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Notre top 5 des goûters maison

Cela fait plus d’un mois maintenant que je me suis remise à la pâtisserie !
Enfin la pâtisserie, c’est un bien grand mot. Disons à la confection de biscuits et autres joyeusetés de ce type.

Oui, car il fut un temps où je cuisinais ! Très régulièrement même. Un temps où je testais mille et une recettes, où je m’achetais des accessoires, des moules à ceci et cela, et où, de fait, on m’en offrait tout autant. Un temps où le four tournait à plein régime et où je me croyais dans Top Chef (j’en étais très très très loin mais on peut rêver). Et même si j’aimais aussi cuisiner de bons plats en sauce, laisser mijoter, rôtir, dorer,… même si je suis une grande adepte du fameux fromage/saucisson/baguette (j’assume pleinement) bien plus que du reste, en matière de confection, j’ai toujours préféré faire du sucré. Macarons, éclairs, crèmes diverses et variés, cheesecake, gâteaux traditionnels, brioches, confitures, cupcakes,… tout y est passé.
Je suis incapable de créer, d’imaginer, d’associer et d’assaisonner, mais suivre une recette à la lettre, pas de problème, ça me plaît et la pâtisserie répond tout à fait à cela.

Et puis Marmouset est arrivé, l’épuisement aussi et l’envie et le temps pour cuisiner ont disparu, ou plutôt se sont transformés, j’ai troqué mes ustensiles et livres en tout genre pour un babycook : compotes et purées maison, voici à quoi j’ai réduit mes activités culinaires.

Aujourd’hui, le temps me manque toujours mais l’envie est de retour ! Et surtout depuis notre déménagement. Adieu la cuisine fermée, place à une pièce à vivre nous permettant de cuisiner tout en gardant un oeil sur les enfants, Marmouset m’aide souvent et Caillou peut jouer tranquillement non loin de nous (ce qui ne l’empêche pas de réclamer les bras tous les 5 minutes grrrr 😉 ).

Je n’avais donc plus aucune excuse pour ne pas m’y remettre. Qui plus est, défi green blog oblige, faire à nouveau des goûters et desserts maison faisait partie du challenge de cette année.
Depuis plus d’un mois, c’est donc chose faite.

Quasi plus de biscuits industriels, mis à part une boîte de petits beurres bio et quelques galettes de riz de temps à autre, et une grosse réduction des achats de yaourts puisque j’ai ressorti la yaourtière. Bref, bien moins de déchets et accessoirement moins de cochonneries dans nos estomacs aussi.

Pour s’y tenir, nous avons donc décrété le dimanche, jour de la pâtisserie et de la préparation des goûters de la semaine. Et depuis nos divers essais, nous avons désormais nos petits préférés ce qui n’était pas gagné car Marmouset est comme maman, il adore faire la pâtisserie mais moins la manger, il n’est pas très friand de biscuits et pourtant certains d’entre eux ont remporté son adhésion rapidement. 

Voici donc en exclusivité le top 5 de nos goûters maison ! Lire la suite

{Projet 52, semaine 28} En cuisine

Une photo qui tombe à point nommé pour la semaine 28 du Projet 52 et son thème « En cuisine ».

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Un petit Caillou qui pousse comme un champignon, se tient de mieux en mieux debout et explore donc tout ce qui se trouve à sa nouvelle portée. Il ratisse meubles bas et se hisse même sur la pointe des pieds ou escalade ses jouets pour atteindre enfin l’objet de son désir du moment, soit tout objet qui ne lui est en principe pas destiné bien entendu sinon ce n’est pas drôle.

Depuis peu, il tente de s’approprier un nouveau domaine : la cuisine ! Et pas n’importe laquelle, celle de Marmouset, celle qui deviendra aussi la sienne lorsqu’il sera un peu plus grand. Il l’explore déjà et semble fasciné ou intrigué par cet objet dont il ne connaît pas encore vraiment la fonction. Pour lui ce n’est que couleur à observer, textures à toucher, épaisseurs auxquelles s’agripper, cliquetis d’ustensiles à écouter. L’éveil des sens, mais bizarrement, sans les plus essentiels à cette activité, le goût et l’odorat. Quoique je ne peux pas dire qu’il n’essaie pas de goûter à ce qu’il réussit à y attraper mais on est loin des saveurs habituelles d’un tel endroit 🙂

Ne t’en fais pas Caillou, bientôt, tu pourras vraiment passer en cuisine, celle des grands cette fois, et comme Marmouset, tester de multiples saveurs, cette fois bien meilleures !

 

Pour le tutoriel de cette kitchenette pour enfant, c’est par ici.

Gâteau au pamplemousse

Un moment que l’on n’avait pas fait un gâteau.
Des quiches, des omelettes, des gratins, oui, (bref, des plats où il faut casser des oeufs, l’activité préférée de Marmouset). Mais des gâteaux non.

Marmouset n’est pas très gâteau, moi non plus.
Je préfère de loin le salé, et Marmouset, en digne fils de sa mère, aussi. Il réclame rarement des bonbons, en revanche, il peut se mettre dans des états pas possibles (que toi tu crois qu’il s’est cassé un truc ou qu’il y a eu un drame) pour un morceau de jambon ou de fromage.

Bref, on a tout de même fait un gâteau parce qu’on aime peut-être pas trop les manger, mais les faire oui 🙂
Un gâteau au pamplemousse.

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L’idée est venue d’un constat simple : nous avions deux pamplemousses. N’en attendez pas plus, c’est aussi bête que ça 😉
Sauf que les pamplemousses, je n’aime pas ça, Paparaignée n’est pas fan non plus et Marmouset n’en a jamais vraiment goûtés. Pas sûre qu’il apprécie l’amertume du fruit mangé tel quel, je n’avais pas envie de prendre le risque et de l’en dégoûter à tout jamais.

Mais pourquoi diable avions-nous donc des pamplemousses alors ?
On ne va pas se mentir. Je pourrais vous raconter que je suis cette mère parfaite qui tente de faire découvrir toutes les saveurs à ses enfants et qui fait de magnifiques plats variés et équilibrés chaque jour mais soyons honnêtes, il y avait deux pamplemousses dans le panier bio de la semaine, je n’allais pas les jeter tout de même (mais je suis tout de même cette mère parfaite qui varie les types de pâtes chaque soir 😉 ).

Je me suis donc dit que le meilleur moyen de réussir à ingérer cette amertume était de la camoufler dans un gâteau.

Voici donc la recette du gâteau au pamplemousse

Ingrédients
– 2 pamplemousses non traités
– 200 grammes de poudre d’amandes
– 150 grammes de sucre
– 2 oeufs
– 1 bonne cuillère à soupe d’huile

Etapes
Prélever une petite cuillère à café de zeste de pamplemousse
Récupérer la pulpe des pamplemousses

Mixer le sucre, les oeufs, le zeste et la pulpe de pamplemousse
Ajouter la poudre d’amandes et l’huile et mélanger
Beurrer généreusement un moule classique  ou utiliser un moule en silicone car la préparation risque d’accrocher plus qu’un gâteau habituel
Mettre au four 45 minutes à 180 °

 

Pour être honnête, je trouve que ce gâteau a un aspect agréable, il est croustillant autour et moelleux à l’intérieur mais l’amertume est encore un peu trop présente à mon goût. On mange un morceau, c’est agréable et une fois avalé, l’amertume se fait sentir. Un pamplemousse me semble donc largement suffisant. Mais c’est sûrement selon les goûts de chacun.

 

Des choco BN maison un peu revisités

Dernière recette en date testée et approuvée par Marmouset, voici les « choco BN » maison !

Mais si, rappelez-vous, ces biscuits au chocolat agrémentés de deux yeux et d’un sourire, vous les connaissez forcément puisqu’ils sont là depuis 1952 ! Si, si ! Des biscuits français (cocorico !) qui rassemblent des générations donc ! Enfin le sourire lui n’est là que depuis 1992, il avait été ajouté à l’époque pour relancer les ventes (c’était le point wikipédia de l’article mais rassurez-vous, je m’arrête là et vous n’aurez pas le droit à tout l’historique de la fabrique de biscuits, cachez votre joie 😉 ).

Bref, pour la petite histoire (et au moment où j’écris, je me demande si cette histoire à rallonge qui ne va rien faire qu’éventuellement au mieux vous embrouiller, au pire vous ennuyer, est utile), il y a quelques jours, passant au rayon bio de mon supermarché préféré, je me rends compte qu’ils ont une panoplie de biscuits sympas dont des lunettes à la fraise. Cela tombe bien puisque je cherche des biscuits quelque peu « enfantins » et donc attrayants susceptibles de plaire à Marmouset pour changer un peu des petits beurres, son biscuit habituel. J’en achète et là, il y en a un qui est tout foufou à me voir mon paquet de lunettes à la main, et, surprise, ce n’est pas Marmouset mais Paparaignée, ravi de me dire qu’il adorait ça petit et que ça lui rappelle des souvenirs et qu’il faudra en racheter, … Mais bon, c’est un poil cher les biscuits, qui plus est bio, et c’est que ça part vite surtout, et c’est tellement sympa des les faire soi-même. C’est à ce moment que me vient l’idée de ressortir une recette de mes tiroirs, celle d’un autre biscuit phare de notre jeunesse : le « choco BN » mais version lunette c’est-à-dire à la confiture, un « confi BN » donc.
Voilà, ça valait le coup de savoir d’où m’était venue cette idée de génie n’est-ce pas ? Une histoire de madeleine de Proust en somme, en beaucoup moins bien racontée 😉

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A présent, place au plus important, la recette des « confi BN ».

Ingrédients
Pour une petite trentaine de minis « confi BN » maison, il vous faut :
– 180 g de farine
– 100 g de beurre
– 60 g de sucre
– un petit fond de verre d’eau
– de la confiture à votre goût (mais ça marche aussi avec du chocolat, pâte à tartiner ou autre), ici de la brimbelle (myrtille)

Vous pouvez doubler les quantités car ce sont vraiment des biscuits de petite taille (emporte-pièce à sablé) dont on ne fait qu’une bouchée.

Etapes
1- Mélanger sucre et beurre (n’hésitez pas à y aller avec les doigts ! )

2- Ajouter la farine

3- Ajouter l’eau pour que la pâte se tienne, vous pouvez commencer par deux ou trois cuillères à soupe jusqu’à ce que la pâte ne soit ni trop sèche, ni trop collante. Si elle est trop collante, il suffira d’ajouter de la farine.

4- Laisser reposer la pâte 30 minutes (bon nous, on n’a pas réussi à attendre et ça fonctionne quand même).

5- Abaisser la pâte sur quelques millimètres d’épaisseur et découper des formes à l’emporte-pièce. Faire des yeux et une bouche sur la moitié des biscuits. Pour les yeux, nous avons utilisé l’embout d’une poche à douille et pour la bouche, la pointe d’un couteau.

6 – Mettre au four une petite dizaine de minutes à 190° (en gros, jusqu’à ce que les bords commencent juste à dorer)

7 – Laisser refroidir les biscuits avant de placer une noisette de confiture pour les sceller deux à deux.
L’inconvénient de la confiture et que ça peut faire un peu glisser les deux parties du biscuits, ça donne l’impression de ne pas bien tenir. Il suffit d’attendre et la confiture sèche et colle réellement. Evidemment, la patience étant notre fort, surtout culinairement parlant, nous avons attendu.
Au moins 30 secondes 😉
Et nous avons donc ainsi fait la joie de Marmouset, encore plus que prévu, puisqu’il s’est rendu compte qu’on pouvait ouvrir le biscuit et lécher l’intérieur avant de le croquer, et s’en mettre partout ! Encore plus drôle que bon !

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Pain perdu

Dans la catégorie cuisine du week-end avec Marmouset, hier, nous avons testé une nouvelle recette simple comme bonjour : le pain perdu.
Vous êtes certainement nombreux à la connaître et si ce n’est pas le cas, le mal va donc être réparé ici-même 😉
Cette recette est une tradition chez nous car nous avons régulièrement du pain qui sèche et qui devient immangeable tel quel. Je n’aime pas jeter la nourriture et nous n’avons pas de lapin (encore que parfois Marmouset décide d’endosser le rôle du lapin et de ronger un vieux quignon), je le mets donc de côté et lorsque j’en ai une bonne quantité, c’est pain perdu au menu du goûter dominical ! Marmouset n’avait pas encore expérimenté la recette en tant que cuisinier. J’avais tenté de lui en faire goûter une fois, échec cuisant ! Mais cette fois, comme c’est lui qui a mis la main à la pâte, il a été tenté et ma fois, ça ne lui a pas trop déplu.IMG_20150329_155803Voici donc la recette.

Ingrédients
– du pain rassis, sec, laissé pour compte, … mais bon si vous ne pouvez attendre et qu’une envie irrépressible se fait sentir, ça marche aussi avec du pain frais hein
-50 cl de lait
-2 cuillère à soupe de sucre
-1 sachet de sucre vanillé
-2 oeufs
– une bonne noix de beurre

Préparation
Battre les oeufs dans un plat creux ou un saladier.
Ajouter le lait, le sucre et le sucre vanillé.
Tremper le pain dans le mélange pour qu’il s’imbibe bien sans le laisser devenir trop mou.
Faire fondre le beurre dans une poêle (idéalement type poêle à crêpes, ça fonctionne bien).
Mettre les morceaux de pain à dorer, quelques minutes de chaque côté.
Saupoudrer d’un peu de sucre éventuellement.
Servir et manger immédiatement !

(On peut aussi, notamment si on en a une grande quantité et que l’on veut tout faire en même temps, mettre le pain dans un plat à gratin et le passer 45 minutes au four, thermostat 4. Pas encore testé ici, il faut patienter 45 minutes, c’est bien trop long pour les affamés que nous sommes ;))

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Bon appétit

Des manneles pour le 6 décembre

Depuis quelques semaines, chaque week-end, avec Marmouset, on essaie d’avoir un petit moment rien qu’à nous, un moment culinaire !
Depuis que Caillou est né, on garde cette bonne habitude, entre deux tétées et souvent avec l’aide de Paparaignée, on court à nos fouets et tabliers ! Marmouset adore mélanger les ingrédients, casser les oeufs, verser la farine, et aussi nettoyer son plan de travail comme tout bon pâtissier qui se respecte ! Il n’est d’ailleurs pas impossible que le Père-Noël ait vu les prouesses de notre cuisinier en herbe et ne lui fasse un cadeau en conséquence, …
Cette activité l’occupe bien et lui fait découvrir de nouvelles saveurs (quoique Marmouset aime cuisiner le sucré mais pas forcément le manger, il préfère le fromage et le saucisson comme maman).

J’ai donc décidé d’ouvrir une catégorie « cuisine » sur le blog pour vous faire un peu profiter de ces moments de partage en famille et des recettes qui vont avec.

Le 6 décembre, la Saint-Nicolas
Le 6 décembre dernier, c’était la Saint-Nicolas et si je vous en parle, c’est parce que la recette que je vais vous présenter ici y est étroitement liée. Même si je n’y vis plus, dans ma Lorraine natale, la Saint-Nicolas, c’est sacré ! Avant le Père-Noël, c’est lui qui passe dans les écoles et les maisons pour nous gâter (oui, on a trop de chance dans le Nord-Est, c’est double tournée de cadeaux).
Saint-Nicolas, ça ne vous dit vraiment rien ? C’est le Saint Patron des enfants, il récompense ceux qui ont été bien sages tandis que le Père Fouettard châtie les moins méritants 😉 Bon je vous passe les détails de la légende liée à cette fête, vous pourrez la trouver facilement sur le net. Mais pour vous en dire deux mots quand même, c’est pas tout rose, une histoire d’enfants coupés en morceaux par un méchant boucher mais heureusement tout fini bien puisque le grand Saint-Nicolas leur redonne vie ! Bref, chez nous tout le monde la connaît et aujourd’hui, loin de ma région, je me charge de l’exporter dans les classes dans lesquelles j’enseigne.
En tout les cas, pour célébrer dignement la Saint-Nicolas, tradition oblige, on mange des bonhommes en brioche, appelés selon le coin d’où l’on vient mannalas ou manneles. Il ne se passe donc pas une seule année sans que je cours toute la ville à la recherche de la précieuse viennoiserie. Mais là où j’habite aujourd’hui, loin de ce moment de fête, les bonhommes sont difficiles à trouver alors depuis quelques années, je les fais moi-même. Et cette année, j’ai décidé qu’il était temps pour Marmouset d’y goûter aussi.

Mannalas ou Manneles

Ingrédients (pour 4 personnes)
-500 g de farine
-environ 20 g de levure boulangère (en boulangerie, pas en supermarché, c’est beaucoup mieux)
-100 g de sucre
-100 g de beurre
– une pincée de sel
– 2 oeufs
– 200 g de lait

Etapes
Délayer la levure dans 100 g de lait tiède et verser le tout dans un saladier. Ajouter 100 g de farine et mélanger.
Couvrir le saladier avec un linge propre et laisser lever 20 minutes (et là trouvez de

 

quoi faire patienter votre monstre, genre ici lire 3 fois de suite Boucle d’Or, Marmouset est fan).
Faire fondre le beurre dans une casserole avec les 100 g de lait restants, le sucre et le sel. Ajouter cette préparation dans le saladier couvert, mis de côté auparavant.
Ajouter les 2 oeufs et le reste de la farine (400 g) progressivement.
Pétrir pendant 15 minutes (si vos muscles semblent inexistants comme chez moi, alternez avec l’homme ou alors utilisez un robot).
Couvrir à nouveau et laisser lever 30 minutes.
Former des cylindres, de 3 cm de diamètre et 15 cm de long. Inciser ces boudins avec des ciseaux : une fente en bas pour séparer les jambes, deux fentes de biais sur les côtés pour former les bras et la tête. Poser ces ébauches de bonhommes sur une plaque farinée ou recouverte de papier cuisson. Dorer avec du jaune d’oeuf ou du lait, former les yeux et éventuellement trois boutons sur le corps avec des raisins ou pépites de chocolat.
Laisser à nouveau lever 20 minutes.
Mettre au four thermostat 6/7 à chaleur tournante pendant 25 minutes.

 

DIY – Construire une cuisine pour enfant

Une cuisine pour Marmouset

Marmouset a commencé à s’intéresser de plus en plus à tout ce qui concerne la cuisine un peu avant son premier anniversaire. Il a voulu tenir sa cuillère tout seul et manger sans aide au même moment et nous avons accédé à sa requête (même si de fait, il a fallu augmenter la fréquence du ménage car tout n’atterrit pas dans la bouche tout de suite, n’est-ce pas). Il voulait de plus en plus voir ce que nous cuisinions et vidait, tripotait et rangeait régulièrement les tiroirs ou placards accessibles dans la cuisine.
Nous avons donc entrepris de lui acheter un mini kit de petit cuisinier, en tissu, comprenant : assiette, verre, couverts, casseroles et quelques aliments, ce qui lui a beaucoup plu.

Mais j’ai rapidement vu que cela ne suffirait pas longtemps parce que chez son assistante maternelle, il y a une petite cuisine et les grands qui sont gardés avec lui y jouent beaucoup alors forcément Marmouset aussi.

Nous avons donc décidé qu’il était temps pour lui d’en avoir une à la maison. Le problème,  c’ est qu’aucune ne nous satisfaisait vraiment. Ou plutôt ne ME satisfaisait vraiment car Paparaignée est plutôt cool lui, il se décide vite et facilement. Mais moi, quand il s’agit de faire un choix pour un achat, j’écume tous les sites et enseignes possibles, je scrute les matériaux utilisés, les couleurs, les prix, les avis, …et me décider n’est pas toujours jamais simple.
Après de nombreuses recherches, ça n’allait décidément pas : trop fragile, trop chère, trop classique, trop « fausse » (et oui car Marmouset n’est pas dupe, si ça ne ressemble pas assez à l’objet de maman ou de papa, il le délaisse aussitôt).
En bonne Mamaraignée que je suis, forcément, la seule idée satisfaisante qui m’est venue (enfin qui était secrètement déjà là dès le début de la recherche en fait) était de la faire moi-même. Je serais sûre d’avoir ce que je voulais et surtout, j’adore imaginer, bricoler et l’idée du « c’est moi qui l’ai fait ».  Je deviens alors encore plus « enfant » que le mien.

Sauf qu’une cuisine, ça ne se fabrique pas en un tour de main et que je n’avais jamais entrepris une aussi « importante » construction. Et bien sûr, comme toujours chez moi, les idées fusent mais de là à réussir à les concrétiser, il y a beaucoup, beaucoup de pas.
Mais force est de constater que cette idée là m’obsédait, alors, à force de persévérance, (et avec l’aide de Paparaignée, l’observation d’un article de blog sur le sujet et les conseils de mon papa à moi pour certaines pièces), elle a réellement pris forme.

DIY fabriquer cuisine enfant
Ce n’était finalement pas si compliqué, il fallait juste un peu de patience et d’huile de coude. Pas convaincu ? Alors, pour le tutoriel de fabrication de cette petite cuisine pour enfant, c’est juste en-dessous.

 

Comment réaliser sa propre cuisine

Cette fois, j’ai voulu faire les choses dans l’ordre et un peu plus « professionnellement » que d’habitude car c’est rarement le cas, l’excitation enfantine prenant le pas sur l’adulte raisonnée en général. J’ai donc commencé par faire un plan comme mon papa me l’a toujours dit. Et ça a donné ça.

plan cuisine

Les mesures sont en cm.

Oui, peut-être que ce n’était pas indispensable vu mon niveau en dessin mais au moins ça permettait d’écrire les mesures de manière claire et d’avoir une vision globale de la chose.

Comme cette vision ne m’est pas apparue par la force du Saint-Esprit (ben non quand même, ce serait me surestimer), avant de faire ce plan, j’ai commencé, comme à mon habitude, par écumer le net à la recherche de parents ayant créé la cuisine de leur enfant. Je n’aurais probablement pas osé et réussi si je m’étais lancée seule, ç’aurait été sauter dans le vide sans élastique et certainement une grande déception au bout. Malheureusement, je n’ai trouvé que des blogs en anglais et l’anglais ce n’est vraiment pas mon fort. J’ai finalement sélectionné l’un d’entre eux comme point d’appui.

Donc pour rendre à César ce qui lui appartient, voici le lien de « la cuisine d’Ethan » : DIY play kitchen
Tous les détails ne sont pas donnés car certains éléments ont été faits sur mesure par des professionnels et qu’il n’y a pas ou peu de mesures mais cela donne une première idée et aiguille pas mal pour la réalisation globale. Je m’en suis donc largement inspirée.

  • Première étape : la structure de base

meuble Malm

structure de base

Cette cuisine n’est pas réalisée à partir de rien, ce qui facilite grandement la tâche, mais à partir de deux meubles d’une grande enseigne suédoise bien connue de tous.
Ce qui est pratique c’est que l’on peut facilement les acheter d’occasion, nous avons trouvé les nôtres sur Leboncoin, qui en regorge.
Ce qui l’est moins, c’est que ces meubles ne se font plus actuellement, enfin si, ils se font mais dans des mesures légèrement supérieures à celles d’avant. Nous voulions les mesures les plus petites car cela correspondait bien aux mesures des cuisines traditionnelles pour enfant et permettait de prendre juste la place qu’il fallait dans la chambre. Cependant, ce tutoriel fonctionnerait tout aussi bien avec la nouvelle gamme.
Donc en achetant d’occasion, il faut bien penser à demander les mesures des meubles au vendeur selon ce que l’on souhaite et pour adapter le reste (et pour ne pas se retrouver avec deux meubles de taille différente). Ces meubles font partie de la gamme Malm, les nôtres (ancienne gamme) mesurent chacun 49 cm de haut, 35 cm de large et 40 cm de profondeur.  Les nouveaux meubles Malm mesurent 55 cm de haut, 40 cm de large et 48 cm de profondeur.
L’un des meubles sera laissé tel quel du point de vue de sa structure globale, le dessus sera uniquement transformé pour accueillir un évier mais les tiroirs de bougeront pas, l’enfant pourra y ranger tous ses ustensiles et aliments. Le second meuble accueillera le four, les plaques de cuissons et les boutons (une cuisinière en somme), il faut donc dans un premier temps lui ôter ses tiroirs, la barre transversale qui les sépare et dévisser les rails qui servaient à glisser les tiroirs. Jusque là c’est très simple. Il est possible de laisser les meubles tels quels (ils existent d’ailleurs en différents coloris), nous avons choisi de les peindre. Si on souhaite les peindre, il vaut mieux donc réaliser toutes les découpes pour le placement de l’évier et du robinet avant. Ainsi, on évitera des éclats dans la peinture toute neuve.

 

  • Deuxième étape : la découpe de l’évier

robinet

Après avoir ôté les tiroirs du meuble de gauche pour ne pas les abîmer, il faut déterminer et tracer l’emplacement pour l’évier et le robinet. Il faut donc les avoir achetés. Pour l’évier, il suffit tout simplement d’acheter une gamelle en inox pour chien d’environ 20 cm de diamètre avec un rebord pour pouvoir bien la fixer. Pour le robinet, un premier prix d’un magasin de bricolage ou de la récup fera très bien l’affaire, nous avons acheté ce mélangeur de cuisine.

évier

Il faudra vous munir ensuite d’un crayon à papier, d’une règle, d’un compas, d’une perceuse et d’une petite scie.
J’ai d’abord tracé sur le meuble un carré pour que mon cercle, correspondant au diamètre de la gamelle, soit bien centré, à 4 cm environ du bord avant. Ce carré m’a servi également pour le placement du robinet qui sera exactement positionné sur l’angle supérieur gauche du carré. Une fois le cercle tracé, j’en ai tracé un second de même centre que le premier mais légèrement plus petit, c’est celui-ci qui va me servir à la découpe. Le bord de la gamelle viendra ainsi se positionner sur le bois du meuble (sinon la gamelle risque de tomber à travers le trou).
dessin évier

trou évier

Pour la découpe, j’ai utilisé une perceuse et j’ai percé des trous très rapprochés le long du cercle intérieur, cela va faire comme un découpage en pointillés et il suffira d’appuyer sur le rond pour le faire tomber (un petit coup de scie peut être nécessaire si cela reste un peu attaché à quelques endroits, la mienne est une scie classique, large donc, une scie à guichet aurait été peut-être plus appropriée). Le fait que ce soit irrégulier et râpeux n’a aucune importance puisque le rebord de la gamelle cachera le tout et sera bien collé donc l’enfant ne pourra pas y accéder. Pour le robinet, j’ai percé un trou avec une mèche correspondant au diamètre de la vis fournie, mais ce n’est qu’une petite vis, elle ne peut suffire pour fixer le robinet qui en principe est maintenu avec tout le reste lorsque l’on fait un véritable raccordement pour l’eau. Une bonne dose de colle permettra de solidifier cette fixation sans aucun souci.

 

  • Troisième étape : la mise en peinture

bombe argentéeNous avons choisi d’avoir une partie blanche (le meuble évier à gauche) avec des tiroirs rouges et une partie argentée (le meuble cuisinière à droite). Pour l’intégralité de la peinture (meubles mais aussi autres détails par la suite), nous avons eu besoin : d’un pot de blanc satiné d’un litre, d’un pot de noir satiné d’un litre, de deux échantillons de rouge (pas besoin d’un pot, deux ou trois échantillons que l’on trouve en général en bas du rayon pour tester les couleurs suffiront), d’une bombe de peinture argentée, d’une bombe de vernis incolore mat, d’une bombe de sous-couche.
La sous-couche n’est pas indispensable partout comme vous le verrez par la suite. En revanche nous avons fait le choix de passer du vernis en bombe partout car la cuisine est destinée à un enfant donc à être beaucoup manipulée et pas toujours avec tendresse 🙂
Comme j’étais enceinte de Caillou au moment des faits, je n’ai peint que les parties à la peinture « classique », en pot, en ouvrant en grand pour bien aérer et en mettant à sécher sur le balcon. Pour tout ce qui devait se faire à la bombe, beaucoup plus désagréable et gênant, c’est Paparaignée qui s’en est chargé sur une grande bâche plastique dans le garage (comme nous n’avons pas de voiture, il nous a servi d’atelier).
meubles peints

J’ai retiré les tiroirs du meuble évier, j’ai dévissé les façades des tiroirs et Paparaignée a sous-coucher le tout à la bombe (meuble et façades tiroirs). J’ai ensuite peint ce meuble en blanc au rouleau (2 ou 3 couches pour un bon rendu), le côté droit n’a pas besoin d’être peint puisqu’il sera collé à l’autre meuble (cuisinière), de même pour la face gauche du meuble cuisinière du coup.
Pour le meuble cuisinière, nous n’avons pas passé de sous-couche, Paparaignée a directement bombé en argenté tout l’extérieur (la bombe achetée précisait qu’il n’y avait pas besoin de sous-couche et nous avions demandé un avis au vendeur). J’ai peint en noir l’intérieur (pas de sous-couche non plus car la matière est différente et accroche bien).

Pour les façades des tiroirs du meuble évier, après une sous-couche, je les ai peints en rouge (recto-verso car je trouvais ça plus joli). Avant cela, j’avais tout de même pris soin de percer des trous pour fixer les futures poignées. J’ai choisi ces poignées en inox, d’une grande enseigne suédoise, vendues par deux (il en faut trois, deux pour les tiroirs et une pour le four). J’ai donc pris les mesures et j’ai percé, ça peut légèrement abîmer l’arrière de la façade au moment de la sortie de la mèche mais ce ne sera plus visible une fois que la poignée sera fixée.

poignées tiroir mesure poignées

Pour le reste de la structure de base, nous avons fait découper, dans une grande enseigne de bricolage, deux panneaux MDF (médium) de 18 mm d’épaisseur. Un grand panneau de 70 cm sur 84 cm qui servira de fond général à la cuisine (et rendra donc tous ses éléments solidaires) lors de l’assemblage. Un petit panneau de 70 cm sur 20 cm qui deviendra une étagère en haut de la cuisine.

Ces panneaux ne nécessitent pas de sous-couche, ils accrochent bien mais absorbent bien aussi donc il faut plusieurs couches pour un bon rendu. Le panneau étagère a été peint en blanc de toute part. Pour le grand panneau, il a été peint en noir et blanc. Noir sur un rectangle équivalent (presque) aux dimensions de l’arrière du meuble four car ce meuble n’ayant pas de fond, le panneau sera donc visible et doit être raccord avec l’intérieur du four. Le reste du panneau a été peint en blanc, Paparaignée pensait que sinon on le verrait un peu au niveau de la crédence (carrelage). Je pense finalement que ça n’est pas forcément nécessaire, à part peut-être sur les bords droits et gauches (l’épaisseur du panneau en fait), c’est un détail mais ça fait un peu « mieux fini » si on y regarde de près.

étagère peinture fond peinture

Une fois tous ces éléments peints (meubles, façades de tiroirs et étagère), avant l’assemblage, Paparaignée a passé le vernis en bombe sauf sur le grand panneau noir et blanc.

pose carrelage

Avant la pose du joint

Sur ce grand panneau justement, il a fallu faire une dernière chose avant l’assemblage : la pose du carrelage. On peut aussi procéder autrement : le laisser blanc ou le peindre d’une autre couleur. Nous voulions du carrelage pour faire comme une sorte de « véritable » crédence. Nous avons, là encore, choisi un premier prix d’une enseigne de bricolage. Nous nous sommes arrêtés sur ce modèle de mosaïque, pour ses couleurs, son prix et parce que les plaques vendues étaient de bonnes dimensions (concordant avec nos mesures) et très simples à découper pour ajuster (puisque les carreaux sont petits et fixés sur du filet).
Pour la pose, il suffit d’acheter une colle à carrelage et une fois le tout fixé, on ajoute le joint et là tout est expliqué sur l’emballage du carrelage lui-même. Je m’y suis reprise à deux fois pour que tout soit parfait et qu’il n’y ait plus de trous non comblés par endroit mais j’y suis arrivée (sous entendu, tout le monde peut le faire).

 

  • Quatrième étape : l’assemblage

colleL’assemblage est assez simple. Il suffit d’avoir juste en sa possession UN élément : de la colle. Voici, ci-contre, celle que nous avons achetée et après plusieurs mois d’utilisation de la cuisine, de tirage de robinet, de tirage des ustensiles accrochés à la barre dont je vais vous perler juste en-dessous, de préparation intensive de faux repas et j’en passe, tout tient toujours très bien.



Dans un premier temps, il faut fixer l’étagère juste au-dessus de la crédence, sur le bord haut du grand panneau.
Avant de la fixer, j’ai ajouté une barre support de la fameuse enseigne suédoise qui permettra d’accrocher des ustensiles ou autre. Je l’ai fixée avec la colle et pas avec les vis fournies.

barre suspension ustensilesPour fixer l’étagère nous pensions que la colle ne suffirait pas comme seul un bord très fin est en contact avec le grand panneau. Nous avons donc pensé à visser. La tâche nous semblait facile puisqu’il n’y a pas besoin de faire des trous à la perceuse au préalable mais simplement d’un petit tour de vrille à bois et, avec la visseuse ça rentre tout seul dans la tranche du médium. Le souci, c’est qu’à la première vis, nous avons constaté que la tranche (l’épaisseur au-dessus et sur le côté) du panneau de médium commençait à fissurer, nous avons alors tout de suite arrêté. Nous avons finalement collé puis nous avons tout de même mis des vis (puisque nous avions fait des marquages et tout troué à la vrille) mais très courtes qui rentre à peine dans le médium (je ne sais pas si elle sont d’une grande efficacité et je pense que la colle peut suffire finalement).

étagère fixation1
étagère fixation 2

fixation robinet évier

Dans un second temps, j’ai fixé la gamelle et le robinet, toujours avec la colle (mais également avec la vis fournie pour le robinet). Puis j’ai vissé les poignées sur les façades de tiroir, repositionné et revissé les façades au reste des tiroirs, et replacé les tiroirs dans le meuble.

Pour terminer, avec l’aide de Paparaignée, j’ai collé les deux meubles ensemble par le côté puis ces deux meubles contre le grand panneau. Nous avons ensuite couché le tout pour que cela continue à bien sécher et se solidifie.

 

A ce stade, voici donc où nous en sommes :

Partie principale achevée Marmouset profite 1
Marmouset profite 2Ce n’est pas fini mais Marmouset lui avait déjà décidé de ne pas attendre pour en profiter, bien trop tentant en effet.

 

  • Cinquième étape : les plaques chauffantes

Pour les plaques chauffantes (enfin qui chauffent pour de faux, ben oui quand même), vous aurez besoin des restes de peinture déjà utilisées, d’un crayon à papier, d’une règle graduée, d’un compas, de deux disques en bois (dénichés dans la partie loisirs créatifs d’un magasin, ici chez Zôdio) et de carton un peu épais et très rigide (du type de celui des calendriers géants).
Pour mieux comprendre comment les plaques chauffantes sont formées, voici déjà une photo du résultat final.

plaques chauffantes terminées

Les deux grands disques en bois, achetés en magasin, ont été peints en noir. Puis il a fallu tracer et découper deux disques plus petits dans le carton épais. J’avais au départ récupéré les plaques de bois toutes fines et souples qui constituaient le bas des tiroirs du meuble cuisinière. Mais la découpe n’a pas été aisée, le cutter fonctionnait difficilement dans cette matière et les ciseaux faisaient un bord trop irrégulier. J’ai donc par la suite choisi de les refaire dans du calendrier très épais. De même pour les croix.

J’ai décidé de faire des disques de diamètres différents comme c’est le cas pour les vraies plaques et en me référant aux diamètres des différentes casseroles de Marmouset.
Les petits disques ont été bombés en argenté et les croix peintes en noir. Puis j’ai assemblé le tout avec la colle habituelle. Après un passage sous la bombe de vernis, j’ai collé cet assemblage sur le meuble argenté.

plaques chauffantes dessin plaques chauffantes dessin 2

 

  • Sixième étape : le four et les boutons de la cuisinière
plan four

Les mesures sont en cm.

Cette étape est pour moi la plus complexe. Pour une chose en particulier, la porte du four. Je suis équipée en outils de base dirons-nous mais je n’ai pas tout car en appartement ce n’est pas simple (je rêve d’un atelier mais ce n’est pas pour tout de suite). Je me demandais comment évider la porte du four et s’il me fallait des outils supplémentaires. J’avais besoin d’aide, j’ai donc appelé mon conseiller bricolage en chef, c’est-à-dire mon papa 🙂 pour savoir si je devais acheter un outil de type « scie sauteuse » et laquelle choisir. Ce à quoi il a eu la gentillesse de me répondre de ne pas m’embêter avec ça car si c’était juste pour faire ça, il allait s’en occuper et m’envoyer le tout par colis.
Je lui ai donc dessiné un plan.

Dans une planche de bois récupérée, d’une épaisseur à peu près équivalente à celle des façades de tiroirs, mon papa a découpé à la scie une porte aux bonnes dimensions. Pour l’évider, il a percé aux coins (de la partie qui sera donc vitrée) en veillant à rester dans la partie à évider puis il a utilisé une scie très fine pour faire la découpe totale.
Dans la partie supérieure de la porte, j’ai percé deux trous pour pouvoir fixer la poignée (la même que pour les tiroirs). La porte a ensuite été bombée en argenté (pas de sous-couche car il s’agissait là d’un bois tendre et très absorbant) puis vernie par Paparaignée. Après le séchage, j’ai fixé la poignée ainsi que la vitre qui est simplement un rectangle de Plexiglas que je n’ai même pas eu à retailler car j’ai trouvé directement la bonne dimension en magasin de bricolage (il y en a toute une gamme). Pour la fixation de cette vitre, la colle habituelle a suffit (attention, ça glisse si on appuie trop fort et il faut tout de suite essuyer la colle qui dépasse). Il est certainement possible d’utiliser du double face également mais je n’étais pas sûre que ça tienne bien et sur du long terme. L’avantage de la colle est qu’elle devient complètement transparente au séchage et on ne voit rien.

porte four fixation

Pour terminer il a fallu fixer la porte au meuble. Pour cela deux charnières comparables à celles ci-dessous ont été utilisées, les vis sont fournies. Un crayon à papier pour bien faire les marquages, pas besoin de perceuse, mais l’aide de la vrille à bois et du tournevis (ou visseuse) et le tour est joué (enfin il a fallu s’y mettre à deux pour bien maintenir tout ça quand même).
charnière

 

 

 

 

 

 

aimants fixationPour que la porte tienne lorsqu’elle est fermée, nous avons vissé des petits blocs aimantés de ce type de part et d’autre du four. C’est en deux morceaux, un morceau à l’intérieur du four avec la visseuse de façon à ce que la partie aimantée soit bien au bord et l’autre morceau à l’intérieur de la porte.

 

Pour achever ce four, j’ai récupéré la grille d’un petit four qui rentrait parfaitement. Pour que cette grille tienne mais puisse être aussi amovible, rien de plus simple, deux barres en bois peintes en noir et collées dans le four, la plaque n’a plus qu’à être posée dessus. Pour information ces deux barres en bois, je les ai simplement sciées dans les façades des tiroirs qui étaient dans le meuble cuisinière à l’origine, oui rien ne se perd !détecteur de mouvement

Le petit truc en plus,  un peu gadget mais pour faire comme un vrai four et parce qu’une fois qu’on a commencé ce projet, on s’emballe facilement : une lampe détecteur de mouvements fixée dans le four, trouvée sur Amazon.

 

intérieur four

bouton plan

Les mesures sont en cm.

Passons au dernier élément de la cuisinière, les boutons pour allumer les plaques et le four bien sûr !
J’ai été confrontée à un autre problème au niveau des boutons. L’idée était d’acheter 6 petits disques en bois comme c’était le cas sur le blog de la cuisine d’Ethan dont je me suis inspiré. Quatre disques pour les boutons et deux pour les poignées des boutons (en les coupant en deux). Sur ce blog référent, les disques ont été achetés sur Amazon. Mais en France, impossible à trouver via ce site ; j’ai également écumé les magasins de bricolage et de loisirs créatifs du coin, sans succès. Là encore mon papa m’a mâché le travail puisqu’il a proposé de s’en occuper en même temps que la porte du four.

Il a décidé de faire les disques lui-même ne trouvant pas d’autres alternatives non plus. En utilisant une perceuse, au bout de laquelle on fixe un disque du diamètre souhaité (scie cloche), c’est plutôt simple (d’ailleurs j’aurais finalement pu le faire, j’ai l’équipement). Cela fait un petit trou au centre des disques mais ce n’est pas bien grave puisqu’un demi disque sera collé dessus pour pouvoir prendre le bouton. Il faut donc découper 6 disques.

Je voulais que les boutons puissent tourner pour que ce soit plus « vrai », plus attrayant, … Pour chaque bouton, avant de coller le demi disque en guise de poignée, il faut donc insérer dans le trou au centre du disque une grande vis avec un point de colle pour que ça tienne bien. Ensuite on colle le demi disque. Puis on peint de la couleur de son choix et on passe le vernis, ici le même rouge que les tiroirs.
boutons cuisinière
Pour terminer, il faut une planche de même longueur que la porte du four et de largeur légèrement inférieure à l’espace qu’il reste au-dessus du four. On peut la couper dans une façade de tiroir qui était à l’origine dans le meuble cuisinière. On y fait 4 trous avec une mèche correspondante aux vis des boutons. On la bombe en argenté puis on passe le vernis. On y insère les boutons en passant les vis dans chaque trou et là deux solutions s’offrent à nous.

Soit on met un écrou avécrou freinec rondelle frein intégré car s’il n’y a pas de frein, à force de manipulation l’écrou risque de se dévisser sans arrêt. Mais ces écrous sont très difficiles à visser, il faut le faire avec une pince en maintenant bien la tête de vis avec une autre pince. Or, ici, les têtes de vis sont cachées sous les poignées donc peu accessibles, ce fut trop compliqué, nous n’arrivions pas à visser.
Soit on met deux écrous par vis et cela permet d’éviter que ça se dévisse. C’est le même effet qu’un écrou frein en fait. On ne sert pas à fond le premier écrou sinon ça ne tournera pas.

Il n’y a plus qu’à coller la planche. Et j’ai été confrontée à un dernier petit soucis pour ce faire. Les vis touchaient le haut intérieur du meuble et donc ça ne passait pas (à quelques millimètres près, c’est rageant). Un petit coup de scie pour faire des encoches à rapidement résolu le problème. La solution aurait été au préalable, si j’avais mieux mesuré, de visser les boutons légèrement en bas de la planche et pas centrés.

encoches pour boutons encoches pour boutons 2 cuisinière terminée

 

  • Septième et dernière étape : accessoiriser et profiter

La cuisine est enfin achevée ! Il ne nous restait plus qu’à l’accessoiriser à notre guise. Marmouset étant petit au moment de sa construction, nous avons fait simple, outre sa première dinette en tissu, nous avons rajouté un petit panier, d’autres aliments en tissu, des casseroles et ustensiles en inox et un petit plateau. Pour Noël prochain, nous envisageons de compléter tout cela avec un peu d’électroménager, torchons et tablier, accessoires pour faire la vaisselle, planche à découper…
Nous n’avons finalement pas mis de pieds comme sur le plan initial car la hauteur était parfaite pour Marmouset à ces 14 mois (et il est très grand à ce qu’il paraît), nous l’envisagerons peut-être quand il aura encore grandit au besoin.

tiroir IMG_20150714_194336
Un charaignée est subtilement caché sur l’une de ces images, saurez-vous le retrouver ?

 

Aujourd’hui, à presque 19 mois, Marmouset adore toujours autant sa cuisine. Il prépare de bons petits plats, met au four, allume la cuisinière, fait la vaisselle, … un régal !

DIY cuisine terminée DIY cuisine terminée 2 DIY cuisine terminée 3 DIY cuisine terminée 4 DIY cuisine terminée 5

N’hésitez pas, si vous souhaitez vous aussi vous lancer dans votre cuisine pour bambin et suivre ce tutoriel, à me demander des précisions, je répondrai à tous avec grand plaisir. Et un petit mot, une photo de votre réalisation, juste savoir que vous êtes passé par là et que ça vous a plu ou mieux vous a servi, ça fait vivre le blog et ça me fait surtout super plaisir !

 

*Les accessoires divers viennent de chez Ikéa et la vaisselle en tissu ainsi que certains aliments appartiennent au Kit déjeuner Tex’til cooking de chez Wesco (la seule dinette adaptée aux petits de 1 an).