L’accouchement rêvé (ou presque) – partie 2

Voici enfin la suite de l’article concernant l’arrivée de Caillou.
Ici, on quitte le ton humoristique d’une première partie parfois quelque peu effrayante pour entrer dans un article plus « sérieux » ou plus « utile » je l’espère 🙂 .

Mettre toutes les chances de son côté ou l’accouchement numéro 2

Loin de moi l’idée de vous donner les clés d’un accouchement idyllique. Parce que vous pensez bien que s’il y avait une recette infaillible, ben ça se saurait et si je l’avais trouvée, j’aurais vendu le concept et je me serais fait des c* en or un utérus en diamant. Enfin tout ça pour dire que je ne vais peut être pas vous révéler le scoop du siècle mais, je l’espère, vous donner, au mieux, quelques astuces pour vous rendre un accouchement plus facile et agréable, au pire, une tranche de vie qui ne pourra que vous rendre moins anxieuse pour le jour J et ça c’est déjà le début de la réussite.

Car non, malgré la lecture du précédent chapitre, accoucher n’est pas obligatoirement synonyme de « faire le Vietnam », enfin pas toujours 😉

A l’heure où j’écris, je ne crois pas que des photos appuieront mon récit, oui parce que je suis ultra connectée et un tantinet geek mais quand même, je n’ai pas twitté mon accouchement en direct ni pris des photos de l’instant T, j’avais autre chose à faire n’est-ce pas, encore que ça s’est tellement bien passé que j’aurais eu le temps de prendre 10 000 poses devant l’objectif sans problème et j’aurais peut-être pu faire le buzz ! Mais pas sûre que ce soit dans un sens positif.
Donc préparez-vous juste à lire (beaucoup, encore).

Allez peut-être une petite photo de Caillou à la fin si vous êtes sages.

Un accouchement serein, pourquoi c’est important ?

Tout simplement parce que quand tout se passe plutôt bien au moment de « l’expulsion », tout ce qui suivra se passera plutôt bien aussi. La sérénité amène la sérénité. Un accouchement serein, ça conduit à un après accouchement serein, un séjour à la maternité serein, un bébé serein et donc des parents sereins. Une maman moins fatiguée et plus à l’aise dans son rôle, un papa moins anxieux et plus à l’aise dans son rôle, un bébé plus confiant et plus calme (Quoi qu’ici on ne sait faire que des agités, c’est comme ça, on n’a pas encore trouvé le moule pour l’enfant ultra calme dont certains ont peut-être un exemplaire chez eux, quelle chance ! Contactez-moi en MP 😉 ).
Bref, un accouchement qui se passe bien, c’est forcément du positif pour après.
Alors oui, vous allez me dire, on ne choisit pas, il peut y avoir des aléas, des complications, … certes, mais vous verrez que beaucoup de ces complications pourraient être évitées et que pour celles qui ne le seraient pas, si tout a été fait avant et pendant l’accouchement pour qu’on soit le mieux possible, alors on s’en relèvera bien plus facilement et on sera psychologiquement d’attaque pour notre nouvelle vie de maman et ça, ça change tout !

Un accouchement serein en 10 points
Voici donc en 10 points, comment j’ai pu avoir, à mon sens, un deuxième accouchement de rêve ou presque.

1-Une confiance en soi et en son bébé
C’est peut-être le maître mot pour un premier pas vers un accouchement réussi : la confiance.

La confiance en soi. Se dire que l’on n’est pas plus bête qu’une autre, qu’aucune maman dans le monde n’a un jour gardé son bébé dans son ventre plus que le temps imparti 😉 (cela dit, je serais peut-être pas contre l’idée si ça lui permet de sortir propre, faisant ses nuits, et sachant parler 😉 ) et que tout le monde y arrive. Se dire qu’un accouchement, ce n’est pas anodin mais qu’à priori c’est naturel. On peut avoir besoin d’un petit coup de pouce mais celle qui accouche, c’est vous, ce n’est pas la sage-femme, alors faites vous confiance, s’il y a un truc qui ne va pas, si vous voulez faire ou ne pas faire telle ou telle chose le jour J, vous le saurez.

La confiance en son bébé. Il a su entrer, il saura sortir comme dirait l’autre. Il va vous aider, les bébés déjà in utéro sont extrêmement intelligents, ils ressentent les choses et comprennent plus qu’on ne le croit. Parlez-lui, rassurez-le, aidez-le, il vous aidera.

Pour gagner en confiance, vos croyances, quelles qu’elles soient peuvent vous aider, un dieu, plusieurs, la nature, l’Homme ou le monde des bisounours, tout fonctionne du moment que cela vous aide à avoir confiance. Pour ma part j’ai entrepris la confection d’une Bai jia bei, une croyance qui ne fait pas partie de mes origines à la base mais qui m’a tout de suite touchée et qui m’a énormément aidée à avoir confiance, à m’entourer d’ondes positives, à m’occuper l’esprit et à me concentrer sur l’instant T d’un point de vue affectif plus que d’un point de vue technique. Si ça vous intéresse, j’en dis plus dans une série d’articles dont le premier est celui-ci.

2-Un bon suivi
Pour avoir confiance, il faut aussi que l’on nous aide un peu à avoir confiance et ça passe par un bon encadrement tout au long des 9 mois de grossesse. Chaque mois, vous avez en principe un rendez-vous consultation et trois fois durant la grossesse, des échographies. Alors peu importe avec qui vous faites vos consultations, votre médecin, un gynécologue, une sage-femme, le Père-Noël … faites-le avec une personne en qui vous avez confiance (oui donc pas le Père-Noël, en vrai il apporte même pas les cadeaux 😉 ). Sauf grossesse pathologique nécessitant un suivi hospitalier, vous n’êtes pas obligée d’être suivie  à la maternité, surtout si celle-ci est gigantesque, intercommunale et que donc c’est un peu l’usine, que l’on va attendre parfois des heures pour un rendez-vous de quelques secondes pas toujours avec la même personne. Souvent d’ailleurs, ce type de maternité préfèrera que le suivi soit fait à l’extérieur et le dira elle-même car elles sont submergées de demandes. Vous devrez tout de même en principe vous y rendre pour l’inscription, le rendez-vous avec l’anesthésiste au préalable, et un éventuel rendez-vous bilan en fin de grossesse.

Pour Caillou comme pour Marmouset, j’ai été suivie dans un cabinet privé de sages-femmes. Le suivi est personnalisé avec toujours la même personne, qui nous connaît parfois d’avant la grossesse, à qui l’on va pouvoir tout dire, tout demander, poser toutes nos questions même si elles nous semblent bêtes, que l’on pourra appeler en cas d’inquiétude, qui va nous aiguiller pour le jour J et nous rassurer au fil des mois.

3-Une bonne préparation à l’accouchement mais aussi à la parentalité
Un accouchement, même si c’est « la nature », si des milliards de femmes sont passées et passeront par là, ça n’est pas anodin et il n’y a aucune raison d’être obligée d’enfanter dans la douleur, ni physique, ni psychologique. Alors il est bon de se préparer.

Peu importe la préparation : classique, piscine, sophrologie, haptonomie, chant prénatal, …, c’est un point à ne pas négliger. Pour moi, il n’y a pas une préparation meilleure qu’une autre, celle qui sera la bonne est celle qui vous conviendra, celle que vous aurez choisie. La préparation est importante d’un point de vue technique, pour savoir comment agir à l’instant T, comprendre ce qui se passe, ne pas se retrouver en dehors de son accouchement, parce que l’information que l’on reçoit durant les séances de préparation reste le meilleur moyen de vivre un accouchement serein. Mais je pense qu’elle l’est aussi d’un point de vue plus psychologique, plus émotionnel. La préparation permet de se détendre, de passer un bon moment, de rencontrer d’autres parents et d’échanger avec eux, d’évacuer les tensions éventuelles, les peurs, les doutes, de se rassurer, d’avoir un temps pour soi, soi et son conjoint, ou soi et son bébé.

La préparation psychologique
A mon sens, on ne met pas assez l’accent dans notre société sur les bouleversements engendrés par la grossesse et l’arrivée d’un enfant dans un foyer. Physiquement, on peut se remettre rapidement d’un accouchement même difficile car on est accompagné de ce point de vue là mais psychologiquement, ce n’est pas le cas. Et ça mène parfois à des comportements qui peuvent être dangereux pour la maman comme pour le bébé, à de la dépression, à un mal-être, …

Il n’y a pas lieu de culpabiliser de ne pas se sentir bien après l’accouchement, c’est complètement normal et il y a une explication scientifique toute simple (tout de suite dévoilé dans la minute Michel Cymes de l’article 😉 ). Après un accouchement, il y a une grosse retombée d’hormones qui amène l’inconscient à faire ressurgir des possibles plaies non soignées que l’on n’imaginerait pas parce que bien souvent, on les a enfouies, parce qu’elles peuvent dater de l’enfance et qu’on les a oubliées, parce qu’elles peuvent dater d’avant même notre naissance et que nous n’en avons même pas conscience. C’est ce qui est appelé le baby blues et ça ne dure pas bien longtemps, quelques jours. Sauf que lorsque les plaies sont trop importantes, cela va s’éterniser, on va se sentir triste, on va ressentir des choses désagréables, se sentir dépassée, se sentir malheureuse, absolument pas épanouie, on ne va pas prendre de réel plaisir avec notre enfant,… Le baby blues va se transformer en dépression du post partum. Si on tente de refouler cet état, même si on y arrive et qu’on pense le dépasser par moment, ça finira par ressurgir, parfois en pire, parfois très longtemps après. C’est d’ailleurs pour cela que l’on voit beaucoup de dépressions du post partum arriver de nombreux mois après l’accouchement devant l’incompréhension de l’entourage qui pensait que tout allait bien puisque bébé est installé depuis un moment.
Alors, oui, il ne faut pas hésiter à se faire aider très vite avant que cela ne tourne au drame. Au mieux, on vous dira que ce n’est rien, un baby blues qui s’est un tout petit petit peu éternisé et on va vous aider à l’affronter très rapidement. Au pire, on décèlera des blessures plus profondes mais vous ne serez plus seule et on vous apprendra à les comprendre, à les traduire pour qu’elles ne soient pas/plus un obstacle à votre parentalité.

Ce qui peut être bien aussi si vous en ressentez le besoin, c’est de consulter en amont. C’est ce que j’avais fait pour Marmouset. A la suite de plusieurs fausses couches, j’ai trouvé une psychologue formidable qui s’occupe beaucoup des femmes enceintes et des mamans et le travail que j’ai pu faire avec elle m’amène aujourd’hui à penser qu’au fond, mes fausses couches sont peut-être arrivées pour me faire prendre conscience qu’il y avait des choses à régler avant d’être mère et que je n’aurais sûrement pas pu l’être sans ça. Par ailleurs, le fait de l’avoir rencontrée m’a permis également, après la naissance d’avoir cet accompagnement à la parentalité qui me semble aujourd’hui plus que nécessaire et qui devrait, j’en suis de plus en plus convaincue, être proposé à toutes et tous (oui pour les conjoints aussi car il leur est parfois difficile de comprendre ce que vit la maman et même si le bouleversement n’est pas hormonal à leur niveau, il peut être bel et bien là quand même). Certains cabinets de sage-femme commencent à le proposer, des semblants de structures d’aide tentent de voir le jour mais encore trop peu ou de manière trop floue. Et c’est pourtant primordial d’avoir quelqu’un avec qui parler des difficultés rencontrées, de la culpabilité qu’on peut ressentir de ne pas se sentir pleinement épanouie tout de suite, … toutes ces choses malheureusement encore tabou qui ne devraient pas l’être !

Malgré ce suivi anticipé, le baby blues s’est fortement installé après l’arrivée de Marmouset. Des petits détails (accouchement difficile, fatigue, coliques, isolement, …) que l’on croit pouvoir surmonter sans souci car « on voulait tellement cet enfant que l’on pense ne pas être en droit de nous plaindre » mais qui lorsqu’ils s’accumulent deviennent pesants et douloureux.  Mais ce baby blues n’a pas été jusqu’à une véritable dépression du post partum, il a pu être contré et j’ai tenu bon, en grande partie je le pense grâce à ce suivi.
Pour Caillou, un accouchement « facile », moins de fatigue et de fait même pas l’ombre d’un baby blues !

La préparation physique
Revenons à la préparation physique après ce point qui me semblait extrêmement important au vue du nombre de fait divers mettant en avant des femmes commettant parfois l’irréparable.
Pour mon premier accouchement, en plus de la préparation classique qui te raconte tout ce qui se passe quand le bébé sort genre « cours d’accouchement au collège » en un peu plus détaillé quand même, j’ai testé la sophrologie. La sophrologie enseigne des techniques de respiration et de détente musculaire. Je n’ai malheureusement pas pu vraiment les mettre en pratique au vue de la rapidité des faits.

Pour Caillou, j’ai voulu tester une méthode permettant d’agir en profondeur avant même l’accouchement : l’haptonomie.
L’haptonomie amène à se centrer sur son bébé, à rentrer en communication avec lui très tôt, et permet d’agir déjà en amont du jour J par le toucher. Cette préparation me semblait intéressante pour 3 raisons :
– Elle implique davantage le conjoint puisqu’il doit assister à toute les séances. Lui qui ne peut pas ressentir les choses comme nous puisqu’il ne porte pas le bébé, peut néanmoins déjà créer un lien très fort avec son enfant.
– Elle permet d’entretenir une relation particulière avec son bébé avant même la naissance et donc de faciliter la communication après la naissance.
– Le suivi continue après la naissance et cela constitue donc une aide à la parentalité.

Pour tout avouer, au début, la première séance, peut-être même les suivantes, j’ai trouvé cela « étrange », j’avais du mal à ressentir et à agir comme me le disait l’haptonome, peut-être aussi du fait d’avoir déjà une expérience de grossesse. J’avais senti Caillou bouger très tôt comme Marmouset mais pour moi « sentir bouger » voulait dire que le bébé donnait des coups suffisamment importants pour que je les ressente. En haptonomie, on apprend à sentir les déplacements doux, pas besoin de titiller fortement son enfant ou de l’enquiquiner pour le ressentir, et s’il met des coups de pied, on apprend justement à lui répondre et à lui montrer qu’on peut jouer avec lui en douceur. Paparaignée y arrivait mieux, puisqu’il n’avait pas d’autre ressenti antérieur (moi un coup de pied me rassurait toujours plus), du coup c’est lui qui agissait le mieux sur le bébé. Par exemple, pour moi qui porte les bébés très bas et très en avant, il pouvait ainsi replacer Caillou plus dans le fond pour me soulager, l’emmener là où je voulais s’il me faisait mal et jouer avec lui ou le bercer en l’emmenant d’un côté ou de l’autre du ventre 🙂 Magique !
J’ai pu moi aussi progressivement y arriver mais j’ai surtout senti les bienfaits directs le jour de l’accouchement où le fait de pouvoir faire déplacer Caillou comme je voulais m’a permis de gérer les contractions sans problème et sans douleur en amenant Caillou dans le fond, vers le dos pour me soulager puis progressivement le faire descendre vers la sortie.

De manière indirecte, ces séances ont été bénéfiques parce que j’ai été massée, manipulée, on s’est occupé de moi, c’est un temps agréable où l’on ne pense à rien, un moment avec le papa et le bébé, rien que pour nous trois.

L’haptonomie permettrait également de mieux répondre aux besoins du bébé après la naissance et d’être mieux à même de le comprendre ou du moins de le soulager juste par le contact avec nous (j’écris au conditionnel, car pour Caillou, ça semble vrai mais c’est à mon sens aussi le fait d’avoir eu une première expérience). Et apparemment les bébés ayant vécu cette préparation auraient 2 mois d’avance d’un point de vue moteur du fait d’avoir été en interaction physique avec leurs parents avant même la naissance. J’avoue que sur ce plan là, Caillou est extrêmement tonique, trop peut-être, il arrive déjà presque à se retourner, tenait sa tête de longues minutes très tôt, … le kiné m’a dit lui-même sans que je ne demande rien qu’il était bien en avance de ce point de vue. Nous verrons, ce n’était pas du tout le but ultime pour ma part, je n’en avais même pas connaissance.

Pour terminer sur ce point, il faut savoir qu’il y a aussi des séances après l’accouchement, très intéressantes où l’on apprend des petits jeux avec bébé, des positions, à ne pas tenir sa tête (car non contrairement à ce que beaucoup pensent, on ne tient pas la tête d’un bébé, il sait le faire si on le porte correctement, d’ailleurs du temps de nos parents, personne ne leur parlait de tenir la tête je crois, je ne sais pas d’où ça vient)  et où l’on peut parler d’éventuels soucis, …

4-Une bonne équipe médicale le jour J.
Une bonne équipe médicale ça ne veut pas dire une équipe qui fait tout et vous qui ne faites rien que vous laisser faire, surtout pas !  Ce serait même plutôt presque l’inverse. Une équipe qui vous laisse faire et qui vous suit, qui vous soutient, qui respecte vos choix et qui n’est là que pour vous rassurer et vous accompagner car vous pourriez presque accoucher seule finalement.
Bref une sage-femme qui s’efface pour vous laisser actrice de votre accouchement !

Alors me direz-vous, on ne choisit pas. Certes, on ne choisit pas, mais on peut pousser un peu le destin de deux manières :

– Préparer ce qu’on appelle un projet de naissance.
Un projet de naissance, c’est le fait de mettre par écrit la manière dont vous voyez votre accouchement, vos souhaits pour mettre au monde votre bébé. Cela va vous permettre pour vous même dans un premier temps de poser les choses, de vous sentir suffisamment informée pour comprendre tout ce qui va se passer le jour de l’accouchement, notamment les termes médicaux que vous allez peut-être entendre mais surtout ça permettra à l’équipe médicale qui vous accueillera de tout de suite connaître vos conditions pour un accouchement qui soit en accord avec vos désirs et vos besoins dans la mesure du possible.
Dans le projet de naissance, on peut aborder aussi bien des points concernant le travail, que l’allaitement, que le séjour à la maternité, … Voici un lien qui vous permettra si ce n’est de le rédiger, de faire un état des lieux de vos désirs, peut-être même de découvrir des choses auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé (vous y trouverez aussi des exemples de projets de naissance déjà rédigés) : Le projet de naissance
Pour ma part, je ne l’ai pas fait pour Marmouset et je l’ai regretté, je pensais que tout était bien clair dans ma tête sauf que quand l’accouchement se fait dans l’urgence ou est difficile, on n’a plus le temps de dire quoi que ce soit à la sage-femme, la fatigue prend le dessus sur les besoins et les désirs et on risque d’oublier un tas de choses auxquelles on tenait. Par ailleurs le fait d’avoir un écrit permet de se sentir suffisamment légitime et forte pour faire des demandes à l’équipe médicale, par exemple qu’on vous prenne votre enfant la nuit parce que vous n’en pouvez plus et que vous avez besoin de repos.

– Proposer à l’instant T, vos méthodes sans les imposer.
Certaines sages-femmes sont ancrées dans leurs habitudes et ne vont pas penser à vous demander si vous voulez faire autrement : une autre position, un coussin de grossesse, un ballon, une méthode de poussée autre que « à l’ancienne ». On peut réussir à obtenir ce que l’on veut ou même à faire changer d’avis l’équipe médicale sur l’image parfois unique qu’ils ont de l’accouchement en demandant les choses avec précaution. « Est-ce que je peux faire ainsi car c’est comme ça que j’ai appris et si ça ne marche pas je ferai comme vous dites ? » Et ça passe en général beaucoup mieux.
C’est ce que j’ai fait pour Caillou. Il faut dire que j’ai eu la chance d’avoir une sage-femme qui m’a laissé au maximum le champ libre, qui a pris soin de m’expliquer tous ses faits et gestes, une sage-femme tournée vers ses patientes, il a donc été plus facile pour moi d’oser exprimer mes attentes et mes désirs.

Alors c’est vrai il peut y avoir des tas de raisons qui font que ça ne se passe pas aussi bien qu’on le souhaiterait : je suis bien placée pour le savoir. Une détresse respiratoire du nourrisson, un césarienne en urgence, une épisiotomie alors qu’on ne l’aurait pas souhaité, une complication quelconque, on n’est pas maître de tout mais on peut être maître d’une grande partie des choses et il faut le savoir et se le permettre. Je le dis et je le redis, c’est VOTRE accouchement.

5-Une position physiologique et une technique de poussée efficace

– La position
Une position physiologique, c’est quoi ça ?

Et bien c’est une position qui fait que le bébé va pouvoir descendre sans effort et sortir sans encombre, sans nécessité l’intervention d’outils ou d’une césarienne, sans même que vous poussiez. Si, si c’est possible, c’est même comme ça qu’on devrait accoucher en principe.
La France est encore un des rares pays où l’on accouche en position gynécologique sous prétexte qu’on a toujours fait comme ça et que bon, les bébés ont toujours finit par sortir hein ? Et bien peut-être mais ce n’est pas sans conséquence ! Le pire est que l’on apprend aujourd’hui aux sages-femmes à faire accoucher autrement, dans les positions dites physiologiques, en théorie, et pourtant dans la pratique, les mauvaises postures perdurent. Parce que lorsque les nouvelles sages-femmes arrivent, les anciennes leur enseignent comme elles ont toujours fait, les nouvelles prennent le pli et ainsi de suite.
Pour mieux vous expliquer, je vais essayer de me remémorer ce que j’ai appris pendant la préparation (d’où son importance). La position gynécologique a été mise en place il y a longtemps car on pensait que le bassin n’était pas mobile donc que de toute manière on ne pouvait pas trouver une position permettant de l’ouvrir au mieux. Avec l’avancée de la médecine, on a découvert (et c’est finalement assez récent) que le bassin était mobile et qu’on pouvait donc favoriser le passage du bébé.
Voilà pourquoi la position gynécologique est aujourd’hui une aberration. Lorsque l’on est allongée sur le dos, jambes surélevées, genoux vers l’extérieur, le bassin se ferme.
Si on est à quatre pattes, accroupie ou sur le côté, le bassin s’ouvre.
Ces positions permettent d’ouvrir le chemin et d’éviter au maximum un recours aux instruments, une césarienne en urgence et même un cordon autour du cou (ou du moins un cordon qui amène une baisse du rythme cardiaque et une intervention en urgence car le cordon autour du cou est somme toute assez banal).
Vous pouvez préciser dans votre projet de naissance que vous souhaitez accoucher ainsi ou en parler à l’arrivée à la maternité. Ma sage-femme m’a proposé elle-même de me mettre sur le côté pour favoriser la descente. Elle ne m’a replacée sur le dos que lorsqu’elle voyait la tête de bébé et qu’il n’y avait plus grand chose à faire. J’ai beaucoup apprécié ce moment parce que la position physiologique, en plus de permettre un meilleur passage et de diminuer les interventions, permet également de diminuer la douleur, le temps de travail, de mieux ressentir les choses et donc de se sentir beaucoup plus actrice de son accouchement.
La sage-femme peut refuser de vous faire accoucher autrement que sur le dos, c’est d’ailleurs parfois mieux car si elle n’a jamais pratiquée la position physiologique, elle peut ne pas être à l’aise par exemple en cas d’épisiotomie à réaliser car l’angle de vue est différent. Mais dans ce cas, rien ne vous empêche de vous placer en position physiologique jusqu’au moment de l’expulsion. Et sur le dos, il y a tout de même une manière d’ouvrir au mieux le passage, être légèrement surélevée au niveau du bassin avec un petit coussin et placer ses jambes de manière à ce que les genoux soient tournés vers l’intérieur (un peu rentrés en fait).

– La poussée
Une poussée efficace, c’est une poussée qui ne crée pas de dommages physiques. Pousser en bloquant sa respiration et en plaquant son menton contre sa poitrine comme on le voit à la télévision et comme on nous le dit à la maternité n’est pas une technique efficace. Lorsque l’on fait ça, on ne pousse pas juste son bébé mais aussi tout l’utérus et les autres organes en pâtissent. Et si on a plusieurs enfants, on va donc malmener nos organes plusieurs fois. C’est la raison principale pour laquelle de nombreuses femmes, arrivées un certain âge ont des soucis de fuite urinaire et de descente d’organes !
Pour faire sortir bébé, il n’y a nullement besoin de pousser en fin de compte. La position physiologique active la descente et aide à la sortie. Il suffit ensuite de prendre une grande inspiration puis d’expirer en soufflant lentement, en gardant la tête dans l’axe de la colonne vertébrale (pas de menton poitrine), en rentrant le ventre le plus possible et dans un même temps en tirant sur les  jambes et les bras (c’est là que le conjoint est utile, pour étirer les bras, si on est sur le dos ou le côté, on peut utiliser son bras à lui comme appui). Là encore, proposer votre technique à la sage-femme sans imposer et il n’y a pas de raison qu’elle refuse.

Lorsque la sage-femme m’a demandé si on m’avait appris la technique de poussée, j’ai expliqué que je la connaissais mais qu’au cabinet où j’étais suivie, on m’avait enseigné autrement. Elle m’a demandé de lui expliquer, elle ne semblait pas très convaincue mais je lui ai dit que si ça ne fonctionnerait pas je suivrais la méthode classique. Elle a accepté, le fait que je paraisse sereine et sûre de ma décision a sans doute aussi joué. J’ai essayé ma méthode, elle m’a dit que c’était bien mais qu’on allait essayer la sienne pour voir, quelques secondes plus tard elle me disait de reprendre comme avant car elle ne pouvait que constater que ce qu’on m’avait appris fonctionnait nettement mieux 🙂

6-Une péridurale qui fonctionne
Ben oui quand même, ça peut être utile hein.
Bien sûr, on peut se dire qu’on ne la souhaite pas mais entre ce que l’on pensait faire et ce que l’on va faire en réalité, il y a parfois une différence (Rappelez-vous : Moi la tétine jamais ! … Troisième jour à la maternité : va m’acheter une p***** de tétinnnnnne ! 😉 ).
Bref, on ne sait jamais comment ça va se passer, car il y a la force de conviction mais il y a aussi la force de la douleur. Certaines la veulent et ne le prendront pas, certaines ne la veulent pas et la prendront, certaines la veulent sans attendre, d’autres veulent garder le contrôle dessus, d’autres encore la veulent au dernier moment, …
Personnellement, je conseillerais la prudence. Si on doute, il vaut mieux dire qu’on souhaite la péridurale pour avoir le rendez-vous anesthésiste en amont et que tout soit prêt au cas où.

D’ailleurs, on ne nous le dit pas (enfin moi on ne me l’a pas dit en tout cas) mais Paparaignée m’a suggéré cette magnifique idée le jour J : demander la pose de la péridurale mais sans injection de produit.

Plusieurs avantages.

D’abord, si vous attendez de ne plus pouvoir gérer la douleur pour demander la péridurale, vous risquez de « douiller » pendant quelques temps encore car la pose peut prendre 15 bonnes minutes (et 15 minutes de douleur, c’est long) et le produit met en principe 15 à 30 minutes à agir, c’est donc souffrir pour rien. Elle sera aussi plus difficile à poser et peut-être plus douloureuse car vous serez tendue et il faut attendre d’être entre deux contractions et ne pas bouger pendant la pose. (Et non en principe, une péridurale, ça ne doit pas faire mal, personnellement, je n’ai quasiment rien senti)

Ensuite si vous attendez le dernier moment et qu’il y a un imprévu nécessitant de sortir le bébé en urgence ou que l’anesthésiste est pris car trois femmes enceintes ont eu la bonne idée d’arriver au même moment, vous risquez là encore de souffrir plus longtemps ou pire, de ne pas avoir le temps de la recevoir avant « l’expulsion ».

Enfin, c’est aussi un bon compromis si vous n’êtes pas certaine de vouloir la péridurale. On n’est pas forcée d’être décidée à l’avance après tout. Car accoucher sans péridurale quand tout se passe bien, pourquoi pas, si vraiment ça nous tient à coeur mais si on doit en urgence avoir une épisiotomie et des forceps (au hasard hein 😉 ), là, la péridurale même si on s’était dit que peut-être on accoucherait sans, en un quart de seconde on risque de regretter d’avoir voulu jouer les warriors (on aura plein d’autres occasions après, quand il faudra nettoyer du vomi toute une nuit en période de gastro, là c’est bon, on l’aura notre diplôme de Wonder Woman, il ne faut pas s’inquiéter pour ça !).

J’ai donc pris cette option et quand j’ai senti vers la fin que j’avais plus de mal à gérer, j’ai pu avoir une injection de produit tout de suite.

7-La présence d’un conjoint ou d’un proche le jour J
Cette personne doit avoir plusieurs qualités.
– D’abord, elle doit beaucoup vous aimer car il est possible que vous lui fassiez subir le pire en passant par des états très différents. On ne sait jamais comment on va réagir dans la douleur, l’inquiétude ou l’attente qui peut être très longue.
– Ensuite (et la remarque précédente y amène logiquement) elle doit être patiente et capable de veiller longtemps (ou alors elle doit avoir bu beaucoup de café ou être atteinte du syndrome de celui qui ne dort jamais, au choix).
– Elle doit également savoir endurer les coups. Oui dans le moment fatidique, il est possible que vous deveniez une autre personne (rassurez votre conjoint, qu’il ne fuit pas, vous redeviendrez comme avant) ou que votre jumelle maléfique se pointe (si, si on en a toutes une, réfléchissez bien).
– Si cette personne pense avoir de l’humour ou un quelconque don de clown, dites lui que c’est le moment de s’en servir ! Elle peut jongler, faire le poirier, vous réciter des blagues de Toto, peu importe, tout les moyens seront bons ou presque pour vous distraire. Elle doit donc être inventive. On évitera tout de même les remarques lourdes et bas de plafond, la jumelle maléfique n’est jamais loin. Les blagues oui mais pas trop au moment des contractions quand même, rire ça empêche de gérer 😉 Donc en plus la personne doit repérer quand c’est le moment de vous faire rire, oui c’est dur le métier d’accompagnant à l’accouchement mais faudrait pas trop voir à ce qu’ils se plaignent non plus, ce ne sont tout de même pas eux qui accouchent.
– Enfin, cette personne doit savoir un peu mentir, histoire de vous faire croire que non elle n’a rien vu de ce qu’il y a du côté obscur (c’est à dire de l’autre côté du drap), que vous êtes toujours magnifique, que vous faites tout à merveille et que non vous ne lui faites pas mal avec vos ongles plantés dans son bras, …

Paparaignée ne s’est pas mal débrouillé sur tous ces points sauf peut-être sur la capacité à veiller durant le travail. C’est un de ces spécimens au sommeil profond avec en plus la faculté de s’endormir instantanément juste en fermant les yeux, j’ai donc dû le réveiller régulièrement pour qu’il m’apporte mes granules homéopathiques et qu’il se tienne au courant de l’avancée de la chose car ça aurait été dommage de rater l’évènement tant attendu tout de même 😉

8-Un coup de pouce de la part des médecines douces
– L’homéopathie
Ma sage-femme prescrit des packs homéopathiques pour l’accouchement. Si vous ne connaissez pas l’homéopathie, c’est un remède naturel dont je ne vous expliquerai pas ici les principaux fondements, wikipédia s’en chargera mieux que moi. Certains diront que c’est complètement placebo, personnellement, je côtoie cette médecine depuis mon enfance et je la trouve plutôt efficace, et quand bien même elle serait placebo, c’est aussi le cas de la médecine traditionnelle. Les médicaments ont toujours une part de placébo, on se sent souvent mieux dès lors qu’on a l’ordonnance de son médecin à la main non ? Alors si psychologiquement ça peut aider à se rassurer, je suis pour !
J’ai donc pris consciencieusement mes petites granules : celles du dernier mois pour favoriser la maturation du col, celles en partant à la maternité pour favoriser les conditions de travail, celles pendant le travail pour gérer la douleur, … au moins si ça ne m’a pas fait de bien, ça ne m’aura pas fait de mal (et au fond de moi, j’y croyais donc l’effet était déjà positif).

– L’ostéopathie
Une petite séance avant l’accouchement pour vérifier la mobilité du bassin peut être bénéfique. Par ailleurs, l’ostéopathe pourra aussi vous soulager en cas de mal de dos ou autre tout au long de la grossesse. Il ne faut pas craindre la manipulation sur femme enceinte, c’est tout à fait possible et l’ostéopathe prend bien entendu en compte votre état et les spécificités de votre grossesse s’il y en a.
J’ai la chance qu’un ostéopathe intervienne un jour par semaine dans mon cabinet de sage-femme et j’ai eu recours à ses services avant la naissance de Caillou pour une forte douleur au niveau du nerf sciatique. J’ai pu ainsi être soulagée provisoirement, avant une nouvelle manipulation plus efficace après l’accouchement, et m’éviter une douleur supplémentaire qui aurait pu m’empêcher d’être concentrée sur l’essentiel le jour J.
A noter qu’une séance pour bébé après la naissance est également une très bonne chose, que ce soit pour soulager un souci particulier (coliques, RGO, bébé qui tourne sa tête majoritairement d’un côté …), pour faire une vérification après un accouchement difficile ou ayant nécessité l’utilisation d’instruments ou simplement pour faire un check-up général.

– L’acupuncture
Une médecine alternative qui peut aider dans des situations très diverses : pour aider à faire descendre un bébé trop haut avant l’accouchement, pour aider à la maturation du col, pour faire disparaître les hémorroïdes (ben oui il faut bien parler des choses qui fâchent), … La sage-femme qui m’a suivie est également diplômée d’acupuncture (décidément, j’ai beaucoup de chance)  et cette médecine douce m’a été très précieuse lorsque j’attendais Marmouset. En effet, lors de ma première grossesse, j’ai dû être arrêtée très tôt parce que Marmouset était placé trop bas et un accouchement prématuré nous menaçait dès le quatrième mois. Avec une séance d’acupuncture tous les 10 jours environ, la sage-femme a pu le maintenir et même le faire remonter régulièrement ce qui m’a permis de mener la grossesse à terme sans même être alitée.

9-Une première expérience
Pour l’arrivée de Caillou, bizarrement, je n’avais pas peur. Pas peur d’avoir mal. Pas peur de ne pas y arriver, après tout, je ne suis pas la première ni la dernière. Pas peur de devoir faire une césarienne, une épisiotomie au autre au besoin. Je voulais juste que tout aille bien pour bébé. Pourtant, pour Marmouset, j’avais été loin de l’accouchement idyllique comme vous le savez. J’aurais pu avoir peur donc mais non, je me disais qu’au final j’avais survécu, que j’étais heureuse à présent et surtout que si mon premier accouchement avait été fort en intensité, il aura au moins eu le mérite d’être rapide. J’avais cet avantage de la première expérience, une expérience qui m’a beaucoup appris car justement elle n’avait pas été toute rose. J’avais mis du temps pour trouver la sérénité, plusieurs mois sans doute. Alors cette fois, j’avais résolu de ne pas me laisser avoir, de tout mettre en oeuvre pour que ce soit différent et de n’avoir aucun regret.

Alors là j’en conviens, si c’est votre premier, vous n’avez pas cet avantage. Mais vous pouvez lire des récits d’expériences comme le mien héhé 😉
Bon sinon, vous pouvez toujours regarder Baby boom aussi, personnellement, j’en ai usé et abusé mais ça m’a surtout permis d’extraire toute l’eau de mon corps en pleurant comme une madeleine (oui je suis sensible mais surtout j’étais enceinte 😉 ) et d’être un peu rassurée parce que même si je sais que tout n’est pas toujours tout rose, tout est bien qui finit bien à chaque fois dans cette émission.

10-Du repos au préalable et du lâcher prise ensuite
Le plus difficile pour moi, je suis hyper active, en deux mots hein. Ce n’est donc pas une pathologie, j’ai juste du mal à rester sans rien faire car de toute manière, j’ai toujours quelque chose à faire et je suis la reine des to do list. C’est vous dire, parfois je rajoute des trucs que j’ai fait dans la liste juste pour le plaisir de les cocher (oui bon, peut-être que ça fait un peu pathologique là en fait dit comme ça 😉 ). Ce que j’ai appris avec Marmouset, c’est que si on ne se repose pas avant, comme on ne va pas beaucoup se reposer après, le combo risque d’être terrible.
Non parce que moi je m’étais dit « trop bien, quand je serai en congé mater, je vais pouvoir faire tout ce que je n’ai jamais le temps de faire, de la couture, du bricolage, lire, … » mais bien sûr, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu (comment ça cette pub va avoir 20 ans ? ). Déjà avec un bébé souriant et calme dont tu as l’image dans la tête avant d’avoir le tien, tu as peu de temps mais si en plus tu as la chance d’avoir signé pour un pack avec coliques ou RGO, tu n’auras même pas le temps de te pendre (mais tu en auras très envie).
Donc vraiment, dormez, dormez avant, et après dormez encore dès qu’il dort. Bon s’il ne dort pas, trouvez quelqu’un qui aille le balader pour vous reposer un peu de temps en temps, c’est primordial. En plus, les bébés sentent notre fatigue et notre stress et si ce n’est pas facile (et ça ne le sera pas), ça risque d’être pire sans repos. Oubliez le ménage, le rangement, les courses, les lessives, déléguez un maximum et remettez au lendemain (tous les jours 😉 ).

 

Et avec le recul ?
Si ces 10 points avaient été remplis ou presque, pour mon premier accouchement, il est fort à parier que d’abord, peut-être que je n’aurais pas eu les complications qui se sont déroulées mais surtout, malgré la difficulté, j’aurais compris ce qui se passait, je me serais remise plus facilement psychologiquement parlant.

Aujourd’hui, je suis heureuse.
Juste après ce deuxième accouchement, j’étais heureuse et presque reposée.
Je ne peux pas dire ça de mon premier malheureusement. J’étais heureuse et épuisée, heureuse et perdue, et finalement je n’étais plus heureuse. J’avais voulu mon Marmouset plus que tout et je l’avais crié haut et fort, s’ajoutait donc la culpabilité de ne pas me sentir épanouie dans mon métier de maman. J’étais heureuse qu’il soit là mais complètement dépassée et je ne sais pas comment je tenais encore debout parfois.

Ce deuxième accouchement, serein cette fois, m’a permis d’être plus à même de m’occuper de Caillou et de moi-même, d’être joyeuse, épanouie, heureuse d’être à la maison avec mon petit, de réussir à sortir, à voir du monde, de me sentir bien, fatiguée certes mais satisfaite. Note pour moi-même, finalement ne pas en vouloir aux copines qui disaient « tu verras c’est que du bonheur » car en fait oui ça peut l’être. Même si la période bébé, ce n’est toujours pas « mon truc », si je les préfère un peu plus grands, de l’âge de Marmouset, l’âge où je les sens plus indépendants (mais pas encore trop quand même), l’âge où ils absorbent tout, où ils sont passionnés par tout et où je peux commencer à jouer à la maîtresse avec eux ;), aujourd’hui, je peux dire qu’avec Caillou, j’apprends à apprécier une autre période de l’enfance, et que oui, ça passe bien trop vite là où avec Marmouset j’aurais aimé que ça passe bien plus vite.

 

Ah oui, sinon, il y a un onzième point, le point bonus mais là, il faut être douée hein, moi j’ai eu de la chance : accoucher à la Saint André. Oui car comme m’a dit ma maman : « A la saint André, il sort comme il est entré. » Merci maman 😉
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Les photos ont été réalisée par Carole J Photographe, merci à elle.
Caillou porte une salopette nuage de chez Lucien Zazou.

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