{Projet 52, semaine 26} Photographie

Projet 52, semaine 26.
Nous sommes déjà à la moitié du projet, ce qui signifie que je vais devoir encore prendre autant de photos j’en ai déjà prises dans cette petite expérience sympathique.
Et oui, 26 semaines, la moitié de l’année écoulée !
Je ne l’ai pas vue passer.

Le thème de la semaine : « photographie » m’a amenée à jeter un oeil sur un objet qui orne notre bibliothèque et que l’on n’utilise plus tellement depuis un moment. Pourtant je l’aime bien, son côté vintage bien sûr mais aussi ce qu’il produit.

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Notre polaroïd, l’un de nos premiers objets chinés qui a donc contribué à nous donner le goût du vintage et des époques passées.

Dire que maintenant, il y a des applications pour transformer une photo « moderne » façon polaroïd 😉 ou des appareils photos connectés pour imprimer immédiatement une photo prise. Pas si « has been » alors cet appareil finalement !

Mais quand même, ce n’est pas pareil, là il y a un truc en plus, le fait que la photo présente vraiment un aspect « autre époque », qu’on ait l’impression qu’elle est tirée d’un vieil album du grenier, l’attente qui paraît interminable pour voir enfin apparaître le sujet du photographe, le suspense avant de découvrir l’image qui laisse le temps à l’esprit d’imaginer et déformer la scène encore et encore, l’excitation et le stress de savoir si la photo sera réussie ou non. On ne voit rien avant que le papier ne nous dévoile ses secrets, on ne sait rien. Le charme d’une découverte où il aura fallu une once de patience et un tantinet de confiance, deux choses que l’on oublie de plus en plus dans notre époque ultra connectée à 100 à l’heure :)

 

Les trouvailles des vacances

Comment ça, dans le dernier article vide-grenier, je disais que c’était le dernier de la saison.
Chez nous oui, mais ailleurs peut-être pas 😉

 

En effet, nous sommes partis une petite semaine profiter de notre famille et forcément, lorsque l’on doit partir quelques jours loin de chez nous, on regarde deux choses : la météo et l’agenda des vide-greniers de la région
Oui, on ne s’arrête jamais :)
Il faut dire que c’est toujours un plaisir et l’occasion d’une bonne balade.

Dimanche dernier donc, un vide-grenier à 15 minutes en voiture de chez mes parents, une matinée chaude et ensoleillée, on aurait eu tord de ne pas en profiter. Un grand vide-grenier de village comme on les aime avec une multitude d’objets dont on ne connaît pas/plus l’usage de la moitié d’entre eux ou presque. Du vieux, de l’ancien, de l’utilisé et réutilisé, du vintage, tout ce que j’aime ! J’aurais pu en rapporter des brouettes mais je sais me tenir (et surtout Paparaignée n’est pas encore très chaud pour que notre nouvelle maison se transforme en boutique d’antiquités 😉 ).

Il a donc fallu faire des choix.

– La caisse enregistreuse Fisher Price de 1974.
Marmouset a déjà profité de ce beau jouet et il semble que ça lui plaît beaucoup, en particulier parce qu’il croit que la pièce bleue va réellement lui permettre d’obtenir une glace comme présentée sur l’image 😉

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– Pour rester dans le Fisher Price, un petit sachet de figurines Little People
Il faudrait que je me penche à nouveau un peu plus sur l’histoire de ces personnages pour les dater car ceux-ci ne sont pas en plastique mais en bois donc vraiment pas tout jeunes !

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– Dans le sachet cité ci-dessus, il y avait d’autres personnages
Un personnage jaune que l’on peut remonter pour qu’il avance, je voulais le jeter et Paparaignée s’est écrié en bon geek qu’il est : « Quoi, mais c’est une madame Pacman, ça va pas non ! » En effet, autant pour moi.
D’autres personnages dont je n’ai pas encore recherché l’origine, si ça parle à certains d’entre vous, n’hésitez pas. Le roi et la reine à l’avant sont des Vulli, c’est tout ce que j’ai reconnu.

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Un jouet Tupperware
Oui, à une époque, Tupperware faisait des jouets. Tout aussi solide que leurs boîtes et autres outils culinaires d’ailleurs ! On dirait que celui-ci est neuf tellement il est impeccable. C’est un jouet à emboîter avec deux personnages et une petite balle, jouet qui semble largement inspiré de Fisher Price. Sur le côté de la boîte, on voit d’ailleurs un autre jouet Tupperware comprenant un bus scolaire quasiment copie-conforme de celui de chez Fisher Price.

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– Des personnages semblables aux Petits Malins mais qui je pense doivent plutôt être des Sylvanians car je ne crois pas qu’il existait une famille de chats blancs chez les Petits Malins. Ils rejoindront néanmoins sans problème ces derniers.

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Le Minema, un projecteur des années 70
En parfait état, avec 16 planches de vues, il fonctionne très bien et nous pourrons désormais suivre les aventures de Mickey mais aussi de Blanche-Neige.

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{Projet 52, semaine 25} Rêver

Avec beaucoup de retard, la semaine 25 du Projet 52 amenait pourtant avec elle un bien joli thème qui me semble de plus en plus indispensable dans ce monde parfois (trop souvent) difficile à affronter : « rêver ».

Rêver est important.
Et pourtant, chez beaucoup, « rêver » semble parfois s’estomper au fur et à mesure qu’ils avancent en âge et chez beaucoup encore, j’ai l’impression que « rêver » revient après un certain âge ou une fois certaines étapes franchies peut-être.
« Rêver » me semble pourtant essentiel, « rêver » doit rester, même enfoui ou un peu caché à l’intérieur pour surgir à nouveau lorsqu’il le faut, pour avancer et espérer.

Il arrive encore souvent (trop souvent) que des parents me demandent, les vacances approchant, ce qu’ils peuvent faire faire à leurs enfants comme « travail » à la maison. Ma réponse est et sera toujours la même : il faut qu’ils jouent, qu’ils lisent (ou qu’on leur lise) et qu’ils rêvent. Il faut même qu’ils s’ennuient.
L’ennui, un bon copain du rêve, n’est absolument pas ennuyeux, au contraire. Il repose, il recharge les batteries, il apprend que le vide ne doit pas être systématiquement comblé et que l’on doit aussi lâcher prise parfois, oublier, procrastiner, mettre son cerveau sur pause.

L’ennui permet de rêver et le rêve peut mener à l’ennui. Un ennui bénéfique. S’ennuyer ou rêver, la frontière est mince à mon avis.
Encore que, je rêve beaucoup mais je ne m’ennuie pas assez. Je devrais prendre plus le temps, ne pas arrêter de rêver parce que j’ai besoin d’être en activité, parce que le « blanc » m’angoisse, me stresse, je devrais poursuivre le rêve parfois jusqu’à l’ennui.

Le rêve et l’ennui, les ennemis du burn-out, nous quittent souvent trop tôt, ou plutôt, c’est nous qui ne les retenons pas assez. Apprenons à nos enfants à les connaître, apprenons nous-même à les apprivoiser à nouveau.

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Rêve ou ennui ? Un peu des deux sûrement, un moment d’ennui qui s’est transformé en fascination pour un objet bien basique. Qui sait tout ce qu’ils ont imaginé à ce moment, qui sait à quoi ils ont rêvé…

Le dernier jour d’école

5 juillet 2016
Ce jour sonne comme la fin de quelque chose.
Non ? Ça ne vous dit rien ?
C’était le dernier jour d’école. Pour l’année 2015-2016 hein pas pour toute la vie, ne rêvez pas, vous, parents stressés derrière votre écran, il y aura bien une prochaine rentrée (et ça m’arrange, il faut bien que je bosse).

Je sais, vous vous demandez bien pourquoi j’ai soudainement envie d’écrire sur ce dernier jour d’école, moi, dont les enfants ne sont pas encore scolarisés, moi, la maîtresse en congé parental jusqu’à la rentrée prochaine.
Justement, cette année, je ne vis pas ce jour de manière intensive, comme d’habitude. Ce jour où l’enseignant se demande s’il sera encore vivant à la fin de la journée. Où il se demande s’il arrivera à ranger sa classe sans devoir revenir pendant plusieurs jours pour réorganiser le tout (et la réponse est souvent plus proche du non que du oui). Où il se demande s’il s’effondrera sur son canapé et s’endormira avant 18h32, record de l’année précédente. Où il se demande quelle est cette sensation indéfinissable, cette odeur différente qui règne dans l’école, une sorte de mélange contradictoire entre un grand soulagement et une infinie mélancolie.

Non, cette année, je ne le vis pas comme ça alors j’ai le temps d’en parler. Ou du moins de partager brièvement (ou pas, comment ça je m’étends facilement, si vous saviez comme je me limite en réalité 😉 ) mon ressenti habituel de fin d’année.

En presque 9 ans d’enseignement, c’est la première fois que je ne connais pas la fin d’une année scolaire.

Cette année, je n’aurai pas vécu le stress : celui de savoir si j’aurai réussi à donner ce qu’il fallait à ces enfants, celui de savoir si j’aurai réussi à tout rendre, tout boucler à temps, celui de savoir si ce petit garçon gardera une once de cette confiance en lui qu’il a réussi non sans mal à acquérir, celui de savoir si cette petite fille qui est venue chaque matin en pleurant pendant des mois avant de se sentir enfin à sa place reviendra sereine l’année prochaine, celui de savoir si j’ai vraiment fait du mieux que j’ai pu.

Cette année, je ne me serai pas trituré le cerveau pour savoir comment j’aurais pu faire plus pour untel ou untel, réfléchissant déjà à un nouveau fonctionnement pour la rentrée suivante. Je fais partie de ces personnes qui ont le perpétuel sentiment qu’ils auraient peut-être pu mieux faire, qu’ils auraient peut-être dû faire autrement. Exigeante, perfectionniste diront certains, le cerveau en ébullition en tout cas comme beaucoup je pense.

Cette année, je n’aurai pas connu la nostalgie en feuilletant une dernière fois les cahiers, je n’aurai pas eu un dernier regard pour les compositions plastiques avant de les ranger dans les pochettes, me repassant ainsi le film d’une année scolaire en une journée.

Cette année, je n’aurai pas eu dans le regard cette pointe de fierté et cette once de satisfaction en les regardant jouer, dessiner, discuter une dernière fois, prenant conscience du chemin qu’ils auront parcouru et quel chemin !

Cette année, je n’aurai pas connu non plus ce violent coup de fatigue indescriptible où, après 10 mois de cerveau en ébullition, de yeux perpétuellement aux aguets, de nerfs en tension, tout se relâche d’un coup apportant bien souvent des maladies hivernales à peine en vacances, en plein été, comme si nous ne tenions les dernières semaines on ne sait trop par quelle magie, juste parce qu’on n’a pas le choix.

Cette année, je n’aurai pas pleuré en leur disant bonnes vacances. Ben, oui, perfectionniste peut-être mais sensible assurément et j’assume (bon en fait j’assume moyen 😉 ). J’entends d’ailleurs chaque année des collègues, le sourire en coin me disant « oui moi aussi c’était comme ça mais tu verras dans quelques années, ça ne te fera plus ça ». Et bien après 9 ans, oui les choses ont changé, j’arrive mieux à retenir mes larmes face aux enfants pour les faire finalement sortir peu de temps après, une fois la porte de la classe claquée.
Non, je n’aurai pas connu tout ça, ces montagnes russes que sont les derniers jours d’école. On monte et on redescend en un instant, la valse des sensations en quelques heures, la confusion des sentiments. La joie de la perspective des vacances et du repos, la nostalgie tout à coup sélective qui fait que seuls les bons moments semblent rester, le soulagement, la tristesse de les voir partir, le stress d’avoir fait des erreurs, la satisfaction du travail accompli, la fierté de se dire qu’on a un peu compté, l’inquiétude de savoir comment vont nous revenir certains, l’excitation de tout effacer et de se dire que l’on va tout recommencer et que ce sera encore différent, la fin de quelque chose mais finalement aussi le début d’autre chose.

 

 

Et pourtant, ce 5 juillet dernier, je n’ai pas pu m’en empêcher, je suis passée respirer cet air ambiant très étrange et goûter à ce grand gloubiboulga avec mes anciens/nouveaux collègues. Je suis allée observer tout ça pour tenter d’en prendre un tout petit bout, telle une droguée en manque 😉 Plusieurs semaines que je venais régulièrement comme pour retrouver déjà un peu ma place, pour me rassurer un peu sur ma capacité à revenir, pour savoir si je saurais encore faire (ça ne fait qu’un an d’absence mais ça m’a paru bien plus long), pour mettre un peu d’ordre dans mes affaires, pour avoir déjà un pied dedans, pour me motiver encore plus et commencer à m’engager dans mon nouveau projet d’enseignement et pour voir comme mes petits étaient devenus grands, leur montrer que je ne les oubliais pas, c’était important.

Alors, c’est vrai, je n’ai pas connu ce dernier jour comme une véritable enseignante en poste mais j’ai vécu autre chose d’aussi important. J’ai vu mes anciens élèves. Ils se souvenaient de moi évidemment mais ils se souvenaient surtout de moments de classe, d’apprentissages, … qu’ils n’ont pas manqué de me rappeler. Il paraît qu’un bon prof, on ne se souvient pas forcément de son nom mais on se souvient de ce qu’on a appris avec lui. J’espère que mes élèves ne se souviendront plus de mon nom dans quelques années :)

J’espère que ce dont j’ai été et je serai le témoin et l’appui que j’ai pu ou que je vais leur donner lorsqu’ils sont/seront passés par ma classe n’est que le début. A eux, si un jour ils lisent ce texte (pas trop vite, j’aurai pris un bon coup de vieux), je voudrais qu’ils ne retiennent qu’une chose : ils sont quelqu’un d’important.

Ils ont été mes élèves ou ils le seront et ils ne le savent pas encore mais moi oui, chacun d’eux dans sa singularité a contribué et contribuera à m’élever un peu plus.

Alors merci

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Les trouvailles du week-end

Les voici, les voilà, les trouvailles du dernier vide-grenier de la saison !
J’aurais sûrement pu y dénicher bien plus de trésors mais je me suis retenue devant certains objets, faisant des choix pour que notre future maison ne se transforme pas en caverne d’Ali-Baba (enfin pas tout de suite) et que l’on puisse y circuler 😉

Hier, j’ai donc déniché :

– Comme toujours, quelques albums jeunesse.
Deux « Spot », ce qui amène notre collection à 5.
Spot à l’école et Spot à la plage. L’un date de 1985, l’autre est une réédition plus récente mais au fond, rien n’a vraiment changé à part le logo de la maison d’édition. Marmouset aime beaucoup les aventures de ce chien, imaginées par Eric Hill. Il adore le fait de devoir soulever des volets pour découvrir quelques éléments cachés. Petite, lors de ma période « livres animés / livres à volets », j’étais moi-même assez fan et je les empruntais à la bibliothèque.

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La vie de tous les jours de Richad Scarry, réédition de 1978.
Mais si, rappelez-vous, je vous parlais déjà d’un livre de cet auteur lors de précédentes trouvailles. Un tout petit livre dont je disais que les illustrations me disaient quelque chose et « La bibliothèque de James et Marcus » m’avait soufflé que l’auteur était celui du très connu Le grand livre des mots. Et là, ça m’était revenu. Les livres colorés de cet auteur, mettant en scène des animaux humanisés dans des scènes réalistes et extrêmement détaillées permettant de découvrir et d’apprendre une multitude de choses. Ils sont aussi intéressants pour des petits comme Marmouset qui vont pouvoir nommer chaque objet, chaque action, … et avec qui l’on va pouvoir décrire les situations riches en détails. Mais aussi pour les plus grands qui savent lire seuls et qui vont pouvoir apprendre et enrichir leurs champs lexicaux puisque tout y est nommé. Dans celui-ci, on découvre tous les métiers possibles et inimaginables ainsi qu’un grand nombre d’objets liés à chacun.

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– Quelques accessoires Playmobil.
Nous n’avons pas encore succombé à la folie Playmobil. Avec déjà les Little People vintage de Fisher Price, les Petits Malins et les Légos, ça va aller 😉 Mis à part deux véhicules premier âge de la collection 1,2,3, Marmouset ne connaît donc pas les Playmobil.
Alors pourquoi ces quelques accessoires ?
Pour l’école en fait. Pour l’apprentissage de la lecture en maternelle. En effet, après avoir construit les lettres rugueuses et un matériel destiné à l’acquisition des sons et du principe alphabétique lors d’un stage Montessori, il me fallait quelques objets miniatures réalistes permettant aux enfants de faire des tris et des classements en fonction des sons de début ou de fin de mots. En gros, l’enfant va mettre ensemble les objets qui « commencent pareil par le son … » puis dans une autre activités qui « terminent pareil ». Il le fera ensuite avec des cartes où les objets seront dessinés mais il faut commencer par du concret. Les vide-greniers vont donc me permettre facilement de constituer ce matériel de base.

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– Un cheval pour la ferme Fisher Price vintage de Marmouset
Bon, il en avait déjà un en fait mais comme il n’a pas grand chose dans sa ferme pour le moment à part quelques animaux, c’est toujours ça en plus et puis il traînait seul parmi les Playmobil, j’ai eu pitié, le pauvre 😉
Ne me reste plus, un jour, qu’ à lui trouver le tracteur, les barrières, les auges, la charrette du cheval, le mouton et les balles de foin sans que cela ne me coûte un bras, (oui les gens exagèrent parfois les prix sur Ebay ou Leboncoin alors j’attends l’affaire raisonnable) et ça serait le top !

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Un panier en plastique de la marque « Monsac », un grand classique des années 60 !
J’adore ces paniers, je me souviens très bien que maman en avait un (rouge je crois), elle l’a peut-être toujours d’ailleurs. Revenu à la mode ces dernières années (si, si), vous pouvez vous promener avec, vous serez très tendance ! 😉 J’ai du coup fait toutes mes emplettes du jour avec et j’ai trouvé qu’il était vraiment pratique et joli, je sens qu’il va souvent m’accompagner celui-là !

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Une petite chaise fauteuil pour enfant
Et pas n’importe quel fauteuil, un fauteuil scoubidou ! Je les adore !
Il y a les mêmes vendus pas loin de chez nous, j’en rêvais mais à 70 euros le fauteuil pour enfant, comment dire… Je sais que c’est fait main, que ça résiste à plus de 100 kg et aux intempéries, que c’est super solide et durable mais quand même, comme en plus j’en aimerais deux (voir deux autres version adulte, j’aime trop les fauteuils scoubidou vintage ou réédition en fait), je me tâtais alors cette trouvaille m’a ravie ! Et Marmouset l’a déjà adopté. C’est bien simple il s’est assis dessus sur le trottoir et ne voulait plus le quitter. 

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Un petit fauteuil en rotin
Encore un fauteuil ! Alors cette fois, ce n’est pas pour moi, c’est pour ma classe.
Il m’en fallait un et je n’arrivais pas à en trouver un sur Leboncoin qui soit à un prix raisonnable pour l’école. J’ai sauté sur l’occasion. Ce sera notre fauteuil d’observateur !
Je vous entends d’ici : qu’est-ce que c’est que cette invention encore ?
Ce n’est pas de moi, c’est encore une fois une inspiration Montessori ! Comme je transforme petit à petit ma classe pour tendre à une pédagogie mêlant les recherches de Maria Montessori et celles des sciences cognitives, je m’équipe en conséquence progressivement.
Le fauteuil d’observateur est destiné à l’enfant qui se trouve un peu perdu, qui ne sait pas vers quelle activité se tourner, qui commence éventuellement à mettre le désordre car il n’arrive pas à savoir où se poser. Placé à un endroit stratégique dans la classe, le fauteuil va lui permettre de s’installer confortablement et d’observer les autres enfants en activité, les différentes tables de travail, les étagères d’activités pour l’inspirer et retrouver son calme si besoin. (Attention, ce n’est surtout pas une chaise d’exclusion ou de puni, au contraire, une chaise d’aide, pour inviter l’enfant à se retrouver, à se recentrer, à se reposer).

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Coudre un sarouel avec des poches

Il y a peu, j’ai fait l’acquisition d’une nouvelle machine à coudre.
La mienne était une machine bas de gamme qui avait bien oeuvré jusqu’ici pour des coutures très classiques : ourlets, tissus fins, …mais je commençais à m’arracher les cheveux et à perdre de plus en plus mon calme au fur et à mesure que les aiguilles cassaient, que mon fil faisait des noeuds ou que les points sautaient dès que je tentais les épaisseurs ou de la couture plus « complexe ».

J’ai donc craqué sur une vraie belle machine avant de craquer tout court 😉 , histoire de me lancer dans des petites cousettes pour les enfants et pour moi. Et je ne regrette pas mon investissement, c’est le jour et la nuit par rapport à mon ancienne machine. J’ai maintenant hâte d’avoir mon coin couture dans notre future maison pour me plonger encore plus dans ce monde de fils et d’aiguilles à chaque fois que j’en aurai l’occasion.

En attendant, je réquisitionne de temps à autre la table à manger et coudre est devenu un réel moment de bien-être, un moment rien qu’à moi, qui me détend, me motive, me défie, me donne quelques gentillettes sueurs froides comme j’aime et le sentiment extrêmement agréable de réaliser quelque chose, de construire, de mener à bien un petit projet.
J’apprends en faisant (un peu), en essayant (beaucoup), en me trompant (souvent) et je fouine sur le net qui regorge de patrons, de techniques, de tutoriels et d’aides pratiques pour tout ou presque. Une mine d’or !

 

Aujourd’hui, un sarouel.

J’en avais déjà fait un tout simple pour Caillou et pour ce faire, j’avais utilisé le patron et le tutoriel très gentiment mis à disposition par la blogueuse de Minuscule Infini et que vous pouvez retrouver directement en cliquant ici.
Il s’agit d’un sarouel évolutif et le patron va du 3 mois au 2 ans.

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Evidemment, je ne sais pas pourquoi, je préfère toujours me jeter dans le compliqué d’abord (ou disons pas dans le plus simple). Pour mémoire, je vous rappelle le coup du tipi. J’aurais pu me lancer dans un tipi classique avec un joli tissu, quelques ourlets et un simple nouage autour de 5 morceaux de bois. Mais non. Il a fallu faire un tipi réversible, avec les morceaux de bois intégrés dans les coutures et avec des appliqués. Ben oui sinon ce n’est pas drôle. Le goût du risque peut-être (enfin un risque à ma mesure hein 😉 ), l’excitation du challenge probablement, la satisfaction encore plus grande si la tâche demande un poil plus de travail et de défi sans doute.

Bref, en matière de couture ma devise semble être : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Du coup j’ai rapidement voulu faire un autre sarouel.
Pour Marmouset cette fois : « oui mais avec le devant différent du derrière et puis avec des poches et avec du passepoil les poches aussi parce que c’est beau et que j’ai découvert ça récemment sur le net et puis ça n’a pas l’air si difficile à poser tu sais Paparaignée, j’ai bien envie d’essayer pour voir ». Et Paparaignée d’acquiescer en écoutant d’une oreille, ne comprenant pas pourquoi je ne fais pas plus simple et sachant pertinemment que je n’en ferai qu’à ma tête de toute façon.
En clair, je m’emballe, je m’emballe et comme en plus la patience n’est jamais pas toujours mon fort, je me lance toujours directement dans le beau tissu commandé, sans essai au préalable. Et advienne que pourra !

 

Adaptation du patron du sarouel pour un plus grand

J’ai donc repris le patron du sarouel évolutif de Minuscule Infini car l’essai pour Caillou m’avait bien plu.
Le patron s’arrêtant au 2 ans, je l’ai donc légèrement adapté car Marmouset, 28 mois, taille du 3 voire 4 ans. Je ne sais pas combien il mesure et pèse mais au rendez-vous pédiatre des 2 ans, il y a 4 mois donc, il mesurait 94 cm pour 13,6 kg. C’est un enfant plutôt grand et assez fin.
Je n’ai donc pas modifié le sarouel taille 2 ans en largeur car je le préfère un peu plus ajusté plutôt que très bouffant, notamment pour les plus grands. J’ai simplement ajouté un peu de longueur :  4 cm exactement au bas de chaque jambe (j’ai utilisé un de ses pantalons comme point de comparaison).
Ce qui m’a donné ceci.

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Choix du tissu

Je suis tombée par hasard sur un tissu aux motifs « macareux » sur le net et Marmouset adorant cet animal (je vous expliquerai très prochainement d’où lui vient cette passion), j’ai craqué mais je ne voulais pas un sarouel entièrement dans ce tissu, je trouvais que mettre un tissu uni à l’arrière faisait moins chargé, plus « grand enfant », plus « stylé » si on peut dire ça, enfin je ne sais pas trop mais ça me plaisait bien.
Pour ce faire, rien de plus simple, il suffit de suivre le tutoriel de Minuscule Infini sauf qu’à l’étape 2, on trace le contour du patron dans deux tissus différents. Jusque là pas trop de risques.

L’affaire s’est un peu corsée lorsque j’ai décidé que je voulais ajouter des poches. Pour garder une harmonie, j’ai décidé de les faire dans le même tissu que l’arrière du sarouel. Après un tour sur Pinterest (ça y est je suis devenue accro moi aussi), j’ai vu des modèles de robes à poches passepoilées, j’ai donc voulu utiliser moi aussi du passepoil car cela me semblait assez simple et vraiment très joli.

 

Comment ajouter des poches passepoilées à votre sarouel ?

Pour la forme des poches, je me suis basée sur le modèle sarouel version fausses poches de Minuscule infini, vous pouvez le trouver ici (au bas de son article). Mais je voulais des vraies poches. Oui, je sais, à l’âge où Marmouset s’extasie devant un caillou, une brindille, une coquille d’escargot ou un marron, c’est un peu tendre le bâton pour me faire battre que de lui faire des vraies poches car désormais son vœu de garder avec lui ces dizaines de trésors trouvés ça et là va être exaucé et je risque de devoir vider ses poches remplies chaque soir.
Oui, c’est vrai, mais un jour, il sera grand et je regretterai le temps où la plus simple et insignifiante des petites choses lui paraissait un trésor extraordinaire ou un sujet d’observation passionnée. Alors, je peux bien lui faire ce petit plaisir.
Les poches doivent être cousues avant d’assembler les différents morceaux du sarouel.

Etape 1 : évider l’emplacement des poches
On trace et on découpe l’emplacement des poches sur la face avant du sarouel. Pour que ce soit bien symétrique, il suffit d’avoir plié la face avant du sarouel en deux, on dessine donc une seule poche et lorsque l’on découpe, on le fait dans les deux épaisseurs ça découpe aussi la seconde poche. On garde les poches que l’on a découpées pour s’en servir comme gabarit.

– Etape 2 : dessiner les poches
On place une des poches découpées sur le tissu que l’on souhaite utiliser. On en fait le contour, ce sera la partie visible de la poche. Autour de cette partie visible, on dessine la poche. J’ai fait un peu comme je le sentais pour la forme, disons que j’ai fait un contour plus large en bas de sorte qu’il puisse y mettre la main ou quelques trésors. (Attention, il y aura des coutures donc la poche sera plus petite que votre dessin).
Pour le côté gauche, il faut que ça suive le bord du sarouel, j’ai repris mon patron pour ce faire.
(Sur les photos, on a l’impression que j’ai changé de tissu mais non c’est juste l’effet du flash)
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– Etape 3 : Découper les poches
On plie le tissu en deux pour qu’à la découpe, on se retrouve avec deux poches identiques. ça évite de dessiner à nouveau.
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On découpe la partie visible sur l’un des morceau (puisqu’on l’avait tracé, c’est facile). On se retrouve avec deux morceaux qui constitueront une seule et même poche. La partie évidée est la partie avant de la poche, la partie pleine est la partie arrière. On recommence donc l’opération pour avoir notre deuxième poche.

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– Etape  4 : Coudre le passepoil
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On coud le passepoil sur l’endroit du sarouel le long de la découpe de la poche. Pour coudre le passepoil, j’ai utilisé cette vidéo très bien faite. Comme préconisé, j’ai utilisé le pied ganseur de la machine à coudre (celui qui sert pour les fermetures éclairs) et ça fonctionne vraiment très bien !

 

 

 

– Etape 5 : coudre la partie avant de la poche
Une fois le passepoil cousu au sarouel, on épingle la partie avant de la poche (c’est celle qui est évidée) sur le passepoil et on coud le long du passepoil. La poche est placée endroit contre endroit sur le sarouel.
On crante avec des ciseaux la partie qui dépasse et on retourne la poche pour la placer à l’arrière du sarouel. En repassant le tout, elle va bien se placer.


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On obtient donc ceci.

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En principe, il faudrait réaliser une couture droite à quelques millimètres du passepoil de l’autre côté (côté endroit du sarouel). Je n’y ai pas pensé et ça ne pose pas trop de problème mais parfois, quand Marmouset remue beaucoup, au bout d’un moment, la poche peut avoir tendance à ressortir un peu, j’imagine que cette couture aurait aidé à mieux la maintenir.

– Etape 6 : coudre la partie arrière de la poche
On épingle la seconde partie de la poche (partie arrière) sur la première (partie avant), endroit de la poche contre endroit de la poche. On coud (ici, mon tissu est du jersey, j’ai utilisé un point zigzag trois points). Pensez à remettre votre pied classique si vous aviez utilisé le pied ganseur.
Attention de ne pas coudre le sarouel avec !
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La poche est terminée. On recommence pour l’autre poche.

Une fois les poches cousues, il n’y a plus qu’à continuer les étapes du tutoriel du sarouel évolutif de Minuscule Infini.

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Ceinture et chevilles

J’ai apporté une dernière modification. J’ai voulu réduire en hauteur les bandes bord-côte de la taille et des chevilles ce qui le rend moins évolutif puisque de ce fait, on ne va pas forcément replier ces bandes (ou moins).
Pour la taille, j’ai découpé une bande de 40 cm de long sur 16 cm de haut.
Le tour de taille de Marmouset étant de 50 cm, j’ai en fait enlevé 10 cm mais j’aurais pu enlever plus car c’était encore un peu lâche à mon goût, mon bord-côte étant très extensible. Du coup, je n’ai pas voulu tout découdre, j’ai enfilé un cordon en faisant deux trous dans la ceinture ce qui me permet d’ajuster le sarouel au mieux.
Pour les chevilles, j’ai découpé des bandes de 15 cm de long sur 16 cm de haut.
Ici, à l’inverse, j’aurais pu ajouter quelques centimètres en longueur, ça passe mais il ne faudrait pas que ce soit plus serré.

Et voilà un joli sarouel terminé et un Marmouset rhabillé qui peut se pavaner dans le métro !

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Les tissus viennent tous de chez Ty florian Boutik.
– le tissu « macareux » : Sweat bouclette bio Andrea Lauren puffin
– le tissu arrière :Jersey/Interlock Coton Birch Fabrics « bleu nuit » 

– la ceinture et les chevilles : bord-côte bio Paapii maille fine
Le passepoil rouge vient de chez MamZelle Fourmi 

Merci à Minsucule Infini pour la mise à disposition de ses patrons et ses tutoriels complets !

{Projet 52, semaine 24} Mains

Pour cette semaine 24 du Projet 52, pas de longs discours, juste une photo pour revenir à l’essence même du projet et surtout parce qu’elle se suffira à elle-même, le thème « mains » me l’ayant immédiatement imposée.

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Un de ces moments, où quand il m’arrive de leur conter une histoire dans notre lit et qu’ils finissent par s’y endormir, des images empreintes de douceur, de complicité et de sérénité naissent instantanément.

{Projet 52, semaine 23} Apéro

Encore une fois, je suis en retard pour le Projet 52.
Cette fois la raison n’est pas un emploi du temps chargé ou deux monstrouilles en devenir (et pourtant ça pourrait) mais un véritable blocage sur la semaine 23 avec son thème « apéro ».
J’hésite à vous faire part de mon cheminement pour arriver à la pitoyable photo que vous trouverez au bas de l’article car je ne sais pas si cela va achever d’enfoncer le clou ou permettre de sauver quelques meubles, mais je tente.

La raison du blocage, c’est que ces dernières semaines, le temps n’était pas très propice à sortir, à inviter et donc à faire des apéros entre amis. Le manque de soleil et l’emploi du temps chargé (ah je savais bien que cette excuse apparaîtrait à un moment ou à un autre 😉 ) n’amènent pas la fête.
Alors oui, il peut nous arriver de nous faire des apéros, entre nous, à deux donc mais ça ne ressemble pas beaucoup à de véritables apéros conviviaux (ben déjà on est deux donc on a connu mieux niveau ambiance de ouf). Bon, après tout, pas besoin d’être nombreux pour se faire un petit apéritif mais depuis les enfants, il faut bien l’avouer, l’apéro consiste plutôt à boire un jus de fruit vite fait et à tenter de manger des rondelles de saucisson en cachette pour ne pas que Marmouset nous voie et en réclame ou à nous bourrer de cacahuètes et pistaches pour combler notre faim entre nos relais pour tenter d’endormir Caillou 😉

Et finalement, j’ai eu comme un doute. Je me suis penchée un peu plus sur la définition du nom « apéritif » et j’ai constaté que ce n’était pas tout un ensemble de boissons diverses et variées et de petits gâteaux, rondelles de saucisson, petites tomates et autres joyeusetés que l’on se plaît à grignoter entre amis avant un repas. Non, en fait, la définition véritable réduit l’apéritif à « une boisson alcoolisée censée ouvrir l’appétit« .

Alors, là c’est encore plus difficile de trouver une photo puisque je n’aime quasiment aucun alcool à part le cidre, (non, ne me dites pas que ce n’est pas de l’alcool), et la mirabelle, (ben oui je suis Vosgienne d’origine quand même, je dois faire honneur à mon « pays » et en cas de mal de gorge, c’est radical 😉 ). Et en ce qui concerne Paparaignée, ben du coup, il ne va pas se prendre un alcool tout seul, il n’en est pas encore là.

Bref, du coup, je crois qu’on ne fera pas pire photo mais dans un moment de désespoir absolu (oui mes préoccupations sont existentielles), j’ai vu ça lors d’un banal passage dans un magasin de surgelés bien connu et j’ai dégainé l’appareil photo.

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Le pire étant, je crois, que sur le moment, j’étais assez fière de moi (mais rassurez-vous la honte se planquait juste derrière et elle s’est vite montrée 😉 ).

 

L’avion avec deux petits : pourquoi, comment ?

Il y a un peu plus de 5 mois, nous avions prévu de rejoindre une partie de notre famille pour les fêtes.
Caillou allait avoir tout juste un mois et Marmouset n’avait pas encore 2 ans.
Sans enfant, nous avions l’habitude de prendre le train ou éventuellement de louer une voiture (puisque nous n’en possédons pas) mais désormais, avec deux petits, les presque 700 km à parcourir pour retrouver la famille nous paraissent beaucoup moins aisés et la réflexion quand au moyen de transport le plus adapté est de mise.

Et c’est finalement l’avion qui a reçu notre faveur.

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L’avion avec deux petits : 4 avantages.
Je dois bien l’avouer, prendre l’avion pour effectuer un trajet en France, ce n’est pas très raccord avec mon côté écolo. Mais j’ai dû me faire une raison et ce sera donc l’entorse à mes principes car l’avion a de forts avantages lorsque l’on a des enfants en bas-âge.

 

– Un gain d’argent

Oui, je ne l’aurais pas cru il y a encore quelques années mais l’avion est désormais souvent moins cher que le train (c’est fou quand on y pense !), même lorsque l’on s’y prend à la dernière minute ou presque.
Avec le métier de Paparaignée, on ne peut jamais trop savoir quand il aura ses vacances, s’il aura son week-end, si finalement il ne devra pas travailler… et puis en période hivernale, on ne sait jamais si les enfants ne vont pas avoir la gastro ou la grippe pile au moment où on voulait partir alors les achats de billets de transport ou les locations de voiture se font souvent à la dernière minute.
Les tarifs de la SNCF ont considérablement augmenté surtout si on ne peut pas s’y prendre des mois à l’avance.
En louant une voiture, ce n’est guère mieux puisqu’en plus du prix de la location, il faudra compter les péages d’autoroute, l’essence, les repas sur le trajet et la location de sièges auto selon ce que l’on possède ou non. Au final, on ne doit pas être bien loin du prix d’un aller-retour en avion.

L’avion a également l’avantage d’être gratuit pour les moins de 2 ans, finalement c’est donc l’âge idéal pour trimbaler ses marmots 😉 L’enfant voyage alors sur les genoux de l’un de ses parents à l’aide d’une petite ceinture de sécurité accrochée à la sienne. Un petit coussin/oreiller est également fournit, très pratique pour caler un petit bébé ou pour donner le sein ou le biberon. 
Avec le train, c’est la même chose, c’est gratuit à condition que l’enfant voyage sur vos genoux. Alors je ne dis pas pour 30 minutes de train, mais pour plusieurs heures ! Déjà avec un, l’avoir à bras s’il n’est pas attaché n’est pas toujours simple mais j’imagine en plus la tête du voyageur assis à côté du parent qui, côté fenêtre, a son enfant sur les genoux qui va faire tomber des choses, vouloir marcher dans le couloir, aller faire pipi et j’en passe ! Tout un combat en perspective.

Autre point intéressant concernant l’avion, des passagers en plus, c’est plus de possibilité de bagages en cabine ! Et oui, et comme à cet âge, ils n’ont pas forcément besoin d’un bagage à eux (leurs affaires peuvent passer dans une valise commune par exemple), nous, en bons parents indignes que nous sommes, nous pouvons du coup en profiter. Plus obliger de bourrer son sac à main dans son sac à dos parce que ça fait deux sacs et que ça ne va pas.

Et pour couronner le tout, on a le droit, selon les compagnies, à un ou deux « équipements » gratuits par enfant. Une poussette, un cosy, un lit pliant, …, sachant que cosy/poussette peuvent compter pour un (même s’il ne se clipse pas dessus, après tout ils ne le savent pas).  Pour Air France, nous avons par exemple pu prendre le cosy et le lit pliant gratuitement. Pratique tout de même !

 

– Un gain de temps

On ne fait pas plus rapide que l’avion pour le moment (ici on attend la téléportation avec impatience 😉 ) et avec deux enfants en bas-âge, c’est un avantage considérable.

En voiture, entre les tétées, les repas, les pauses pipi ou change, les pauses pour se dégourdir, les pauses parce que ça pleure trop et on ne sait pas pourquoi mais il faut s’arrêter, … 5h de route peuvent rapidement se transformer en une journée entière. Surtout quand les enfants ne savent pas encore s’occuper seuls et pour une longue durée en lisant, en jouant à un jeu de société sans perdre la moitié des jetons dans la voiture ou en dessinant et coloriant plus de 5 minutes. Sans compter qu’avec la voiture, il faudra partir à des horaires invraisemblables ou amputer le séjour d’un ou deux jours pour éviter les bouchons. Chouette, le séjour consistera donc pour moitié à faire de la route. L’avion ne connaît pas les embouteillages lui !
Quand au train, certes, il ne s’arrête pas et on peut donc tout faire à l’intérieur mais si le trajet est vraiment long, il faudra réussir encore une fois à occuper l’enfant en bas-âge. Et autant Marmouset s’endort en voiture, autant en train, depuis qu’il a un peu plus d’un an, on peut toujours courir (ben c’est ce qu’on fait d’ailleurs puisqu’il préfère déambuler dans l’allée, c’est bien plus drôle).

Bref, moins de temps en transport, c’est plus de temps pour profiter de la famille ou des amis ou juste des vacances !

 

– Un gain d’énergie

L’avion évite de devoir encaisser le stress et la fatigue de la route. Et ça, ce n’est encore une fois pas négligeable. On part en vacances, si on arrive dans tous nos états , le séjour commence bien !

Conduire, ça fatigue. Conduire avec des enfants en bas-âge, ça anéantit. La fatigue n’est pas juste liée à la conduite mais aussi à ces magnifiques êtres plein d’amour et de surprises que sont les enfants : le meilleur exemple reste à mon sens la joie du caca effectué juste après la sortie d’aire d’autoroute  (chouette la prochaine est à 10 km, l’odeur et les pleurs vont surement avoir raison de nous avant).

L’avion est également moins fatigant que le train car plus rapide et même si l’attente est plus longue avant, c’est tout à fait gérable car l’aéroport regorge d’activités toutes trouvées dont je vous parlerai plus bas. Avec le train, on peut devoir affronter le difficile moment des correspondances (avec deux enfants, des bagages, une poussette, un lit pliant et j’en passe, si le changement doit se faire en moins de 10 minutes, on risque la crise cardiaque) et selon la destination, on peut se retrouver confronté à un nombre limité de trains dans la journée ou placés à des horaires qui ne sont pas toujours les meilleurs pour les petits (je ne sais pas vous mais ici, si on arrive après l’heure du coucher, c’est la mégaexcitation de folie suivi de la mégacrise dont tu te passerais bien à ton arrivée en vacances).

Bref pour éviter un séjour pourri, l’avion c’est mieux ! Enfin, si vous partez dans votre famille et en plus pour les fêtes, je devrais dire pour atténuer un séjour pourri car ne vous leurrer pas, un enfant en bas-âge qui change de logement, d’habitudes, d’horaires, qui saute des siestes, qui voit une vingtaine de personnes en peu de jours dont il ne se rappelait pas la moitié, … est un autre enfant. Ce n’est plus le votre, quelqu’un s’est vraisemblablement emparé de son corps qui rentre en crise à la moindre occasion et transforme vos jours de repos en test de survie en milieu hostile  (tremble Mike Horn, tes aventures, c’est de la rigolade à côté de ça 😉 ). Qui plus est, personne ne vous croit plus quand vous assurez que « si si à la maison, il est super mignon et tout se passe bien » 😉

 

– Un gain de place et un retour à l’essentiel

Forcément quand on ne part pas en voiture, on doit réduire les bagages au maximum et ne prendre que l’essentiel.
J’avoue qu’avec une voiture, j’aurais tendance à emporter toute la maison, prendre des « au cas où » que je n’utilise finalement jamais, emporter le super jouet trop beau que je veux montrer à tout le monde mais dont l’enfant n’aura que faire,  ou le transat hyper perfectionné qui ne servira pas car bébé passera de bras en bras 😉
Avec l’avion, nous sommes bien obligés de faire le tri, de penser autrement, voire de laisser une place à l’improvisation.

Actuellement pour moins d’une semaine, on utilise une petite valise et deux petits sacs à dos pour 4 (et avec ça on arrive quand même à prendre le nécessaire de survie du Paparaignée geek, à savoir ordinateur, tablette et téléphones). Forcément, ça implique de faire des concessions. Non je ne pourrai pas montrer toutes les mignonnes tenues des garçons. Oui je dois essayer de prévoir la paire de chaussures qui va avec tout, suffisamment jolie pour aller en ville, suffisamment pratique pour marcher en forêt (quel défi, parfois je fais même l’impasse sur le sac à main, la vie est dure 😉 ).

Et il faut bien le dire, les enfants prennent maintenant plus de place que nous dans la valise (enfin leurs effets personnels hein, parce que je ne mets pas les enfants dans des valises, ça nous obligerait à payer des frais de bagages supplémentaires 😉 ).

 

Bref, l’avion, une évidence !


Et si comme moi, vous aviez un peu d’appréhension à prendre l’avion avec deux petits, vous allez vite comprendre qu’en fait, cela se fait sans problème avec juste un peu d’organisation.

Huit conseils pour que tout se passe au mieux

  • Prévoir le trajet maison/aéroport
    Et pour cela, il y a un service très pratique : le FamilyCab, un taxi famille en somme. Le prix sera le même que pour un taxi normal et il vous suffit de préciser de quel type d’équipement vous avez besoin (siège bébé, siège enfant). Au retour, vous trouverez ces taxis sans problème à l’aéroport, même pas besoin de les réservez à l’avance, il y a toujours ce qu’il faut avec tous les équipements possibles.
  • Penser à faire une carte d’identité pour chacun de vos enfants.
    Oui même si l’enfant a deux mois, que la couleur de ses yeux n’est pas fixée, que lui faire faire une photo au photomaton relève du défi, qu’il n’aura plus du tout la même tête dans peu de temps et qu’il aura l’air malin à 10 ans avec sa tête d’un mois de vie sur sa carte d’identité encore valable. La carte d’identité est maintenant obligatoire. Pour les fêtes, nous n’avions que le livret de famille, nous avons eu de la chance, ça n’a pas posé de problème (la magie de Noël, …) mais on peut tomber sur une personne intransigeante sur ce point. C’est d’ailleurs maintenant bien précisé sur les sites des compagnies, le livret de famille ne suffit plus.
  • Posséder une écharpe de portage ou autre moyen de portage (préformé, sling, …)
    On ne vous autorisera pas (selon la compagnie) à vous rendre en poussette jusqu’à l’avion. Chez Air France, par exemple, il a fallu laisser notre cosy au niveau de l’enregistrement des bagages. De fait, lorsque l’on a un petit qui ne marche pas, si on doit le porter à bras jusqu’à ce qu’on soit dans l’avion, on peut vite fatiguer au vue de l’attente avant l’embarquement. Surtout s’il gigote, si on a une valise à tirer, un autre enfant à surveiller,….
    Bref, l’écharpe, le top ! Un moyen de portage préformé ou un sling peut-être encore mieux puisque cela vous évitera de devoir défaire et refaire sans arrêt des noeuds lors du dépôt de la poussette, des passages au contrôle (car selon l’aéroport et la
    sécurité, on vous fera tout dénouer et ôter ou non) et de l’installation dans l’avion. L’avantage de l’écharpe : si vous ne la pratiquez pas souvent ou depuis peu, vous deviendrai expert(e) du nouage en quelques heures 😉 Attention, dans l’avion, vous ne pouvez pas garder votre petit en écharpe contre vous pour des raisons de sécurité, il vous faudra le détacher pour l’attacher à vous avec sa petite ceinture.

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  • Se faire prêter si possible le maximum  d’équipement sur place lors de votre séjour
    Lit, poussette, siège auto, …

    Si votre famille ou vos amis peuvent s’organiser, emprunter, ou possèdent déjà tout cela, c’est toujours ça de pris comme on dit. Vous allez déjà devoir courir après un ou au pire deux enfants (oui les aéroports sont de fabuleux terrains de jeu), si en plus vous avez 15 bagages, ça ne va pas être facile à moins d’emporter un groom avec vous. Vous pouvez aussi parfois louer du matériel sur place. En effet, des agences de location de matériel de puériculture commence à fleurir un peu partout, en particulier dans les grandes villes. Il existe même des sites pour louer du matériel entre particuliers comme AlloVoisins.
  • Ne pas trop se charger pour l’aéroport et l’avion (en particulier en terme de jouets)
    Prévoir un petit sac à dos avec l’essentiel : de quoi changer les enfants, de quoi les nourrir et de quoi les occuper un peu.
    Quelques jouets pratiques, oubliez les jouets imposants, les jouets en plusieurs morceaux qui vont se perdre, le super jouet qui fait un maximum de bruit (car il vous fera aussi un maximum d’ennemis). Pour un court voyage, un livre de coloriage et trois ou quatre crayons, un ou deux livres petit format et un doudou (s’il en a un) suffiront pour un grand bébé. Pour un plus petit, un petit jouet à mordre, un doudou et/ou un hochet avec un bruit léger par exemple. Pour un nourrisson, une tétine s’il en a une, maman et/ou papa pour se blottir et rien d’autre.
    Ne paniquez pas pour l’attente à l’aéroport, il regorge d’activités (même où vous ne les attendez pas) et votre enfant ne risque pas de s’ennuyer :
    – aire de jeu pour se défouler (le seul problème, anticiper le temps qu’il vous faudra pour en décoller l’enfant)

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– piano en libre accès (il y a toujours quelqu’un qui passe jouer et même quand votre enfant joue, le son reste agréable, ça doit être conçu pour, ouf)

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– presse (pour éventuellement acheter un livre ou un coloriage)
– baies vitrées propices à l’observation des avions (et ça, ça peut déjà prendre un certain temps),
– longs couloirs où courir, escaliers à grimper ou à descendre, sièges à escalader

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– endroits où prendre des pauses de « goss beau » pour que maman puisse prendre des photos trop classes

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– et des dizaines de choses à observer (vous pouvez même réussir à y mettre une pointe de pédagogie dis donc, compter, dire les couleurs, … histoire de moins culpabiliser quand vous sortirez la tablette 😉 )Et une fois dans l’avion :
– observer le sol et les maisons qui deviennent de plus en plus petites

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– observer les nuages

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– faire des coucous à maman ou papa ou à d’autres à travers les sièges. Oui car, en principe, avec deux enfants de moins de 2 ans, vous serez placés l’un derrière l’autre. J’imagine que c’est pour qu’il n’y ait pas trop de monde dans une même rangée en cas d’évacuation puisque chaque enfant doit être accroché sur les genoux d’un adulte.
– grignoter les petits en-cas offerts à bord (oui même pour un voyage d’une heure chez Air France)

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  • Utiliser une tablette et ne pas culpabiliser
    S’il y a bien un moment où vous avez le droit de les abreuver de dessins animés et autres joyeusetés visuelles, c’est maintenant. C’est magique, ça aide à faire passer le temps et accessoirement ça soulage oreilles et bras des parents. Dans un même temps, vous soulagerez également les oreilles de tous les autres passagers qui certes peuvent éventuellement vous regarder d’un oeil malveillant (« quelle mère indigne, déjà la tablette à cet âge ! ») mais qui pour la plupart vous regarderont avec un oeil compatissant et rassuré sur leurs propres pratiques (« ah moi aussi je fais comme ça, c’est bien quand même hein ? »). De toute façon, on fait bien ce que l’on veut non mais oh !
    Ah, et si vous voulez éviter le son, il existe des tas de petits dessins animés sans paroles et pour n’en citer qu’un, notre préféré : La petite taupe.

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  •  Avoir une tétine, un biberon ou un sein prêt à être dégainé
    Très pratique pour aider votre enfant à se déboucher les oreilles notamment lors du décollage mais aussi lorsqu’il en ressentira le besoin et vous le fera savoir en se plaignant (en hurlant en fait). En effet, en avion, le changement de pression peut-être un peu gênant pour certains enfants et ils ne savent pas ou ne peuvent pas encore comprendre qu’il faut bailler ou déglutir pour l’éviter. Téter va donc instantanément leur faire faire le bon geste. Pour les plus grands où ceux qui n’ont pas de tétine, manger ou boire aura le même effet (tout ce qui permet d’avaler en fait).
  • Ne pas stresser, prendre suffisamment d’avance et voir le positif
    Oui vous devrez prendre une heure minimum de plus que d’habitude pour être sûre d’être à l’heure pour le vol mais du coup vous ne ferez pas la queue puisque vous serez les premiers à l’enregistrement des bagages et vous n’attendrez pas au moment de l’embarquement puisque vous faites désormais partie de la classe privilégiée des « speedy boarding » sans devoir payer un supplément ! Votre supplément, c’est votre enfant ;). Profitez-en, rares sont les moments de votre vie où vous aurez enfin le droit de griller allègrement tout le monde et de vous prendre pour une VIP sans vous faire huer.

BON VOYAGE


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Gâteau au pamplemousse

Un moment que l’on n’avait pas fait un gâteau.
Des quiches, des omelettes, des gratins, oui, (bref, des plats où il faut casser des oeufs, l’activité préférée de Marmouset). Mais des gâteaux non.

Marmouset n’est pas très gâteau, moi non plus.
Je préfère de loin le salé, et Marmouset, en digne fils de sa mère, aussi. Il réclame rarement des bonbons, en revanche, il peut se mettre dans des états pas possibles (que toi tu crois qu’il s’est cassé un truc ou qu’il y a eu un drame) pour un morceau de jambon ou de fromage.

Bref, on a tout de même fait un gâteau parce qu’on aime peut-être pas trop les manger, mais les faire oui :)
Un gâteau au pamplemousse.

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L’idée est venue d’un constat simple : nous avions deux pamplemousses. N’en attendez pas plus, c’est aussi bête que ça 😉
Sauf que les pamplemousses, je n’aime pas ça, Paparaignée n’est pas fan non plus et Marmouset n’en a jamais vraiment goûtés. Pas sûre qu’il apprécie l’amertume du fruit mangé tel quel, je n’avais pas envie de prendre le risque et de l’en dégoûter à tout jamais.

Mais pourquoi diable avions-nous donc des pamplemousses alors ?
On ne va pas se mentir. Je pourrais vous raconter que je suis cette mère parfaite qui tente de faire découvrir toutes les saveurs à ses enfants et qui fait de magnifiques plats variés et équilibrés chaque jour mais soyons honnêtes, il y avait deux pamplemousses dans le panier bio de la semaine, je n’allais pas les jeter tout de même (mais je suis tout de même cette mère parfaite qui varie les types de pâtes chaque soir 😉 ).

Je me suis donc dit que le meilleur moyen de réussir à ingérer cette amertume était de la camoufler dans un gâteau.

Voici donc la recette du gâteau au pamplemousse

Ingrédients
– 2 pamplemousses non traités
– 200 grammes de poudre d’amandes
– 150 grammes de sucre
– 2 oeufs
– 1 bonne cuillère à soupe d’huile

Etapes
Prélever une petite cuillère à café de zeste de pamplemousse
Récupérer la pulpe des pamplemousses

Mixer le sucre, les oeufs, le zeste et la pulpe de pamplemousse
Ajouter la poudre d’amandes et l’huile et mélanger
Beurrer généreusement un moule classique  ou utiliser un moule en silicone car la préparation risque d’accrocher plus qu’un gâteau habituel
Mettre au four 45 minutes à 180 °

 

Pour être honnête, je trouve que ce gâteau a un aspect agréable, il est croustillant autour et moelleux à l’intérieur mais l’amertume est encore un peu trop présente à mon goût. On mange un morceau, c’est agréable et une fois avalé, l’amertume se fait sentir. Un pamplemousse me semble donc largement suffisant. Mais c’est sûrement selon les goûts de chacun.