Le top 5 de ce que tu peux enfin faire sans enfant

Vous le savez, il y a peu, nous avons osé, pour la première fois, abandonner nos enfants à notre famille quelques jours, histoire de reprendre un bol d’air qui on l’espère nous fera tenir jusqu’à  la prochaine fois (mwouahahaha, tu sauras si tu as lu l’article précédent que la mère indigne qui sommeille en moi est en fait à moitié fake mais chhhuuttt).

Et après avoir perdu nos réflexes parentaux de base – « Tu as pensé à prendre la bassine à vomi ? » Ah ben non, c’est vrai, Caillou n’est pas dans la voiture en fait. Alleluia ! – nous avons pu constater rapidement avec Paparaignée que s’il y a des choses que nous n’avions plus besoin de faire, il y en avait d’autres que nous pouvions enfin faire ! Nous en avions pratiquement oublié certaines, mais les mauvaises bonnes habitudes sont vites revenues. Espérons que cela fonctionnera aussi dans le sens inverse lorsque nous retrouverons les enfants (sinon on est mal 😉 ).

Voici donc notre top 5 de ce que vous pourrez enfin faire sans enfants !

1-Faire la grasse matinée

Enfin pas tout à fait car malheureusement les réflexes de réveils matinaux mettent un certain temps à partir. Mais on peut dire que sans enfant, on oublie l’heure. Fini de se dire que là on doit faire ci ou ça ou qu’on ne peut pas faire ceci ou cela. Pas d’heure pour manger, ni pour sortir, ni pour rentrer, rien à trimballer, à prévoir, à anticiper. On a flâné au lit, on a mangé à 3h de l’après-midi, on s’est fait des bouffes entre potes qui ne finissaient pas, on a pris des douches au milieu de la journée, et parfois même deux dans la journée (youhou !), on a regardé la télé en plein après-midi, on est sorti à l’heure de la sieste, on a fait 10 goûters dans la journée, … On a presque eu l’impression d’être dans l’illégalité tellement ces nouvelles journées sans rythme avaient l’air dingues, craignant à chaque coin de rue de nous faire prendre par la brigade des parents aux cernes jusque par terre et aux sourcils froncés.

 

2-Aller au restaurant et en particulier au fast-food (oui je n’ai pas que des qualités mais ne sois pas déçu, toi qui croyais encore que j’étais une mère parfaite) et manger sans se faire piquer la moitié de ses frites.

J’avoue, c’est la première chose que l’on a faite le soir de notre retour à la liberté : manger un hamburger avec des frites. Avant notre rêve c’était un grand restaurant avec un maître de la cuisine aux commandes, c’est dire si on est tombé bien bas depuis que l’on a des enfants. Ceci dit au moins, on peut réaliser nos rêves maintenant 😉 Ce soir là, je n’ai partagé mes frites avec personne, pas même Paparaignée, j’ai ouvert un sachet de ketchup sans me cacher et sans devoir faire tout un cinéma pour planquer le liquide divin entre le hamburger et la boisson (j’ai même failli hurler à tout le restaurant « hé les gars, regardez, j’ai du ketchup ! ») et personne n’a croqué dans mon hamburger.

 

3-Aller aux toilettes autant que l’on souhaite et surtout seul !

Le pied total ! Quand je vous disais qu’une fois parents, les rêves devenaient beaucoup plus terre à terre.
Je suis allée aux toilettes, j’ai pris mon temps, j’y suis allée partout, à l’hôtel, au restaurant, à la galerie marchande, … et personne ne m’a suivi ! Personne n’a jamais gratté à la porte pour savoir ce que je faisais, personne ne m’a déroulé du papier bien plus qu’il n’en faut, personne n’a essayé d’enfourner le balai à nettoyer la cuvette dans le dit endroit en ma présence, personne n’a observé avec minutie comment je faisais pipi, personne n’a tenté de se glisser derrière moi pour voir ce qui se passait, me faisant le récit de chaque détails et les commentaires qui vont bien. Oui parce qu’habituellement, aller aux toilettes, c’est quand même le parcours du combattant. Les enfants doivent être équipés d’un radar de détection du système d’évacuation humain, ils jouent tranquillement, tu crois que tu vas enfin pouvoir faire ce que tu as à faire discrètement et tranquillement mais non, l’effleurement même de ton postérieur sur la cuvette les fait aussitôt rappliquer ! Et si tu tentes de laisser la porte ouverte, pensant qu’ils te verront de loin et donc te laisseront tranquille, et bien non, ils débarquent au plus près de l’action, tel un journaliste sur un lieu de guerre, prêt à livetwitter tout ce qui s’y passe. Avoir des enfants, c’est trembler à l’idée même d’aller aux toilettes, persuadé que quelques minutes après le haschtag « laviedemacrotteenlive » s’affichera sur tous tes réseaux sociaux.
Alors oui, ce fut un réel plaisir de savoir que pendant 4 jours, personne n’a pu savoir si je faisais pipi ou caca ou même les deux, de pouvoir jouer la carte mystère, faire semblant d’y aller et même y aller pour rien, mwouahahahaha (rire démoniaque), j’avais enfin le contrôle !

 

4-Parler sans retenue

Sans risque et sans faire attention. Oui, là encore je sens la déception arriver car tu crois qu’au quotidien je n’utilise que des mots dignes des plus grands linguistes et que quand je m’énerve comme toute personne bienveillante (ah ben non mince les personnes bienveillantes ne s’énervent jamais), des fleurs et des licornes enchanteresses jaillissent de ma bouche. Ben non, en fait, le mot sur lequel j’ai dû le plus travailler quand j’ai eu des enfants c’est « putain ». Oui, je sais un mythe s’effondre. Pour certaines générations, c’est le comble de la vulgarité mais pour la lycéenne que je fus, c’était un mot de vocabulaire courant entre jeun’s. Bref, je ne le sortais pas à tour de bras non plus hein, mais avec les loulous, il s’est définitivement transformé en « punaise » et parfois dans un élan de bisounoursisme, en « oh flûte alors » (mais vous z’avouerez qu’on perd en intensité tout de même). Bref, chassez le naturel, il revient au galop, Paparaignée et moi-même avons pu nous en donner à coeur joie, pas tant sur les gros mots que sur le langage en général. Plus d’articulations à outrance, de reformulations, de formule de politesse à peine exagérées ou de paroles plus réfléchies que spontanées mais place au retour des jeux de mots idiots, aux barres de rire sur des allusions douteuses, au langage fleuri et aux mots d’amours additionnés de noms d’oiseaux.

 

5-Faire les magasins

Oui alors rectifions, acheter des vêtements et autres joyeusetés dans plusieurs boutiques au lieu de faire juste un seul magasin (le gros dilemme de ma vie avec enfant, lequel choisir ? ) où tu essayeras un seul vêtement si tu y arrives car ton enfant, profondément endormi dans la poussette, se réveillera juste quand tu franchiras le seuil de la cabine d’essayage. Essayer plusieurs vêtements que tu auras choisis et que tu aimes vraiment et pas le premier que tu vois mais qui ne t’ira pas du tout mais tu t’en fiches, c’est le seul que tu as eu le temps d’attraper au vol pour filer à la caisse et ne pas repartir les mains vides avant que ton enfant ne démonte la moitié des portants et que tu ne te fasses virer du magasin.
Sur ces 4 jours, nous nous sommes donc enfermés une journée dans une galerie marchande. On y a même mangé ! Mais j’ai des soutien-gorge autre que d’allaitement et un pantalon qui j’espère résistera au fameux accrochage à la jambe, sport préféré de l’enfant en toute situation (rencontre d’inconnus, refus d’aller se coucher, marquage de territoire devant un membre de la famille, …). Bon et là où on sent qu’on n’est pas encore totalement bons, c’est qu’on a passé au moins un tiers de la journée dans des magasins à admirer et comparer des jouets et livres pour enfant et à leur acheter des petits cadeaux.

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Voilà !  On aurait pu faire plus, on aurait pu faire mieux mais on a surtout appris à faire sans eux et ça c’était nouveau. Finalement quand je regarde la liste, on a été égoïste, égocentriques et un brin vulgaires, et c’était pas si mal. On est redevenus ce qu’on ne se souvient plus avoir été. On a évacué les tensions, les responsabilités, l’inquiétude qui va avec, la fatigue, le contrôle de soi et c’était bien ce qu’il nous fallait. C’était même trop court, à peine le temps de s’habituer qu’il a fallu les retrouver et redevenir les parents modèles que nous ne sommes pas.  

 

Alors, ça vous parle ? Racontez-moi, vous faites quoi de dingue quand vos enfants ne sont pas avec vous ?

5 comments

  1. Mon Joli Coeur says:

    Ce doit être agréable de se retrouver seuls, en amoureux de temps en temps. On ne connait pas ça (les familles sont trop loin pour garder les petits ^^) Alors pas de grasse matinée. Par contre, je n’ai jamais personne qui m’accompagne aux WC 😉 On les a bien habitués nos enfants hihi (ils restent dehors !)

    • Marie says:

      Ah oui très agréable, c’était la première fois, nous aussi nous connaissons le problème d’avoir sa famille loin :), nous sommes donc tous allés chez les grands-parents comme chaque année et les avons laissé quelques jours pour tester et nous sommes revenus pour finir les vacances avec eux 🙂 super pour les toilettes, ici Caillou est très collé à sa maman même jusqu’aux toilettes ! Et Marmouset ça va sauf quand il veut faire le jaloux vis à vis de son frère 😉

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