Une matinée d’école en début d’année

Quelques jours après la rentrée, une matinée d’école comme toutes les autres en début d’année.

Aujourd’hui, comme chaque jour, je suis arrivée à huit heures moins dix.
J’ai voulu imprimer mon cahier journal (l’emploi du temps de la journée) et quelques autres documents, j’ai attendu 10 minutes (qui m’ont paru 3 heures) qu’un ordinateur de la salle informatique veuille bien s’allumer et soit prêt pour mes impressions. L’impression n’est pas sortie. J’ai regardé l’écran de l’imprimante, il indiquait « bourrage papier ».
J’ai ouvert le capot avant, je n’ai pas vu de papier, j’ai ouvert le capot arrière, je n’ai pas vu de papier, j’ai ouvert l’imprimante par la partie scanner au-dessus, je n’ai pas vu de papier, j’ai ouvert le tiroir à papier, il y avait du papier placé correctement. J’ai appuyé sur « ok » pour lancer mon impression, « bourrage papier » s’affichait toujours, j’ai checké à nouveau tous les endroits possibles de la machine avec la lampe de mon téléphone portable. Je n’ai rien trouvé.
J’ai débranché la machine, je l’ai rebranchée, il n’y avait plus de bourrage papier, mes impressions se sont lancées. Il ne me restait plus que 10 minutes avant que les enfants n’arrivent. Rien n’était prêt mais j’avais mon emploi du temps sous les yeux.

J’ai allumé la plastifieuse, je suis partie dans ma classe préparer le reste pendant qu’elle chauffait. 
J’ai sorti des feuilles et des crayons de couleurs sur une table. Je n’ai rien sorti d’autres car les enfants savent ce qu’ils peuvent prendre ou non dans les étagères et le font seuls. 
J’ai placé le tableau des présence au bon endroit.
J’ai relu mon cahier journal. J’ai préparé à toute vitesse la peinture, les feuilles pour la peinture, le matériel pour les activités du matin, j’ai massicoté, dessiné, écrit, organisé. Tout était prêt. J’avais oublié la plastifieuse. C’était trop tard pour plastifier, je suis allée éteindre la plastifieuse et me suis dit que je ferais tout ça à midi.

J’ai checké les derniers détails de mon environnement de classe pour vérifier que tout était à sa place, ordonné, propre et le rendre le plus accueillant possible. J’ai pris ma fiche pour pouvoir cocher qui irait à la cantine, au TAP (activités) et au goûter.
J’étais déjà fatiguée 😉

Il était 8h20
Et les enfants sont arrivés.


F* est arrivé le premier avec sa maman.
J’ai dit « Bonjour F* ».
Il m’a sauté dans les bras avec un grand sourire, ça m’a fait plaisir. Sa maman m’a demandé si ce n’était pas trop difficile comme il ne parlait pas le français. Je lui ai dit qu’il n’y avait pas de problème, que ce n’était pas le seul, qu’on se comprenait quand même et qu’il parlerait très vite, que j’avais l’habitude. Sa maman a eu l’air rassurée, ils sont entrés dans la classe. 

L* est arrivée à son tour.
J’ai dit « Bonjour L* » et L* m’a répondu « Bonjour maîtresse ». La maman de L* m’a donné les indications cantine/tap/goûter puis ils sont entrés dans la classe.

S* est arrivée.
J’ai dit « Bonjour S* ».
S* s’est cachée derrière le pantalon de sa maman comme trois autres enfants par la suite.
J’ai dit « Mais S* n’est pas là aujourd’hui ? » d’un air amusé et probablement idiot pour détendre l’atmosphère et faire comme s’il s’agissait d’un jeu, je ne suis pas sûre que ça ait fonctionné mais S* est entrée dans la classe.

Q* est arrivé.
J’ai dit « Bonjour Q* ».
Il m’a regardé, il a pleuré et il s’est agrippé à sa mère. Je me suis effacée. Ils sont entrés dans la classe. 

C* est arrivé.
Il serrait son doudou très fort. J’ai dit avec un air extasié et probablement idiot « Bonjour C*, Ooooooh le beau doudou, il est beau dis donc, comment il s’appelle ?
C* a gardé son pouce dans sa bouche, il a regardé son doudou, il m’a regardé, il a du se demander pourquoi je l’embêtais et il n’a rien dit. Je les ai fait entrer dans la classe.
R* est arrivée.
J’ai dit « Bonjour R* ».
R* n’a rien dit. Sa maman avait l’air gênée. Elle lui a dit « D*, tu dis bonjour ! » J’ai dit que c’était normal et que ce n’était pas grave, qu’on se dirait bonjour après et ils sont entrés dans la classe. 

D* est arrivé dans la classe,.
Il pleurait déjà mais je lui ai quand même dit bonjour. Son grand-père m’a demandé en espagnol a quelle heure il fallait venir le chercher, j’ai répondu en espagnol.
Z* est arrivé.

Je lui ai dit bonjour et il m’a répondu.
Sa maman m’a demandé à quelle heure elle devait venir rechercher son fils.
J’ai dit que ça dépendait, que si elle pouvait venir à 11h30 c’était mieux pour qu’il s’adapte doucement. Elle m’a dit qu’elle pouvait. Elle m’a demandé pour les autres jours, j’ai expliqué, assez fort pour que tous les autres parents qui attendaient derrière entendent que ça dépendait de l’enfant, s’il s’adaptait rapidement ou si c’était encore difficile. Que pour ceux pour qui c’est difficile, s’ils ne peuvent faire que la matinée au début c’est bien.
A* est arrivée, elle pleurait.
J’ai demandé à A si elle voulait la bouteille magique, elle m’a dit oui, je lui ai donné la bouteille magique, elle a arrêté de pleurer aussitôt. 

W* est arrivé, il pleurait.
Je me suis dit que j’aurais du faire d’autres bouteilles magiques.
P* est arrivé.

Je l’ai salué. Son papa m’a dit qu’il mangeait à la cantine et m’a demandé à quelle heure il devait venir après. Je lui ai dit que ça dépendait, qu’aujourd’hui c’était mardi et que le mardi et le vendredi, c’était 15h sauf s’il restait aux TAP qu’on appelait l’année dernière les ARE mais que ça avait changé de nom, bref les activités avec les animateurs et qu’après c’était 16h30 sauf s’il restait au goûter, auquel cas, il pouvait venir à partir de 17h15 jusque 18h30. Il m’a regardé, il avait l’air perdu. J’ai compati. J’ai pensé que moi-même je n’étais pas sûre d’avoir tout compris.
J’ai réexpliqué calmement et le plus clairement possible à tous car la question de ce papa en avait alerté d’autres.
Tous sont entrés dans la classe.

Les parents sont repartis progressivement en me souhaitant une bonne journée.
Certains m’ont appelée au secours pour cause d’enfants agrippés à leur jambe, j’ai donné la main et comme je n’en avais plus assez j’ai prêté mes jambes pour qu’ils s’agrippent. J’ai proposé à ces enfants des activités et je les ai aidés à s’installer. Certains sont restés agrippés à ma jambe. Certains pleuraient encore, j’ai tâcher de les divertir comme je pouvais et ça a marché, la plupart du temps. Il restait encore des parents dans la classe, inquiets de voir leur enfant en larmes et ne sachant comment partir. J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai dû arracher deux enfants aux bras de leur maman et ça m’a fendu le coeur, les mamans sont vite parties. J’ai fermé la porte pour éviter que certains ne s’échappent.
Tout le monde a arrêté de pleurer à coups de bouteille magique, de câlins, de distraction et parfois de promenade dans l’école avec l’ASEM pour aller voir les poissons de la gardienne.

Il était 8h40.
J’ai laissé les enfants se sentir à l’aise, choisir des activités, j’ai discuté avec certains, j’ai réglé des conflits, j’ai répété aux moyens trop agités de montrer l’exemple aux petits, j’ai donné des responsabilités, j’ai aidé à trouver son étiquette prénom, …
Tout le monde avait une activité ou poursuivait un travail.
F* a mangé la pâte à modeler, j’ai dû lui retirer de la bouche avec les doigts car il n’a pas compris qu’il fallait cracher. F* a ensuite dessiné sur la table, je lui ai donné une feuille puis il a jeté les crayons dans toute la classe et ça avait l’air de lui faire très plaisir, je l’ai invité à ramasser les crayons avec moi.
S* faisait une tour avec les solides géométriques et mettait des grands coups de poing dedans.
P* et L* jetaient les cartes de l’imagier de la classe partout dans le coin bibliothèque.
C* et A* se disputaient pour une activité.
W* faisait le dinosaure dans la classe.
Je me suis dit qu’il était temps de ranger.

Il était 9h20.
J’ai sonné le triangle.

J’ai aidé à ranger, j’ai séparé des enfants qui se disputaient pour ranger, j’ai expliqué qu’on ne rangeait pas l’activité de l’autre sauf s’il voulait bien de l’aide, j’ai rattrapé ceux qui couraient pour vite tenter de faire une autre activité, j’ai rappelé ceux déjà assis qui n’avaient pas rangé, j’ai montré pour la centième fois comment s’asseoir, je suis allée 20 fois récupérer ceux qui étaient repartis faire une activité. On a fini par réussir à tous s’asseoir.
J’ai salué tout le monde. j’ai récité une petite comptine, j’ai parlé un peu de ce qu’on allait faire dans la journée.
D* m’a dit qu’il n’allait pas à la cantine. Je savais qu’il y allait. Je lui ai dit que ce n’était pas l’heure de la cantine, que l’on verrait ça après et que je savais qui y allait et qui n’y ‘allait pas.
R* m’a dit qu’il n’allait pas à la cantine, j’ai répété ce que je venais de dire et je l’ai répété aussi aux 15 autres enfants qui m’ont dit qu’ils n’allaient pas à la cantine.

J’ai voulu reprendre le fil de ce que je disais avant.
M* m’a dit qu’un jour il avait eu un vélo rouge. Du coup L* m’a raconté qu’elle avait un vélo et que sa maman aussi. Tout le monde a voulu me parler de son vélo et d’autres choses qui n’avait rien à voir avec le vélo. J’ai expliqué qu’on pourrait se raconter tout ça en récréation. J’ai pensé que de toute manière, au moment de la récréation, ils auraient oublié.
J’ai voulu reprendre le fil de ce que je disais avant.
Q* s’est remis a pleuré, personne n’entendait plus ce que je disais. Je lui ai demandé s’il voulait la bouteille magique mais il n’en voulait pas. L’Asem de la classe est allée se promener dans l’école avec lui et avec une autre enfant qui pleurait car elle l’avait enlevée de ses genoux pour prendre Q*.
J’ai voulu reprendre le fil de ce que je disais avant.
Mais je ne savais plus de quoi j’étais en train de leur parler.

J’ai dit que j’allais leur lire une histoire.
W* s’est mis à répéter tout ce que je disais.
C* a dit : W* il répète maîtresse.
W* a dit que oui mais que C* n’était pas bien assise.
C* a dit que G* non plus n’était pas bien assis.
G* m’a dit que T* touchait aux puzzles.
J’ai expliqué que je ne voulais pas que les enfants rapportent sauf en cas de grand danger.
J’ai expliqué ce que c’était que « rapporter » et ce que c’était « qu’un grand danger ». On a donné des exemples.
J’ai voulu commencer l’histoire.
W* m’a dit que F* n’était pas assis correctement alors que lui même était debout.
J’ai dit a W* qu’il fallait avant tout qu’il s’occupe de lui même et pas des autres, que c’était déjà beaucoup de s’occuper de soi et que, moi, je m’occuperais du reste.
W* m’a dit que B* avait pris un jeton dans sa main.
J’ai hésité entre partir de la classe et me fâcher.
J’ai respiré, j’ai demandé de se taire pendant l’histoire.
L* a hurlé « chut tout le monde ».
J’ai dit a L* que c’était gentil de sa part de vouloir aider mais que c’était moi la maîtresse. J’ai demandé de se taire.
L* a froncé les sourcils et a crié, je lui ai dit qu’il semblait fâché et je lui ai donné la bouteille magique.

W* m’a dit que lui aussi il était fâché. J’ai dit à W* qu’on ferait plein de bouteilles magiques pour que chacun ait la sienne à la maison mais qu’en classe je savais reconnaître qui en avait le plus besoin et qu’il l’aurait quand il serait vraiment fâché ou triste.
J’ai respiré, j’ai commencé l’histoire.

Il était 10h.
J’ai dit qu’on allait aller en récréation jouer dans la cour.
J’ai demande à B* d’aller ranger les jetons qu’il avait mis dans sa poche car si tout le monde prenait le matériel de la classe, on ne pourrait plus faire les activités.
B* est allé ranger les jetons.
C* m’a apporté la pâte à modeler qu’elle avait mise dans sa poche.
N* m’a rendu les petites clés des cadenas d’une activité de la classe.
S* m’a rendu un objet qu’il avait pris dans la boîte de tri de couleurs.
D* s’est mis a pleuré, il m’a dit « La maîtresse, tu viens avec nous ? ». J’ai dit oui. Comme il n’était pas très sûr, il est resté accroché à ma jambe.

S* s’est mise à pleurer en hurlant qu’elle ne voulait pas aller à la cantine, je lui ai expliqué que ce n’était pas la cantine mais la récréation.
R* s’est mise à pleurer car elle avant entendu le mot « cantine ». Je lui ai dit qu’on allait en récréation et que de toute façon, elle ne mangeait pas à la cantine.
W*, D* et L* sont venus me dire qu’eux aussi ils ne mangeaient pas à la cantine, j’ai dit qu’on verrait ça après.
Il faisait très beau. J’ai dit que ce n’était pas la peine de prendre son gilet ou sa veste.
S* m’a dit qu’il n’arrivait pas à mettre son gilet.
J’ai dit que ça tombait bien car on n’en avait pas besoin.
C* m’a demandé si on mettait son gilet.
Je lui ai dit que j’avais déjà dit que c’était inutile.
P* m’a dit qu’il n’avait pas de gilet.
J’ai dit : « on se range et on y va »

Je me suis assise sur le banc de la cour.
A* a retrouvé son frère qui est dans l’autre classe, pendant la récréation, il pleurait. Du coup, elle s’est mise a pleurer aussi. Ils ont pleuré tous les deux sur mes genoux.
R* s’est mise contre moi et D* est resté agrippé à ma jambe.
On a tous fait un gros câlin et ça tombe bien, j’en avais besoin aussi.
Z* m’a demandé sa maman, j’ai dit que c’était bientôt l’heure.
F* m’a demandé sa maman, j’ai dit que c’était bientôt l’heure des mamans et des papas.
S* m’a demandé sa maman. Je n’ai pas osé lui dire qu’elle mangeait à la cantine, je lui ai dit que c’était bientôt l’heure.

I* m’a dit que L* l’avait tapé. J’ai demandé à I* comment il se sentait, il m’a dit qu’il se sentait triste, je lui dit qu’il devait le dire à L* et je l’ai accompagné.
A* a mordu un autre enfant, je suis allée lui parler.
D* a tapé un enfant, j’ai parlé à D.
S* m’a dit que le garçon vert lui avait marché dessus. Personne n’était habillé en vert. Je lui ai demandé de me le montrer car je ne trouvais pas le garçon vert, elle ne l’a pas trouvé non plus.  J’ai dit à S* que je le chercherais et que je lui dirais de faire attention.
J’ai réglé une quinzaine de disputes, appris à 10 enfants à exprimer leur ressenti, à 3 autres à courir en regardant devant soi, à ces 3 mêmes à aider s’ils avaient bousculé et j’ai fait au moins 12 bisous magiques.

Il était 10h30
On s’est rangé.
F* s’est caché sous le toboggan.
Le frère d’A* s’est enfui du rang de sa classe pour se mettre dans la mienne.
A* a pleuré encore plus fort.
S* est venue me dire qu’elle ne voulait pas aller à la cantine, j’ai expliqué qu’on n’allait pas à la cantine mais dans la salle de motricité.
J’ai essayé de faire une séance de relaxation.
Nous avons commencé par la détente du corps.
J’ai osé dire le mot « fesses ».
J’ai dû mettre fin à la séance de relaxation.
Je me suis consolée en me disant que le rire détendait aussi. 

Il était 11h.
Nous sommes remontés en classe.
Nous avons chanté.
F* a fait du bruit avec sa bouche et il a battu des mains, j’ai pensé qu’on partait de loin mais il avait l’air ravi et c’était déjà une victoire.

La dame de la cantine est arrivé.
R* a pleuré. Je lui ai expliqué qu’elle n’allait pas à la cantine. Elle a pleuré plus fort en me disant qu’elle n’allait pas à la cantine, je lui ai dit que je le savais, elle a pleuré quand même.

J’ai appelé les enfants qui allaient à la cantine.
D* s’est caché dans la classe.
R* a pleuré de nouveau, je lui ai dit que je ne l’avais pas appelée.
S* a hurlé et s’est débattue pour ne pas y aller. Je lui ai donné la bouteille magique, son doudou, un câlin, les genoux de notre asem mais elle pleurait encore. 

Je suis passée à la cantine leur faire un petit coucou, tout le monde mangeait de bon coeur. Personne ne pleurait.

J’étais lessivée.
Bref, c’était une matinée de classe comme toutes les autres et ce n’était que la matinée.

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{Projet 52, semaine 33} C’est tout doux

Quasiment 6 semaines de retard sur le Projet 52 !

C’est qu’en ce moment, un autre projet se prépare de plus en plus activement : notre déménagement. Du coup c’est plutôt projet 52 cartons, que dis-je 520 cartons 😉 et ce n’est vraiment pas une partie de plaisir m’enfin bon c’est pour la bonne cause.
Alors, forcément, je délaisse un peu le blog. Mais c’est pour mieux revenir mon enfant, comme dirait l’autre 😉 en tout cas je l’espère !

J’ai donc manqué pas mal de thèmes et je vais essayer de les rattraper. Le premier, celui de la semaine 33, « c’est tout doux ».

Et j’ai décidé de mettre deux photos en parallèle. Un peu moins de 2 ans les sépare.


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 Sur la première, Marmouset 6 mois tente d’apprivoiser notre « tout doux » à nous, qui reste sur ses gardes. Sur la seconde, Caillou, au même âge dompte la bête de manière plus directe, notre « tout doux » ayant maintenant pris l’habitude d’avoir à ses côtés deux tornades imprévisibles 😉
Même envie au même âge. Forcément, quand c’est tout doux, on a envie de s’y frotter mais gare à ne pas s’y piquer, le tout doux peut se transformer en toutes griffes dehors en un quart de seconde

 

{Projet 52, semaine 32} Girly

Semaine 32 du Projet 52.
Ce n’est pas la première fois qu’un thème m’inspire moins que d’autres. Mais tout de même, là, on frôle le néant.
Et pourtant, je pourrais sûrement en dire des choses car ce thème me pose bizarrement beaucoup de questions et ajoute un petit coup de fouet à ma masturbation cérébrale habituelle.

Ce thème c’est « Girly ».

Girly, déjà il faut comprendre ce que ce mot signifie.
Une petite recherche internet et on trouve : « ce qui est proprement féminin ». Mouais.
Girly signifierait donc « très fille ». Mais je ne suis pas sûre de bien comprendre ce que signifie « très fille ».
Je ne sais pas pourquoi, je sens qu’on peut être très près du grand n’importe quoi et du grand cliché là alors je ne sais que faire de ce thème.

Bref, ce thème me perturbe. Peut-être ai-je, depuis quelques temps maintenant, l’oeil trop tourné vers le féminisme (quoiqu’il ne l’est certainement jamais assez) alors je m’interroge plus sérieusement dès que des mots me semblent plus connotés que d’autres.

Cela n’empêche qu’il fallait une photo de quelque chose de « très féminin » et j’ai pour cela eu l’aide d’un photographe bien plus expérimenté que moi en la matière (je le remercie) qui, cela tombait bien, avait pris cette photo durant la semaine concernée et me l’a gentiment proposée.

Une photo que je trouve très jolie, la tétine de Marmouset entre les mains d’une jeune femme, dont les ongles sont vraisemblablement passés par la case manucure avec un résultat ma fois que je trouve très réussi (j’aime beaucoup la couleur).
Plusieurs images qui s’entrecroisent par le biais de cette photo, l’image d’une maman, l’image d’une femme. L
es deux peuvent très bien cohabiter.
Alors « girly » d’accord mais peut-être avec un autre sens, un sens plus positif que je ne l’aurait cru, un « être féminine » interprété par chacune d’entre nous comme elle le souhaite.

 

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Et finalement la question existentielle après avoir bien regardé cette photo :  pourquoi je n’ai pas fait ce type de manucure plus jeune ? Je suis passée à côté de quelque chose là 😉

Plus sérieusement, je réalise que je me suis réellement interdit des choses plus jeune et que, comme de nombreuses adolescentes, j’ai cru bon de devoir cacher mon côté « girly » en m’habillant dans des couleurs très sombres et des habits plutôt amples. Puis quelques années après, dans un ras le bol général, je suis tombée dans l’excès inverse, j’ai fait exploser mon côté « girly » à coup de trop plein de couleurs vives (des amis me surnommaient gentiment le smarties, c’est dire), de cheveux ondulés et de collants résille violet et rose superposés. Mais là encore une façade pour tantôt correspondre à une image, tantôt faire passer des messages.

Et encore aujourd’hui il m’arrive de me changer à la dernière minute parce que je me dis que c’est trop comme ci ou pas assez comme ça, ou plutôt parce que j’ai peur que d’autres pensent que c’est trop comme ci ou pas assez comme ça.

Mais je progresse, j’apprends à faire comme j’en ai envie, à me dire que j’ai le droit de mettre des jupes si je le souhaite (bon pour les talons, on va attendre quelques années, je n’arrive pas à courir après les enfants avec 😉 ), d’avoir les jambes plus blanches qu’une paire de fesses qui ne voit jamais le soleil et de les montrer  (belle métaphore n’est-ce pas), de mettre des baskets bleues fluos avec un petit noeunoeud blanc de temps en temps et de sortir en mode jogging-tong (la grande classe) quand c’est l’humeur du jour (et que les enfants ont vomi sur tous mes habits 😉 ).  Il y a encore du chemin à faire mais je trouve et j’assume progressivement mon côté « girly » à moi.

Peut-être bientôt les supers manucures de jeune fille alors 😉

{Projet 52, semaine 31} Amitié

« Amitié », le thème de la semaine 31 du Projet 52.
Encore une fois, vaste sujet.

Plutôt que d’épiloguer et de me retourner le cerveau comme j’aime le faire trop souvent, cette photo qui m’a sauté aux yeux et que j’ai prise quelques jours avant la découverte de ce thème.

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Un Marmouset qui dans un moment de fatigue et de douleur, a trouvé un moment de calme, de réconfort et d’apaisement par un petit câlin avec son nouveau compagnon de l’après-midi. Une jolie invention du médecin pour le distraire lorsqu’il a fallu lui faire des radios, le manipuler, … avant de découvrir qu’il avait finalement une fracture du tibia.

L’amitié, même fictive, même impossible, même surréaliste, reste importante. Elle ne consiste pas forcément à être toujours ensemble, à s’appeler en permanence, à se voir régulièrement mais juste à partager peut-être même juste une seule fois dans une vie, un moment, une pensée, un sourire. Elle n’a pas forcément besoin d’être entretenue, elle laisse une trace, part, revient, se fait plus ou moins présente, une amitié d’une seconde, d’une journée, d’une vie, une amitié ne disparaît pas même dans l’absence.
L’amitié reste même lorsque les amis prennent leur envol.

La botte magique qui a sauvé nos vacances

Les vacances, les vraies, celles où l’on ne fait rien ou presque, ou tout du moins rien d’habituel, ces vacances là sont terminées. Nous avons retrouvé notre chez nous il y a quelques jours à peine. Eh oui, il fallait bien rentrer.

Huit jours à profiter de la famille, du soleil et de la piscine, tel était le programme annoncé.
Mais comme dirait la pub, ça c’était avant. 
Avant quoi me direz-vous ?
Avant que la semaine précédant notre départ, Marmouset ne se fasse une fracture du tibia. Je vous passe les détails m’enfin le résultat était là : un Marmouset plâtré pour 15 jours minimum.

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Les vacances devant se résumer à une seule activité, barboter, nous étions bien embêtés, déçus pour lui et peinés d’avance de se dire qu’il allait rester au bord de l’eau à peut-être regarder son frère goûter aux joies de la bouée. C’était tout bonnement impossible !

C’est alors que Super Tatie, qui a dégainé « google » plus vite que son ombre, nous a fait part, quelques minutes à peine après l’annonce fatidique, d’une découverte incroyable. Il existait peut-être une possibilité pour Marmouset d’être comme un poisson dans l’eau : la botte magique.
Non il ne s’agit pas là d’une peau de triton ayant la faculté de transformer l’un de vos membres en nageoire ou queue de poisson 😉 mais tout simplement d’un protège-plâtre en latex.

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Il fallait y penser ! Et Aquatex l’a fait !

Ce protège-plâtre s’enfile comme une chaussette ou un gant et par le moyen d’une pompe que l’on actionne par simple pression de la main, on vide l’air afin d’assurer une étanchéité complète au niveau du membre plâtré. 

Les « plus » de la protection Aquatex :

100 % étanche, la protection permet donc de prendre une douche, de se baigner ou de jouer dans le sable sans risque d’infection.

solide et durable, elle est lavable et réutilisable

confortable : la pression est répartie, ce n’est donc pas trop serré. Il est indiqué sur le site que l’on peut la porter plus d’une heure, et c’est effectivement bien le cas. Marmouset se plaignait un peu parfois lorsque l’on finissait de pomper car l’effet poche qui se resserre autour du membre est quelque peu inhabituel et peut surprendre mais c’était aussitôt oublié et il ne s’est jamais plaint par la suite, ni dans l’eau.

dès 3 ans. Marmouset n’a que 2 ans et demi mais il est grand et nous avons pu utiliser la protection sans problème. Sur le site, il suffit de rentrer la longueur du plâtre et la circonférence au-dessus du plâtre pour savoir quel est le modèle et la taille adaptés.
Même si la protection paraît démesurément grande, ce qui fut le cas pour Marmouset, on la relève pour que le pied touche bien le fond et se trouve placé contre la semelle puis, après avoir vider l’air, tout s’adapte parfaitement.

ludique. Oui, on n’y pense pas, mais le côté « pomper pour vider l’air », pour un enfant de l’âge de Marmouset, c’est un véritable jeu, un plaisir même ! Et ça aide beaucoup lorsque vient le moment d’enfiler la protection. Même les plus réticents y mettent alors du leur : « C’est moi qui fait » nous a-t-il répété, ravi, à chaque fois. 

rapidité d’expédition : En 2 jours, nous recevions la protection !

 

Les petits (tout petits) « moins » d’Aquatex

– si le plâtre est en résine, il peut accrocher la protection et éventuellement l’abîmer voire la trouer. C’est pourquoi, comme précisé sur le mode d’emploi, il est conseillé d’utiliser une bande ou une chaussette pour séparer le plâtre de la protection. Ici, une simple chaussette de sport de Paparaignée  a fait l’affaire sans aucun problème.

la difficulté à enfiler la protection. La première fois, on se dit qu’on ne va jamais y arriver, mais on prend vite le coup de main pour écarter suffisamment l’ouverture de la protection et la faire monter progressivement. Au bout de quelques jours, c’est « finger in the nose » comme on dit.

– le prix : 58 euros. Cela peut paraître élevé mais ça en vaut la peine, des vacances sauvées, un stress en moins, et un sourire qui en disait long sur le visage de Marmouset.

Bref, le positif l’emporte haut la main ! Et le crash test est largement réussi ! De longs moments à barboter, remuer, éclabousser, sauter, glisser le long du toboggan, escalader maman, s’accrocher à papa, apprendre à nager avec Papou et j’en passe et aucun incident à déplorer. Un plâtre toujours impeccable, une protection comme neuve, un enfant épanoui. Que demande le peuple ? 😉

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Retrouvez toutes les informations sur le site d’Aquatex.

{Projet 52, semaine 30} Calme

Projet 52, semaine 30, je ne suis presque plus en retard :)
Le thème de la semaine « calme »

On ne peut pas dire que le calme soit particulièrement présent dans ma vie en ce moment 😉 Enfin j’exagère un peu, il y a des moments de calme mais ils sont tout de même moins nombreux depuis l’arrivée de Marmouset et ils ont encore diminué après celle de Caillou. Deux petits gars particulièrement surexcités toniques combiné à mon hyper activité quasi permanente ou autrement dit ma difficulté à lâcher prise, ça n’aide pas au calme. Et actuellement on peut ajouter à cela la préparation d’un déménagement et l’organisation de grands travaux dans notre maison, c’est pour la bonne cause mais c’est encore de l’agitation en plus.

Et même quand le calme pourrait être présent, j’avoue avoir besoin d’un fond sonore lors de mes activités : télé, séries, radio, … mais pas le silence.
Pourtant je sais aussi apprécier le silence quand j’en ai besoin et qu’il est là : observer mes enfants dormir, marcher dans la forêt loin devant tout le monde, faire téter Caillou dans la cour d’un monument quasi vide (vive Paris au mois de juillet), écouter le bruit des arbres dans le vent, …

Mais depuis peu, il y a un calme que j’apprécie plus que tout. Nous n »habitons pas encore dans notre maison mais nous y passons régulièrement pour profiter du jardin. Et même avec un Marmouset qui court et crie sa joie de pouvoir fouler l’herbe, qui part vaillamment à la chasse aux escargots, qui s’émerveille un peu bruyamment dès qu’il constate la richesse d’avoir un coin de verdure à nous, me poser dans ce jardin est tout de même un moment de calme. Marmouset apprend alors lui aussi comme par magie à apprécier le silence et il se met à y participer, il se tait, il explore doucement, s’accroupit, observe longuement et apprécie les parfums et les couleurs des arbres et des fleurs qui ornent cet endroit paisible.

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La bignone de notre jardin, pour moi un bel exemple de ce qui peut appeller au calme et à la sérénité.

{Projet 52, semaine 29} Dans mon sac

Et voici la semaine 29 du Projet 52
Le thème de cette semaine : « Dans mon sac »

Dans mon sac à main, souvent la même chose. Rien de bien original, mon immense portefeuille (qui fait presque la taille d’un petit sac à main en fin de compte), un paquet de mouchoir, un stylo, mes clefs, un tout petit agenda (2 fois plus petit et 5 fois moins épais que mon portefeuille 😉 ). Même contenu mais pas toujours même contenant. Les sacs à main varient en fonction de l’humeur du moment, parfois de la tenue si vraiment mon sac du moment jure trop, de l’endroit où je me rends, … C’est donc plus une photo du contenant qui serait intéressante ici que du contenu.
Et pourtant, l’objet de ma photo ne sera pas mon sac à main mais un autre sac, un sac que je traîne un peu partout depuis peu, un sac pour faire le marché, pour transporter du matériel à l’école, pour aller faire un peu de shopping, pour rapporter des livres de la bibliothèque, … un sac pour tout faire en fait. Un sac super solide, super vintage, et super tout court. Un sac qui bizarrement va avec toutes les tenues et pour toutes les occasions ou presque celui-ci.
Vous l’aurez compris, je ne jure que par lui !

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Un sac de la célèbre marque « Monsac », le fameux sac des années 60, chiné en vide-grenier et qui revient au goût du jour (si, si, ils essaient même d’en faire des imitations dans de nombreux magasins de prêt-à-porter).
On peut dire qu’il porte bien son nom.
Mon sac adoré en ce moment ! 

{Projet 52, semaine 28} En cuisine

Une photo qui tombe à point nommé pour la semaine 28 du Projet 52 et son thème « En cuisine ».

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Un petit Caillou qui pousse comme un champignon, se tient de mieux en mieux debout et explore donc tout ce qui se trouve à sa nouvelle portée. Il ratisse meubles bas et se hisse même sur la pointe des pieds ou escalade ses jouets pour atteindre enfin l’objet de son désir du moment, soit tout objet qui ne lui est en principe pas destiné bien entendu sinon ce n’est pas drôle.

Depuis peu, il tente de s’approprier un nouveau domaine : la cuisine ! Et pas n’importe laquelle, celle de Marmouset, celle qui deviendra aussi la sienne lorsqu’il sera un peu plus grand. Il l’explore déjà et semble fasciné ou intrigué par cet objet dont il ne connaît pas encore vraiment la fonction. Pour lui ce n’est que couleur à observer, textures à toucher, épaisseurs auxquelles s’agripper, cliquetis d’ustensiles à écouter. L’éveil des sens, mais bizarrement, sans les plus essentiels à cette activité, le goût et l’odorat. Quoique je ne peux pas dire qu’il n’essaie pas de goûter à ce qu’il réussit à y attraper mais on est loin des saveurs habituelles d’un tel endroit :)

Ne t’en fais pas Caillou, bientôt, tu pourras vraiment passer en cuisine, celle des grands cette fois, et comme Marmouset, tester de multiples saveurs, cette fois bien meilleures !

 

Pour le tutoriel de cette kitchenette pour enfant, c’est par ici.

{Projet 52, semaine 27} C’est l’été

Semaine 27 du Projet 52, « C’est l’été ».

En effet, c’est l’été.
Enfin ! Après un printemps quasi inexistant, on passe de la parka au maillot de bain ou presque. Certes, on ne va pas se plaindre, on a crié au scandale de la disparition du soleil pendant des semaines, mais on passe un peu d’un extrême à l’autre et maintenant qu’il est là, on ne peut pas dire qu’il est un peu trop là mais on aimerait bien. 

Exit les tenues de mi-saison, on n’est tellement plus habitué qu’on a du mal à mettre un short dès le matin, on hésite : « non mais il y’a un peu de vent non ? C’est un peu gris non par là-bas ? T’es sûr qu’on ne prend pas un k-way ? un gilet quand même au moins ? A mon avis ça ne va pas durer, il va sûrement pleuvoir. … »
La nature ne doit plus bien s’y retrouver non plus, le cerisier de notre futur jardin n’a rien donné.

C’est l’été, la frilosité et l’humidité ne sont pas encore d’assez lointains souvenirs, d’ailleurs ils se rappellent à nous de temps en temps. On garde encore parfois le pantalon mais on commence à découvrir les pieds. La respiration progressive de notre corps commence par là. L’été commence souvent par là en fait chez nous, les pieds d’abord puis le reste se raccourcira après, le châle s’envolera lui aussi. Un peu comme lorsque l’on entre dans une eau trop chaude ou trop froide, les pieds d’abord, si ça passe, le reste passera. 

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Une petite paire de nu-pieds rouges. Une petite paire de nu-pieds retrouvée chez les grands-parents. Une petite paire de nu-pieds un brin vintage. Plus qu’un brin en réalité, une petite paire de nu-pieds qui a bien 25 ans. Aujourd’hui Marmouset les porte, mais dans un autre temps, ils ont côtoyé d’autres pieds. C’était la grande mode à l’époque, le top du top pour aller dans l’eau, marcher dans les rivières ou dans la mer, et pourtant tout le monde trouvait ça plutôt laid quelques années après.
Aujourd’hui, je la trouve trop mignonne cette petite paire de nu-pieds, à nouveau dans l’air du temps, même deux tailles au-dessus de la sienne. Qu’importe, il les mettra plus longtemps.

{Projet 52, semaine 26} Photographie

Projet 52, semaine 26.
Nous sommes déjà à la moitié du projet, ce qui signifie que je vais devoir encore prendre autant de photos j’en ai déjà prises dans cette petite expérience sympathique.
Et oui, 26 semaines, la moitié de l’année écoulée !
Je ne l’ai pas vue passer.

Le thème de la semaine : « photographie » m’a amenée à jeter un oeil sur un objet qui orne notre bibliothèque et que l’on n’utilise plus tellement depuis un moment. Pourtant je l’aime bien, son côté vintage bien sûr mais aussi ce qu’il produit.

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Notre polaroïd, l’un de nos premiers objets chinés qui a donc contribué à nous donner le goût du vintage et des époques passées.

Dire que maintenant, il y a des applications pour transformer une photo « moderne » façon polaroïd 😉 ou des appareils photos connectés pour imprimer immédiatement une photo prise. Pas si « has been » alors cet appareil finalement !

Mais quand même, ce n’est pas pareil, là il y a un truc en plus, le fait que la photo présente vraiment un aspect « autre époque », qu’on ait l’impression qu’elle est tirée d’un vieil album du grenier, l’attente qui paraît interminable pour voir enfin apparaître le sujet du photographe, le suspense avant de découvrir l’image qui laisse le temps à l’esprit d’imaginer et déformer la scène encore et encore, l’excitation et le stress de savoir si la photo sera réussie ou non. On ne voit rien avant que le papier ne nous dévoile ses secrets, on ne sait rien. Le charme d’une découverte où il aura fallu une once de patience et un tantinet de confiance, deux choses que l’on oublie de plus en plus dans notre époque ultra connectée à 100 à l’heure :)