Notre top 5 des goûters maison

Cela fait plus d’un mois maintenant que je me suis remise à la pâtisserie !
Enfin la pâtisserie, c’est un bien grand mot. Disons à la confection de biscuits et autres joyeusetés de ce type.

Oui, car il fut un temps où je cuisinais ! Très régulièrement même. Un temps où je testais mille et une recettes, où je m’achetais des accessoires, des moules à ceci et cela, et où, de fait, on m’en offrait tout autant. Un temps où le four tournait à plein régime et où je me croyais dans Top Chef (j’en étais très très très loin mais on peut rêver). Et même si j’aimais aussi cuisiner de bons plats en sauce, laisser mijoter, rôtir, dorer,… même si je suis une grande adepte du fameux fromage/saucisson/baguette (j’assume pleinement) bien plus que du reste, en matière de confection, j’ai toujours préféré faire du sucré. Macarons, éclairs, crèmes diverses et variés, cheesecake, gâteaux traditionnels, brioches, confitures, cupcakes,… tout y est passé.
Je suis incapable de créer, d’imaginer, d’associer et d’assaisonner, mais suivre une recette à la lettre, pas de problème, ça me plaît et la pâtisserie répond tout à fait à cela.

Et puis Marmouset est arrivé, l’épuisement aussi et l’envie et le temps pour cuisiner ont disparu, ou plutôt se sont transformés, j’ai troqué mes ustensiles et livres en tout genre pour un babycook : compotes et purées maison, voici à quoi j’ai réduit mes activités culinaires.

Aujourd’hui, le temps me manque toujours mais l’envie est de retour ! Et surtout depuis notre déménagement. Adieu la cuisine fermée, place à une pièce à vivre nous permettant de cuisiner tout en gardant un oeil sur les enfants, Marmouset m’aide souvent et Caillou peut jouer tranquillement non loin de nous (ce qui ne l’empêche pas de réclamer les bras tous les 5 minutes grrrr 😉 ).

Je n’avais donc plus aucune excuse pour ne pas m’y remettre. Qui plus est, défi green blog oblige, faire à nouveau des goûters et desserts maison faisait partie du challenge de cette année.
Depuis plus d’un mois, c’est donc chose faite.

Quasi plus de biscuits industriels, mis à part une boîte de petits beurres bio et quelques galettes de riz de temps à autre, et une grosse réduction des achats de yaourts puisque j’ai ressorti la yaourtière. Bref, bien moins de déchets et accessoirement moins de cochonneries dans nos estomacs aussi.

Pour s’y tenir, nous avons donc décrété le dimanche, jour de la pâtisserie et de la préparation des goûters de la semaine. Et depuis nos divers essais, nous avons désormais nos petits préférés ce qui n’était pas gagné car Marmouset est comme maman, il adore faire la pâtisserie mais moins la manger, il n’est pas très friand de biscuits et pourtant certains d’entre eux ont remporté son adhésion rapidement. 

Voici donc en exclusivité le top 5 de nos goûters maison ! Lire la suite

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Un gâteau, trois petits cochons et trois bougies !

Il y a moins de 15 jours, Marmouset a eu 3 ans.

Trois ans quoi !

Quand il a eu 1 an, j’étais presque soulagée, j’avais eu hâte qu’il soit grand et la période nourrisson avait été vraiment difficile, je n’étais absolument pas nostalgique ! Et surtout, lui ne se rendait pas vraiment compte du changement, il ne savait pas souffler une bougie, ne savait pas ce qu’anniversaire voulait dire, tout cela restait encore très abstrait, peut-être donc plus facile à accepter pour des parents puisque pas réalisé du tout par l’enfant.

Quand il eu 2 ans, j’étais ravie, il avait encore grandi et cette fois il en prenait véritablement conscience. Il savait ce qui se tramait, particulièrement en voyant l’agitation autour de lui et ses gagas de parents faire de ce jour une montagne, ne cessant de lui en parler. Il savait donc qu’il allait avoir deux ans et qu’il allait avoir un gâteau et des cadeaux pour fêter ça ! Et ses yeux en dirent long lorsque le jour J arriva.

Désormais, il a 3 ans, et je suis légèrement décontenancée, je ne suis plus aussi impatiente que ça, que ça continue, c’est bon ça y est, j’ai vu, il a grandi, c’est super, mais ça va s’arrêter un peu maintenant d’accord ? Un petit arrêt sur image pour préserver ma santé parce que là ça commence à aller un tout petit peu vite et si ça continue, je vais me réveiller et ce sera un ado 😉


TROIS ANS


Des semaines, des mois peut-être qu’il le sait. A force de me demander quand il va aller à l’école et de m’entendre lui répondre qu’il faut avoir trois ans pour ça, il guettait donc la venue de l’événement avec impatience.
« Quand j’aurai soufflé 3 bougies j’irai à l’école hein ? ». Compliqué de lui expliquer que oui mais non, ce n’est pas exactement comme cela que ça se passe…
Bref, pleinement conscient de ce passage important, Marmouset m’a même commandé son gâteau. Le goût et le décor s’il vous plaît !

Un gâteau aux champignons avec les trois petits cochons, le loup et les trois maisons.
Oui, vous avez bien lu, rien que ça, du travail en perspective mais bizarrement c’est plus le « aux champignons » qui m’a un peu posé question.
Ceci dit, je n’étais pas étonnée par sa demande, il raffole des champignons, crus, cuits, à toutes les sauces, …
Et surtout, il n’est pas très « sucré », à part pour les bonbons mais il n’y en a quasiment jamais à la maison sous peine de le rendre fou. 😉
Les gâteaux, ce n’est vraiment pas son truc ! En digne fils de sa mère, il adore les faire mais ne prend pas vraiment de plaisir à les manger, son péché mignon serait plutôt le fromage et le saucisson ! Il est bien cet enfant 😉

Bref, j’ai hésité longuement, on m’a soufflé quelques idées, toutes très bonnes, un cake, une quiche, des champignons en pâte à sucre, …
Et finalement j’ai choisi : ….
un gâteau au chocolat.

J’ai fait un plat à base de champignons pour le repas mais je suis restée sur un gâteau classique, le chocolat en principe il aime ça alors ça passerait peut-être et ce serait plus facile pour positionner le décor, de toute manière c’est ce décor qui aurait le plus d’importance pour lui. 

J’ai donc repris la recette du gâteau de ses deux ans que vous pouvez retrouver ici. Un gâteau au chocolat bien moelleux. 
Et un peu de modelage après, voici le résultat.

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Quelques indications si vous souhaitez reproduire un décor similaire.
-La base
Elle est en pâte à sucre mais ne recouvre pas tout le gâteau, juste le dessus. J’ai donc collé des petits gressins coupés en deux, un a un, tout autour du gâteau à l’aide d’un mélange sucre glace + eau qui devient extrêmement solide en séchant. 
-Les trois petits cochons et le loup
 Ils sont en pâte d’amande. Je ne suis pas douée pour inventer moi-même, en dessin ou en sculpture, mon niveau est proche du néant. Mais je sais très bien reproduire, je peux dessiner ou modeler sans problème si j’ai un modèle.  J’ai donc farfouillé sur le net à la recherche de loup en pâte à sucre ou d’amande et j’ai créé le mien en prenant différents éléments ça et là. Pour les trois petits cochons, pas besoin de modèle, une grosse boule pour le ventre, une petite pour la tête, une toute petite à aplatir pour le nez, puis 4 boules à aplatir pour les pattes. Un tout petit colombin à tordre pour la queue et pour les oreilles, il suffit de tracer dans la pâte une forme semblant à une feuille d’arbre, de découper au couteau et d’appuyer son petit doigt dans la partie arrondie pour creuser légèrement. Il n’y a plus ensuite qu’à assembler le tout, toujours avec le mélange sucre glace + eau.
-La maison en paille
Des gaufrettes au miel plantées directement dans la pâte à sucre et le gâteau au chocolat (d’où l’importance d’un gâteau moelleux pour que ça tienne).

-La maison en bois
Des biscuits de type « fingers » au chocolat plantés eux aussi dans le gâteau

-La maison en brique
Un grand rectangle de pâte d’amande plié en 4 pour formé un « cube », 4 petits gressins à l’intérieur (et plantés dans le gâteau) pour tenir le tout et bien marquer les angles, un carré pour le toit, une cheminée, et des petits rectangles en pâte d’amande rouge à coller sur chaque façade.

-Et bien entendu, des petits champignons en pâte d’amande, oui j’ai quand même tenté histoire d’avoir quelque chose à dire si Marmouset me demandait où étaient les champignons.


Cette année, encore, je n’ai pas fait la pâte d’amande, je l’ai achetée. Cette année encore, j’ai un peu honte, car j’ai acheté une pâte pleine de mauvaises choses que l’on n’a même pas mangée en plus car on n’aime pas ça. Bref, c’était la dernière année car on m’a soufflé une excellente idée. Marmouset était un peu triste d’avoir un décor périssable et qui allait donc disparaître. Désormais, je ferai donc mes décorations en pâte Fimo ou autre pâte durcissante afin de conserver les petits figurines et chaque année Marmouset aura de nouvelles figurines à ajouter aux précédentes et un souvenir de chaque anniversaire 😉
Je lui ai déjà promis de refaire très vite les trois petits cochons et le loup.

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Comme pressenti, Marmouset a à peine goûté à son gâteau. Après avoir admiré longuement son décor et joué à refaire l’histoire des trois petits cochons avec (mais sans faire écrouler les maisons car il ne voulait pas les détruire), il est directement passé à la phase ouverture de cadeaux, le temps que je coupe des parts.
Et c’est à ce moment là qu’on l’a perdu, un livre, un jeu, … et il faut tout de suite le lire, l’expérimenter, le reste ne compte plus, la faim n’existe même plus !
Et entre nos cadeaux et ceux envoyés par la famille, il y avait l’embarras du choix, du Petit Poilu par ci, des légos par là, un peu de Montessori, et un vrai jeu de domino, bref de quoi le combler !

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Cet article vous a plu, n’hésitez pas à le commenter et à partager vous aussi vos réalisations, peut-être de quoi m’inspirer pour les années à venir 🙂

Gâteau au pamplemousse

Un moment que l’on n’avait pas fait un gâteau.
Des quiches, des omelettes, des gratins, oui, (bref, des plats où il faut casser des oeufs, l’activité préférée de Marmouset). Mais des gâteaux non.

Marmouset n’est pas très gâteau, moi non plus.
Je préfère de loin le salé, et Marmouset, en digne fils de sa mère, aussi. Il réclame rarement des bonbons, en revanche, il peut se mettre dans des états pas possibles (que toi tu crois qu’il s’est cassé un truc ou qu’il y a eu un drame) pour un morceau de jambon ou de fromage.

Bref, on a tout de même fait un gâteau parce qu’on aime peut-être pas trop les manger, mais les faire oui 🙂
Un gâteau au pamplemousse.

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L’idée est venue d’un constat simple : nous avions deux pamplemousses. N’en attendez pas plus, c’est aussi bête que ça 😉
Sauf que les pamplemousses, je n’aime pas ça, Paparaignée n’est pas fan non plus et Marmouset n’en a jamais vraiment goûtés. Pas sûre qu’il apprécie l’amertume du fruit mangé tel quel, je n’avais pas envie de prendre le risque et de l’en dégoûter à tout jamais.

Mais pourquoi diable avions-nous donc des pamplemousses alors ?
On ne va pas se mentir. Je pourrais vous raconter que je suis cette mère parfaite qui tente de faire découvrir toutes les saveurs à ses enfants et qui fait de magnifiques plats variés et équilibrés chaque jour mais soyons honnêtes, il y avait deux pamplemousses dans le panier bio de la semaine, je n’allais pas les jeter tout de même (mais je suis tout de même cette mère parfaite qui varie les types de pâtes chaque soir 😉 ).

Je me suis donc dit que le meilleur moyen de réussir à ingérer cette amertume était de la camoufler dans un gâteau.

Voici donc la recette du gâteau au pamplemousse

Ingrédients
– 2 pamplemousses non traités
– 200 grammes de poudre d’amandes
– 150 grammes de sucre
– 2 oeufs
– 1 bonne cuillère à soupe d’huile

Etapes
Prélever une petite cuillère à café de zeste de pamplemousse
Récupérer la pulpe des pamplemousses

Mixer le sucre, les oeufs, le zeste et la pulpe de pamplemousse
Ajouter la poudre d’amandes et l’huile et mélanger
Beurrer généreusement un moule classique  ou utiliser un moule en silicone car la préparation risque d’accrocher plus qu’un gâteau habituel
Mettre au four 45 minutes à 180 °

 

Pour être honnête, je trouve que ce gâteau a un aspect agréable, il est croustillant autour et moelleux à l’intérieur mais l’amertume est encore un peu trop présente à mon goût. On mange un morceau, c’est agréable et une fois avalé, l’amertume se fait sentir. Un pamplemousse me semble donc largement suffisant. Mais c’est sûrement selon les goûts de chacun.

 

Des choco BN maison un peu revisités

Dernière recette en date testée et approuvée par Marmouset, voici les « choco BN » maison !

Mais si, rappelez-vous, ces biscuits au chocolat agrémentés de deux yeux et d’un sourire, vous les connaissez forcément puisqu’ils sont là depuis 1952 ! Si, si ! Des biscuits français (cocorico !) qui rassemblent des générations donc ! Enfin le sourire lui n’est là que depuis 1992, il avait été ajouté à l’époque pour relancer les ventes (c’était le point wikipédia de l’article mais rassurez-vous, je m’arrête là et vous n’aurez pas le droit à tout l’historique de la fabrique de biscuits, cachez votre joie 😉 ).

Bref, pour la petite histoire (et au moment où j’écris, je me demande si cette histoire à rallonge qui ne va rien faire qu’éventuellement au mieux vous embrouiller, au pire vous ennuyer, est utile), il y a quelques jours, passant au rayon bio de mon supermarché préféré, je me rends compte qu’ils ont une panoplie de biscuits sympas dont des lunettes à la fraise. Cela tombe bien puisque je cherche des biscuits quelque peu « enfantins » et donc attrayants susceptibles de plaire à Marmouset pour changer un peu des petits beurres, son biscuit habituel. J’en achète et là, il y en a un qui est tout foufou à me voir mon paquet de lunettes à la main, et, surprise, ce n’est pas Marmouset mais Paparaignée, ravi de me dire qu’il adorait ça petit et que ça lui rappelle des souvenirs et qu’il faudra en racheter, … Mais bon, c’est un poil cher les biscuits, qui plus est bio, et c’est que ça part vite surtout, et c’est tellement sympa des les faire soi-même. C’est à ce moment que me vient l’idée de ressortir une recette de mes tiroirs, celle d’un autre biscuit phare de notre jeunesse : le « choco BN » mais version lunette c’est-à-dire à la confiture, un « confi BN » donc.
Voilà, ça valait le coup de savoir d’où m’était venue cette idée de génie n’est-ce pas ? Une histoire de madeleine de Proust en somme, en beaucoup moins bien racontée 😉

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A présent, place au plus important, la recette des « confi BN ».

Ingrédients
Pour une petite trentaine de minis « confi BN » maison, il vous faut :
– 180 g de farine
– 100 g de beurre
– 60 g de sucre
– un petit fond de verre d’eau
– de la confiture à votre goût (mais ça marche aussi avec du chocolat, pâte à tartiner ou autre), ici de la brimbelle (myrtille)

Vous pouvez doubler les quantités car ce sont vraiment des biscuits de petite taille (emporte-pièce à sablé) dont on ne fait qu’une bouchée.

Etapes
1- Mélanger sucre et beurre (n’hésitez pas à y aller avec les doigts ! )

2- Ajouter la farine

3- Ajouter l’eau pour que la pâte se tienne, vous pouvez commencer par deux ou trois cuillères à soupe jusqu’à ce que la pâte ne soit ni trop sèche, ni trop collante. Si elle est trop collante, il suffira d’ajouter de la farine.

4- Laisser reposer la pâte 30 minutes (bon nous, on n’a pas réussi à attendre et ça fonctionne quand même).

5- Abaisser la pâte sur quelques millimètres d’épaisseur et découper des formes à l’emporte-pièce. Faire des yeux et une bouche sur la moitié des biscuits. Pour les yeux, nous avons utilisé l’embout d’une poche à douille et pour la bouche, la pointe d’un couteau.

6 – Mettre au four une petite dizaine de minutes à 190° (en gros, jusqu’à ce que les bords commencent juste à dorer)

7 – Laisser refroidir les biscuits avant de placer une noisette de confiture pour les sceller deux à deux.
L’inconvénient de la confiture et que ça peut faire un peu glisser les deux parties du biscuits, ça donne l’impression de ne pas bien tenir. Il suffit d’attendre et la confiture sèche et colle réellement. Evidemment, la patience étant notre fort, surtout culinairement parlant, nous avons attendu.
Au moins 30 secondes 😉
Et nous avons donc ainsi fait la joie de Marmouset, encore plus que prévu, puisqu’il s’est rendu compte qu’on pouvait ouvrir le biscuit et lécher l’intérieur avant de le croquer, et s’en mettre partout ! Encore plus drôle que bon !

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Un gâteau pour ses 2 ans

Lundi, Marmouset a eu 2 ans !
Déjà !

Ce n’est pas possible, le temps passe plus vite quand on est parent ou bien ?!
La semaine dernière, Marmouset est devenu de plus en plus excité au fur et à mesure que la date approchait, car cette année, il a réalisé pour la première fois ce qu’impliquait le mot « anniversaire ». Il savait qu’il allait avoir 2 ans, il savait le montrer avec ses doigts, il savait qu’il allait devenir « un grand », l’a répété hurlé à qui voulait bien lui poser la question, il savait qu’il allait y avoir un gâteau, il savait qu’il allait y avoir des cadeaux !
Il faut dire qu’on s’était fait une joie de le briefer sur la question à coup de gagatitude « Tu vas avoir 222222222222222 ans, ouaaaaaahhhh, oh là là, tu vas être grand. Tu crois que tu vas avoir des cadeaux ? Ben oui parce que quand c’est son anniversaire on a des cadeaux hein, …. » Bref, on l’avait mis en condition, un peu trop, mais sans doute parce qu’on était encore plus surexcités que lui (enfin moi surtout, Paparaignée sait rester digne lui).

Pour ses un an, j’avais fait un muffin d’anniversaire, un muffin basique avec une petite bougie. Pour les deux ans, je suis passée à la vitesse supérieure (un peu trop peut-être, du coup j’ai grave la pression pour les 3 ans 😉 ).

Marmouset est un grand fan de Taupek.

petite taupeLà encore, nous n’y sommes pas pour rien. Paparaignée a vécu à Prague, la ville de cette célèbre Petite Taupe, moi je l’ai connue lors des séances « cinémathèque » dans l’une de mes écoles et j’en suis tombée littéralement amoureuse ! Très adapté pour les petits dès 2 ans, ce dessin animé tchèque a été créé par le peintre et illustrateur Zdenek Miler dans les années 50. Il met en avant les aventures d’une petite taupe et de ses copains, le hérisson, la souris et le lapin, et parfois du méchant renard ! Il n’y a pas de parole (à peine de petites exclamations parfois) car Zdenek Miler souhaitait que le dessin animé puisse être compris par les enfants du monde entier quelque soit leur langue. Et c’est une réussite. La petite taupe fait un carton dans les écoles maternelles lorsqu’on la présente aux enfants, elle permet de travailler le langage et la compréhension, … et les enfants arrivent très bien à faire les déductions et inductions nécessaires (malgré la présence d’objets dont ils n’ont plus forcément connaissance aujourd’hui : tourne-disque, téléphone vintage, boîte d’allumettes, …).

Bref, après cette pause culturelle, vous l’aurez compris, c’est naturellement que j’ai choisi la Petite Taupe comme « thème » pour confectionner le gâteau de Marmouset. Et voici le résultat.

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Base
Le gâteau est un gâteau au chocolat, une recette simple mais efficace que vous pouvez télécharger ici Gâteau au chocolat et décor pâte d’amande

Habillage
Pour le tour, j’ai simplement coupé des biscuits à la cuillère en deux. J’ai choisi des biscuits « cuillers dégustation » de chez Carrefour, avec du chocolat en-dessous pour que ce soit un peu meilleur que de simples boudoirs. Pas besoin de les coller, ils tiennent bien debout.

Taupinière
Pour constituer la taupinière, j’ai repris la recette de base du gâteau que j’ai divisée par 4 pour réaliser 2 muffins que j’ai émiettés, mais on peut tout aussi bien la faire avec des cookies achetés dans le commerce.

Décor
J’ai donc voulu pour l’occasion agrémenter mon gâteau d’un décor en pâte d’amande. On peut la faire soit même, c’est assez simple (recette dans le lien du gâteau). Mais on peut aussi l’acheter. J’avais besoin de noir, blanc, gris, rouge, rose et vert. J’ai trouvé toutes ces couleurs (sauf le gris) chez Hema sous le nom Marzipan. J’avoue qu’en regardant de plus près la composition, j’ai eu un peu peur : des acidifiants, épaississants, stabilisants,… ça ne donne guère envie m’enfin bon c’était surtout pour décorer.
On peut préparer le décor en pâte d’amande à l’avance, je l’ai fait la veille.
Pour l’herbe, j’ai étalé au rouleau la pâte verte (à laquelle j’ai mélangé un peu de pâte blanche pour en avoir une plus grande quantité) et utilisé mon moule à gâteau comme emporte pièce pour obtenir un disque de bon diamètre.
Pour les fleurs, des petites boules de couleur légèrement écrasées directement posées sur l’herbe.
Pour la taupe, j’ai modelé chaque partie séparément avant de les assembler grâce à une colle alimentaire faite d’1 cuillère à café d’eau et de 3 cuillères à soupe de sucre glace. On peut mélanger les couleurs sans souci pour obtenir une autre teinte, le blanc et le noir m’ont permis d’avoir du gris par exemple.

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Et voilà un Marmouset intrigué et heureux d’avoir sur le gâteau de ses 2 ans la Petite Taupe qu’il aime tant !

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Bugnes (beignets de carnaval)

Aujourd’hui, c’est Mardi Gras et après une journée petit défilé de Carnaval avec l’assistante maternelle où notre Marmouset s’est transformé en panthère, je suis allée le chercher pour qu’il se métamorphose cette fois-ci en chef cuisinier !

Car pas de Mardi Gras sans bugnes, ces beignets de Carnaval qu’il serait dommage de ne pas connaître.
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J’ai donc ressorti ma recette habituelle, bien conservée dans mes archives culinaires puisque je l’utilise chaque année ou presque, à l’école, pour la faire découvrir à mes marmots de maternelle. Comme j’aime beaucoup cuisiner avec eux, une à deux fois par mois, je leur présente une recette construite toujours sous la même forme et au format A3, qu’ils apprennent ainsi bien vite à déchiffrer seuls. C’est pour eux l’occasion de découvrir une nouvelle saveur (en concordance avec la saison), parfois une tradition, et toujours un nouvel ustensile (du rouleau à pâtisserie à la poche à douille en passant par le presse-agrume) et/ou d’une technique de pâtisserie particulière (monter les blancs en neige, pétrir la pâte, …). Cela leur permet également d’intégrer et de travailler de manière indirecte les mesures, la motricité fine, la lecture… sans que cela soit une corvée.
Et ils sont plutôt fans ! Encore plus du moment où ils ont enfin le droit de tremper un petit doigt dans le reste de pâte du saladier 😉

Vous pouvez retrouver et télécharger la recette en cliquant sur le lien ci-dessous.
Recette de bugnes


Comme à l’habitude, Marmouset a adoré mettre la main à la pâte, c’est le cas de le dire 😉  !

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Pain perdu

Dans la catégorie cuisine du week-end avec Marmouset, hier, nous avons testé une nouvelle recette simple comme bonjour : le pain perdu.
Vous êtes certainement nombreux à la connaître et si ce n’est pas le cas, le mal va donc être réparé ici-même 😉
Cette recette est une tradition chez nous car nous avons régulièrement du pain qui sèche et qui devient immangeable tel quel. Je n’aime pas jeter la nourriture et nous n’avons pas de lapin (encore que parfois Marmouset décide d’endosser le rôle du lapin et de ronger un vieux quignon), je le mets donc de côté et lorsque j’en ai une bonne quantité, c’est pain perdu au menu du goûter dominical ! Marmouset n’avait pas encore expérimenté la recette en tant que cuisinier. J’avais tenté de lui en faire goûter une fois, échec cuisant ! Mais cette fois, comme c’est lui qui a mis la main à la pâte, il a été tenté et ma fois, ça ne lui a pas trop déplu.IMG_20150329_155803Voici donc la recette.

Ingrédients
– du pain rassis, sec, laissé pour compte, … mais bon si vous ne pouvez attendre et qu’une envie irrépressible se fait sentir, ça marche aussi avec du pain frais hein
-50 cl de lait
-2 cuillère à soupe de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-2 oeufs
– une bonne noix de beurre

Préparation
Battre les oeufs dans un plat creux ou un saladier.
Ajouter le lait, le sucre et le sucre vanillé.
Tremper le pain dans le mélange pour qu’il s’imbibe bien sans le laisser devenir trop mou.
Faire fondre le beurre dans une poêle (idéalement type poêle à crêpes, ça fonctionne bien).
Mettre les morceaux de pain à dorer, quelques minutes de chaque côté.
Saupoudrer d’un peu de sucre éventuellement.
Servir et manger immédiatement !

(On peut aussi, notamment si on en a une grande quantité et que l’on veut tout faire en même temps, mettre le pain dans un plat à gratin et le passer 45 minutes au four, thermostat 4. Pas encore testé ici, il faut patienter 45 minutes, c’est bien trop long pour les affamés que nous sommes ;))

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Bon appétit

Pas de Noël sans sablés

Le 23 décembre, nous avons expérimenté avec Marmouset une recette classique de Noël : les sablés. Classique et très simple certes, mais qui ne déçoit jamais. Ce fut un succès, non seulement du point de vue des « goûteurs » mais aussi de celui du cuisinier. Marmouset a en effet adoré réaliser cette recette, manipuler les emporte-pièces et le rouleau comme il le fait déjà avec sa pâte à modeler. Comme d’habitude, il n’a pas tellement voulu les manger après mais ce n’est pas un problème, nous on s’est bien régalé et on en a fait profiter les copains chez la nounou en allant leur faire un petit coucou.
Voici donc la recette, c’est pour 10 personnes (nous avons divisé par 3 et nous en avions une grande plaque)
Ingrédients
– 3 oeufs
– 500 g de farine
– 250 de beurre mou
– 250 g de sucre en poudre
– (facultatif) un jaune d’oeuf ou un peu de lait pour dorer

Préparation
Battre le beurre pour qu’il devienne pommade.
Ajouter les oeufs, le sucre et battre à nouveau (pendant 10 min).
Ajouter la farine, pétrir à la main pour former une boule.
Laisser reposer un peu au frigo (facultatif).
Sortir la pâte du frigo, la malaxer pour l’attendrir un peu au besoin puis l’abaisser sur 1 demi centimètre d’épaisseur environ.
Avec des emporte-pièces, découper des petites formes et les déposer sur une plaque garnie d’une feuille de papier cuisson.
Recouvrir chaque biscuit d’un peu de jaune d’oeuf ou de lait pour que ça dore (facultatif, nous on a oublié et ça allait tout de même très bien).
Faire cuire 10 mn environ à 150°C. (un peu plus longtemps si on a fait des biscuits un peu plus épais)
Les biscuits sont encore un peu mous à la sortie du four et continuent à sécher après la cuisson.
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Et bien sûr, après le travail, encore un peu de travail, notre petit cuisinier en herbe n’oublie pas le nettoyage du plan de travail et la plonge 😉
Si, si, je vous assure qu’il insiste et qu’aucun enfant n’a été maltraité sur ces photos 😉 (J’ai d’ailleurs pris des photos histoire de lui rappeler dans quelques années à quel point il insistait pour le faire, mwouaahahaha).
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Bon appétit !

Mon beau sapin… feuilleté

Période de Noël oblige, on teste ou reteste toutes les recettes traditionnelles ou clin d’oeil aux fêtes de fin d’année. La semaine dernière, la super nounou de Marmouset a partagé une vidéo sur les réseaux sociaux de la réalisation d’un sapin en pâte feuilletée au chocolat. Ni une, ni deux, nous avons été convaincus par la facilité et rapidité de la recette (c’est qu’avec deux petites araignées, pour le moment, on a remis à plus tard les gâteaux à étages, glaçages de ouf et pâtisseries à la Cyril Lignac 😉 ).
IMG_0564Pour que Marmouset participe vraiment et parce que nous avions des pommes en train de se perdre, nous avons choisi de faire une version à la compote car après tout on y met ce qu’on veut dans son sapin.

Ingrédients
– deux pâtes feuilletées
– de la compote du commerce ou une compotée maison
– un jaune d’oeuf ou du lait pour dorer

Etapes
Pour réaliser une compote maison, rien de plus simple, on épluche et on coupe les pommes en petits morceaux et on laisse réduire et ramollir dans la casserole avec un peu de sucre et un peu d’eau si besoin. Même pas besoin d’écraser si on aime avoir un peu de morceaux.
Pour cette étape, Marmouset a été mis à contribution, trop heureux de pouvoir utiliser son petit couteau.
1_001 IMG_0560Ensuite, on déroule une pâte feuilletée et on étale la compote en formant un sapin. Puis on recouvre avec une autre pâte feuilletée et on découpe en suivant la forme du sapin. On ne jette pas le reste de la pâte car avec, on peut faire de simples chaussons (ou d’autres formes) fourrés eux aussi à la compote ou à autre chose.
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Sur notre sapin, on découpe horizontalement des branches de chaque côté et on fait des torsades avec. Comme ce n’est pas très parlant, voici le lien de la vidéo en question. Avec une compote chaude, il n’est pas très facile de faire de belles torsades car la pâte colle et devient toute molle mais on y arrive quand même plus ou moins.
3Ensuite on dore le tout au jaune d’oeuf ou au lait et hop au four 20 minutes à 180°.

Il n’y a plus qu’à se régaler, et surtout on peut décliner cette recette toute bête avec de la confiture, du chocolat, … ou en apéritif avec du chèvre, des lardons, du pesto, … Alors à vos fourneaux !

 

Des manneles pour le 6 décembre

Depuis quelques semaines, chaque week-end, avec Marmouset, on essaie d’avoir un petit moment rien qu’à nous, un moment culinaire !
Depuis que Caillou est né, on garde cette bonne habitude, entre deux tétées et souvent avec l’aide de Paparaignée, on court à nos fouets et tabliers ! Marmouset adore mélanger les ingrédients, casser les oeufs, verser la farine, et aussi nettoyer son plan de travail comme tout bon pâtissier qui se respecte ! Il n’est d’ailleurs pas impossible que le Père-Noël ait vu les prouesses de notre cuisinier en herbe et ne lui fasse un cadeau en conséquence, …
Cette activité l’occupe bien et lui fait découvrir de nouvelles saveurs (quoique Marmouset aime cuisiner le sucré mais pas forcément le manger, il préfère le fromage et le saucisson comme maman).

J’ai donc décidé d’ouvrir une catégorie « cuisine » sur le blog pour vous faire un peu profiter de ces moments de partage en famille et des recettes qui vont avec.

Le 6 décembre, la Saint-Nicolas
Le 6 décembre dernier, c’était la Saint-Nicolas et si je vous en parle, c’est parce que la recette que je vais vous présenter ici y est étroitement liée. Même si je n’y vis plus, dans ma Lorraine natale, la Saint-Nicolas, c’est sacré ! Avant le Père-Noël, c’est lui qui passe dans les écoles et les maisons pour nous gâter (oui, on a trop de chance dans le Nord-Est, c’est double tournée de cadeaux).
Saint-Nicolas, ça ne vous dit vraiment rien ? C’est le Saint Patron des enfants, il récompense ceux qui ont été bien sages tandis que le Père Fouettard châtie les moins méritants 😉 Bon je vous passe les détails de la légende liée à cette fête, vous pourrez la trouver facilement sur le net. Mais pour vous en dire deux mots quand même, c’est pas tout rose, une histoire d’enfants coupés en morceaux par un méchant boucher mais heureusement tout fini bien puisque le grand Saint-Nicolas leur redonne vie ! Bref, chez nous tout le monde la connaît et aujourd’hui, loin de ma région, je me charge de l’exporter dans les classes dans lesquelles j’enseigne.
En tout les cas, pour célébrer dignement la Saint-Nicolas, tradition oblige, on mange des bonhommes en brioche, appelés selon le coin d’où l’on vient mannalas ou manneles. Il ne se passe donc pas une seule année sans que je cours toute la ville à la recherche de la précieuse viennoiserie. Mais là où j’habite aujourd’hui, loin de ce moment de fête, les bonhommes sont difficiles à trouver alors depuis quelques années, je les fais moi-même. Et cette année, j’ai décidé qu’il était temps pour Marmouset d’y goûter aussi.

Mannalas ou Manneles

Ingrédients (pour 4 personnes)
-500 g de farine
-environ 20 g de levure boulangère (en boulangerie, pas en supermarché, c’est beaucoup mieux)
-100 g de sucre
-100 g de beurre
– une pincée de sel
– 2 oeufs
– 200 g de lait

Etapes
Délayer la levure dans 100 g de lait tiède et verser le tout dans un saladier. Ajouter 100 g de farine et mélanger.
Couvrir le saladier avec un linge propre et laisser lever 20 minutes (et là trouvez de

 

quoi faire patienter votre monstre, genre ici lire 3 fois de suite Boucle d’Or, Marmouset est fan).
Faire fondre le beurre dans une casserole avec les 100 g de lait restants, le sucre et le sel. Ajouter cette préparation dans le saladier couvert, mis de côté auparavant.
Ajouter les 2 oeufs et le reste de la farine (400 g) progressivement.
Pétrir pendant 15 minutes (si vos muscles semblent inexistants comme chez moi, alternez avec l’homme ou alors utilisez un robot).
Couvrir à nouveau et laisser lever 30 minutes.
Former des cylindres, de 3 cm de diamètre et 15 cm de long. Inciser ces boudins avec des ciseaux : une fente en bas pour séparer les jambes, deux fentes de biais sur les côtés pour former les bras et la tête. Poser ces ébauches de bonhommes sur une plaque farinée ou recouverte de papier cuisson. Dorer avec du jaune d’oeuf ou du lait, former les yeux et éventuellement trois boutons sur le corps avec des raisins ou pépites de chocolat.
Laisser à nouveau lever 20 minutes.
Mettre au four thermostat 6/7 à chaleur tournante pendant 25 minutes.