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Un Halloween pour célébrer l’automne et la nature morte

Cela fait un moment que l’on parle de l’automne avec les garçons.
C’est une saison qu’ils aiment bien car on y trouve beaucoup de graines, il y a beaucoup à ramasser, à observer, les couleurs changent et ça se voit. Et surtout cette année, dans leur nouvelle école, ils ont découvert la fête de l’automne et m’ont beaucoup raconté sur le sujet. Ils ont passé du temps à confectionner des couronnes, à chanter, à travailler sur les couleurs et le jour J, parés de leur petits sarouels de saison, ils sont partis à l’école, leur petit panier de noix en main. Ils ont visiblement beaucoup apprécié cette célébration qui leur a appris à regarder encore plus autour d’eux et les déplacements de l’école à la maison et inversement s’en sont ressentis.

Et puis le temps d’Halloween a commencé à approcher, et ils se sont mis à y penser aussi. Alors on a réfléchi à ce qu’on pourrait faire pour décorer notre maison. Cette année, ils ne voulaient pas une fête des morts à la mexicaine comme l’année dernière mais plutôt une fête comme on peut la voir en Angleterre ou en Amérique du Nord, la classique, à base de citrouilles, de fantômes et d’araignées.

Et nous sommes allés nous balader dans la forêt, la tête toujours un peu à l’automne, et à force d’observer et de discuter, Marmouset a dit : « En fait en automne, les arbres font tomber leurs feuilles pour les donner à la Terre et la Terre leur redonne au printemps et ça continue comme ça ». Je me suis dit que c’était une bonne définition, que c’était ça l’automne, la nature qui rendait à la Terre tout ce que cette dernière lui avait offert avant, pour la remercier, pour l’enrichir et lui permettre à nouveau d’offrir au printemps. C’est ainsi que nous avons pris la décision d’un Halloween fête de l’automne pour faire encore un peu durer ce moment qui les avait tant réjouis. Un hommage à la nature morte qui prépare la vie future en séchant ses graines et en les disséminant, en offrant ses fruits aux animaux chargés eux aussi de transporter les graines des futurs végétaux sans le savoir, en parsemant ses feuilles pour donner des abris et de la nourriture aux insectes qui eux aussi ont un rôle important,…

Alors, dans le jardin, le square, la forêt, on a récolté avec pour seule consigne : ce qui est « mort ». Notre Halloween allait célébrer la mort dans toute sa richesse. Et la balade en elle-même nous avait déjà enrichis. Lorsqu’ils trouvaient quelque chose, les enfants se posaient mille questions. A quel arbre appartient ce fruit ? Est-ce une graine ? Quel est le nom de cette plante ? Par qui a pu être apporté ce marron alors qu’il n’y pas un marronnier aux alentours ? Pourquoi ne trouvons-nous que les cupules des glands sans les glands eux-mêmes ? Pourquoi ces lianes de feuilles si magnifiques ont choisi les ronces comme amies pour se développer ?
Nous sommes revenus les bras chargés.

La décoration n’aura pris qu’une demi-journée : des vases, des pots en verres, des cagettes, des jardinières, des brocs, tout ce que nous avions sous la main a été rempli de nos trouvailles, additionné de quelques citrouilles et autres cucurbitacées puis exposé à l’avant de la maison, dans un parterre de feuilles mortes. Les enfants étaient ravis car la nature en bocaux donnait aussi une impression d’ingrédients bizarres dignes d’un cabinet de sorcellerie. Parfait pour le côté « effrayant » de la fête.
Effrayant mais beau en même temps, il n’est d’ailleurs pas impossible que tout cela continue à décorer la maison au moment de Noël et fasse office de « sapin ». Nous avons ajouté des lumières, bougies et guirlandes. Beaucoup de lumières, notre symbolique préférée liée à la fête des morts mexicaine justement.

 

Nous avons aussi voulu mettre les insectes à l’honneur et pour cela, nous avons repris les boules en plastique transparentes de Noël dans lesquelles nous avons mis un peu de ouate empruntée à l’école, une petite bougie électrique et un insecte en plastique de la collection des garçons.

Et puis, parce qu’on voulait aussi faire gentiment peur à ceux qui auraient envie de s’aventurer jusqu’ à notre porte, nous avons tout de même décoré les fenêtres. Un château hanté, des arbres mystérieux et des chauves-souris découpés dans du papier noir (repris de l’année dernière). Un vitrail confectionné il y a deux ans et que vous pouvez retrouver ici.

Nous avons ressorti nos citrouilles en papier mâché à suspendre (celles-ci) et photophores (ceux-là). Et nous avons convié notre ami squelette de l’année dernière mais sans son attirail mexicain cette fois.

Nous avons regardé comment tisser une toile géante pour barrer quelque peu le passage avant notre porte et nous avons fabriqué une araignée terrifiante histoire de voir qui seraient les plus courageux 😉

Une belle fête à venir, assurément ! Il vous reste encore quelques heures avant son apogée, juste le temps d’aller au jardin, au square, en forêt, chercher vous aussi vos trésors !

 

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