Le sapin de Noël : concilier tradition et écologie

Dans mon précédent article, je vous parlais un peu de traditions de Noël et de la demande particulière de nos chères têtes blondes pour cette année. Une demande qui peu paraître très basique pour certains mais qui n’est pas dans nos habitudes. Les garçons et Marmouset en particulier souhaitaient avoir un véritable sapin de Noël traditionnel.

Comme ça n’arrivera pas tous les ans, comme ils sont encore petits, comme ils sont encore en plein dans la magie de Noël et que moi je ne l’ai jamais vraiment quittée, nous avons décidé d’accéder à leur requête. Nous ferons donc dans le sapin voyant, le vrai, le touffu, le bien comme il faut pour la tradition.

Et j’avoue tout, j’ai adoré aller acheter un sapin avec les enfants, le choisir, galérer à le mettre dans la voiture, me piquer les mains, rire, me casser le dos pour le soulever jusqu’à la maison, l’installer et me dire que c’était trop ! Et puis lui ajouter une simple petite guirlande et me dire que c’était génial et que c’était parfait. J’ai adoré avoir le plus grand sapin que je n’ai jamais eu, me dire qu’on allait le décorer, être encore une enfant et aller me coucher chaque soir en le regardant émerveillé et en éteignant ses lumières un sourire de satisfaction sur les lèvres.

Un vrai sapin oui mais…

Ok, cette année, on fait dans le traditionnel jusqu’au bout des aiguilles, mais attention, pas question pour autant de choisir le premier conifère venu sans quelques vérifications et sans s’être bien renseignés pour concilier au mieux vrai sapin et écologie. Ben oui, chasser le naturel, il revient au galop !

Alors si vous aimez Noël mais aussi la planète , c’est très simple,vous pouvez acheter un sapin en suivant ces 5 commandements.

  1. Le sapin en plastique tu oublieras
    Beaucoup pensent encore que le sapin en plastique est écolo parce qu’on l’achète une seule fois et qu’on s’en ressert chaque année. Et bien que nenni, c’est ce qu’il y a de pire en terme d’écologie, d’humain et de santé. Et ça, ça fait beaucoup pour un seul sapin. Les sapins en plastique sont fabriqués à partir de matériaux polluants et gourmands en énergie fossiles. Par ailleurs ils sont souvent fabriqués dans des pays lointains par une main d’oeuvre bon marché et dans des conditions humaines de travail assez floues. Et pour terminer, les sapins en plastique continuent à émettre des substances nocives et potentiellement cancérigènes à chaque utilisation.
  2. Un sapin français, tu achèteras et les labels tu étudieras
    Pas besoin de chercher bien loin pour trouver du sapin français, il y en a dans de nombreux magasins puisque la France produit beaucoup de sapins, dans le Morvan et le Jura notamment. Les producteurs sont regroupés au sein de l’Association Française du Sapin de Noël Naturel qui permet de garantir une production éco- responsable.
    Pour être certain que votre sapin est français et/ou issu d’une culture raisonnée, il existe plusieurs labels : plante bleue, fleurs de France, MPS, label rouge. Il existe même des sapins bios, c’est-à-dire cultivés sans pesticides (ils sont produits en Ariège) et ne sont pas forcément plus chers que les autres (un petit exemple).
  3. La neige artificielle tu oublieras
    Comme les sapins en plastique, elle est composée de polluants et empêche votre sapin d’être recyclé en fin de vie. Alors on prend un sapin nature, et la neige on l’attend patiemment dehors.
  4. L’épicéa tu privilégieras
    Contrairement au Nordmann, il ne subit aucun transport frigorifique et donc réduit les frais en co2. Alors je sais, il perd ses aiguilles, mais bien choisi en respectant les premiers commandements, il restera majestueux au moins 3 semaines. Et puis, il sent bon 🙂
  5. Ton sapin tu recycleras
    Pour jeter son sapin après les fêtes, il existe des points de collecte organisés par les mairies ou par les magasins (qui souvent pour te motiver t’offriront un petit bon d’achat).

 

Et si vous hésitez toujours, vous pouvez aussi adopter un sapin chez  Treezmas qui vous livre votre sapin en pot et vient le rechercher pour le remettre en terre ensuite. Ou vous pouvez effectuer cette opération vous même en achetant un sapin en pot à repiquer dans votre jardin. Pour cette dernière option, il faudra respecter quelques conditions pour que cela fonctionne :  ne pas placer le sapin près d’une source de chaleur, l’hydrater au brumisateur régulièrement, le laisser dehors et ne le rentrer qu’au dernier moment, une semaine tout au plus pour qu’il n’ait pas le temps de bourgeonner et que le choc des températures ne le fasse pas mourir, attendre le dégel et le redoux pour le repiquer dans le jardin. Il faut savoir qu’à part chez Treezmas, les sapins en pot dépassent rarement 1,50 mètre car il est préférable de les repiquer jeune.

Pour terminer cet article, je crois qu’il me reste un message à faire passer : merci.
Merci les enfants, ce ne sera pas comme ça tous les ans, on reprendra les sapins diy et encore plus écolos mais si de temps en temps on a besoin d’un moment de magie différent, on le prendra. On respectera toujours notre esprit au maximum mais parfois on écoutera aussi un peu plus notre coeur et les vôtres.

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