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Défi green, on en est où ?

L’année dernière, à cette même date, je m’engageais plus « officiellement » pour un monde plus « green » en répondant au défi de Marie Youpie, blogueuse « écolo » émérite, ou devrais-je dire « amoureuse de la planète » parce que j’ai toujours eu un peu de mal avec le terme « écolo » particulièrement depuis qu’il est devenu plus « politique », « financier » ou plus « mode » que « sincère » dans le regard ou la bouche de certains.

Bref, comme je l’expliquais dans cet article, je suis tombée dans la marmite toute petite, celle qui vous fait aimer la planète comme membre à part entière de votre famille, celle qui vous laisse entrevoir la nature comme la base, le commencement et la fin, la seule chose qui vous a précédé et qui vous succédera, celle qui vous fait percevoir votre environnement comme votre allié au quotidien, quelque chose de naturel, qui va de soi.

Alors, ma participation au « Défi Green, entraide et partages ! » , c’était un peu une évidence. M’engager à transmettre mes connaissances et mon expérience sur le sujet autour de moi et sur le net et me permettre d’en apprendre encore plus, de continuer dans cette voie et de corriger mes défaillances en la matière, c’est bien ce qu’il me fallait. Un retour aux sources, à mon éducation et un moyen d’inculquer à mon tour à mes enfants, cet amour de la nature que j’ai naturellement reçu et les prémisses d’un comportement responsable à ce niveau.

Aujourd’hui sonne l’heure du bilan !
Il y a un an, nous avions donc fait la liste des points sur lesquels nous souhaitions particulièrement modifier (ou retrouver) nos habitudes, 10 petits « green challenge » à nous.

Avons-nous réussi ?

-Faire notre compost, on commence mal puisque non, on ne le fait toujours pas 🙁
Et je dois avouer que c’est uniquement ma faute, j’ai loupé le coche sur la réunion d’informations nécessaire à la mise à disposition d’un bac par notre ville. Bon heureusement, nous avons la collecte de déchets verts donc c’est déjà bien pour tout ce qui ressort du jardin en tonte, feuilles d’automne, tailles, … Et puis, pas plus tard que la semaine dernière, j’y ai repensé et j’ai dégainé mon téléphone car la réunion d’information c’est en février héhé ! Donc on est sur la bonne voie hein !  Je me suis inscrite et d’ici le printemps, on devrait avoir validé ce point.

Réduire l’usage de l’essuie-tout, des mouchoirs jetables et des cotons démaquillants : done
Les mouchoirs : Paparaignée n’a pas vraiment encore le réflexe mouchoir lavable mais je ne désespère pas. Et pour l’occasion, j’ai ressorti les mouchoirs de mon grand-père, marqués à son nom, et j’en suis encore plus fière ! A ce jour nous avons encore une boîte de mouchoirs jetables qui sert surtout aux invités !
Les cotons démaquillants :  c’est de l’histoire ancienne. Il m’en reste pour enlever le vernis mais je ne mets du vernis que pour les occasions, comptons Noël et un mariage par an environ, et soyons fou, un peu l’été parfois, avec un seul coton pour tout dévernir, bon, … on va dire que pour s’améliorer encore, je pourrais consacrer une lingette lavable pour le vernis.
Pour ce qui est de l’essuie-tout, nous en avons encore mais beaucoup moins, pour des choses exceptionnelles comme huiler le moule à gaufre, ôter un vomi de chat ou essuyer de la colle/joint, … quand je bricole. J’ai le réflexe « mirofibre » pour tout le reste, Paparaignée, pas dès le début, mais il a bien progressé sur le sujet.

Utiliser des shampoing et savons solides et sans huile de palme, ça c’est bon !
J’ai particulièrement adhéré à la marque Secrets de Provence et je reste fidèle à Weleda, ma marque de prédilection depuis de nombreuses années qui a un savon solide (à quand le shampoing ?) .

Ressortir la yaourtière et me remettre sérieusement à la cuisine, biscuits maison, petits plats, …, on n’est pas mal.
Les yaourts sont faits chaque semaine ou presque (on en achète toujours mais moins), je fais les crèmes vanille depuis peu et les biscuits régulièrement, et Paparaignée et moi nous sommes remis doucement à cuisiner. A mon grand désespoir, Marmouset a continué à préférer les biscuits du commerce (bio et sans huile de palme quand même ouf mais avec trop d’emballages à mon goût) mais on ne peut pas en demander trop à un enfant dont les trois plats préférés sont les brocolis, les épinards et la soupe de carotte (si, si, véridique). Il semblerait que 2018 commence bien puisque ça y est Marmouset réclame  mes biscuits ;), la persévérance a du bon.

Réduire les produits bio de supermarché suremballés au profit des produits de magasins bio et/ou local en vrac et du marché, là encore, on est plutôt bien.
On achète actuellement plus à l’épicerie locale et au marché qu’au supermarché. Il faut dire qu’une super épicerie avec des produits locaux, bio, en vrac a ouvert à 2 pas et que j’ai rapidement sympathisé avec la super patronne qui est intarissable sur ses produits, provenance, saison, goût, idées recettes …

Reprendre les couches lavables (parce qu’avec le déménagement, j’étais passé aux jetables écolos), bilan mitigé, oui et non.
Disons pas chez la nounou mais ici, on essaie quand on n’oublie pas. Marmouset est enfin propre de nuit et ça c’est cool car avec sa grande taille, les lavables n’allaient pas. Caillou, lui, se fiche complètement de la propreté, le pot, c’est catégoriquement non, donc les couches lavables pour le week-end, les vacances et on a testé la nuit, c’est validé (fut un temps où l’on avait trop de fuites la nuit).

– Jardiner plus et cultiver deux trois petites bricoles, on est satisfait.
Bilan après un bon été, avec notre mini jardin mais néanmoins productif, nous avons récolté des cerises, des prunes, des groseilles, des tomates, une aubergine, des poires, du raisin, des fraises… Comme quoi, pas besoin d’un grand terrain pour produire des merveilles 😉

– Admirer, observer, profiter du jardin et de la nature avec les enfants, transmettre l’amour de la nature.
Un bonheur pour les enfants d’aller récolter des fruits/légumes différents au fil des mois, de faire des conserves, des jus, des tartes, … Marmouset continue à aller régulièrement voir si d’autres choses ont poussé, très compliqué pour lui de comprendre qu’en hiver, la nature se repose, il est bien trop impatient ! Et la nature ne nous aide pas sur ce coup là puisque nous avons été surpris d’avoir des framboises en hiver, allez expliquer à Marmouset après ça que non les tomates ne peuvent pas pousser en hiver ! Bon, y’a pas à dire, avoir un jardin et un parc naturel protégé à côté, ça aide énormément !

– Consommer des légumes et des fruits de saison, plus d’écarts 🙂 
Nous le faisions déjà la plupart du temps mais j’avais un point faible : la tomate. C’est chose réglée, je n’ai acheté que de saison cette année. Avec notre super épicerie locale à proximité, il est en plus facile de savoir quoi prendre si j’ai un doute car il n’y a que des produits de saison bien entendu (et les saisons, ça peut varier d’une année à l’autre). Et pour avoir de l’été en hiver, grâce au pouvoir du bocal et de la congélation, cet hiver nous dégustons de temps à autres cerises, prunes et jus de raisin !

– Manger moins de viande et m’ouvrir au plats végétariens voire végans, bon, là franchement, pour le deuxième point, on passe notre tour 😉 
Manger moins de viande ok, on était déjà sur cette voie depuis quelques années, manger de la viande de qualité, ok, nous avons un producteur que nous connaissons bien maintenant et nous lui sommes fidèles.
En revanche, pour ce qui est des plats végétariens, on repassera, je suis vraiment nulle en assaisonnement, et c’est vite fade. J’ai essayé certaines choses, le tofu, les steak de soja, le lait d’amande … mais je n’ai pas spécialement aimé ça, manger ne fut pas un plaisir à ce moment là.
J’en suis arrivée à la conclusion qu’être végétarien, ce n’était pas pour moi, végan, encore moins, que je ne partage de toute manière pas la même vision des choses que les personnes qui s’y engagent mais je respecte totalement leur choix. Et je me dis aussi que si on veut l’être, il faut arrêter de vouloir consommer des trucs qui ressemblent visuellement ou du point de vue goût à ce que l’on a décidé d’arrêter de manger, autant découvrir carrément d’autres choses, et ne pas faire dans l’imitation de viande ou de fromage. Donc je réduis la viande au profit de ce que nous aimons tout simplement : de bonnes purées, soupes, gratins et quelques plats indiens (merci l’initiation à la cuisine là-bas lors de notre voyage de noces).

 

Nous n’avons donc pas complètement coché toutes les cases de notre défi mais nous sommes globalement assez satisfaits d’autant que nous n’avons pas du tout eu l’impression de faire des efforts, juste du naturel, du plaisir et de l’agréable.
Et une chose en amenant une autre, grâce à toutes les personnes participant au « défi green blog », nous nous sommes permis quelques petits extras à notre propre challenge, soyons fous 😉

– Nous avons équipé la maison d’un thermostat réglable à distance.
– J’ai donné l’exemple à la maison mais aussi comme chaque année en classe. Un ou deux parents sont venus me voir l’année dernière parce que leur enfant ne voulait plus manger de Nutella à cause de l’huile de palme entre autre (bravo mes élèves adorés !). Marmouset passe son temps à crier haut et fort que « mais bon sang maman, c’est quoi tout ces déchets sur les rails du métro, il y a des gens qui sont sales, ça fait du mal à la planète » et commence à réfléchir avant de consommer « tu as vu maman, en plus il n’y a pas trop d’emballage, on peut l’acheter ? ». La patronne de l’épicerie locale vend maintenant des sacs en tissus pour les légumes, les fruits et le vrac parce qu’elle avait vu les miens et qu’elle trouvait ça super ! Bref, on sème des graines 🙂
– Nous avons acheté des petits sacs en tissus pour faire le marché ou aller à l’épicerie.


– J’ai cousu la majorité des cadeaux de Noël pour ma famille.

– Toute la famille me suit désormais en matière de nettoyage d’oreille et s’est donc mise à l’oriculi.
– J’ai investi dans des serviettes hygiéniques lavables, la cup étant difficile à gérer avec mon métier. Et je ne regrette rien, c’est hallucinant ! Confort, zéro odeur, efficacité au rendez-vous !

– J’ai depuis décembre un vélo électrique en test et je compte bien en user et en abuser. Oui car le point négatif de l’année, c’est qu’après 10 ans sans, ça y est, nous l’avons fait, nous avons acheté une voiture mais franchement avec la famille à des heures de route, le train devenait compliqué avec deux enfants grandissants et l’organisation à gérer. Par exemple, trouver des sièges autos sur place pour le trajet gare-maison. Mais nous sommes raisonnables, la famille et une course une fois de temps en temps du type magasin de bricolage (oui car les tasseaux de 2 mètres dans le bus avec une poussette en plus, on sait faire mais franchement c’est pas la joie 😉 ). Du coup avec ce super vélo que j’ai en test pour l’entreprise « Elocycle », je peux tout de même ne pas tomber dans la facilité de la voiture pour les courses de la semaine, les rendez-vous chez l’orthophoniste ou les sorties à la piscine par exemple.


Encore plus de tri car désormais dans notre ville, quasiment tout le plastique va dans la poubelle plastique !
Nous avons encore réduit les produits d’entretien : par exemple plus de produit à vitre grâce à des lavettes lavables qui fonctionnent uniquement en les mouillant.
– La protection de l’environnement et de l’être humain est un sujet naturellement abordé avec les enfants et la transmission s’est accélérée avec Marmouset à travers des discussions régulières sur le tri, les déchets, ce qu’ils deviennent, les saisons, la consommation,…, tout cela l’intéresse beaucoup et il a beaucoup de questions. Nous lui avons d’ailleurs fait faire la connaissance de Petit Poilu, ce héros de bande dessinée destinée aux petits et le tome 1 « La Sirène Gourmande » aborde parfaitement bien la question de la pollution et de l’impact des déchets sur les mers.


– Nous continuons encore plus à récupérer, réparer, transformer, recycler, donner une nouvelle vie au maximum et nous adorons ça. De la balançoire « pneu » à la table basse de la terrasse « bobine de câble » en passant par les échasses en palette, nous nous fournissons également beaucoup en occasion, dans la rue, sur les vide-greniers, les amis et la famille nous donnent et nous donnons à notre tour (ainsi les vêtements des enfants sont rarement neufs et nous les faisons tourner également).


– Je ne donne plus que du papier brouillon ou des chutes de papier aux enfants à l’école pour leurs dessins et à la maison aussi.

Voilà pour les quelques idées mises en place en vrac, en réalité, il y en certainement plus mais c’est souvent tellement naturel qu’on ne s’en rend plus compte.

Comme nous sommes loin, très loin d’être parfaits, vous pouvez retrouver la liste des objectifs « green » 2018 ici.

Et vous le défi green, ça vous tente ? Vous pratiquez déjà quelques gestes en faveur de l’environnement ? Vous nous donnez vos trucs et astuces ?

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