DIY – Fabriquer un tipi

Cela fait un moment que Marmouset adore se cacher, chercher des endroits où se faufiler, s’enfermer dans les placards, se glisser dans des espaces improbables, s’enfouir sous la couette en criant « caché moi ». Bref, nous avons vite compris le message, une envie de petit endroit à lui où s’isoler avec tous ses secrets 😉

Et le vieux drap un peu fade replié sur une partie du lit à barreaux et coincé tant bien que mal pour fabriquer une cachette n’était visiblement pas l’idéal. Peu esthétique et peu pratique, il nous embêtait plus qu’autre chose et finissait roulé en boule sous le lit.
C’est là que Paparaignée intervient (ben oui ça arrive de temps en temps, mwouahahahaha 😉 ) puisqu’il a alors émis l’idée de lui fabriquer un tipi.
Il ne fallait pas me le dire deux fois ! Alors que Paparaignée, lui, pensait à un morceau de tissu négligemment placé autour de quelques morceaux de bois, je rêvais déjà à un futur projet de tipi ultra design et fonctionnel digne d’un architecte ! Car après la cuisine de l’année dernière, j’attendais l’opportunité de me lancer à nouveau un petit défi !

Bien entendu, après le rêve, vient la réalité. On se rend compte que tout n’est pas faisable, on fait des recherches, des calculs, on ne sait pas si tout va fonctionner, on réalise que l’on n’avait pas tout prévu, on cherche des alternatives aux imprévus, on transpire beaucoup, on s’énerve un peu, on stresse parfois, on doute souvent, on se dit qu’on aurait pu en acheter un de tipi en fait et puis on reprend espoir, on s’émerveille en voyant le projet prendre forme et on devient aussi excité que celui qui attend notre création. Et finalement qu’est-ce qu’on est heureux et fier à la fin d’avoir plus ou moins réussi à faire aboutir notre envie. C’est à ce moment que l’on affiche le même sourire que le principal intéressé (de qui on serait presque jaloux finalement, car nous aussi on aimerait bien se planquer dans le tipi et avoir à nouveau 2 ans, d’ailleurs on le fait, mais chut, c’est un secret).

Alors, si vous aussi, vous voulez redevenir un enfant et illuminer le regard du/des votre(s), voici tout de suite le tutoriel complet du tipi de Marmouset 🙂

Ce tipi est un peu plus complexe qu’un tipi de base parce que je lui souhaitais plusieurs fonctions :

déplaçable sans que tout ne s’écroule si possible (où si ça s’écroule, au moins d’un seul tenant qu’on puisse le remettre facilement). En effet, Marmouset cumule actuellement plusieurs périodes donc la fameuse « je cours et je me précipite alors que je pourrais marcher et ce qui se trouve sur mon passage ne survit pas toujours quand ce n’est pas moi qui me prend un gnon » ainsi que l’autre fameuse période « déménageur », c’est à dire la période où tu proposes naïvement une activité ou un jeu et où au lieu de s’y atteler, il déménage l’intégralité de ce que tu as préparé dans un coin puis dans un autre (apparemment c’est drôle et c’est passionnant). A défaut de comprendre, cela me permettra peut-être de mieux réussir à rester zen avec mes élèves lorsqu’au lieu de jouer à la cuisine, ils font un magnifique tas de légumes et de vaisselles dans le coin… lecture !

 pliable et dépliable facilement même par un enfant car notre appartement n’est pas extensible, les loulous sont déjà dans la même chambre et le salon a parfois besoin de retrouver sa fonction 😉

joli à l’extérieur et à l’intérieur pour faire encore plus rêver Marmouset et parce que ça me donne encore un peu plus de travail (la maso 🙂 )

réversible. Oui bon ça c’est pour le fun, histoire que le défi soit de taille hein 😉 Mais sans rire, je me disais que si je n’en pouvais plus de voir cette même masse de couleur ou de motifs choisie, au moins, je pourrais changer et donner à Marmouset l’impression d’avoir un nouveau tipi 😉 ) Et puis s’il entre dans une période « pfffff, c’est nul et c’est moche, j’en ai marre, je veux changer », au lieu de m’énerver, de m’attrister et de lui rétorquer que ce n’est pas la fête du slip et qu’il devrait déjà s’estimer heureux d’avoir un tipi non mais !  paf je retourne le tissu et on change un peu.

Tipi : tutoriel

D’abord une image de la réalisation finale histoire de garder la motivation dans les moments difficiles et parce que c’est toujours mieux pour savoir où l’on va dans les différentes étapes !

fabriquer un tipiJe dis « les moments difficiles », mais rassurez-vous, c’est finalement assez simple à faire, même quand, comme moi, on n’est pas un expert en couture. C’est parfois juste un peu long surtout si la machine à coudre dont on dispose n’est pas facilement apprivoisable ou très basique comme la mienne, il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois et on met plus de temps que prévu. Avec les bons outils et les bonnes techniques, ça roule et en quelques heures (quelques jours si vous avez un Caillou et/ou un Marmouset dans les pattes), c’est fini !

Maintenant que vous savez tout, venons-en aux faits.

Le matériel
– 2 grands tissus différents de 1,50 mètre sur 2,70 mètres chacun
– quelques tissus format A3 pour les appliqués (décorations à l’intérieur du tipi, mais vous pouvez ignorer cette étape et choisir un tissu imprimé par exemple si vous préférez)
– de la vlieseline (intissé thermocollant blanc pour les appliqués)
– 5 tasseaux (2 mètres de long et 13 mm d’épaisseur achetés chez Castorama)
– 3 mètres de biais
– de la ficelle pas trop épaisse
– des oeillets (ici 28) et une pince à sertir pour les poser
– du matériel de base : du fil, des ciseaux de couture, des épingles , un découd vite (quand on se trompe ou que la machine fait n’importe quoi grrrrrrrrr), des craies à tissu et bien entendu une machine à coudre

La réalisation
Ce tipi n’est pas tout droit sorti de mon cerveau, pas entièrement en tout cas car même s’il fume constamment, il a souvent besoin d’un petit coup de pouce pour le démarrage, une base sur laquelle s’appuyer. Et cette fois, c’est sur le blog Mon Petit Méli-Mélo que j’ai trouvé de quoi largement m’inspirer.

  • DécoupeDécouper des triangles dans les deux grands tissus. Pour cela, en suivant le schéma ci-dessus, marquer des repères tous les 12 et 82 cm et tracer à l’aide des tasseaux. Le tipi forme un pentagone, il y a donc 5 triangles dont l’un sera coupé en deux pour former la porte.Vous pouvez adapter les mesures en fonction de l’emprise au sol que vous souhaitez pour votre tipi. Pour la connaître, il  vous suffit de vous rendre sur ce site qui procède à tous les calculs pour vous. En rentrant la longueur d’un côté du pentagone, vous connaîtrez les rayons des cercles inscrit et circonscrit au pentagone et inversement en inscrivant le rayon désiré d’un des cercles, vous connaîtrez la longueur d’un côté du pentagone.
    Notre tipi aura une base avec des côtés de 80 cm de longueur (je compte deux centimètres de couture) ce qui donne 55 cm de rayon de cercle inscrit et 68 cm de rayon de cercle circonscrit.IMG_2575
  • Choix des appliqués
    Les appliqués sont des motifs décoratifs que l’on va coudre au tissu.Il vaut mieux choisir des motifs assez simples surtout si l’on débute et ainsi éviter qu’il y ait trop de détails, trop d’angles ou des bords trop rapprochés au moment de la couture.
    Pour les appliqués, je souhaitais des animaux comme pour un effet « grotte préhistorique », j’ai effectué une recherche rapide sur google image et repéré quelques dessins intéressants. Paparaignée a fait une impression A3 de chaque animal et je les ai découpés.IMG_2398 IMG_2401Après réflexion, j’ai finalement éliminé les animaux « origamis » dessinés uniquement avec des bords droits et j’ai gardé un ours tel quel, un lapin que j’ai redessiné en lui ajoutant des pattes, le buffle/bison que j’ai redessiné avec des courbes et un renard pour lequel je n’ai retouché que la queue afin qu’elle soit en l’air et pas enroulée dans ses pattes.
  • Pose des appliqués.
    Vous pouvez regarder cette vidéo très bien faite pour vous aider.
    On découpe des formes dans du tissu et de la vlieseline un peu plus grands que les motifs à appliquer. On place la vlieseline sur le tissu face rugueuse contre envers du tissu et on repasse bien. On reporte le motif sur la vlieseline en faisant le contour avec un feutre puis on le découpe. On enlève le voile protecteur de la vlieseline. Attention, si on n’a pas repassé bien longuement, parfois, toute la vlieseline se décolle et pas juste le voile, ce n’est pas toujours évident et il faut parfois repasser à nouveau.
    On pose l’appliqué sur le tissu à l’endroit voulu. On repasse bien, cela permet de le fixer et donc de faciliter la couture. Puis on dégaine sa machine à coudre et on coud avec un point zigzag serré le long de l’appliqué. En gros, le point est au bord de l’appliqué à l’intérieur. Pour que la couture soit bien positionnée, il suffit que le bord du tissu de l’appliqué passe au milieu du pied de la machine.
    IMG_2592 IMG_2593 IMG_2594 IMG_2599
  • Assemblage de chaque partie
    Coudre tous les triangles entre eux en les positionnant endroit sur endroit, à environ un centimètre du bord (on obtient à peu près cette mesure si le pied de la machine suit le bord du tissu, ça permet de coudre bien droit et d’être sûr que les deux réalisations se superposent une fois cousues à la fin). Les triangles sont tous les mêmes sauf pour la porte, il y aura un demi triangle de chaque côté de l’ouvrage final.IMG_2629 IMG_2630
  • Assemblage final
    Il va falloir assembler les deux réalisations ci-dessus et veiller à ce que tout concorde bien, ce qui n’est pas si simple même si on a essayé de faire preuve d’un maximum de précision dans la prise des mesures et les découpes. C’est donc la partie la plus délicate à mon sens.Repasser dans un premier temps chaque couture réalisée à l’étape précédente pour bien les aplatir. Cela va permettre de ne pas avoir trop de soucis au moment d’autres coutures et de ne pas avoir de bosses à l’intérieur lorsque l’assemblage final sera effectué.IMG_2632
    Réaliser des ourlets en haut et en bas des deux faces à assembler.
    Je n’ai fait les ourlets que pour une face au départ, en repliant légèrement le tissu vers l’intérieur et en épinglant (pensez bien à placer vos épingles de manière à pouvoir les retirer tout au long de la couture, c’est-à-dire la tête vers vous lorsque le tissu passe dans la machine à coudre).
    Au moment de devoir réaliser les ourlets de l’autre face, pour être sûre que les deux faces soit bien ajustées (même hauteur), je les ai superposées envers contre envers et j’ai épinglé au niveau de chaque couture (entre les triangles) en plaçant les épingles assez rapprochées pour être sûre que ça ne bouge pas. Il faut bien épingler dans la couture du tissu supérieur et vérifier que ça passe dans la couture de celui du dessous.IMG_2636
    IMG_2635
    J’ai ensuite plié et épinglé le tissu en haut et en bas de la face sans ourlet de manière à l’ajuster à l’autre face. J’ai cousu ces ourlets sans ôter les épingles placées dans les coutures, j’ai simplement relevé le pan de tissu qui avait déjà les ourlets pour ne pas le coudre.IMG_2634
    Pour terminer, coudre les fourreaux pour placer les tasseaux. Pour chaque fourreau, réaliser deux coutures droites de part et d’autre de chaque jointure de triangle (là où l’on a placé les épingles précédemment), à environ 1,5 cm (les fourreaux font donc 3 cm de large).
    La difficulté arrive lorsque l’on doit coudre le fourreau du milieu car il y a beaucoup de tissu des deux côtés,et un grand pan de tissu doit donc passer dans le tout petit espace entre le pied de la machine et le reste de la machine, il faut rouler le tissu sur lui-même pour le faire passer.

 

  • Finitions de la porte
    Réaliser les finitions des battants de la porte.
    Faire des ourlets, en repliant vers l’intérieur les deux tissus superposés ou poser un biais (ce que j’ai choisi). J’ai suivi cette vidéo de l’Etoile de coton qui sera plus parlante que n’importe quel discours.
    Avant la pose, comme l’explique la vidéo, un point zigzag à la machine est un vrai plus, les tissus sont ainsi déjà bien ajustés, on peut couper ce qui dépasse, ils sont bien maintenus pour la pose du biais. Le biais n’est pas encore ultra maîtrisé chez moi mais je m’améliore.IMG_2652 IMG_2653
    Poser des oeillets le long du biais en haut, sur environ 40 cm en haut pour pouvoir lier les deux pans de la porte. Marquer au crayon/stylo un point tous les 3 cm en mesurant avec une règle. Utiliser une pince à sertir pour trouer et fixer les oeillets.
    J’ai acheté sur internet une pince de marque Vario Prym que l’on trouve dans de nombreux magasins de loisirs créatifs ou de couture et les oeillets correspondants de diamètre 4 mm. Cette pince permet également de poser des boutons pression, il m’a donc paru très intéressant d’investir quelques euros dans cet outil.
    La pose est très rapide extrêmement facile, c’est vraiment très pratique !IMG_2699
    Passer une ficelle assez fine de type lacet dans les oeillets, serrer et nouer.IMG_2700
  • Montage et ajustements
    Passer les tasseaux dans chaque fourreau. Relever le tipi, bien écarter les tasseaux en bas, ajuster le tout (plus facile à deux) et enrouler une ficelle autour des tasseaux pour les attacher et solidifier le tout. Pour que le pliage, dépliage du tipi ne fasse pas tout bouger à chaque fois et que la ficelle ne glisse pas, la passer entre les tasseaux en croisant un peu comme si l’on dessinait une étoile. Pour ma part, après quelques jours d’utilisation et de pliage/dépliage intensif, je pense qu’il serait utile de faire un trou à la perceuse dans chaque tasseaux pour passer la ficelle car ça finit tout de même par bouger un peu sans cela.

Et voilà le travail !

fabriquer un tipi fabriquer un tipi fabriquer un tipi

Laisser rêver et profiter votre/vos petit(e)(s).

Cette réalisation vous a plu, n’hésitez pas à commenter et à partager pour faire vivre ce blog !

Les tissus viennent des boutiques Ma Petite Mercerie (tissu coton uni vert pin), Atomic tissus via A little Mercerie (coton imprimé triangles) et Antone et Linette (tissus Let’s go et Teepees de Camelot Fabrics)
Les accessoires viennent des boutiques
– ficelle : Hema et Au plaisir de faire ses cartes (via A little Mercerie)
– oeillets et pince à sertir : Creavea
– biais et fils à coudre : Ma Petite Mercerie (biais menthe à l’eau 20 mm, cône de fil à broder vert foncé 1000 m et bobine de fil « les fils verts » numéro 02088)

 

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DIY – bouteilles sensorielles

La semaine dernière, j’ai décidé de me lancer dans la fabrication de bouteilles sensorielles pour Caillou.bouteilles sensorielles

Les bouteilles sensorielles, quésako ?
Les bouteilles sensorielles sont directement inspirées de la pédagogie Montessori et permettent de stimuler les sens auditif et/ou visuel des bébés et des jeunes enfants.
La fabrication de ces bouteilles est à portée de tous et d’une grande simplicité. Il suffit de récupérer des bouteilles en plastique que l’on va garnir de choses et d’autres trouvées dans les placards ou achetées dans des magasins de loisirs créatifs. En un tour de main, ces bouteilles deviennent donc des jouets que bébé dès le plus jeune âge, va pouvoir observer puis en grandissant, manipuler, secouer, écouter, soupeser et faire bouger seul pour de longues minutes de fascination garantie !

bouteilles sensorielles bouteilles sensoriellesEt d’une pierre deux coups, pour fabriquer ces jouets destinés à la base à Caillou, j’ai mis Marmouset à contribution, ravi de pouvoir remplir les bouteilles, transvaser, faire des expériences, et observer la magie créée par nos mélanges.

Matériel
Pour la réalisation des bouteilles par un petit Marmouset, il faut donc :
– des bouteilles en plastique
– une carafe d’eau et un entonnoir
– un pistolet à colle
– quelques produits et objets spécifiques selon l’effet recherché et d’autres bien plus communs que l’on trouvera en fouillant dans les placards (j’en donnerai le détail pour chaque bouteille)
bouteilles sensorielles
Réalisation
Voici à présent nos bouteilles sensorielles, largement inspirées de ce blog puisque le net regorge d’articles sur le sujet.

– La flotte/coule
Pour cette bouteille, j’ai fait le tour de la maison à la recherche de petits objets susceptibles de rentrer dans une bouteille et d’attirer l’oeil. Des objets très différents : lourds, légers, colorés, scintillants, …. J’ai farfouillé dans à peu près toutes mes boîtes, ma boîte à couture, ma boîte à petites affaires de bureau, ma boîte à perles, ma boîte à loisirs créatifs, …
Il y a donc dans cette bouteille : des morceaux de pailles colorées, des pompons, des trombones, des boutons, des petits élastiques, des jetons de nain jaune, un petit caillou de notre terrasse et des sequins brillants de formes différentes (étoiles, sapins, ronds, …).  On remplit d’eau et la magie opère.
bouteilles sensorielles

bouteilles sensoriellesEn la renversant, bébé pourra observer que certains objets descendent vite, d’autres plus lentement, certains restent en surface, tandis que d’autres tombent dans le fond. Il sera attiré par le mélange de couleurs et l’effet déformant créé par la bouteille selon l’angle sous lequel elle lui sera présentée. C’est pour le moment sans aucun doute la préférée de Caillou.

– la musicale
Pour celle-ci, deux types d’objets trouvés chez Cultura : des pompons de différentes tailles et couleurs et des petites perles cristal, le tout à nouveau recouvert d’eau. En la manipulant, on peut se rendre compte que les pompons circulent lentement sans bruit et les perles tombent vite et sont sonores. On peut s’amuser à suivre les jolis reflets des perles, en la faisant rouler au sol ou à la secouer pour la transformer en maracas.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la maritime
Une bouteille pour donner un effet de vagues. Pour cela il suffit de remplir la bouteille en partie d’eau et d’y verser un peu d’encre bleue (j’ai pris de vieilles cartouches comme j’écris rarement voire plus du tout à la plume) puis on complète avec de l’huile de paraffine (trouvable en pharmacie). En la secouant ou la renversant avec plus ou moins d’énergie, les liquides qui ne sont pas miscibles se poussent alternativement et on observe alors des bulles, des effets de mer plus ou moins déchaînée.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la fluorescente
Marmouset à rempli cette bouteille avec de l’eau et des élastiques « rainbow loom » (ceux utilisés pour faire des bracelets). J’en ai trouvé chez Cultura, ils m’ont semblé un peu fades car je n’avais pas vu que j’avais pris une version fluorescente. On s’est alors amusé avec Marmouset à rapprocher la bouteille d’une source lumineuse avant de s’enfermer dans le noir pour observer. Succès garanti, une erreur profitable 😉
bouteilles sensorielles

– la multibulles
Cette bouteille résulte d’une expérience ratée, comme quoi, encore une fois, l’erreur a vraiment du bon. Lorsque nous avons voulu réaliser la bouteille maritime, j’ai voulu rajouter de l’encre alors que nous avions déjà ajouté la paraffine, les gouttes d’encre ne se mélangent pas à la paraffine et forment des petites bulles qui se promènent.
Nous avons donc entièrement rempli une bouteille avec l’huile de paraffine et j’ai utilisé une vieille pipette de doliprane pour déposer l’encre. Si on presse la pipette par petits à-coup, on forme de petites bulles, si on la presse en continu plus longuement, on crée une énorme bulle d’encre qui va monter et descendre comme une bulle d’air lorsque l’on retournera la bouteille. En secouant la bouteille, les bulles se détachent et se démultiplient et on obtient un bel effet moucheté.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles– la pailletée
Ici nous avons mélangé à l’eau une petite cuillère à soupe de vernis colle pailleté puis nous avons versé un tube de paillettes grises acheté chez Hema. Cette bouteille présente un double effet, elle paraît dans un premier temps d’un blanc immaculé et attire pour son apparence laiteuse puis si on jette un oeil par dessous, apparaît une belle bande argentée. Il suffit de la secouer et bébé peut voir l’intégralité de la bouteille scintiller et suivre les paillettes des yeux.
bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles bouteilles sensorielles

Cette activité peut se décliner au gré de l’imagination et les combinaisons sont multiples pour créer de nombreux effets fascinants. Marmouset s’est fait une joie de remplir les bouteilles avec les objets puis d’y verser l’eau ou les autres liquides à l’aide de l’entonnoir et de la carafe que j’avais mis à sa disposition. Et comme au fil de l’activité, selon les expériences faites et les résultats obtenus, je décidais parfois d’ajouter, d’enlever des choses, de faire des modifications ou de changer le contenant, il a pu transvaser et recommencer pour son plus grand plaisir.

Lorsque les bouteilles sont terminées, il est nécessaire d’enduire l’intérieur de chaque bouchon de colle à l’aide d’un pistolet à colle pour s’assurer qu’elles soient bien scellées.

bouteilles sensoriellesbouteilles sensorielles

DIY – décors de bain amusants

Hier, c’était mercredi, j’avais donc mon Marmouset à la maison tout l’après-midi.
Pour qu’il ne se sente pas trop délaissé vis-à-vis d’un Caillou un peu trop dévoreur de nénés ces derniers temps, j’ai résolu d’essayer de lui trouver une chouette activité inédite chaque mercredi. Pour ce faire, quelques jours avant, je cherche dans mes archives de maîcresse, j’écoute aux murs des facebook d’autres mamans, je farfouille sur le net, j’active la boîte à neurones (enfin ce qu’il en reste après deux grossesses et des centaines d’heures de sommeil en moins) et je retrouve, je copie, je m’inspire ou j’invente une activité, un jeu, une sortie,…
Le but étant que ce soit facile d’accès, c’est à dire que le matériel soit limité et récupérable facilement, que le prix de revient ne soit pas trop démesuré et que la réalisation soit dans mes cordes (donc on oublie la construction d’une borne arcade de ouf hein Paparaignée 😉 même si j’aime les défis). Marmouset doit pouvoir au mieux y participer, ou sinon observer, donner son avis mais surtout abuser du produit fini tant qu’il le souhaite !

Décors de bain amusants
Pour cette semaine, j’ai donc choisi de lui fabriquer de quoi jouer encore plus lors de ce moment très appréciable qu’est LE BAIN. Il s’agit de réaliser des décorations en mousse qui, une fois mouillées, tiendront sur le carrelage, et qu’il pourra manipuler en laissant parler son imagination.

Pour cela, rien de plus simple, il vous faut :
– du papier mousse
Vous le trouverez vendu à l’unité ou en assortiment dans les enseignes de loisirs créatifs, j’ai pris le mien chez Cultura (j’avoue que Paparaignée travaillant à deux pas de ce magasin, ça va souvent me faciliter les choses) mais les « carrés vaisselle » de couleur vendus au rayon éponge de n’importe quel supermarché fonctionneront à merveille également.
– un feutre ou stylo
– une paire de ciseaux
IMG_1127Pour réaliser les décorations, il suffit de dessiner ou encore mieux, s’il est assez grand, que l’enfant dessine ce qu’il veut sur le papier mousse et il n’y a plus qu’à découper.
Marmouset apprécie particulièrement les animaux, surtout ceux de la ferme, il peut y jouer des heures que ce soit dans sa vieille ferme Fisher Price ou en légo, il veut absolument passer voir les « cot cot » qui vivent près de chez nous ou le « ien » de la gardienne de l’école à côté dès que l’on sort et il mange régulièrement des pâtes en forme de poule, chat, lapin et autres. Bref, vous l’aurez compris, rien d’étonnant à ce que je choisisse pour ses décorations de bain, un thème plutôt agricole.
IMG_1130Comme je ne suis pas très forte pour dessiner mais que je recopie plutôt habilement, j’ai donc dégainé mon téléphone et en tapant « contour dessin » et le nom de l’animal ou de l’objet que l’on veut dessiner, sur google image, on trouve des modèles assez facilement. C’est Marmouset, qui sait très bien manipuler le téléphone (je ne sais pas si je dois être impressionnée ou désespérée), qui a choisi les animaux et les modèles à recopier.
Comme il est trop petit pour dessiner et découper, il a fait des gommettes, du dessin et du déchirage de papier à côté de moi pendant la réalisation.

Bien entendu, dès la dernière figurine découpée, ni une, ni deux, il a fallu de suite foncer dans le bain pour les tester ! Et ce fut parti pour de longues, très longues minutes de plaisir !
IMG_1134 IMG_1138Je garde cette activité sous le coude qui peut, je pense, être déclinée de multiples façons selon l’âge de l’enfant : fabrication de puzzles, lettres pour composer des mots, tangram, décors multiples,…. Avec un feutre indélébile, on doit aussi pouvoir probablement dessiner sur les décorations et ainsi ne pas se limiter qu’au contour même si je trouve cela particulièrement joli ainsi.
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A vos crayons !

Pâte folle

Vous cherchez une activité simple, rapide, qui vous prendra juste quelques secondes de préparation, très peu de matériel et qui va épater vos kids, et bien oui c’est possible, la voici, la voilà : la pâte folle ! Une une pâte un peu magique qui fascinera les petits comme les plus grands et sera l’occasion d’une expérience sensorielle particulière.

Matériel : 
– 1 récipient (genre un petit tupper)
– de la Maïzena
– de l’eau
– éventuellement un colorant alimentaire
IMG_0963Recette :
Verser environ un volume d’eau sur 4 volumes de Maïzena jusqu’à ce que le mélange commence à se solidifier. Le but est d’obtenir une pâte qui va avoir une double propriété : molle si on y plonge doucement le doigt, dure comme de la pierre si on la frappe rapidement. Toute douce et solide si on l’effleure, elle coule entre les doigts si on la prend en main. On peut donc ensuite la tripoter, la manipuler, et patouiller à souhait !

Avantages :
La recette est facile est rapide.
La pâte est comestible.
Le nettoyage est facile puisque plus on ajoute d’eau, plus la pâte fond et devient liquide jusqu’à disparaître. Elle ne colle pas, ne sèche pas, un coup de chiffon humide fait tout disparaître en un clin d’oeil.
L’activité peut satisfaire les plus petits et leurs envies de « patouiller », de transvaser si on leur donne plusieurs récipients, d’expérimenter différentes textures mais aussi les plus grands, avides d’expériences scientifiques ou de magie 😉
Ici, passée l’expérience sensorielle amusante, ça s’est rapidement transformé en grand n’importe quoi avec un Marmouset qui a voulu ajouter plein d’eau, transvaser encore et encore avec différentes cuillères, il y en avait un peu partout mais qu’est-ce qu’il s’est amusé 😉
IMG_0978 IMG_0980Envie de vous lancer ? Foncez et n’hésitez pas à partager votre expérience de l’activité sur la page facebook !

Bols en porcelaine personnalisés

C’est les vacances, Marmouset est à la maison 24h sur 24, il faut donc l’occuper constamment ! Qui plus est, depuis que Marmouset a un petit frère, il joue un petit peu moins seul et demande un peu plus de présence de notre part. Ben voui, papa et maman s’occupent de Caillou alors il veut aussi sa part, et chaque seconde d’inattention (genre Paparaignée en train de mettre à jour je ne sais quoi sur ses innombrables consoles ou mamaraignée en train de terminer un article du blog discrètement sur son téléphone) est propice à la bêtise.
S’il est bien occupé, c’est un ange ! Mais à cet âge là, comme vous le savez, une activité dure en moyenne 10 minutes et encore je compte super large (ou si ce n’est pas le cas chez vous, je vous déteste 😉 quelle chance !). On a donc intérêt à en avoir une tripotée en stock !

Parmi les activités préférées de Marmouset, la peinture ! Celle-ci peut durer très longtemps et être un véritable carnage au passage. Il ne se passe pas une journée sans qu’il ne dégaine son tablier en criant « peinture », enfin, en criant un mot qui ressemble vaguement à peinture mais qui en a tout son sens.
Il se trouve que l’année dernière, à cette même époque de Noël, l’une de mes supers soeurs avait préparé une activité pour occuper tout le monde après le traditionnel repas familial : de la peinture sur porcelaine. Chacun avait un petit bol, un peu de peinture et pouvait peindre à sa guise dessus puis repartir ainsi avec sa petite oeuvre personnalisée à l’issue de la journée. Nous n’étions pas présent à ce repas car nous étions dans la famille de Paparaignée mais ma soeur avait pris soin de nous faire parvenir 4 bols et la peinture adéquate.
Je n’ai honteusement jamais pris le temps de m’yatteler bien que l’idée me plaisait. Finalement, grand bien m’en a pris puisqu’un an après, alors qu’il me faut désormais trouver une activité à la minute, celle-ci tombe à pic. Et en plus, Marmouset peut tenir un pinceau à présent ! J’ai donc ressorti les précieux bols et la peinture mis de côté et c’est parti. Deux bols pour Marmouset, un pour Paparaignée et un pour moi, toute la famille ou presque s’y est donc mise.IMG_0895


Marmouset sait utiliser un pinceau gribouiller comme un acharné avec un pinceau. J’ai donc décidé de lui présenter d’autres outils afin que ce soit moins catastrophique que prévu, enfin c’était l’idée en tout cas. Un coton-tige pour le premier bol, une petite éponge pour le deuxième. On varie les plaisirs et on teste la matière différemment. Ceux qui connaissent le métier, vous sentez l’instit en puissance là hein ? 😉
« Allez Marmouset, regarde, tu trempes le coton-tige, tu le lèves et hop tu le poses, et tu recommences, hop, hop  » (compétence : maîtriser le geste poser/lever, motricité fine, le point…) « et pour l’éponge tu tamponnes tu vois, hop, hop ». Et Marmouset de répéter « hop, hop » très consciencieusement  à chaque fois qu’il applique le coton-tige sur le bol sans réussir à faire le moindre point bien entendu. Appuyant trop fort et donc glissant sur la surface, il a surtout fait apparaître de magnifiques gribouillages (oui mais le geste est là hein et l’envie et le plaisir surtout).
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Le pire étant que ses bols sont bien plus beaux que les nôtres, on dirait que c’est fait exprès, le genre de truc qui se vend à prix d’or sur les marchés de créateurs. Si, si chaque pièce est unique Madame, fait à la main, chaque trait est pensé et ajusté, … Voilà, voilà.

Je ne vous passe pas la remarque magnifique de Paparaignée, super fier de lui à l’issue de sa création, parce que ce serait se priver d’un détail hautement essentiel : « Regarde sur mon bol, j’ai réussi quand même à placer les boutons de la manette de la Playstation ! »
Voilà voilà. On sent le geek en puissance (ou le gars complètement atteint qui a trop joué aux jeux vidéo 😉 ). Que répondre à cela…

IMG_0896Pour terminer, quelques informations essentielles cette fois. Si on déborde ou si on veut faire une petite modification, pas de souci, on frotte avec un essuie-tout ou chiffon humide et on recommence. Lorsque l’on est satisfait de son ouvrage, un petit tour dans le four, 35 minutes à 150° et le tout est fixé à jamais. On peut même les mettre au lave-vaisselle.IMG_0762

Sympa non ?

Une chambre pour deux

Le déménagement, ce n’est pas pour maintenant. Et finalement, notre trois pièces, on l’aime vraiment bien en fait et on ne le quittera probablement que pour le projet de nos rêves (donc pas tout de suite). Mais avec l’arrivée de notre nouvelle petite araignée, il a fallu composer différemment avec notre intérieur. Pour le moment, Caillou a intégré notre chambre mais dans quelques semaines, mois tout au plus, il rejoindra Marmouset dans la sienne.

Il y a encore quelques temps, la chambre de Marmouset, c’était ça.
IMG_20150930_163808IMG_20150930_163828Un nouveau lit, une petite réorganisation des différents espaces et quelques ajustements déco plus tard, voici à présent la chambre des garçons. Et même si, au gré des envies, des idées, des découvertes, des bricolages (et des bêtises) cette pièce sera en perpétuel mouvement, on voit ainsi qu’une petite douzaine de m2 pour loger deux monstrouilles en devenir, c’est possible !
IMG_0485La chambre est plus ou moins divisée en 3 espaces : l’espace détente, l’espace dressing et l’espace jeu mais dans un souci de gain de place, ces « coins » s’entremêlent » tout de même et certains meubles, ou recoins abritent une double fonction !
En parlant de meubles, la plupart ont été chinés ça et là, nettoyés, poncés, modifiés et/ou repeints dans des tons taupe et anis.

L’espace « détente » : lecture, dodo, câlins
Les deux lits des garçons.
Pour Caillou, un lit bébé acheté sur Leboncoin, agrémenté d’un tour de lit Petit Pan.
Pour Marmouset, un lit légèrement plus grand, dont on pourra enlever les barreaux le moment venu pour le transformer en lit junior. Et plus de turbulette, Marmouset a une couette ! Comme papa et maman et il n’en est pas peu fier !
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Lit Pic Epeiche / Lit évolutif Charles de Pinolino / Housse de couette Ferm Living

Au fond, un tapis et deux coussins, entre la bibliothèque et la petite table de chevet de Marmouset. Un coin sous la fenêtre, lumineux et légèrement caché, pour des petits moments à faire des câlins, à lire des histoires aux doudous, à faire des puzzles ou jouer aux cubes qui remplissent les tiroirs.
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Comme une grande partie des meubles, les touches décos et les jouets sont pour beaucoup made in vide-greniers, mes coups de coeur vintage, essentiellement Fisher Price et Educalux et avec lesquels, à ma grande joie, Marmouset prend énormément de plaisir à jouer ! IMG_0499bis IMG_0502bis IMG_0504bis

Mobile Educalux
Tapis Ferm Living / Coussins de sol Castorama
Affiche originale Fisher Price / Cheval avec calèche et tour-culbuto Educalux

L’espace « dressing » : change, habillement, linge
Dans cet espace, le plus de cette pièce : le placard intégré double et profond, un côté pour Marmouset, un côté pour Caillou et un immense gain de place pour tout le monde. Vêtements, chaussures, lit pliant, cosy, couches lavables, moyens de portage, tapis de jeux, linge de lit, … tout y rentre !
Et juste à côté, une table à langer, que dis-je LA table à langer. Un meuble que nous avions avant, quelques planches, des outils et un grand-père ingénieux et bricoleur, mélangez le tout et vous obtenez une table à langer made in « Mon papa » avec porte-manteaux sur un côté, étagère amovible de l’autre et le tout bien fixé.
IMG_0487  Et il reste même de la place pour des jouets, encore et toujours des jouets !IMG_0487modif

L’espace « jeu » : cuisine, voitures, poupées, construction, musique …
Un grand tapis, des jouets cachés un peu partout (placards, coffre, boîtes sous les lits) et quelques images de jeux vidéos encadrées (on sent le Paparaignée geek) pour un espace où ranger/déranger pendant (presque) des heures est un vrai plaisir.

IMG_0494bisCuisine maison à retrouver ici / Coffre à jouet trouvé dans la rue / Tapis IkéaIMG_0510bis    Garage et ferme Fisher Price

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Coin « musique » dans le meuble de la table à langer.
Cheval en bois et poussette chinés et remis à neuf. 

Projet bai jia bei – partie 3

La couverture bai jia bei de Caillou est enfin terminée !
Vous avez pu suivre les cinq premières étapes dans les deux articles précédents : ici et ici.
Voici maintenant la phase finale.

Sixième étape : la pose de la doublure
Avant la pose de la doublure, j’ai dans un premier temps effectué un point zigzag tout le long de la couverture pour éviter que les tissus ne s’effilochent. Même s’il y a peu de risque, on n’est jamais trop prudent.
IMG_20151121_220205Pour la doublure, j’ai commandé du tissu polaire. A la base j’avais pensé au minkee mais il se trouve que l’enseigne chez qui je voulais commander n’en faisait pas. Par ailleurs, en me renseignant sur le net, j’ai cru comprendre que le minkee était plus difficile à coudre et comme ma machine me fait des caprices lorsqu’il y a de l’épaisseur, je n’ai pas voulu prendre de risque. Le polaire a d’ailleurs beaucoup d’autres avantages : il ne s’effiloche pas, est facile d’entretien et n’est pas très cher par rapport au minkee.
Nous avons choisi un polaire bleu jean.
Lorsque je l’ai reçu, je l’ai dans un premier temps lavé. Le polaire ne rétrécit pas au lavage et sèche en un temps record (encore des avantages) !
Puis, j’ai épinglé l’assemblage de tissus sur le polaire : endroit contre endroit. J’ai placé les épingles régulièrement sur les quatre côtés en veillant à ce que tout soit bien tendu.
Ce fut un peu long mais assez simple. La seule difficulté a été pour moi de différencier l’endroit de l’envers du tissu polaire.
Ce n’est finalement peut-être pas si important mais quoi qu’il en soit, j’ai trouvé de l’aide sur ce site ainsi que d’excellents conseils pour la couture de cette matière.
Cela m’a permis de coudre sans aucun souci et très rapidement. Ma machine n’est peut-être pas si capricieuse en fin de compte si on sait comment l’apprivoiser, c’est-à-dire quel fil ou quelle aiguille utiliser, …. Pour le polaire, j’ai donc appris qu’il fallait :
– une aiguille taille 80/12
– du fil 100 % polyester (j’avais pris soin de commander le fil conseillé sur le site lors de l’achat du tissu)
– un point pas trop serré
– un ajustement de la tension comme pour tout tissu
J’ai d’abord fait un essai sur une chute de tissu, la couture arrière était pleine de bouclettes, de fils emmêlés. La règle est simple, si j’ai bien compris : fil qui casse = trop de tension, fil qui fait des bouclettes à l’arrière = pas assez de tension. Nouvel essai en augmentant un peu la tension de la machine  et cette fois couture impeccable 🙂

Il m’a donc suffit de piquer à la machine tout le long de la couverture en pensant bien à laisser une ouverture, de la taille de la main, à un endroit, pour pouvoir la retourner à la fin. Et tadammmmmm !
IMG_20151122_133137bisOui je suis cruelle, sur cette photo, j’ai noirci le prénom brodé sur l’un des tissus pour préserver le suspense. Encore un peu de patience ! 

Lorsque la couverture est retournée, il faut fermer l’ouverture avec un point invisible. C’est assez simple. J’ai suivi cette vidéo pour ce faire. Voici ce que ça donne en image.
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La couverture est terminée ! Une couverture d’environ 1m30 sur 1m30 qui mêle les époques et les générations, les motifs et les couleurs, les pays/continents/villes (Mexique, Afrique, Tahiti, Martinique, Angleterre, France), une couverture chargée de belles histoires (t-shirt préféré, pantalon qui a voyagé et gravi des montagnes, morceau de landau, tipi d’enfant, costume de danse…) et de bons voeux, en un mot tout un symbole !  Caillou peut maintenant faire son entrée parmi nous sous la protection de tous (oui il serait temps là, il reste deux semaines et maman va bientôt céder sous son propre poids).
Je remercie tous ceux qui ont pu contribuer à ce projet, qui ont suivi son avancée, m’ont encouragée, … grâce à vous, nous allons accueillir très bientôt ce petit garçon, aussi sereinement que possible !

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Alors, qui va repérer son carré de tissu ?

Projet bai jia bei – partie 2

Vous avez suivi la première partie du projet Bai jia bei avec la préparation des tissus ici, place à la couture maintenant !

Quatrième étape : le pré-assemblage
J’ai récolté 64 morceaux de tissus ce qui me permettra de réaliser une couverture carrée de 8 morceaux sur 8. Avant de démarrer la couture, il est préférable de disposer tous les tissus au sol pour avoir une visualisation de la couverture finale. Cela va permettre de ne pas se retrouver avec un déséquilibre au niveau des coloris, des motifs, … que l’on risque d’avoir si on fait la couture en prenant les carrés au hasard.

IMG_20151113_223049Une fois ce travail fait et une petite photo prise si on a un doute par la suite, la couture va pouvoir réellement commencer.

Cinquième étape : la couture
Il suffit de coudre les carrés ensemble un à un pour former des lignes puis d’assembler chaque ligne ensuite. La couture se fait toujours endroit sur endroit. Pour que toutes mes coutures soient identiques, j’ai utilisé comme repère le bord du pied de la machine. Le bord du pied suit le bord des tissus à assembler, cela m’a permis de faire des coutures régulières toujours à 1 cm du bord.

image(1)

Avec un gros bidon, on est plus éloigné de la table mais ça fonctionne quand même 🙂

IMG_20151114_164008 image(5) image(3) 
Une fois toutes les bandes constituées, il faut repasser le tissu qui dépasse au niveau des coutures pour l’aplatir de part et d’autre de la couture.

Ensuite, on coud les lignes entre elles, toujours endroit sur endroit, en ayant pris soin de bien épingler au préalable pour que les coutures déjà faites concordent bien et ne bougent pas au moment d’utiliser la machine.
Si vous avez un Marmouset qui décide que c’est l’heure de câliner, c’est certes peu pratique mais ça reste faisable quand même. La preuve en image.
IMG_20151115_092934Une fois toutes les lignes assemblées, le plus gros du travail est fait. On repasse à nouveau le tout pour aplatir les coutures.
C’est à ce moment que l’on peut commander le tissu pour la doublure, polaire ou minkee par exemple. On peut aussi le commander avant si on a bien calculé les mesures. Il suffit de choisir un tissu aux dimensions légèrement supérieures à celles de la couverture pour avoir un peu de marge au cas où.

Rendez-vous à l’étape finale lorsque j’aurai reçu la doublure polaire commandée il y a peu.

 

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Projet bai jia bei – partie 1

Il y a plus d’un mois, je vous faisais partager un petit projet qui me tenait à coeur : confectionner une couverture de naissance pour Caillou, selon la tradition chinoise du Bai jia bei. Et pour réaliser ce projet, je faisais appel à vous au travers de cet article, vous permettant, dans un même temps, d’en savoir un peu plus sur cette jolie tradition. Aujourd’hui, je tiens à vous remercier d’avoir répondu présent et de m’avoir accompagnée dans ce projet car, grâce à vous, il est en train de prendre forme.IMG_20151002_195748J’ai en effet récupéré progressivement les tissus et les gentils voeux de toutes les personnes désireuses de participer. Ce fut un réel bonheur que celui de me rendre à ma boîte aux lettres chaque jour, dans l’excitation de savoir ce que j’allais y trouver. Toutes ces couleurs, ces motifs, ces textures différentes me ravissaient à coup sûr.
La semaine dernière, après une belle récolte de 64 morceaux de tissu, je me suis donc mise au travail.

  • Première étape : le lavage
    Dans un premier temps, il est nécessaire de laver tous les tissus, avant toute autre action et ce pour une seule chose : prévenir un éventuel rétrécissement. Peu importe ce que vous souhaitez coudre, il faut toujours laver avant. Si vous lavez après couture et que certains tissus rétrécissent, vous risquez d’avoir des surprises.
    Ici, une simple machine à 40° avec mes vêtements habituels pour compléter. J’avoue avoir tremblé devant ma machine, espérant que les tissus, tous plus colorés les uns que les autres, ne déteignent pas. J’ai donc pris soin de disposer une lingette (de celles qui permettent de mélanger toutes les couleurs comme dans la pub) dans le tambour de ma machine et j’ai bien fait. Aucun souci sur mes tissus mais une lingette bien foncée.

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  • Deuxième étape : le repassage
    Pas de grand discours, jusque là, c’est assez simple et finalement assez rapide.

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  • Troisième étape : le calibrage et la découpe
    Là, non pas que ce soit compliqué mais c’est assez rébarbatif et ça peut être long selon le nombre de tissus que vous avez. Une crampe à la main est vite arrivée.
    Il faut d’abord classer les tissus repassés pour trouver le plus petit et selon les mesures du plus petit, on va pouvoir décider de la taille finale de chaque carré. J’avais demandé des carrés de 20 cm sur 20 cm au minimum, le plus petit était légèrement au-dessus de 18 cm après lavage, j’ai donc choisi de recouper tous les tissus sur une base de 18 cm.
    J’ai tracé et découpé un carré correspondant à cette mesure dans du carton (une boîte de céréales vide a fait l’affaire). Puis, j’ai utilisé ce gabarit sur chaque tissu en en faisant le contour avec un stylo. Enfin, il a fallu tout découper minutieusement.

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J’ai gardé des chutes de tissus et j’ai agrafé ces chutes à chaque carte, mot, voeu envoyé. J’ai aussi entré dans un tableur, le nom de chaque bonne fée, leur lien avec moi ou Paparaignée, et la description du ou des tissus associés. Ainsi, il sera plus facile pour Caillou, plus tard, en ouvrant sa petit valise à voeux, de jouer à retrouver le propriétaire de chaque carré et donc de connaître « l’histoire » racontée par sa couverture. Certains avaient d’ailleurs déjà eu l’idée de personnaliser leur carte avec leur tissu, ce qui était une chouette idée.
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Il vous tarde de continuer à voir l’avancement de la couverture. Alors pour la deuxième partie, c’est ici .

DIY – Tour de berceau

Dans cet article écrit précédemment, je vous parlais de notre petit berceau, acquis pour les premiers dodos de Marmouset. Pour Caillou, ce même berceau a revêtu un nouvel habillage dont je vais tenter de vous donner toutes les ficelles pour sa réalisation.IMG_20151027_162153

Le matériel
Pour réaliser un demi-tour de berceau similaire, vous aurez donc besoin de :
– 2 tissus différents
– de la ouatine de l’épaisseur que vous souhaitez (ici je l’ai prise fine, environ 1cm d’épaisseur me disant que je doublerais si cela ne me convenait pas)
– de la vlieseline (intissé thermocollant blanc)
– du biais replié, (ici noir en taille S soit 2 cm de largeur)
– du ruban d’une ou plusieurs couleurs, (ici du satin 6 mm bleu marine et bleu clair)
Pour le drap housse :
– le tissu déjà utilisé auparavant
– de l’élastique, trouvable dans n’importe quel supermarché au rayon couture

Et en vrac, un peu de matos pour l’assemblage et la couture quand même : des épingles ; une bonne machine à coudre ; du fil, du papier, un crayon et du scotch pour le patron ; des ciseaux de couture ; un mètre ruban ; une craie à tissu (pas indispensable non plus) ; un fer à repasser …

Ne pouvant guère me déplacer trop, j’ai fait ma petite commande de matériel sur le net et pour le tissu, outre le morceau offert, j’ai trouvé le bleu dans la partie vêtement du dépôt vente en bas de chez moi. Comme quoi, pas besoin d’aller bien loin.

La réalisation
Voici les étapes de réalisation, en espérant ne rien omettre.

  • Lavage des tissus. Ben oui, on n’y pense pas forcément mais lorsque par la suite, on veut laver le tour de berceau, si les tissus n’ont jamais été lavés, ils peuvent rétrécir et ça peut donc poser problème.
  • Dessin du patron. Pour réaliser le patron du demi-tour de lit, il faut bien évidemment prendre au préalable les mesures du berceau avec le mètre ruban. La hauteur, du fond du berceau jusqu’en haut, et la longueur, selon si vous souhaitez faire un tour complet ou un demi-tour. Ce n’est pas flagrant sur l’image, mais le demi-tour réalisé ici est en fait un peu plus grand que la moitié du tour du berceau. Il est nécessaire de prendre une petite marge dans les mesures car il faut compter la couture.
    Ensuite on dessinera le rectangle avec les mesures obtenues sur une grande feuille de papier (ou en scotchant plusieurs feuilles entre elles). J’ai voulu dessiner une forme plus arrondie sur les côtés mais on peut laisser droit.
  • Découpe du tissu. On place le patron tour à tour sur les deux tissus que l’on souhaite utiliser (on peut aussi faire tout de la même couleur) et on fait le contour avec une craie à tissu (ou un stylo quelconque) puis on découpe.
  • Préparation des appliqués. Les appliqués, ce sont des motifs décoratifs que l’on va coudre au tissu. Pour cela, pas besoin de long discours, il suffit de suivre cette vidéo très bien réalisée. Le net est une mine d’or pour connaître rapidement une technique et c’est la principale source de mon apprentissage en matière de couture. Pour les motifs, il vaut mieux faire simple quand on n’a jamais pratiqué. J’ai donc choisi des étoiles et un chat, je ne me suis pas embêtée à les dessiner, je les ai imprimés à la taille que je souhaitais. Je les ai découpés puis j’ai suivi les instructions de la vidéo.

IMG_20151022_135149Pour résumer : On découpe des carrés/rectangles de tissu (ici le même qui sera de l’autre côté du tour de berceau) et de vlieseline un peu plus grands que les motifs à appliquer. On place la vlieseline sur le tissu face rugueuse contre envers du tissu et on repasse bien. On reporte le motif sur la vlieseline en faisant le contour avec un feutre puis on le découpe.

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Et voilà le travail, jusque là facile.

  • Pose des appliqués. On enlève le voile protecteur du thermocollant. On pose l’appliqué sur le tissu à l’endroit voulu. On repasse bien, cela permet de le fixer et donc de faciliter la couture. Puis on dégaine sa machine à coudre et on coud avec un point zigzag serré le long de l’appliqué, en gros le point est au bord de l’appliqué à l’intérieur.
  • IMG_20151023_175246Assemblage des tissus. Une fois les appliqués posés, il faut assembler les deux pans de tissu pour former le demi-tour. L’assemblage se fait endroit contre endroit afin que la couture ne se voit pas. J’ai choisi de coudre uniquement en bas et sur les côtés. J’ai bien épinglé le tout pour tendre le tissu puis j’ai cousu à la machine. J’ai pu ensuite retourner le tout et y glisser la ouatine préalablement découpée grâce au patron. J’ai donc gardé un côté ouvert, celui qui sera fixé en haut du berceau.
    IMG_20151024_144908IMG_20151024_144919Attention, avant de coudre j’ai également épinglé 4 morceaux de ruban qui serviront à attacher le demi-tour au bas du berceau. Ne vous fier pas à la photo ci-dessus, j’ai fait une grosse erreur, puisque j’ai laissé les rubans sortis. Du coup en retournant le tout, les rubans étaient à l’intérieur, aucune utilité donc. La tuile ! Pas de moqueries, pour le demi-tour de Marmouset, je n’avais même pas pensé à mettre du ruban pour attacher, y’a du progrès du coup 😉 Bon, heureusement rien d’irrémédiable, j’ai défait la couture à ces endroits et repositionné comme il le fallait les rubans, vers l’intérieur donc.
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  • Pose du biais. Pour fermer le bord haut, j’ai choisi de poser du biais noir. Mais il existe une autre solution : fixer la ouatine à l’un des tissus sur l’envers avant la couture puis coudre les deux tissus endroit contre endroit presque complètement en laissant seulement une mini ouverture pour pouvoir retourner le tout et enfin terminer par une couture invisible pour fermer la petite ouverture.
    Si l’on choisit la pose du biais, là encore, je n’ai pas inventé l’eau tiède, une vidéo sur internet m’a tout bien montré. J’ai utilisé celle-ci mais, celle-là, trouvée par la suite, n’est pas mal non plus, notamment pour le positionnement des épingles faciles à retirer et une meilleur visibilité des choses. J’ai épinglé les 6 morceaux de ruban du haut sous mon biais avant de finir la couture. La pose du biais est le plus difficile à mon sens mais c’est parce que je n’ai pas encore suffisamment de maîtrise.
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  • Finitions. Le demi-tour de berceau est terminé mais si on l’accroche, on constate que les rubans du haut, comme ils sont placés sous le biais, tirent un peu ce dernier, le relève. Il est donc nécessaire pour que ce soit plus joli de replier le biais (qui descend) vers le haut et de faire deux coutures à la main pour mieux les fixer au niveau du biais (je ne sais pas si je suis très claire là). Et là je dois dire merci à Maminou, ma maman, étant fatiguée en partie d’avoir rager contre ma machine à coudre qui dès qu’il y a de l’épaisseur fait n’importe quoi, elle s’en est chargée à ma place.
  • Ajout du drap housse. Pour le drap housse, rien de plus simple. La couture étant cachée sous le matelas, je ne m’embête pas à faire de la grande finition et à ce que ce soit magnifique, je ne suis pas assez pro pour cela. Je pose le matelas sur l’envers du tissu, je fais le contour grossièrement avec une craie à tissu en laissant une bonne marge. Je découpe puis je replie un large bord en épinglant proche du bord sur tout le tour du tissu. Je couds à la machine, plus éloigné du bord, car il faudra que l’élastique puisse passer dedans. Je fais tout le tour mais je laisse une mini ouverture. Enfin, j’attache mon élastique à une épingle à nourrice et je la fais glisser tout le long du tissu par l’ouverture. Je récupère l’élastique une fois qu’il a fait tout le tour et qu’il ressort par la même ouverture, je noue les deux bouts, et je couds au niveau de l’ouverture pour la fermer.

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