5 signes qui montrent que vous êtes devenus des adeptes du camping

Comme révélé dans cet article, à Noël dernier, nous avons fait le choix d’un cadeau pour toute la famille : une tente de camping familiale, avec deux chambres et une partie au milieu pour entreposer le matériel et une table. Bref, le grand luxe après notre petite tente 2 personnes plus tout à fait étanche qui, expérimentée en famille, nous avait fait dire qu’il était tant d’en changer et de s’équiper un peu mieux avec des matelas gonflables et autres joyeusetés (dormir à même le sol après 30 ans n’est visiblement plus aussi simple qu’on le pensait 😉 ).

Bref, après un week-end d’expérimentation en Bretagne à l’Ascension, nous avons résolu d’amener notre tente s’aérer dans l’Ain pour une semaine de camping cet été. Cette belle semaine s’est achevée et on peut à présent dire que nous sommes des campeurs, des vrais ou presque, car il y a des signes qui ne trompent pas.

Voici donc les 5 signes qui nous ont mis la puce à l’oreille mais attention, avant de vous aventurer dans cette lecture, sachez qu’elle comporte des risques. Si ne serait-ce qu’un seul de ces signes vous amuse ou pire vous semble naturel, vous pourriez facilement succomber à la tentation d’acheter immédiatement une tente et de réserver vos prochaines vacances au camping. Quand à ceux qui s’y reconnaîtront franchement, je ne peux plus rien pour vous, c’est trop tard 😉

  • Nous cohabitions avec divers insectes sans aucun problème, ceux-ci aimant se glisser de temps à autre dans la tente : fourmi, mouche, moustique, perce-oreille. Voir passer un cafard à la nuit tombée était presque banal et même si nous les invitions de manière peu aimable à quitter l’endroit, ça en devenait presqu’un jeu : qui allait trouver le prochain cafard dans la pénombre ?
    Bref, comme le dit la chanson « Les insectes sont nos amis,….. » mais bon faut pas pousser non plus, l’adage « chacun chez soi et les cafards seront bien gardés » était tout de même de rigueur.
    Et la petite astuce du jour : oubliez votre pot de miel préféré pour le petit déjeuner, ou mettez-le dans un récipient impénétrable genre une glacière, ou dans votre voiture, ou encore, nettoyez le pot à chaque fois que vous vous en servez de manière à ce que ça ne colle pas, qu’il n’y ait pas une goutte de miel à l’extérieur. Les fourmis adorent, elles avaient même réussi à se glisser sous le couvercle, mais elles ne se sont pas risquées à plonger dans le pot qui est toujours resté consommable, ouf.

  • Nous étions presque excités à l’idée de découvrir quelles étaient les activités proposées par le camping chaque jour, assumant parfaitement le fait de nous demander si il y allait avoir une « fiesta boum boum » durant notre séjour 😉 . Mine de rien, moi qui, petite, en colonie, ait été habituée au campement basique avec tente en toile de coton, pomme de terre pour éviter la foudre et trou creusé dans le bois pour les toilettes, le camping 3 étoiles avec animations, snack, piscine et équipements divers et variés me paraissait si ce n’est ringard ou kitsch, un tantinet cliché. Que nenni ! Même si ce que nous préférons, c’est partir à l’aventure en dehors du camping, randonner, visiter et découvrir les environs, les activités du camping font désormais partie des incontournables à intégrer à notre emploi du temps. Ici, les garçons ont profité de l’aire de jeux, de la piscine, du baby-foot (même si la rivière qui passait juste derrière notre tente l’emporte haut la main, un critère de choix), et ils ont fait du tir à l’arc, des jeux de société, des olympiades et une petite fête dansante avec tour du camping aux lampions à l’ancienne ! Des petites randonnées et activités manuelles étaient aussi proposées en journée.
    Et avec des enfants qui se lèvent à l’aube, même si à leur âge, ils peuvent passer des heures avec des morceaux de bois et des cailloux, avoir un minimum d’équipement, ne serait-ce qu’une aire de jeu, c’est très pratique pour qu’ils puissent s’amuser à l’écart sans réveiller la moitié du camping. Comme nous, ils ont d’ailleurs pris très vite leurs petites habitudes et on pouvait rapidement les laisser vaquer seuls à leurs occupations.

  • Nous reluquions les tentes des autres à chaque occasion, jalousant les auvents apportant plus d’espace et la possibilité d’être à l’extérieur même en cas de pluie, enviant les étagères pliables de rangement pour la nourriture avec plaques chauffantes intégrées, regrettant de ne pas avoir pris de transat ou fauteuil ultra perfectionné,… En même temps, avec le strict minimum et deux enfants, la voiture était déjà pleine, on n’aurait pas pu faire rentrer quoique ce soit de plus. De fait, on a presque rêvé devant les remorques et les coffres de toit, si si ! Les hollandais sont devenus nos idoles en la matière avec leur tentes spacieuses en toile de coton sur lesquelles ils s’offraient même le luxe d’ajouter de jolies guirlandes lumineuses.  Et on a même bavé devant les camping-car mais chuttt, on n’assume pas encore (Monsieur Parizot, sortez de ce corps ! comprendra qui aura les mêmes fréquentations télévisuelles hautement qualitatives que moi. 😉 )

 

  • Nos goûts en matière de déco et de mode ont littéralement changé dès la tente plantée !  Et c’est parti pour les sabots et les tongs en plastique (sans les chaussettes dedans quand même, il reste de l’espoir), la serviette sur la tête pour traverser tout le camping en sortant de la douche, et le naturel assumé (bienvenue aux poils et aux seins libérés sous le t-shirt). Bon on n’a pas encore franchi le cap du rouleau de papier toilette accroché au slip de bain mais c’était limite 😉 Il faut dire qu’il y a du papier dans les toilettes des camping hein contrairement à ce que l’on pourrait penser.


Concernant la déco, habituellement, notre style est plutôt scandinave, un brin vintage, et un soupçon de modernité.
Mais, par un tour de passe passe que je ne saurais expliquer (si ce n’est une parfaite machination de la secte des campeurs, je ne vois que ça), une fois le pied posé au camping, nous étions immédiatement attiré par une nouvelle tendance. Et on en serait presque fiers. En image, voici ce que cela donnait.

Des guirlandes de vêtements, des chaussures pour se rendre aux sanitaires parfaitement alignées devant la tente et un coffre de voiture/meuble de rangement pour les chaussures, les vestes de pluie et les accessoires de baignade. Bref un style basé sur le détournement d’objets et le multi-usages ou tout en un, de l’art contemporain en somme !

 

Par ailleurs nous devenions des organisateurs hors pairs avec des petites maniaqueries afin que notre tente reste toujours au top de sa beauté intérieure (on se demande pourquoi de nos jours, on a besoin ou envie de vivre dans une grande maison bien équipée franchement).

  • Nous commencions à avoir une vie sociale dans le camping.
    Oui, nous, les grands timides souvent collés à nos écrans. Nous participions aux activités avec les mêmes personnes, les retrouvant en dehors du camping au hasard d’une expédition ou d’une visite, nous étions salués d’un petit coucou de bon matin par les gérants qui passaient devant notre tente, et nous connaissions aussi les commerçants du village… Nos voisins hollandais sont même venus nous parler. Bon, ok c’était pour nous dire que nos enfants faisaient un peu trop de bruit le matin et qu’eux avaient besoin de dormir. Mais un début de conflit, c’est le summum des relations sociales et de l’intégration au camping non ?
    Bon, ils nous ont tout de même dit qu’ils comprenaient que les enfants soient petits et que ça n’était pas facile, oui le hollandais communique avec bienveillance et accessoirement, en vacances, il fait du bruit jusque 11h, minuit et ne se lève pas avant 11h du matin (ceci explique cela).
    Et oui dans le camping, il faut vivre ensemble et si ce n’est aimer, au moins accepter la promiscuité… (donc en principe le bruit m’enfin bon).

Assurément, on a encore un peu de marge mais je crois que nous nous sommes bien ancrés dans le paysage des campeurs et si vous êtes prêt à tout cela et surtout à en rire, foncez. Le camping en tente, c’est avant tout le plaisir de vivre dans la nature et simplement, sans se prendre la tête, de se déconnecter et d’avoir à disposition un espace vert pour soi et ses enfants qui peuvent ainsi s’occuper seuls en permanence et imaginer de folles aventures en totale liberté.
Et vous ? Camping addict ou pas du tout ?

 

Photos prises au camping Le Vaugrais à Artemare.

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