et selon les mesures du plus petit, on va pouvoir décider de la taille finale de chaque carré. J’avais demandé des carrés de 20 cm sur 20 cm au minimum, le plus petit était légèrement au-dessus de 18 cm après lavage, j’ai donc choisi de recouper tous les tissus sur une base de 18 cm.
    J’ai tracé et découpé un carré correspondant à cette mesure dans du carton (une boîte de céréales vide a fait l’affaire). Puis, j’ai utilisé ce gabarit sur chaque tissu en en faisant le contour avec un stylo. Enfin, il a fallu tout découper minutieusement.

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J’ai gardé des chutes de tissus et j’ai agrafé ces chutes à chaque carte, mot, voeu envoyé. J’ai aussi entré dans un tableur, le nom de chaque bonne fée, leur lien avec moi ou Paparaignée, et la description du ou des tissus associés. Ainsi, il sera plus facile pour Caillou, plus tard, en ouvrant sa petit valise à voeux, de jouer à retrouver le propriétaire de chaque carré et donc de connaître « l’histoire » racontée par sa couverture. Certains avaient d’ailleurs déjà eu l’idée de personnaliser leur carte avec leur tissu, ce qui était une chouette idée.
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Il vous tarde de continuer à voir l’avancement de la couverture. Alors pour la deuxième partie, c’est ici .

Dans ma valise de maternité

Hier, dimanche 8 novembre, je suis entrée dans le dernier mois de grossesse ! Caillou peut maintenant décider d’arriver d’un instant à l’autre. Et c’est en général au moment de cette dernière ligne droite qu’il faut se résoudre à faire sa valise de maternité.
La fameuse valise qui nous accompagne lorsque le moment est venu de devenir parents pour la première fois, la deuxième fois et toutes les fois suivantes,…. car il faut un certain nombre de petites affaires pour le séjour à la maternité et donc les premiers jours de bébé.

Si vous avez déjà un enfant, cet article ne sera qu’une petite piqûre de rappel ou une plongée dans vos souvenirs et vous pourrez bien entendu le compléter car il n’est basé que sur mon expérience personnelle.
Si c’est votre premier, peut-être que vous y verrez une certaine utilité, et qu’il vous permettra d’être rassurée, de sourire, de vous sentir prête et d’oublier quelques minutes l’appréhension liée à l’accouchement. Et je vous rassure, même pour un deuxième, l’appréhension est toujours un peu là, ça reste l’inconnu, mais on est déjà tellement occupée par le premier qu’on y pense moins, c’est l’avantage. 🙂

Dans ma valise de maternité il y a…
Alors que faut-il y mettre dans cette valise ?
En principe, la plupart des maternités vous donne une liste au moment de l’inscription ou à votre demande. Mais ce n’est pas toujours très parlant et on peut s’interroger sur un certain nombre de choses en la lisant.
Pour la naissance de Marmouset, la liste était longue comme le bras, trois fois plus que celle que j’ai reçue pour Caillou (c’est pourtant la même maternité). On nous avait demandé des couches, des produits de soin pour le bébé, du coton, …. et en fait tout cela était fourni. N’hésitez donc pas à demander à votre maternité des précisions sur ce point pour ne pas vous encombrer pour rien surtout si comme moi, vous prévoyez de vous rendre à la maternité en bus (si tout va bien).
Pour Marmouset, j’avais donc une « immense » valise mais il faut être honnête, c’est aussi parce que, pour un premier, on a envie de prendre tout ce qu’on a au cas où. Au cas où quoi ? On ne sait pas trop et c’est justement pour cela que l’on veut tout prendre 🙂

Voici la liste que j’ai reçue pour Caillou.

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Pour bébé

  • Ce que j’ai plus ou moins conservé dans la liste :
    – 5 pyjamas
    – 8 bodys
    Pourquoi plus de bodys que préconisé ? Tout simplement parce que je ne sais pas si je vais mettre au monde un géant ou une crevette. Marmouset était de taille « standart », taille 0 mois disons puisqu’il mesurait 50 cm à la naissance. Il était annoncé « petit » d’après la troisième échographie (1,5 kg à 32 SA) et il est arrivé une semaine avant le terme à 3,180 kg. Il n’est devenu un géant que par la suite. Caillou, lui, est déjà dans la fourchette haute (2,2 kg à 32 SA) mais ce n’est qu’une estimation, alors dans le doute, il me semble judicieux de prendre un peu de naissance/0 mois et un peu de 1 mois.
    – 1 bonnet en coton
    J’en ai pris un et aussi un en laine, parce que c’est celui qu’a porté Marmouset à la naissance, alors, maintenant, tradition oblige, l’ensemble tricoté couleur pêche gilet/chaussons/bonnet, je l’emporte !
    – 1 paire de chaussons
    – 1 nid d’ange, je dirais plutôt une turbulette ou gigoteuse (le nid d’ange c’est plus pour sortir, la turbulette ou gigoteuse c’est pour dormir)
    J’en ai pris deux, une classique et une plus fine mais en laine parce que je la trouve trop mignonne même si je ne l’utiliserai peut-être pas (oui on a quand même aussi le droit à un peu de superflu si ça nous fait plaisir).
    -4 serviettes de toilettes
    Faut pas exagérer non plus, on ne vient pas avec une remorque hein, donc, pour ma part, 2 capes de bain, ça suffira, ça prend déjà pas mal de place. Et Paparaignée reprendra le linge sale et apportera du propre au besoin. En plus, il me semble que pour Marmouset c’était fourni mais je me trompe peut-être.
    – 1 tétine
    Même si comme moi vous vous disiez : « Quoi la tétine, moi jamais ! » . Ben si en fait, au bout de trois jours, quand vous êtes fatiguée épuisée, que vous craquez, que bébé vous prend pour une tétine géante (et si en plus comme pour moi il ne peut pas faire de tétée plaisir car votre lait sort tout seul dès qu’il prend le sein), la tétine vous l’appréciez, vous la bénissez même (ou presque).
  • Ce que j’ai enlevé ou que j’ai failli enlever dans la liste :
    – 3 paires de chaussettes
    Je n’en vois pas bien l’utilité, Caillou aura des pyjamas avec des pieds et des chaussons par-dessus, plus la turbulette. Durant les deux ou trois jours suivant la naissance, le bébé doit être très couvert car le changement de température entre l’intérieur du ventre et l’extérieur est assez violent et il faut un temps d’adaptation. De nombreuses maternités ne font d’ailleurs pas de bain pendant ces 3 jours pour éviter un refroidissement supplémentaire. Mais pour les chaussettes, je ne vois pas où les insérer avec toutes ces couches, Marmouset n’en avait pas.
    – 1 paire de moufles
    Oui bon, on m’en avait données des « spéciales nouveau né » alors je les prendrai mais honnêtement je ne les ai jamais utilisées pour Marmouset. Toutefois, il est vrai que le nourrisson peut se griffer facilement le visage, il a de petits ongles fins qui laissent des traces et il porte ses mains, plus ou moins souvent (selon les bébés) à sa figure, par inadvertance. C’est ce qu’on appelle le réflexe de Moro, ce sont des automatismes, il ne contrôle pas encore ses gestes.
    – 1 brosse à cheveux
    Ben non plus, avec ce que Marmouset avait sur le caillou, franchement ma brosse, elle n’a servi à rien. Enfin ce n’est pas comme si je l’avais achetée, c’était la mienne de quand j’étais bébé 🙂  Alors je ne sais pas trop, même pour un chevelu, si c’est vraiment nécessaire car maintenant que Marmouset a 20 mois et bien plus de cheveux, ben je ne le coiffe toujours pas en fait.
    – 6 bavoirs
    Je me rends compte à l’instant que je n’en ai pas pris. Peut-être nécessaire pour donner le biberon, je ne sais pas, je compte allaiter et pour Marmouset, je n’en ai pas eu besoin. Un lange oui, s’il y a des petits rejets, reflux, … je trouve ça plus pratique.
  • Ce que j’ai ajouté :
    – 2 gilets en laine
    Je suis étonnée, dans l’ancienne liste, il était demandé des gilets ou brassières et là non. On sera presque en hiver et pour Marmouset, né en février, c’était bien utile notamment les trois premiers jours où il est impératif de bien le couvrir comme je l’ai expliqué plus haut.
    – 1 lange
    Comme évoqué plus haut, pour les petites bavouilles, reflux, … éventuels, je ne prends pas de bavoir.
    – 1 couverture d’emmaillotage
    Nous l’avons utilisée pour Marmouset, pour l’aider car il avait des coliques. Même si les coliques n’arrivent pas dès la naissance mais quelques semaines après en principe et que Caillou échappera peut-être à ce type de soucis (je l’espère en tout cas), je l’habituerai si cela lui convient, s’il pleure beaucoup, si ça le rassure, s’il en a besoin, s’il a de gros réflexes de Moro,… Donc je l’emporte.

Voilà donc ce que ça donne en image.
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Pour maman

– 2 serviettes de bain
Il en faudra peut-être même plus. Ben oui, je vais vous éviter les détails glamour de l’accouchement mais en gros ça tâche si vous voyez ce que je veux dire. Bref, Paparaignée fera un réassort au besoin en venant me rendre visite.
– 1 paire de chaussons
Je préfère marcher pieds nus en temps normal mais bon, à l’hôpital, c’est plus hygiénique ainsi. Donc voilà, je vais pour la deuxième fois en deux ans, utiliser mes chaussons, achetés à moindre coût, exprès pour la naissance de Marmouset 😉
– 3 tenues de nuit
Alors non, 3 ça fait beaucoup, je ne vais pas m’amuser à acheter 3 pyjamas ou chemises de nuit de grossesse exprès. Oui, car on ne retrouve pas sa taille de guêpe ou sa taille tout court d’ailleurs dans l’heure. Donc mon unique chemise de nuit de grossesse/allaitement suffira et pour une deuxième tenue, j’ajouterai un pantalon et un t-shirt un peu amples.
– 4 culottes ou culottes jetables
Là encore, je vous épargne les détails so glam du Jour J (ou pas) mais surtout pensez bien à prendre des culottes auxquelles vous ne tenez pas trop. Celles dont vous aviez prévu de vous débarrasser. Celles que vous aviez gardées pour les « finir » avec la grossesse, une bien belle fin de vie finalement, une fin de vie pour une nouvelle qui commence ! Celles que vous n’avez pas encore osé jeter parce que n’étant pas trouées, vous ne vouliez pas entrer dans ce monde de consommation abusive (enfin surtout parce que ça coûte cher les belles culottes alors c’est pas tous les jours non plus ;)).
Et puis ce sera l’occasion de vous en acheter des toutes belles et toutes neuves un peu plus tard car vous n’êtes pas qu’une maman, mais une femme aussi (rappelez vous de cette bonne excuse le moment venu lorsque vous devrez justifier un achat compulsif ;)).
Plus sérieusement, pourquoi des « vieilles culottes » ? Et là je suis bien obligée d’aborder le sujet qui pourrait fâcher mais qui pourtant est tout à fait naturel, parce que vous allez devoir utiliser des serviettes hygiéniques un certain temps après l’accouchement. Ces magnifiques serviettes hygiéniques fournies par la maternité, immenses, épaisses, sans bords, bref peu pratiques ; des serviettes qui font plus penser à des couches pour problème d’incontinence et qui ne tiennent pas toujours bien. Dans ces conditions, une tâche est vite arrivée.
Pour Marmouset, des culottes jetables étaient fournies par la maternité et elles sont bien pratiques. J’en ai donc glissées dans ma valise, ça ne coûte pas grand chose. De toute beauté, tout en filet très seyant qui met la silhouette, que vous n’avez plus à ce moment, parfaitement en valeur, vous les trouverez au rayon bébé de votre supermarché classique 😉
– des serviettes hygiéniques
Ce n’est pas dans la liste mais au vue de ce que j’ai dit précédemment, ça paraît logique. Parce que, même si c’est fourni à la maternité, on se sent toujours mieux avec des modèles auxquels on est habituée je pense. En revanche, petite mise en garde sur ce point. Vous aurez peut-être l’immense joie de connaître l’épisiotomie, ce doux mot que vous ne préfèreriez pas entendre (pas d’inquiétude, c’est moins terrible qu’on ne le pense) et dans ce cas, une serviette classique de supermarché risque de vous irriter car dans une matière peu préconisée pour ce type de soucis. Vous en trouverez en pharmacie, des « spéciales accouchement » qui sont très bien. Elles seront utiles dans d’autres cas aussi. Est-ce que je vous parle d’infection à staphylocoque ou de mycose due à une éventuelle prise d’antibiotiques… ? 😉 Rassurez-vous, ce n’est pas systématique, tout le monde n’a pas la chance de signer pour le pack spécial « désagréments sous la ceinture », loin de là, mais il vaut mieux anticiper.
– une trousse de toilette
Avec tout ce que vous voulez dedans, même du maquillage si vous en avez envie, parce que oui, on a le droit de prendre 5 minutes pour s’occuper de soi si ça nous plaît et nous aide à nous sentir mieux (et parce que la photographe rattachée à la maternité, s’il y en a une, passera sûrement vous voir ;))
– des habits pour la journée
Ce n’est pas écrit dans la liste mais quand même, on ne repart pas dans l’heure et on peut avoir envie de changer de vêtements durant le séjour non ! Bon ne rêvez pas hein, pas vos anciens jeans, pas tout de suite 😉 Personnellement, outre mon jean de grossesse que je porterai sur moi en principe, j’ai juste ajouté dans la valise 2 hauts, un chemisier et un t-shirt (qui s’ouvrent comme je veux allaiter).

En parlant d’allaitement

– 2 soutiens-gorges d’allaitement
Moi, je dirais qu’un peut suffire car on n’a pas forcément envie d’investir de suite alors que l’on ne connait pas vraiment la taille que l’on va faire après l’accouchement et après la montée de lait.
bouts de sein en silicone
Surtout pas malheureuse ! Le bébé ne saura plus bien téter sans, et tètera donc peut-être moins bien. Par ailleurs, ce n’est pas pratique et c’est contraignant (lavage, séchage). Alors même si une sage-femme vous dit que vos tétons ne sortent pas assez, même s’ils sont ombiliqués d’ailleurs, on peut très bien allaiter ainsi et les bouts de sein ne sont pas nécessaires. C’est la position de bébé qui change tout, pas la forme de la poitrine. Les sages-femmes qui vont se succéder vont peut-être vous dire tout et son contraire car malheureusement, la plupart ne sont pas formées à l’allaitement, et selon leur génération, elles ont toutes des conseils différents qui peuvent vite vous perdre.
Alors les bouts de sein, si possible on évite. De toute manière, la maternité en fournit si vraiment la panique s’installe et que vous voulez vite trouver une solution. Ce qui est indispensable, ce serait plutôt le numéro de téléphone de la consultante en lactation la plus proche pour l’appeler à la rescousse au premier souci, elle saura vous conseiller et vous aider mieux que quiconque.
crème anti-crevasses
Non plus, vous n’allez pas l’acheter pour rien, il sera bien temps d’envoyer quelqu’un à la pharmacie du coin ou d’en demander à la maternité au besoin.
– coussin d’allaitement
Bien pratique pour adopter la meilleure position pour démarrer au mieux l’allaitement (il peut éviter l’utilisation des bouts de sein d’ailleurs en aidant à positionner correctement le bébé). Parce que non, on ne fait pas téter le bébé comme on le voit souvent sur les photos ou dans les films, en tout cas il peut ne pas forcément trouver le sein tout de suite comme ça. Il y a de bien meilleures positions mais cela fera peut-être l’objet d’un autre article quoique le net est bien fourni sur le sujet.

Et voilà pour maman.IMG_20151109_111401

Pour terminer, les papiers importants

Les papiers classiques qu’en principe vous avez souvent dans votre sac à main : carte d’identité, carte vitale, mutuelle.
Pensez juste à ajouter votre dossier de suivi (analyses, échographies, …) si vous avez été suivie ailleurs qu’à la maternité et le livret de famille.

Et quelques ajouts personnels ou petites choses à penser en amont

J’ajouterai :
– une bouteille d’eau
Alors oui je sais, soi-disant on n’a pas le droit de boire une fois le travail engagé, dans beaucoup de maternité. Mais vous pouvez prendre une petite gorgée de temps à autre quand même, personne ne vous guette en permanence de toute façon et ça peut être long avant que bébé ne se décide à sortir.
– mon homéopathie
Ma sage-femme prescrit, si on le souhaite, un pack de granules homéopathiques à prendre avant et pendant le travail et je suis plutôt adepte.
– un sac plastique pour le linge sale
– pour ramener bébé à la maison : mon sling de portage, une combinaison ou un nid d’ange/chancelière ou peut-être le cosy. Je ne sais pas encore on avisera avec Paparaignée le jour du retour.
– à garder précieusement à portée de main pour le départ, un numéro de taxi ou celui d’un voisin ou ami si vous n’avez pas de voiture ou personne pour vous emmener à la maternité et un peu d’argent pour payer le taxi du coup.

 

Pour conclure, pas la peine de se charger trop comme je l’ai dit, vous ne partez pas en vacances pour une semaine en principe. Encore que, pour mon premier accouchement, je suis restée 6 jours à la maternité.
Vraiment, partez tranquille, il vaut mieux avoir, plus ou moins à disposition, un conjoint, de la famille ou un ami, quelqu’un de confiance qui pourra vous ramener ce dont vous aurez besoin, faire du réassort et reprendre le linge sale. Quand vous serez à la maternité, pensez tout de même à préciser, surtout si c’est à votre conjoint et que c’est un homme (mouahahahaha que je suis mauvaise), où se trouve chaque chose, et le détail de ce qu’il faut prendre, qu’il ne vous ramène pas un body taille 6 mois ou qu’il ne s’emballe pas trop en cherchant des culottes dans votre boîte à dessous et en voyant vos magnifiques shortys en soie ou pire vos strings, non l’Homme, ce n’est pas pour tout de suite ! 😉

Je suis prête enfin je crois !IMG_20151109_111603

Je vous souhaite un bon accouchement et une belle rencontre avec votre futur bébé !

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DIY – Tour de berceau

Dans cet article écrit précédemment, je vous parlais de notre petit berceau, acquis pour les premiers dodos de Marmouset. Pour Caillou, ce même berceau a revêtu un nouvel habillage dont je vais tenter de vous donner toutes les ficelles pour sa réalisation.IMG_20151027_162153

Le matériel
Pour réaliser un demi-tour de berceau similaire, vous aurez donc besoin de :
– 2 tissus différents
– de la ouatine de l’épaisseur que vous souhaitez (ici je l’ai prise fine, environ 1cm d’épaisseur me disant que je doublerais si cela ne me convenait pas)
– de la vlieseline (intissé thermocollant blanc)
– du biais replié, (ici noir en taille S soit 2 cm de largeur)
– du ruban d’une ou plusieurs couleurs, (ici du satin 6 mm bleu marine et bleu clair)
Pour le drap housse :
– le tissu déjà utilisé auparavant
– de l’élastique, trouvable dans n’importe quel supermarché au rayon couture

Et en vrac, un peu de matos pour l’assemblage et la couture quand même : des épingles ; une bonne machine à coudre ; du fil, du papier, un crayon et du scotch pour le patron ; des ciseaux de couture ; un mètre ruban ; une craie à tissu (pas indispensable non plus) ; un fer à repasser …

Ne pouvant guère me déplacer trop, j’ai fait ma petite commande de matériel sur le net et pour le tissu, outre le morceau offert, j’ai trouvé le bleu dans la partie vêtement du dépôt vente en bas de chez moi. Comme quoi, pas besoin d’aller bien loin.

La réalisation
Voici les étapes de réalisation, en espérant ne rien omettre.

  • Lavage des tissus. Ben oui, on n’y pense pas forcément mais lorsque par la suite, on veut laver le tour de berceau, si les tissus n’ont jamais été lavés, ils peuvent rétrécir et ça peut donc poser problème.
  • Dessin du patron. Pour réaliser le patron du demi-tour de lit, il faut bien évidemment prendre au préalable les mesures du berceau avec le mètre ruban. La hauteur, du fond du berceau jusqu’en haut, et la longueur, selon si vous souhaitez faire un tour complet ou un demi-tour. Ce n’est pas flagrant sur l’image, mais le demi-tour réalisé ici est en fait un peu plus grand que la moitié du tour du berceau. Il est nécessaire de prendre une petite marge dans les mesures car il faut compter la couture.
    Ensuite on dessinera le rectangle avec les mesures obtenues sur une grande feuille de papier (ou en scotchant plusieurs feuilles entre elles). J’ai voulu dessiner une forme plus arrondie sur les côtés mais on peut laisser droit.
  • Découpe du tissu. On place le patron tour à tour sur les deux tissus que l’on souhaite utiliser (on peut aussi faire tout de la même couleur) et on fait le contour avec une craie à tissu (ou un stylo quelconque) puis on découpe.
  • Préparation des appliqués. Les appliqués, ce sont des motifs décoratifs que l’on va coudre au tissu. Pour cela, pas besoin de long discours, il suffit de suivre cette vidéo très bien réalisée. Le net est une mine d’or pour connaître rapidement une technique et c’est la principale source de mon apprentissage en matière de couture. Pour les motifs, il vaut mieux faire simple quand on n’a jamais pratiqué. J’ai donc choisi des étoiles et un chat, je ne me suis pas embêtée à les dessiner, je les ai imprimés à la taille que je souhaitais. Je les ai découpés puis j’ai suivi les instructions de la vidéo.

IMG_20151022_135149Pour résumer : On découpe des carrés/rectangles de tissu (ici le même qui sera de l’autre côté du tour de berceau) et de vlieseline un peu plus grands que les motifs à appliquer. On place la vlieseline sur le tissu face rugueuse contre envers du tissu et on repasse bien. On reporte le motif sur la vlieseline en faisant le contour avec un feutre puis on le découpe.

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Et voilà le travail, jusque là facile.

  • Pose des appliqués. On enlève le voile protecteur du thermocollant. On pose l’appliqué sur le tissu à l’endroit voulu. On repasse bien, cela permet de le fixer et donc de faciliter la couture. Puis on dégaine sa machine à coudre et on coud avec un point zigzag serré le long de l’appliqué, en gros le point est au bord de l’appliqué à l’intérieur.
  • IMG_20151023_175246Assemblage des tissus. Une fois les appliqués posés, il faut assembler les deux pans de tissu pour former le demi-tour. L’assemblage se fait endroit contre endroit afin que la couture ne se voit pas. J’ai choisi de coudre uniquement en bas et sur les côtés. J’ai bien épinglé le tout pour tendre le tissu puis j’ai cousu à la machine. J’ai pu ensuite retourner le tout et y glisser la ouatine préalablement découpée grâce au patron. J’ai donc gardé un côté ouvert, celui qui sera fixé en haut du berceau.
    IMG_20151024_144908IMG_20151024_144919Attention, avant de coudre j’ai également épinglé 4 morceaux de ruban qui serviront à attacher le demi-tour au bas du berceau. Ne vous fier pas à la photo ci-dessus, j’ai fait une grosse erreur, puisque j’ai laissé les rubans sortis. Du coup en retournant le tout, les rubans étaient à l’intérieur, aucune utilité donc. La tuile ! Pas de moqueries, pour le demi-tour de Marmouset, je n’avais même pas pensé à mettre du ruban pour attacher, y’a du progrès du coup 😉 Bon, heureusement rien d’irrémédiable, j’ai défait la couture à ces endroits et repositionné comme il le fallait les rubans, vers l’intérieur donc.
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  • Pose du biais. Pour fermer le bord haut, j’ai choisi de poser du biais noir. Mais il existe une autre solution : fixer la ouatine à l’un des tissus sur l’envers avant la couture puis coudre les deux tissus endroit contre endroit presque complètement en laissant seulement une mini ouverture pour pouvoir retourner le tout et enfin terminer par une couture invisible pour fermer la petite ouverture.
    Si l’on choisit la pose du biais, là encore, je n’ai pas inventé l’eau tiède, une vidéo sur internet m’a tout bien montré. J’ai utilisé celle-ci mais, celle-là, trouvée par la suite, n’est pas mal non plus, notamment pour le positionnement des épingles faciles à retirer et une meilleur visibilité des choses. J’ai épinglé les 6 morceaux de ruban du haut sous mon biais avant de finir la couture. La pose du biais est le plus difficile à mon sens mais c’est parce que je n’ai pas encore suffisamment de maîtrise.
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  • Finitions. Le demi-tour de berceau est terminé mais si on l’accroche, on constate que les rubans du haut, comme ils sont placés sous le biais, tirent un peu ce dernier, le relève. Il est donc nécessaire pour que ce soit plus joli de replier le biais (qui descend) vers le haut et de faire deux coutures à la main pour mieux les fixer au niveau du biais (je ne sais pas si je suis très claire là). Et là je dois dire merci à Maminou, ma maman, étant fatiguée en partie d’avoir rager contre ma machine à coudre qui dès qu’il y a de l’épaisseur fait n’importe quoi, elle s’en est chargée à ma place.
  • Ajout du drap housse. Pour le drap housse, rien de plus simple. La couture étant cachée sous le matelas, je ne m’embête pas à faire de la grande finition et à ce que ce soit magnifique, je ne suis pas assez pro pour cela. Je pose le matelas sur l’envers du tissu, je fais le contour grossièrement avec une craie à tissu en laissant une bonne marge. Je découpe puis je replie un large bord en épinglant proche du bord sur tout le tour du tissu. Je couds à la machine, plus éloigné du bord, car il faudra que l’élastique puisse passer dedans. Je fais tout le tour mais je laisse une mini ouverture. Enfin, j’attache mon élastique à une épingle à nourrice et je la fais glisser tout le long du tissu par l’ouverture. Je récupère l’élastique une fois qu’il a fait tout le tour et qu’il ressort par la même ouverture, je noue les deux bouts, et je couds au niveau de l’ouverture pour la fermer.

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Le berceau des premiers mois

L’arrivée de Caillou approche à grands pas, dans quelques jours, ce sera la dernière ligne droite ! Il est donc temps de lui préparer son berceau, celui qui va l’accueillir dès son arrivée à la maison et qui lui servira durant ses 2 ou 3 premiers mois comme cela avait été le cas pour Marmouset.

Un berceau pour les premiers mois
Le berceau en question, nous l’avions longuement cherché et c’est à peine quelques semaines avant la naissance de Marmouset que nous avions enfin déniché notre coup de coeur sur Leboncoin. A deux pas de chez nous, il semblait nous attendre.
Un petit berceau à roulettes et pile à la bonne taille. Pas trop grand pour que Marmouset ne soit pas trop perdu dedans, il nous semblait une bonne transition pour passer du ventre à son grand lit à barreaux. Pas trop petit non plus et finalement heureusement car nous ne savions pas encore que nous avions conçu un futur petit géant. Bref une taille idéale pour être placé dans notre chambre sans trop d’encombrement (et ainsi faciliter l’allaitement) et pour être promené d’une pièce à l’autre sans réveiller bébé, au besoin.
Lorsque nous sommes allés le récupérer, il avait un habillage des plus classiques, entourant complètement le berceau, des imprimés vieillots roses pâles avec des petits rubans, une matière satinée,… Bref, cela ne nous inspirait guère et nous l’avons vite ôté, trouvant ce berceau vintage bien plus beau au naturel.

Du côté de Marmouset
Finalement, prise dans un élan de folie et d’envie irrépressible de faire des tas de petits trucs « maison » pour l’arrivée de bébé (les hormones peut-être), j’ai voulu lui donner une touche personnelle en réalisant un nouvel habillage. Moi qui n’avais jusque là sorti ma machine à coudre que pour faire des ourlets basiques et deux housses de coussins tout au plus, j’avais très envie de me lancer pour l’arrivée de mon petit. À l’époque (enfin c’était il n’y a pas si longtemps finalement), ça avait donné ça. P1090851 P1090850

Un petit demi-tour extérieur légèrement rembourré, quelques nuages décoratifs et un drap housse. Pas si mal pour un début. Et même si dans les finitions ce n’était vraiment pas encore ça, j’étais contente.

Du côté de Caillou
Ayant reçu un très grand morceau de tissu parmi les petits morceaux récoltés pour la Bai jia bei de Caillou, et fondant complètement pour son imprimé « chats », je me suis dit que ce serait l’occasion de faire un nouvel habillage pour le berceau. Je me suis un peu améliorée sur les finitions depuis le premier essai (merci les vidéos de couture sur le net) et voici le résultat.IMG_20151027_162352IMG_20151027_162153IMG_20151024_224713

Comme les photos le montrent, pour Caillou, j’ai donc voulu expérimenter la pose d’appliqués.
Un demi-tour de berceau = une découverte/un apprentissage, c’est ainsi ! Sûre qu’au 10ème enfant, j’aurai tout appris en matière de couture et que je serai peut-être enfin au point 😉

Si cette modeste création vous intéresse, pour le tutoriel, c’est ici. Et si moi je l’ai fait, n’étant pas experte, n’importe qui devrait pouvoir alors, n’hésitez-plus et lancez-vous !