DIY – Premier repérage dans le temps

Un petit moment que j’y pense et enfin, l’emploi du temps de Marmouset est en place !
Et s’il fallait le matérialiser, c’est parce que depuis deux mois, nous entendons cette même phrase quasi quotidiennement : « On est midi ou jeudi ?« .
A trois ans passé, Marmouset nous interroge de plus en plus sur les jours de la semaine et les moments de la journée. Il essaie de se repérer mais tout se mélange, tout est mis sur le même plan, ce qui est normal. Lors de nos conversations, si nous évoquons les jours ou si nous employons des mots repères temporels « demain », « ce soir », … pour lui parler d’un événement à venir, nous avons systématiquement droit aux mêmes interrogations « Mais on est demain là ? » ou encore « c’est quand vendredi ? ».
Et chaque matin, la même rengaine alors même que nous ne sommes pas forcément en train de nous préparer à sortir : « Aujourd’hui on va où ? » sous-entendu « Quel est le programme ? Avec maman, avec papa, chez la nounou ? », …
Il s’intéresse également à l’heure, aux noms des différents repas, à la différence entre le jour et le nuit, entre la nuit et la sieste, …

Il était donc grand temps de trouver un outil pour l’aider à mettre de l’ordre dans tout ça et commencer à acquérir ses premières notions de repérage temporel : l’emploi du temps. Continue reading →

Un petit ensemble pour l’été

Aujourd’hui, je viens vous parler couture.
Si vous voulez réaliser un petit ensemble estival à votre bambin, rien de plus simple ! Il vous suffit de lire l’article et de suivre les étapes et liens indiqués. Et si je l’ai fait avec deux petits constamment dans mes jambes, c’est que c’est tout à fait abordable (même pas d’erreur et de découd vite cette fois c’est dire 😉 ).

Mon premier petit ensemble se compose d’un sarouel et d’un petit haut sans manche.

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Pour le sarouel, on ne change pas les bonnes habitudes, j’ai ressorti mon patron du sarouel évolutif made in Minuscule Infini et j’ai suivi les étapes habituelles. Vous pouvez retrouver le tout en cliquant sur ce lien. Pas d’adaptation, pas d’ajouts de poche, pas de derrière différent du devant cette fois, j’ai fait au plus simple, la base. Caillou a 16 mois, j’ai utilisé le patron en 2 ans pour que ça lui dure assez longtemps, actuellement il le porte chevilles pliées en deux et ceinture presque repliée totalement sur le reste du tissu, c’est parfait.
Rien à ajouté en terme d’indications, le tuto de Minuscule Infini est assez clair si ce n’est une toute petite chose. Lorsque l’on place les chevilles et la ceinture avant couture, pour épingler correctement, ce n’est pas forcément évident puisque le tissu principal est bien plus long que le bord côte (qui lui sert à resserrer le tout). Il y a une technique toute bête que je ne connaissais pas avant (je me débrouillais donc à l’oeil, comme je pouvais). Il suffit de marquer en premier lieu les quarts du bord côte et les quarts du tissu principal avec des épingles par exemple ou un feutre à tissu puis de faire correspondre les repères pour l’épinglage définitif. Ainsi, on est certain qu’il n’y a pas trop de tissu à un endroit par rapport à un autre, que tout est bien placé, …

Bref, rien de nouveau sous le soleil pour les couturières plus avisées que moi j’imagine. Mais personnellement, c’est bête mais je n’y avais pas pensé même si je procédais un peu de cette manière inconsciemment à l’oeil, en pliant et marquant avec mes doigts pour épingler.

Pour le petit haut, c’est une nouveauté pour moi ! Je me suis lancée non sans appréhension. J’ai choisi un haut sans manche car je me suis dit que c’était plus simple pour commencer et le soleil étant bien présent, j’ai eu envie de croire que l’été était déjà là.
N’ayant pas de patron à disposition, j’ai utilisé un haut déjà existant de Caillou comme modèle, en l’occurrence un gilet sans manche. J’ai fait le contour du dos directement sur le tissu (ben voui je suis comme ça moi, mais sur une feuille aurait-été plus judicieux pour le conserver et le reproduire plus facilement). J’ai découpé le tissu à 1 cm du tracé pour les marges de couture. J’ai placé cette partie dos ainsi découpée sur un autre morceau du tissu et j’ai à nouveau fait le contour, j’ai juste modifié la partie col pour l’arrondir et l’ouvrir un peu plus puisqu’il s’agissait du devant. Puis j’ai découpé. Bref, pas très conventionnel tout ça mais je fais souvent les choses de cette manière et ma fois ça fonctionne. Je ferai un patron correct tout de même la prochaine fois.

Il suffit ensuite de coudre au point zigzag dos et devant, endroit contre endroit au niveau des côtés et des épaules.

Pour terminer, il faut coudre l’encolure, les emmanchures et la ceinture. J’ai utilisé le même bord-côte que pour le sarouel. Et quasiment la même technique mais à l’envers. Rassurez-vous je vais m’expliquer (enfin je vais essayer).
J’ai coupé quatre bandes de bord-côtes. Une pour le col, de la longueur de l’encolure  sur une largeur de 4 cm. Deux pour les manches, de la longueur de l’emmanchure sur 4 cm. Et une pour la ceinture, de la longueur de la ceinture sur 6 cm. Je précise que la longueur ce n’est pas le tour complet à chaque fois, c’est juste une longueur, la moitié quoi (non parce que je me suis posé la question un moment alors bon, enfin c’est peut-être dû à ma perte de neurones post-grossesse). Pour la couture, j’ai d’abord plié chaque bande en assemblant les extrémités pour former des cercles. Puis chaque cercle a été plié en deux sur la largeur. Jusque là c’est exactement comme pour le sarouel.  Et enfin, j’ai épinglé chaque cercle à l’intérieur du haut pas encore retourné, contre l’endroit et j’ai fait un point zigzag à la machine. On peut aussi procédé sur l’endroit en mettant donc le bord-côte à l’extérieur pour entourer le tissu principal comme pour le sarouel. Pour bien maintenir le tout, on peut une fois le haut retourné sur l’endroit faire une surpiqûre au plus proche du bord-côtes sur le bord-côte ou sur le tissu principal comme on préfère (enfin j’ai déjà vu les deux en tout cas). 

Je ne sais pas si c’est extrêmement clair, mais une fois le sarouel réalisé avec le tuto de Minuscule Infini, vous comprendrez le « truc ».

Et voilà donc ce que ça donne

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Tous les tissus viennent de chez Mamzelle Fourmi, l’un de mes fournisseurs favoris. La mauvaise nouvelle c’est qu’ils ne sont plus en stock, la bonne c’est qu’il y en a tellement d’autres tout aussi magnifiques !

Parler et parler encore pour changer le monde – Violences obstétricales

Mon premier accouchement.Sans titre

Je m’en souviens comme si c’était hier. 

On me dira que toutes les mamans se souviennent de ce jour là.
Sauf que voilà, je ne m’en souviens pas pour les bonnes raisons.
Je ne me souviens pas du bonheur que ça m’a procuré car il a été étouffé par autre chose.
Je ne me souviens pas de l’apaisement, de la délivrance, de la sérénité, du partage, de la découverte, de la rencontre, je ne me souviens de rien de tout cela car la peur, la souffrance, la culpabilité, l’épuisement, la honte ont pris le dessus.

Sur le moment, je n’en ai pas vraiment parlé.

Oui j’ai dit que j’avais eu un accouchement difficile. Mais j’ai dit aussi que tout allait bien. J’ai même fait de l’humour sur les difficultés traversées comme pour conjurer le sort, comme pour montrer à tous que malgré tout je m’en sortais et que c’était juste un mauvais souvenir, un épisode pas très réjouissant qui avait duré le temps de l’accouchement, un passage certes peu agréable mais tout à fait courant.

Mais c’était un peu plus que ça.

Et je suis une spécialiste pour cacher la douleur. Je me plains souvent pour des broutilles mais quand c’est vraiment grave je ne montre rien. Je ne veux surtout pas que l’on croit que je ne suis pas assez forte, que l’on voit que j’ai des failles. Je veux que l’on me voit combative, je veux être un exemple, montrer que je suis capable, je veux être la grande qui peut s’en sortir seule et qui mène tout de front. Moi, la petite dernière de la fratrie sensible et fragile qui pleure bien plus facilement qu’on ne le croit et qui ne comprend pas toujours grand chose au monde des adultes.
C’est peut-être pour ça que je n’ai rien dit ou pas de la bonne manière, que j’ai minimisé, que j’ai ironisé.
C’est peut-être aussi parce que je pensais que dans cette société qui  nous matraque d’images de mères épanouies à longueur de temps, j’étais à part. Je pensais être la seule. Je ne devais pas être normale. J’avais un peu honte c’est vrai, pourquoi je n’y arrivais pas aussi bien que les autres ? J’avais peur d’entendre à nouveau ce que j’avais déjà entendu : « Tu l’as voulu, tu l’as eu ». C’est vrai, je l’avais tellement voulu, et je l’avais bien crié sur tous les toits. Comment pouvais-je me plaindre à présent ? J’avais dit que je serais la plus heureuse quand ça arriverait, j’avais versé des tonnes de larmes quand je n’arrivais pas à tomber enceinte après ma première fausse couche, et des tonnes de plus après les deux autres, j’avais crié ma douleur et ma peine et maintenant que ce que j’avais tant espéré était arrivé, une autre douleur se présentait. J’avais peur du jugement et j’avais peur que ça embête les gens, qu’ils se sentent obligés de venir m’aider, je ne voulais pas déranger, je n’ai pas l’habitude de demander de l’aide, je ne suis pas très forte en sociabilisation, en vrai je suis timide alors c’est un peu compliqué. Autour de moi, j’entendais surtout que la maternité était merveilleuse, que les femmes qui pensaient même une demi seconde à secouer leur enfant étaient des êtres horribles à qui on aurait dû retirer le droit d’enfanter, que reprendre le travail était une déchirure, qu’avoir un enfant était un vrai bonheur, … Et moi, je pensais tout l’inverse. Vraiment, je ne devais pas être normale.

Alors j’ai continué à ne rien dire.
Je voulais qu’on sache que ça avait été difficile mais que j’avais vaincu.

Foutaises.
Je ne voulais pas qu’on sache que ça restait difficile même après et que je frôlais le pire.

 

Et puis progressivement, les langues se sont déliées, on s’est mis à parler un peu plus des dépressions post-partum, des burn-out maternels, des burn-out familiaux et aujourd’hui des violences obstétricales et de la considération d’une partie du personnel médical, de la violence des mots et de l’ignorance de ces problèmes par la société qui ferme les yeux.

 

Aujourd’hui, je me sens prête. Je suis loin d’être la seule mais il est temps de me délivrer. Non, je ne suis pas une « chieuse » qui vient encore râler pour un petit truc qui est monnaie courante, une petite nature plus sensible que les autres qui vient se plaindre pour rien. Rien, c’est justement ce que j’ai essayé de me persuader qu’était mon accouchement et mon séjour à la maternité pendant des mois et je l’ai bien intégré. Si bien que je n’ai pas fait le lien entre la difficulté de ce que j’ai vécu après et que je peux vivre encore parfois maintenant avec ce moment là. Aujourd’hui, j’ai envie d’en dire un peu plus parce que monnaie courante ne veut pas dire acceptable, normale et sans séquelles.

 

Neuf mois

J’ai mis 9 mois pour fabriquer mon enfant et 9 autres pour l’accepter vraiment, pour l’aimer sans peur, pour me sentir un tout petit peu moins fatiguée, pour réussir à être seule avec lui de manière sereine. Je n’ai pas fait de réelle dépression post-partum, ce que j’ai eu c’est autre chose, une sorte de choc post-traumatique et je l’ai compris bien plus tard. J’ai compris que ce n’était pas le rapport entre mon enfant et moi le problème, que ce n’était pas de ma faute. J’adorais jouer avec lui, lui apprendre plein de choses, le voir s’éveiller, je multipliais les activités pour les fabriquer des tas de choses, le stimuler, le faire sourire, l’intéresser, l’aider dans son développement. Mais je gardais cette crainte d’être seule avec lui. J’étais épuisée et je n’arrivais pas à récupérer. Et je n’étais pas aussi « maternelle » que peuvent l’être d’autres mères. J’étais seule, mon mari travaillait beaucoup, Marmouset avait des coliques parfois monumentales qui ne me laissait pas une seconde de répit, je n’avais pas ou peu de contact avec l’extérieur, je n’avais personne pour le faire garder mais tout cela n’était finalement pas à la base du problème. Cela ne faisait qu’aggraver quelque chose qui avait déjà été brisé à la maternité.

 

Le jour de l’accouchement, voilà le début de ma souffrance. La source du problème.

Quand on me demande si mon accouchement a été difficile, j’aurais tendance à répondre « non ». Non, il a été intense mais rapide et ce n’est pas moi qui ait dit qu’il était difficile en fait, c’est une sage-femme : « Vous avez eu un accouchement particulièrement difficile, vous devez vous reposer. »

Alors je l’ai intégré, j’ai eu un accouchement difficile, c’est pour ça que je ne suis pas très joyeuse, que j’ai du mal à accueillir mon petit, que je pleure tous les soirs quand mon mari quitte la maternité, que je suis épuisée. Mais ça ne s’est pas arrêté là.
J’ai eu un accouchement difficile, c’est pour ça qu’une fois à la maison, je ne rêve que de fuir, j’appelle mon mari au secours régulièrement, j’ai peur de rester seule avec mon fils, je rêve de travailler à nouveau.
J’ai eu un accouchement difficile, c’est pour ça qu’une fois le travail repris, j’appréhende les vacances où je devrai m’occuper de mon fils, j’ai peur de le secouer, j’ai envie de pouvoir enfin dormir, dormir pour toujours, je rêve parfois de me jeter par la fenêtre.
Mais ce n’est rien, c’est parce que j’ai eu un accouchement difficile…

Est-ce vraiment parce que j’ai eu un accouchement difficile ? De nombreux accouchements se font dans la douleur, mais toutes les mères ne sont pas dans l’état dans lequel je me suis trouvée par la suite. Parce que justement, par accouchement difficile, j’ai pensé « douleur physique ».
Or, malgré les forceps, malgré la détresse respiratoire de Marmouset, malgré le double cordon autour du cou, malgré la péridurale qui n’a pas fonctionné, malgré l’épisiotomie, malgré tout ça, mon accouchement ne m’a pas paru physiquement difficile. Il y a eu la douleur mais tout ce que je viens d’énumérer, je n’en ai pas forcément eu connaissance sur le moment. Ce qui m’a paru difficile, c’est le reste, tout ce qui s’est passé autour, le côté psychologique de l’accouchement et l’après, les jours à la maternité, la considération du personnel, le poids des mots. Ma véritable souffrance est là. C’est aussi ça un accouchement difficile.


Le poids de mots/maux

Ce qui a été difficile, ce n’est pas que la péridurale n’ait pas fonctionné, c’est que personne ne s’en soit rendu compte malgré mes cris de douleur, mon visage qui en disait probablement long ou qui justement ne disait plus rien comme si j’étais sortie de mon propre corps pour ne plus être que spectatrice de mon accouchement.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas d’avoir eu les forceps sans me demander mon avis ni me dire pourquoi parce que je peux concevoir totalement qu’une situation d’urgence nécessite d’agir avant de parler, ce qui a été difficile c’est qu’il n’y ait pas eu de retour après pour m’expliquer ce qui s’était passé. Aujourd’hui, je ne suis toujours pas bien certaine de ce qu’il y a eu.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de ne pas avoir réussi à pousser, c’est que l’on me parle comme à un sportif dans un combat de boxe. « Énervez-vous Madame, allez on s’énerve ! « . Je suis venue accoucher, mettre au monde, est-ce que le champ lexical de la colère et de l’énervement vont de pair avec cela ? Qui plus est est-ce que ce genre de paroles peut vraiment aider une femme à accoucher, qu’est-ce que ça veut dire « énervez-vous » ?

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de ne pas avoir senti mon bébé sortir dans cette immense douleur physique, c’est que l’on me hurle dessus en me disant de me calmer (oui en même temps que l’on me disait de m’énerver) comme si j’étais une folle furieuse, que l’on me parle comme si je faisais exprès de hurler et d’être dans un état second, qu’on ne se dise à aucun moment que je criais de douleur.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas d’avoir eu un périnée complet, c’est qu’on ne me l’ait pas dit, qu’on ne m’ait rien expliqué. Je l’ai su plus de deux ans après, quelques mois avant mon deuxième accouchement quand on m’a annoncé qu’à cause de cela mon dossier passerait en commission spéciale pour savoir si je pouvais accoucher normalement par voie basse sans épisiotomie d’office ou non. Je suis tombée des nues, et j’ai cherché seule sur le net ce que voulait dire « périnée complet ». On ne m’avait rien dit pas même lorsque j’étais retournée plusieurs fois à l’hôpital pour des irritations, une réelle gêne que le médecin qui a pratiqué l’épisiotomie a d’ailleurs niée.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas d’être recousue à vif c’est ce regard excédé du médecin au moment où  j’ai osé serrer les dents en laissant échapper un bruit plus sonore que les précédents. C’est cette remarque inappropriée et absurde : « Vous n’êtes pas un peu sensible de cet endroit ? ». C’est l’aveu d’une solution par un pchittt anesthésiant alors qu’il ne restait plus qu’un point à faire sur des dizaines. A ce moment là, le fait que la péridurale n’ait pas fonctionné n’avait toujours effleuré l’esprit de personne. Pas même le mien puisqu’entre souffrance et honte, je me disais que c’était normal et que le problème c’était moi.

Ce qui a été difficile ce n’est pas d’entendre qu’il fallait faire vite, c’est d’entendre le médecin et le personnel médical parler de moi comme si je n’étais pas là. Puis une fois le travail terminé, de se parler entre eux comme si seul mon vagin était posé sur la table et était digne d’intérêt, c’est bien connu les vagins n’ont pas d’oreilles. « 
Ah c’est le docteur truc qui a fait l’épisiotomie, elle a fait du bon boulot hein » Et de se féliciter mutuellement devant mes jambes écartées tantôt de l’épisio, tantôt de points de couture, sans m’inviter moi, la patiente, à en prendre connaissance.

Ce qui a été difficile ce n’est pas de voir débarquer 7 personnes dans la salle d’accouchement, c’est de les voir disparaître presque toutes une fois mon fils sorti, sans un mot, me laissant dans l’ignorance.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas d’accoucher la nuit, c’est que l’on ne me permette pas de récupérer et que l’on vienne me voir toutes les 5 minutes pour un truc ou un autre.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de ne pas réussir à donner le sein à mon fils correctement tout de suite, c’est d’entendre que c’était ma faute car je n’avais pas les tétons comme il faut (à part ça j’ai allaité 15 mois Marmouset et je suis à 16 avec Caillou alors mes tétons ont toute leur capacité merci)

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de devoir l’allaiter sans arrêt, c’est de me faire disputer car j’avais dû interrompre mon repas pour le nourrir et que par conséquent je n’avais pas fini mon plateau à temps.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de devoir changer un bébé pour la première fois sans l’avoir jamais vu faire, c’est de devoir le faire sur des jambes qui ne me portaient plus suite au périnée complet, pendant une heure, la nuit, sans aide. Car à la demande d’aide, on m’a rétorqué « débrouillez-vous, c’est comme ça qu’on apprend ! ».

Ce qui a été difficile, ce n’est pas d’entendre mon fils pleurer, c’est d’entendre que personne ne viendrait le prendre la nuit en nurserie, alors même que la sage-femme de jour en avait fait la demande express s’inquiétant de mon état de fatigue, sage-femme qui pensait que c’était moi qui n’avait pas voulu donner mon enfant et qui lorsqu’elle a compris qu’on n’avait pas voulu me le prendre, paraissait désolée mais pas étonnée.  La conséquence, c’est que je n’ai plus jamais pu demander de l’aide à la maternité mais aussi après à la maison, que je me suis sentie incapable et anormale face à ses pleurs, que je ne supportais plus de l’entendre pleurer pas parce que j’étais inquiète pour lui mais parce que cela faisait monter mon angoisseLa conséquence, c’est que pour mon deuxième, à la maternité, quand j’ai enfin osé appeler après trois heures à ne plus réussir à l’endormir et que cette fois, la personne qui était là m’a de suite proposé de le prendre avec elle, j’ai pleuré toute les larmes de mon corps pendant plus d’une heure pensant que j’avais encore une fois échoué et que ce n’était pas normal de demander de l’aide, jusqu’à m’endormir d’épuisement.

Ce qui a été difficile, ce n’est pas de savoir que j’avais eu un accouchement dit « difficile », nécessitant de rester une semaine à la maternité et un passage de la psychologue, c’est qu’on ne m’ait pas dit pourquoi on qualifiait mon accouchement de difficile et que la psychologue ne fasse jamais son apparition.

Ce qui a été d’une difficulté sans nom pour moi, c’est ce manque de communication, ces remarques désobligeantes, ces réveils intempestifs, ce manque de soutien, c’est que l’on minimise mon ressenti et que l’on me fasse porter la responsabilité de ma propre souffrance. Je n’ai pas vécu un accouchement, mais une extraction. Je n’ai pas vécu un accouchement, je l’ai observé de l’extérieur, je suis sortie de mon corps puis comme si ça ne suffisait pas, à ce sentiment d’absence et d’incompréhension s’est ajouté la culpabilité et la honte durant tout le séjour. J’ai pensé que c’était normal qu’on ne m’aide pas, que c’était pour tout le monde comme ça, que je ne savais pas faire, que j’étais nulle, que je n’y arriverais jamais, je me suis épuisée et c’est là que tout à commencé.

Aujourd’hui encore, j’en garde des séquelles, je n’oublie pas, j’ai eu un rapport particulier et compliqué pendant un moment avec mon fils, un rapport que je peine encore a expliquer, comme s’il me manquait quelque chose. A cause de cela, je n’ai rien dit quand ça n’allait pas du tout, je n’ai pas osé demandé de l’aide, appeler au secours. A cause de cela, j’ai eu très peur d’accueillir mon deuxième, peur du retour à la maison, et si un troisième arrive, je n’aurai pas peur de l’accouchement, j’aurai peur de ce qu’il y a autour et de l’après, je pleurerai encore chaque soir lorsque mon mari rentrera à la maison sans moi et notre enfant, j’aurai peur d’appeler à l’aide le personnel, je prendrai sur moi même si je n’y arrive pas, j’aurai honte de leur demander le moindre service, la moindre explication, de parler d’une éventuelle souffrance, et je serai à nouveau épuisée.
Ou peut-être pas, parce que cette fois j’oserai leur parler et si je n’y arrive pas, tout sera déjà écrit ici, et me relire me donnera la force de ne pas subir cela à nouveau.
Je sais ce que c’est qu’accoucher parce que j’ai eu un deuxième enfant et que pour ce deuxième, j’ai été considérée, épaulée, on a communiqué avec moi, j’ai eu un personnel formidable, bienveillant, qui m’a écoutée, accompagnée, parlé. Un personnel qui m’a rendue actrice de mon accouchement. 

Je sais que des médecins, des gynécologues, des sages femmes, des mères vont me dire qu’il ne faut pas dramatiser et que le principal était que mon fils soit vivant et en bonne santé. Peut-être, mais fallait-il tuer la mère pour cela ? Car c’est ce qu’ils ont fait, c’est ce qui s’est passé et si j’ai eu la force de tenir par la suite, je ne sais toujours pas par quel miracle. Ils n’auront peut-être pas autant de chance avec la prochaine, peut-être qu’elle commettra l’irréparable parce qu’elle sera épuisée, dans l’incompréhension, incapable de reprendre des forces, sans suivi et qu’elle se sentira nulle, prendront-ils conscience à ce moment là du poids des mots et des gestes ou vont-ils comme beaucoup dire qu’elle était folle, fragile, une mauvais mère, une atrocité de la nature, une dangereuse personne à abattre pour pouvoir se regarder dans le miroir ?

 

Violence

Les violences obstétricales, gynécologiques ou médicales existent bel et bien, elles peuvent être physiques, psychologique, parfois les deux à la fois. Le résultat est toujours le même : la souffrance consciente ou non. De la gynécologue qui prescrit sa première contraception à une patiente un peu au hasard sans lui demander son avis et sans l’informer des différentes possibilités qui s’offrent à elle, de celle qui l’oblige à se déshabiller complètement et tente de lui imposer un examen alors qu’elle n’a jamais eu de rapport sexuel, de celle qui ne lui dira jamais qu’il est anormal de souffrir pendant ses règles au point de manquer l’école ou d’échouer à une évaluation qu’elle n’aurait jamais raté et qui la laissera seule gérer son mal. Toutes ces situations, je les ai connues, J’ai souvent eu l’idée et la force de fuir (merci à ma grande soeur de m’avoir offert un livre de Martin Winckler quand j’étais ado). Cela paraît anodin mais si j’en parle aujourd’hui, c’est pour que d’autres qui passeront par là puisse répondre, se défendre, demander des explications, bref pour qu’elles sachent que non tout ça n’est pas normal et que l’ignorance de la patiente ne justifie pas un tel comportement. 

Des praticiens qui travaillent avec bienveillance, humour, compassion, il y en a, j’en ai croisé beaucoup. Ils ne sont pas meilleurs que les autres, plus techniques, plus experts, plus exceptionnels, ils sont juste humains, des êtres humains qui s’adressent à d’autres êtres humains, alors vous voyez, ce n’est pas si compliqué et ça peut probablement éviter des drames.

 

Bien entendu, ça ne changera pas le monde. Mon récit, qui est loin d’être le seul ne changera pas le monde. On est encore trop peu à oser en parler parce qu’on croit que c’est normal, parce qu’on a peur du regard des autres, parce qu’il existe d’autres personnes qui souffrent bien plus que nous, parce qu’on nous dit que ce n’est rien, parce qu’on lit qu’on n’a pas de raison de se plaindre, qu’aujourd’hui on crie au scandale pour pas grand chose, … On ne mesure pas l’impact que tout cela peut avoir tant qu’on ne l’a pas vécu. On continue à blesser physiquement et psychologiquement des femmes. On continue à insulter les mères qui font des erreurs, qui pensent au pire, qui passent à l’acte. On continue à leur dire que « oui c’est difficile mais tu n’es pas la première et tu ne seras pas la dernière » comme si ce genre de paroles arrangeait les choses, ça revient juste à nous dire de nous taire. On continue à être dans le jugement pour tout, sur les choix et les non choix des femmes et des mères.  Tant que ce sera comme ça, des femmes et des mères continueront à se sentir seule, à culpabiliser, à souffrir et parfois à commettre l’irréparable.
Parlez, soutenez, ouvrez-les yeux, ne jugez plus, acceptez que ce soit différent, ne minimisez pas, acceptez tout court et qui sait, en fin de compte peut-être que ça changera le monde.

 

Transformer un vieux carrelage

Comme certains le savent, la fin de l’année 2016 a été marquée par un grand événement pour notre petite famille : notre déménagement ! Pour le plus grand bonheur des petits, des grands et du moustachu à 4 pattes, nous avons troqué notre appartement pour une maison avec un jardin !

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Mais avant de poser nos cartons, il y avait un peu de travail. Deux mois de chantier ont été nécessaires pour remettre en état notre nouveau lieu de vie. Et il a fallu faire des choix. Nous avons fait faire le principal, ce que nous n’aurions pas pu faire en étant sur les lieux, et certains travaux ont été remis à plus tard.

La salle de bain fait partie des pièces pour lesquelles nous nous sommes dit : « on verra plus tard ». Même si la configuration n’était pas la meilleure, s’il y avait des détails peu pratiques et une perte d’espace, si elle présentait de nombreuses imperfections (joints de carrelage encrassés, qui se détachent parfois, tour de baignoire qui fait stagner l’eau et inonde la salle de bain une fois sur deux si on ne fait pas attention,…), elle était parfaitement utilisable. Avec un peu (beaucoup) d’huile de coude, de vinaigre blanc, de bicarbonate de soude, de jus de citron, … et tout ce que j’ai pu essayer, je n’ai pas réussi à la faire briller de mille feux, mais elle est propre et fonctionnelle, on peut y ranger ce dont on a besoin, et on s’en accommode plutôt bien.

 

Restait tout de même un petit détail !
Depuis un peu plus de 4 mois que nous sommes dans la maison, les cartons ne sont plus qu’un lointain souvenir, et même s’il reste encore quelques petits détails de rangement et de déco, nous avons réussi à faire que chaque pièce nous ressemble. Toute sauf peut-être…
… la salle de bain justement.

Parce que comment dire, le carrelage noir foncé au sol qui prend la poussière en moins de deux, passe encore. Le miroir gigantesque façon Versailles mais sans le château ni la surface adéquate, admet-on. La vasque en marbre, effet pierre tombale, bon, soit. Mais la bande de carrelage motif panthères, là vraiment, ce n’était pas possible ! J’ai bien tenté de lutter mais non, je ne voyais que ça ou presque. Les félins, je les préfère en liberté. Bon il y a plus grave dans la vie me direz-vous et j’avoue qu’en ouvrant la porte de cette pièce lors de la présentation de la maison à nos amis, ce « fashion faux pas » en matière de décoration, comme dirait l’autre, nous à valu de bons moments de rigolade.

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J’ai donc pris la décision de faire disparaître les fauves au plus vite !

Mais comment faire pour camoufler un carrelage qui n’est pas à notre goût, comment le changer sans tout casser et tout refaire ?

J’ai d’abord pensé à de la peinture spéciale carrelage, mais ça demandait du temps, différents produits pour que la peinture accroche, de la technique, … des mètres de scotch à poser si je voulais éviter de peindre les joints,… Et même si j’ai compris qu’il existait des préparations toutes faites avec une seule application et soi-disant super simple à effectuer, les retours sur le net ne donnaient guère envie. Les avis sur ces préparations en magasins de bricolage semblaient dire « Fuyez tant qu’il est encore temps ! », et il fallait bien plus que les doigts d’une mais pour compter les gens désespérés d’avoir peint leur baignoire avec et se retrouvant dans l’obligation de devoir la changer quelques jours après.

J’allais presque craquer malgré tout pour cette technique quand une amie, elle aussi victime d’un essai camouflage à l’enduit, m’a soufflé une idée de génie : des stickers pour carrelage. J’avais parfois vu cette manière de faire dans des émissions déco pour redonner de la modernité à des meubles, des crédences, … ou ajouter une touche déco sur certains carreaux de carrelage mais je n’y avais pas pensé dans notre cas de figure

Alors j’ai farfouillé sur le net et c’est sur Amazon que j’ai enfin trouvé le Graal : les fameux adhésifs pour carrelage cuisine et salle de bain.
On en trouve dans différentes tailles, différents coloris mais aussi à différents prix.
Les carreaux ont en général une taille standard donc il est plutôt facile de trouver ce qui s’adaptera le mieux au carrelage à recouvrir. Ici, les rectangles de ma frise « panthère » étaient de 20 cm sur 10 cm, j’ai donc opté pour des carrés de 10 sur 10 et j’en ai posé deux par carreaux.
Les motifs effet « carreaux de ciment vintage » nous plaisaient bien et pour moins de 30 euros les 81 autocollants, cela nous semblait raisonnable pour remettre notre salle de bain à notre goût et nous éviter d’imposants travaux pour le moment.

Je les ai reçu très rapidement, présentés en rouleau.

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Pour la pose, rien de plus facile, on positionne, on maroufle bien  (pas besoin d’outils, avec la main aucun problème) et on peut même décoller et repositionner si ça ne va pas pour être bien droit ou chasser une bulle d’air. En moins d’une heure, j’ai donc transformé notre salle de bain et apporter la touche déco qui nous ressemble.

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Pas besoin d’attendre un quelconque séchage pour utiliser la salle de bain, pas d’odeur, pas de deuxième couche à passer, un rendu impeccable et un prix loin de celui d’un recouvrement peinture.

Les véritables travaux de la salle de bain pourront attendre encore quelques années car j’aime trop mon nouveau carrelage maintenant 😉

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Reste un petit détail, le plan de travail en marbre pas terrible, marqué de trace blanches d’origine et de nouvelles traces blanches d’usure en plus, bon ok, ça c’est de ma faute, mon meilleur pote le vinaigre blanc ne l’est visiblement pas avec le marbre mais je n’étais pas au courant.
Alors si vous avez une astuce pour le transformer, je suis preneuse et sinon je ferai bien avec, on n’est tout de même pas malheureux quand même !

J’ai testé : coudre avec un patron l’Etoile de coton

J’adore coudre !

Depuis que je me suis lancée sur d’autres choses que de simples ourlets de rideaux, depuis que j’ai acheté ma super machine à coudre, depuis que j’ai réussi à faire quelques petits vêtements pour les garçons et les bébés des copines, depuis que j’ai mon coin couture rien qu’à moi, j’ADORE coudre !
Pourtant je ne couds pas de manière intensive, j’aimerais pouvoir le faire chaque semaine, chaque jour même, mais entre le boulot et les petits, ce n’est pas simple et comme beaucoup de parents, mes petits plaisirs sont limités (et en plus, j’ai un chat, l’animal qui lorsque tu as enfin 5 minutes vient systématiquement s’allonger sur ton matériel, ta matière première ou toi). 

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Dès que je peux (et que Chatraignée me lâche les baskets), je m’octroie donc ce petit moment de détente et de satisfaction personnelle, une activité qui me calme tout en me défiant et qui m’apporte un petit plus à la fin, la possibilité de me dire « c’est moi qui l’ai fait ». Bref, tout ce dont j’ai besoin.
J’ai plein d’idées et plein d’envies et le net est une mine d’or, Pinterest regorge de réalisations, de tutoriels et de patrons, … Tout est à portée de main et on ne peut que réussir !

Pourtant, je n’avais pas encore osé tester beaucoup de choses, souvent les mêmes vêtements, toujours des patrons gratuits, peu de risques, des réalisations faciles pour démarrer et qui ne nécessitaient pas des heures d’essais ni de déceptions avant un résultat acceptable.

Et puis j’ai remarqué que mon fournisseur officiel de tutoriels pour les techniques de couture, j’ai nommé l’Etoile de coton, vendait également du tissu et des patrons.
Oui !  Grâce à ce site, j’avais appris à coudre des appliqués, poser des pressions, faire un point invisible et autre grands basiques, bref, j’avais appris tout ce que je sais et ça avait toujours été une réussite. Des vidéos précises, claires et abordables comme je les aime. C’est donc avec confiance que j’ai décidé de tester cette fois-ci un de leurs patrons.

 

Et c’est sur une paire de moufles que j’ai décidé de jeter mon dévolu, mes mains nues en pleine cour de récréation me suppliant de faire quelque chose pour elles et mes pauvres petits gants certes technologiques puisque tactiles me permettant de pianoter sur mon téléphone mais pas de me réchauffer, c’est bien dommage puisque c’est quand même leur fonction première. Bref, au diable l’utilisation du téléphone (un peu de sevrage quelques minutes par jour ne devrait pas me faire de mal, femme de geek sors de ce corps ! 😉 ) et bonjour douceur et chaleur ! 

Une commande de tissu, une impression de patron et quelques heures de main d’oeuvre plus tard, j’avais réussi l’impensable : coudre autre chose qu’un sarouel !


Bien entendu, je n’ai pas choisi la moufle de base, non, ce serait mal me connaître, mais la moufle à rabats mesdames, messieurs ! J’aimerais vous dire que c’est parce que je préfère toujours ce qu’il y a de plus compliqué mais outre l’excitation supérieure du défi, je dois avouer que j’ai surtout en moyenne 15 manteaux à fermer, 8 chaussures à lacer, 4 bonnets à remettre, trois fois par jour, 5 jours par semaine alors il me faut pouvoir libérer mes doigts facilement.
Et voilà le travail.

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Bon ok, ma couture sur le rabat n’est pas super magnifique mais c’est de ma faute, j’ai choisi une chute de jersey pour la partie à motifs et du sweat aurait été mieux. Mais elles ne sont pas mal quand même hein ?

Les plus des patrons de l’Etoile de coton
Le prix. Je n’y connais pas grand chose à vrai dire en tarif de patrons mais sachant que je le garderai à vie, qu’il comporte toutes les tailles et qu’avec un peu de travail, je pourrai donc, si je le souhaite, offrir des moufles à l’ensemble de ma famille à Noël prochain (si tu fais partie de ma famille, tu sais ce qui t’attends, ne me renie pas 😉 ), je me dis que ça vaut le coup.

Les indications avant de commencer à coudre. Tout y est.
Le détails des fournitures (que l’on peut acheter sur leur site si on veut être encore plus sûr de ne pas se tromper) avec les mesures exactes, les types de tissus à privilégier, ceux à éviter et pourquoi. 
Les mesures à prendre pour connaître sa taille et savoir par la suite à quelles lignes du patron se référer.
Le niveau de difficulté : ici deux étoiles sur trois.
Et même le petit mot gentil qui te motive si tu n’es plus bien sûr de toi : « Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir à coudre ces moufles ». L’invitation au plaisir, forcément, qui n’y succomberait pas 😉

Le patron en lui-même : 4 couleurs bien distinctes pour les quatre tailles, des traits bien épais pour un découpage facile, et des marges de couture incluses. Dans les patrons gratuits dont j’ai pu me servir, ce n’était jamais le cas et j’avoue que c’est pour moi un gain de temps et un avantage. Ainsi, on reporte simplement le patron sur le tissu et on découpe en étant certain d’avoir une marge partout égale.

Tout le détail des opérations. De l’impression du patron à la dernière piqûre d’aiguille, en passant par la découpe. Schémas très clairs à l’appui et couleurs bien visibles pour différencier les différents tissus et face de tissus, flèches par ci, indications importantes par là, traits de couture bien visibles. On ne peut pas se tromper, à moins d’être très fatiguée (bon ok, je suis super crevée et j’ai dû commettre une mini erreur de rien du tout vite réparée mais chut on ne dit rien)

Des photos. Sur le site, lorsque l’on choisit un patron, on trouve avant même de choisir de l’acheter, les tissus dont on a besoin et les photos de la réalisation sous toutes ses coutures, avec différentes couleurs ou motifs.

 

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Tout ça pour te dire merci L’étoile de coton ! J’ai cousu des moufles grâce à toi, et à un mois du printemps, il était temps. Et puis, comme j’ai décidé de tout te dire, j’ai déjà un oeil envieux sur d’autres belles propositions de ton site pour de nouvelles cousettes à venir alors on va se revoir très vite !


Et si vous voulez vous lancez vous aussi, retrouvez les patrons de l’Etoile de coton et tout plein d’autres choses ici.

Un gâteau, trois petits cochons et trois bougies !

Il y a moins de 15 jours, Marmouset a eu 3 ans.

Trois ans quoi !

Quand il a eu 1 an, j’étais presque soulagée, j’avais eu hâte qu’il soit grand et la période nourrisson avait été vraiment difficile, je n’étais absolument pas nostalgique ! Et surtout, lui ne se rendait pas vraiment compte du changement, il ne savait pas souffler une bougie, ne savait pas ce qu’anniversaire voulait dire, tout cela restait encore très abstrait, peut-être donc plus facile à accepter pour des parents puisque pas réalisé du tout par l’enfant.

Quand il eu 2 ans, j’étais ravie, il avait encore grandi et cette fois il en prenait véritablement conscience. Il savait ce qui se tramait, particulièrement en voyant l’agitation autour de lui et ses gagas de parents faire de ce jour une montagne, ne cessant de lui en parler. Il savait donc qu’il allait avoir deux ans et qu’il allait avoir un gâteau et des cadeaux pour fêter ça ! Et ses yeux en dirent long lorsque le jour J arriva.

Désormais, il a 3 ans, et je suis légèrement décontenancée, je ne suis plus aussi impatiente que ça, que ça continue, c’est bon ça y est, j’ai vu, il a grandi, c’est super, mais ça va s’arrêter un peu maintenant d’accord ? Un petit arrêt sur image pour préserver ma santé parce que là ça commence à aller un tout petit peu vite et si ça continue, je vais me réveiller et ce sera un ado 😉


TROIS ANS


Des semaines, des mois peut-être qu’il le sait. A force de me demander quand il va aller à l’école et de m’entendre lui répondre qu’il faut avoir trois ans pour ça, il guettait donc la venue de l’événement avec impatience.
« Quand j’aurai soufflé 3 bougies j’irai à l’école hein ? ». Compliqué de lui expliquer que oui mais non, ce n’est pas exactement comme cela que ça se passe…
Bref, pleinement conscient de ce passage important, Marmouset m’a même commandé son gâteau. Le goût et le décor s’il vous plaît !

Un gâteau aux champignons avec les trois petits cochons, le loup et les trois maisons.
Oui, vous avez bien lu, rien que ça, du travail en perspective mais bizarrement c’est plus le « aux champignons » qui m’a un peu posé question.
Ceci dit, je n’étais pas étonnée par sa demande, il raffole des champignons, crus, cuits, à toutes les sauces, …
Et surtout, il n’est pas très « sucré », à part pour les bonbons mais il n’y en a quasiment jamais à la maison sous peine de le rendre fou. 😉
Les gâteaux, ce n’est vraiment pas son truc ! En digne fils de sa mère, il adore les faire mais ne prend pas vraiment de plaisir à les manger, son péché mignon serait plutôt le fromage et le saucisson ! Il est bien cet enfant 😉

Bref, j’ai hésité longuement, on m’a soufflé quelques idées, toutes très bonnes, un cake, une quiche, des champignons en pâte à sucre, …
Et finalement j’ai choisi : ….
un gâteau au chocolat.

J’ai fait un plat à base de champignons pour le repas mais je suis restée sur un gâteau classique, le chocolat en principe il aime ça alors ça passerait peut-être et ce serait plus facile pour positionner le décor, de toute manière c’est ce décor qui aurait le plus d’importance pour lui. 

J’ai donc repris la recette du gâteau de ses deux ans que vous pouvez retrouver ici. Un gâteau au chocolat bien moelleux. 
Et un peu de modelage après, voici le résultat.

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Quelques indications si vous souhaitez reproduire un décor similaire.
-La base
Elle est en pâte à sucre mais ne recouvre pas tout le gâteau, juste le dessus. J’ai donc collé des petits gressins coupés en deux, un a un, tout autour du gâteau à l’aide d’un mélange sucre glace + eau qui devient extrêmement solide en séchant. 
-Les trois petits cochons et le loup
 Ils sont en pâte d’amande. Je ne suis pas douée pour inventer moi-même, en dessin ou en sculpture, mon niveau est proche du néant. Mais je sais très bien reproduire, je peux dessiner ou modeler sans problème si j’ai un modèle.  J’ai donc farfouillé sur le net à la recherche de loup en pâte à sucre ou d’amande et j’ai créé le mien en prenant différents éléments ça et là. Pour les trois petits cochons, pas besoin de modèle, une grosse boule pour le ventre, une petite pour la tête, une toute petite à aplatir pour le nez, puis 4 boules à aplatir pour les pattes. Un tout petit colombin à tordre pour la queue et pour les oreilles, il suffit de tracer dans la pâte une forme semblant à une feuille d’arbre, de découper au couteau et d’appuyer son petit doigt dans la partie arrondie pour creuser légèrement. Il n’y a plus ensuite qu’à assembler le tout, toujours avec le mélange sucre glace + eau.
-La maison en paille
Des gaufrettes au miel plantées directement dans la pâte à sucre et le gâteau au chocolat (d’où l’importance d’un gâteau moelleux pour que ça tienne).

-La maison en bois
Des biscuits de type « fingers » au chocolat plantés eux aussi dans le gâteau

-La maison en brique
Un grand rectangle de pâte d’amande plié en 4 pour formé un « cube », 4 petits gressins à l’intérieur (et plantés dans le gâteau) pour tenir le tout et bien marquer les angles, un carré pour le toit, une cheminée, et des petits rectangles en pâte d’amande rouge à coller sur chaque façade.

-Et bien entendu, des petits champignons en pâte d’amande, oui j’ai quand même tenté histoire d’avoir quelque chose à dire si Marmouset me demandait où étaient les champignons.


Cette année, encore, je n’ai pas fait la pâte d’amande, je l’ai achetée. Cette année encore, j’ai un peu honte, car j’ai acheté une pâte pleine de mauvaises choses que l’on n’a même pas mangée en plus car on n’aime pas ça. Bref, c’était la dernière année car on m’a soufflé une excellente idée. Marmouset était un peu triste d’avoir un décor périssable et qui allait donc disparaître. Désormais, je ferai donc mes décorations en pâte Fimo ou autre pâte durcissante afin de conserver les petits figurines et chaque année Marmouset aura de nouvelles figurines à ajouter aux précédentes et un souvenir de chaque anniversaire 😉
Je lui ai déjà promis de refaire très vite les trois petits cochons et le loup.

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Comme pressenti, Marmouset a à peine goûté à son gâteau. Après avoir admiré longuement son décor et joué à refaire l’histoire des trois petits cochons avec (mais sans faire écrouler les maisons car il ne voulait pas les détruire), il est directement passé à la phase ouverture de cadeaux, le temps que je coupe des parts.
Et c’est à ce moment là qu’on l’a perdu, un livre, un jeu, … et il faut tout de suite le lire, l’expérimenter, le reste ne compte plus, la faim n’existe même plus !
Et entre nos cadeaux et ceux envoyés par la famille, il y avait l’embarras du choix, du Petit Poilu par ci, des légos par là, un peu de Montessori, et un vrai jeu de domino, bref de quoi le combler !

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Cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter et à partager vous aussi vos réalisations, peut-être de quoi m’inspirer pour les années à venir :)

***Concours*** : gagnez deux Toddlepak Trunki

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Il y a peu, je vous parlais juste ici de la célèbre marque d’accessoires voyage pour les familles : Trunki !

Et bien aujourd’hui, Trunki s’associe au blog pour vous permettre de remporter non pas un mais 2 Toddlepak

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Qu’est-ce qu’un toddlepak ?
Ce sont des gilets équipés de petites rênes pour enfants utilisables de 6 à 48 mois.
Ils s’utilisent pour les plus petits lors de l’apprentissage de la marche, pour les aider dans cette étape mais aussi pour les grands aventuriers au besoin, afin d’assurer leur sécurité lors d’une ballade dans une grande foule par exemple. Vous pouvez également tout à fait utiliser le petit gilet sans les sangles, il est équipé d’une bande réfléchissante, idéal donc lorsque vous vous promenez la nuit ou par temps sombre (comme en ce moment en plein hiver) afin que votre enfant se fasse bien voir par les voitures.

Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur la page du site Trunki dédiée au Toddlepak, juste ici.

Pour participer, il vous suffit de :

liker la page facebook de Une araignée au plafond et celle de Trunki France

– partager le post du concours en mode public (vous le trouverez sur le facebook du blog)

– commenter le post facebook en invitant au moins 2 amis et en indiquant si vous souhaitez remporter le toddlepack rouge ou violet

Deux tirages au sort auront lieu pour désigner les gagnants le 19 février.
Concours ouvert à la France et à la Belgique.

Bonne chance à tous !

Trunki – La valise des tout-petits

Dans mon dernier article que vous trouverez ici, je vous parlais de notre organisation en terme de bagages lorsque nous partons en vacances avec les enfants et j’évoquais rapidement notre « sac de survie ». Ce fameux sac qui contient l’indispensable à la survie des parents en milieu hostile, c’est-à-dire le nécessaire pour occuper, changer, nourrir les enfants lors du trajet en train ou en avion.

Depuis l’arrivée de Caillou, ce sac est devenu un peu petit, de l’eau et de la nourriture pour deux, des jouets différents, de quoi changer le plus petit et de quoi faire dormir le plus grand qui a décrété qu’il ne partait plus sans son doudou après n’en avoir pas voulu pendant plus de deux ans. Alors, cet été, ce sac, nous ne l’avons pas pris, ou plutôt, nous l’avons remplacé pour le plus grand plaisir de Marmouset  et le notre, par une valise juste à sa taille !

Une valise pour enfant donc, très facile à manipuler par le principal intéressé, avide de responsabilités (un peu trop), ça tombe bien. Et un bagage en moins à gérer pour nous, quel bonheur ! Un jeu d’enfant, et c’est le cas de le dire, pour lui, à 2 ans et demi que de s’en occuper.

Cette valise, c’est elle.

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Et c’est chez Trunki que nous l’avons repérée ! Une petite marque anglaise qui a commencé doucement et qui est maintenant numéro 1 de la valise pour enfant ! C’est dire ! 

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Crash test

La valise Trunki n’a que des avantages à nos yeux.

Son utilisation. La valise Trunki est multifonctions et c’est pour moi sa principale qualité ! Ce n’est pas juste une valise, c’est un véritable véhicule ! L’enfant peut la porter par les anses, la tirer à l’aide de la sangle mais il peut aussi s’asseoir dessus et se faire tirer par quelqu’un d’autre, ou encore l’utiliser comme un véritable porteur en se tenant aux deux poignées cornes situées à l’avant et en poussant avec ses pieds pour avancer seul. Cette dernière fonction en fait donc un véritable jouet qui s’utilise aussi à la maison. Même Caillou s’en est servi comme pousseur lorsqu’il venait d’acquérir la marche :)

Ses petits plus. La petite valise a tout d’une grande, des sangles intérieures pour maintenir ce qui s’y trouve, une longue poche intérieure pour ne pas perdre les petites affaires, deux fermoirs verrouillables à l’aide d’une clé en plastique solide attachée à la grande sangle.

Sa carrosserie. En effet, la valise est complètement personnalisable, et vraiment dans le détails, tout y passe, des enjoliveurs aux cornes, ce qui vous permettra de la créer complètement avec votre enfant et de ne jamais avoir la même que le voisin. La gamme des couleurs est large et vous pouvez également acheter des stickers pour la personnaliser encore plus. Il existe aussi des valises déjà « customisées » à thème où vous trouverez forcément votre bonheur, les véhicules (taxi, pompier, …), les animaux (chat, abeille, dinosaure … et même licorne), les personnages bien connus des enfants (le gruffalo, Hello Kitty).

Sa solidité et sa stabilité. Marmouset qui veut tout faire tout seul et c’est le but avec cette valise aime aussi foncer et même si ce n’est pas sa fonction première, c’est possible. La vitesse ajoutée à une mauvaise gestion des virages de temps à autre lui a donné le plaisir d’entrer en collision avec à peu près tout, êtres humains, poteau, mur, barrière,… et malgré cette utilisation intensive et intense de la valise, jamais de casse. Pour Marmouset non plus d’ailleurs, jamais de casse, j’ajouterai donc que la valise st stable également.

Sa garantie. Si toutefois il y avait un problème, elle est garantie 5 ans.

Son poids. Elle reste légère, même chargée, et pratique à porter, par ses deux anses, ou encore plus simple sur l’épaule avec la sangle, comme un sac à main si votre enfant en a marre (mais j’en doute) ou si vous devez vous dépêcher pour traverser la rue, s’il y a trop d’obstacles, un trottoir très haut à descendre, …

Sa taille. Suffisamment grande pour contenir ce qui se trouvait dans notre sac à dos de survie pour deux et même plus ou pour une bonne partie des affaires d’un petit voyageur, en tout cas l’essentiel, doudous, pyjama, livres, jouets, petites affaires. Mais compacte comme il faut puisque ses dimensions sont parfaites pour passer en bagage cabine en avion.

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Alors Trunki, ça change quoi au juste ?

Et bien, sur leur site, vous trouvez cette phrase qui résume à merveille l’esprit de la marque.

« Nous sommes une bande de grands enfants qui adorent créer des trucs chouettes pour rendre vos trajets amusants et vous redonner le sourire. »

Et je confirme, ici, depuis que nous avons adopté la valise, nos trajets sont réellement facilités. La gestion d’un bagage en moins certes, mais aussi plus d’affaires à emporter et surtout un Marmouset qui ne s’ennuie jamais et ne chouine plus, trop concentré à tirer sa valise ou à la conduire, tel un Schumacher des bacs à sables.

Version été ici avec en prime jambe dans le plâtre, merci Trunki, sans qui nous aurions dû porter un Marmouset pendant tout le trajet 

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Version hiver et sans jambe dans le plâtre !

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Si vous aussi, vous avez envie de craquer pour une valise Trunki, vous trouverez tous les renseignements utiles sur le site de la marque. Et comme Trunki ne fabrique plus que des valises, vous y rencontrerez aussi toutes sortes d’accessoires sur le thème du voyage, sac à dos imperméable, des boîtes de voyages, des coussins de voyages, des harnais de sécurité, des accessoires pour le confort en voiture, … Vous pouvez acheter ces produits sur le site ou directement en magasin dans les boutiques suivantes (uniquement à Paris pour l’instant).

 

HAD SO sas 102, Avenue de Saint-Ouen 75018 PARIS
Kids Travel Design 9/11, Rue des Lavandières 75001 PARIS
Le Bon Marché TSA 70710 75329 PARIS Cédex 07
Le Préau de Ferdinand 22, Rue St. Ferdinand 75017 PARIS
Les Marchandes de Jouets 83, Rue de Levis 75017 PARIS
Mini-Arty 49, Rue Caulaincourt 75018 PARIS
Small Gallery sarl 2, Place Charles Fillion 75017 PARIS
SONAT 178, Rue du Temple 75003 PARIS

 

Et parce Trunki a décidé de me faire confiance, vous pouvez participer à un super concours pour gagner deux Toddlepak juste là ! Courez-y ! 

Des petits et des bagages ou comment voyager léger avec des enfants !

Aujourd’hui, je viens écrire quelques lignes concernant notre petite organisation en matière de bagages lorsque l’on part en vacances avec nos deux petits (de moins de 3 ans) alors que nous n’avons pas de voiture. 

Bon, à priori, un article qui ne va pas casser trois pattes à un canard comme on dit et qui ne vous apprendra peut-être pas grand chose car nous ne sommes pas les seuls dans ce cas.
Mais si j’écris, vous pensez bien que ce n’est pas pour rien et ce petit récit n’est qu’un préambule nécessaire pour une blablateuse comme moi dont la finalité sera la présentation d’un objet coup de coeur, en somme le pourquoi du comment nous en sommes arrivés à faire l’acquisition de cet objet ! (vous avez vu comme je ménage bien le suspense hein 😉 )

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Chez nous, comme vous le savez grâce à cet article, nous avons l’habitude de partir en vacances en train ou en avion. De fait, nous nous devons de voyager léger. Enfin léger, tout est relatif, puisque, encore une fois je ne vous apprends rien, nous avons 2 enfants dont un bébé et qui dit « bébé », dit plus ou moins « équipements spécifiques ». Et je ne sais pas ce que vous en pensez, mais j’ai comme l’impression que plus ils ont petits, plus ils ont de choses !

Néanmoins, il semblerait que l’on ne se débrouille pas trop mal puisque nous n’utilisons qu’une petite valise pour 4. Oui, je sens votre admiration, nous sommes des warriors ;).

Bon ok, nous ne sommes pas des warriors, j’avoue tout, nous avons un secret ou plutôt des secrets :

Nous nous faisons prêter ou nous louons le maximum sur place.

-Nous partons le plus souvent dans la famille et nous abusons de leur machine à laver afin de pas prendre trop de vêtements et nous leur faisons une liste de courses pour ce qui est de la nourriture ou des couches ou  nous achetons sur place.

-Nous portons les vêtements les plus imposants sur nous lors du départ et du retour (du genre les baskets sur nous et les tongs dans la valise et pas l’inverse vous voyez) et nous en mettons parfois le maximum (oui les gros relous qui mettent une heure à passer le contrôle à l’aéroport, c’est nous 😉 ).

Nous acceptons d’être sales. Oui vous avez bien lu, bon de toute manière, dans la vie de tous les jours, pour n’importe quel parent avec un bébé qui au mieux bavouille tous les 5 minutes, au pire régurgite toutes les heures, c’est un peu une habitude non ?

-Nous faisons le plein de vêtements sur place pour nous (pour une fois que l’on peut laisser les enfants aux grands-parents pour enfin faire les magasins une fois en 6 mois), et non ça ne pose pas de problème d’une valise supplémentaire (bon allez parfois un petit sac) pour le retour car à la fin du séjour, il y a toujours des choses en moins dans la valises, les cadeaux si c’est Noël, les couches si on en avait prises, nos guenilles que l’on a pris pour les achever et dont on a fait dont à la benne à vêtements par exemple.

Bien entendu, malgré ces merveilleuses astuces, nous avons tout de même dû faire quelques concessions lors de nos voyages, revoir nos priorités et réduire le matériel à l’indispensable. Surtout nos propres affaires, à nous les parents en fait parce qu’il faut savoir qu’avec Marmouset, c’était 60 % de la place dans la valise pour lui et 40% pour nous et désormais, avec deux petits, c’est 80 % de la place dans la valise pour eux et 20 % pour nous. Autant dire qu’une fois qu’on a mis un slip par jour par adulte, on n’a plus le droit à grand chose et on a intérêt à veiller à ne pas se faire baver, vomir ou renverser quelque chose dessus sinon on finit à poil (d’où l’acceptation de la saleté dont je parlais plus haut).
Concrètement, une concession, ça donne ça par exemple :  prendre uniquement 2 paires de chaussures pour moi (oui je sais, là je suis réellement une warrior à vos yeux ;)), celles que j’ai aux pieds pour marcher et une autre pour frimer et faire ma belle (encore que dés fois j’arrive à glisser une petite paire de tong en plus dans la valise, truc de fou).
Bref.

En général, nous avons également deux sacs à dos (pas si warrior que ça donc).
L’un pour les 2 téléphones de Paparaignée, sa tablette, son ordinateur, son casque, sa console de jeux vidéos portable et mon ordinateur à moi parfois aussi (famille de geek bonjour, en me relisant j’ai comme l’impression qu’il faudrait que l’on se soigne tout de même).
L’autre que j’appellerai le sac de survie (quoique le premier est déjà un sac de survie mais pour Paparaignée en fait :) ). Ce sac contient tout ce qu’il faut pour le change, la nourriture et l’eau et les jouets/activités bref tout le nécessaire pour prendre soin des enfants et les occuper pendant le voyage histoire de ne pas péter les plombs avant même le début des vacances.

Du coup, je fais même l’impasse sur le sac à main (oui vous avez bien lu, je sais la vie est dure). Bon j’avoue que parfois dans un moment d’égarement ou de désespoir peut-être, je tente de le bourrer dans la valise. Je sais, un sac à main, ça ne paraît pas grand chose à ajouter au reste comme ça mais ça fait un sac de plus à gérer et quand je prends le train seule, avec les deux loustics, dont un qui marche depuis quelques mois et touche à tout et l’autre qui court depuis trop longtemps et touche à tout, le cosy pour faire le trajet gare-maison, la poussette pour fixer le cosy trop lourd à porter maintenant, la valise, le sac de survie et pour peu qu’on soit en hiver, le bonnet, les gants, les écharpes, les manteaux que l’on enlève et qui me restent sur les bras parce que finalement quand on arrive il fait trop chaud, très franchement, on apprend volontiers à se passer de sac à main.

A présent, vous savez tout sur notre organisation bagageresque (oui j’aime inventer des mots) ou presque car depuis peu, un nouveau venu ou devrais-je dire une nouvelle venue a rejoint la Team Araignée ou plutôt à remplacé un autre bagage et si vous voulez en savoir plus, il suffit de cliquer ici.

 

Petit Poilu – La Bande Dessinée dès 3 ans

Aujourd’hui, je viens vous parler lecture et plus particulièrement bande dessinée !

D’ordinaire, nous lisons plutôt des albums aux enfants, et Marmouset est, comme beaucoup d’enfants de son âge qui baignent dans les livres depuis leur premières couches ou presque, un petit bibliophile. Il peut rester assis sur son lit ou dans le coin lecture de la maison des heures durant à dévorer des piles de livres, les histoires du soir ne sont jamais assez nombreuses et les passages à la librairie se transforment en sitting pour essayer de lire tout ce qui est à sa portée !
Bref, j’avais envie qu’il puisse lire seul mais bien entendu, à bientôt 3 ans, Marmouset ne sait pas encore lire et ce n’est pas pour tout de suite. C’est vrai, il peut feuilleter des albums seul et il le fait régulièrement mais une image n’étant pas l’équivalent d’une action à chaque fois, il est plus difficile de comprendre un livre inconnu. Et, bien qu’à présent il soit capable d’imaginer une histoire ou de faire semblant d’en lire une qu’il connaît par coeur, ça va très vite et un album lui dure parfois moins d’une minute. Satisfaire sa soif de découvertes livresques demande donc un stock d’albums conséquent, des allers-retours à la bibliothèque fréquents et des passages à la librairie réguliers.

Il existe pourtant une solution de lecture qui permet souvent aux jeunes enfants de lire seul et plus longtemps : la bande dessinée.
Je n’y avais pas pensé pour Marmouset. Non pas que je sois contre la bande dessinée, au contraire mais ce type d’ouvrage demande tout de même quelques compétences à mon sens.

  • Savoir lire puisqu’il y a tout de même pas mal de texte.
  • Se repérer dans l’espace d’une page pour suivre les vignettes dans le bon ordre.
  • Etre capable de comprendre qu’un personnage présent 10 fois sur une page peut se référer à une seule et unique entité. Il est très fréquent à l’école que les enfants soient quelque peu perplexes et m’interrogent lorsque sur une seule et même page, se retrouve 10 fois le même personnage pour traduire une action rapide, une course, un moment d’excitation. Un chat qui joue avec une pelote de laine et met le chaos dans toute une chambre par exemple. Les enfants me disent alors : « oh il y a plein de chats maîtresse » ou « mais c’est qui les autres chats ? » .

Bref, je pensais Marmouset bien trop jeune pour cela.
Mais ça c’était avant comme dirait l’autre. Avant de découvrir The bande dessinée, j’ai nommé 

PETIT POILU

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Un album pour se divertir et passer un bon moment.

Déjà le titre, accrocheur, enfin moi ça m’a accroché en tout cas et Marmouset l’a tout de suite retenu et a donc très bien repéré le personnage principal.

Ensuite le personnage justement, une petite boule de poil simple et attachante qui peut très bien avoir l’âge de son lecteur et qui vit donc la même chose à la maison. Il permet au jeune lecteur de s’identifier et d’entrer plus facilement dans ses aventures.

Et puis le visuel aussi. Une bande dessinée pour les petits en tout point comparable à celles des grands, des images qui attirent l’oeil et du pep’s dans les couleurs choisies.

Enfin, le contenu. Chaque bande dessinée de Petit Poilu commence de la même manière dans un monde réel et tout à fait identifiable. Sur une planche, Petit Poilu comme chaque enfant se lève, s’adonne aux activités quotidiennes matinales (petit déjeuner, se laver, se vêtir, dire au revoir à ses parents, …) avant de partir pour l’école. Puis commencent ses aventures dont on ne sait jamais vraiment s’il s’agit d’un rêve, de son imagination débordante ou d’une véritable confrontation à un monde fabuleux puisque même lorsqu’à la fin de l’album, Petit Poilu revient dans son quotidien d’enfant lambda, il reste souvent une trace bien réelle de ce que l’on pouvait prendre pour aventures fantasmées. En tout les cas, la fin comme le début est toujours identique, Petit Poilu rentre chez lui, retrouve ses parents et se couche heureux malgré tant de péripéties !

Dans cette bande dessinée, pas de texte ce qui a l’avantage de la rendre complètement accessible dès le plus jeune âge en lecture autonome.

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Mon questionnement quand à la manière dont un petit de 3 ans pourrait réussir à manipuler et suivre une bande dessinée a trouvé réponse quasi immédiatement après la découverte puisque Marmouset a très vite adopté le fonctionnement de l’ouvrage avec succès. L’apparition d’un même personnage plusieurs fois par page ne lui a pas posé de problème, il a très bien compris que c’était toujours le même comme il a maîtrisé également assez facilement le sens de lecture.

 

Un album pour parler

Dans un premier temps, je l’ai aidé à « lire » car lorsque’il reçoit un livre, sa première demande après l’avoir feuilleté, observé, admiré est toujours « Allez, tu lis avec moi maman/papa? ». Je lui ai fait remarquer qu’il n’y avait pas de texte donc que je ne pouvais pas « lire » mais que nous allions raconter ensemble. Et je l’ai incité à décrire, à imaginer, à déduire, par la découverte, le jeu, des questionnements,…
Avec cette bande dessinée, un enfant peut aussi véritablement lire seul, cela lui prend du temps, le grand nombre d’images lui permet réellement de constituer une histoire et de stimuler son imagination. C’est ce que Marmouset fait désormais et je l’entends encore blablater et commenter avec beaucoup de sérieux tout ce qui se passe en tournant les pages.

Cette bande dessinée sans parole est donc un excellent support de langage puisqu’il permet de faire parler facilement un enfant, de voir ce qu’il comprend, de poser des questions pour stimuler son esprit de déduction. Je vais donc aussi pouvoir m’en servir en classe ! Car, force est de constater que j’ai à faire face à de plus en plus d’enfants dont l’esprit est trop rarement stimulé, qui ne savent pas imaginer et faire de liens et qui lorsqu’on leur pose une question pour voir s’ils ont compris une histoire ou une consigne, répondent tout et n’importe quoi dans l’espoir de tomber juste, de satisfaire l’adulte et d’être le premier à répondre.

 

Un album pour réfléchir et pour apprendre

A la fin de chaque album, un petit texte résume toute l’histoire, il peut être lu à l’enfant ou pas. Et en-dessous de ce résumé, on trouve un petit encart intitulé « Le petit message qui fait grandir d’un poil« .

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Car Petit Poilu ne sert pas qu’à divertir, il permet à chaque album de tirer une leçon, d’apprendre, de réfléchir, de s’interroger. Il est un excellent support pour mettre des mots sur des sentiments, des sensations bien connues des enfants et de chacun (la colère, la peine, …), pour aborder des thèmes complexes plus facilement (l’environnement, la justice,…), pour donner des informations sur des notions importantes, pour ouvrir des discussions et même pour philosopher un peu. (Encore une idée de support pour alimenter un atelier philo en maternelle pas exemple, décidément Petit Poilu, je t’aime beaucoup !)

Et il se trouve que le premier tome aborde l’un de mes thèmes de prédilection (c’est un signe !), quelque chose auquel j’aimerais commencer à sensibiliser Marmouset : la protection de l’environnement (jeter les déchets à la poubelle, l’impact sur la nature, les animaux, …), et paf, d’une pierre deux coups, Petit Poilu m’aide à réaliser une partie de mon engagement dans le Défi green blog ! (Petit Poilu, toi et moi c’est pour la vie maintenant ! 😉 )

 

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Vous l’aurez compris, ici, dès le tome 1, on a adhéré tout de suite à cette bande dessinée pour les petits. Enfin pour les petits, pour les petits, c’est vite dit ! Allez, j’avoue tout, vous l’aurez compris, j’y ai pris goût moi aussi ! Et mon petit doigt me dit qu’il y aura du Petit Poilu à l’anniversaire de Marmouset pour son plus grand bonheur (et un peu le mien aussi).