L’avion avec deux petits : les avantages

Il y a un peu plus de 5 mois, nous avions prévu de rejoindre une partie de notre famille pour les fêtes.
Caillou allait avoir tout juste un mois et Marmouset n’avait pas encore 2 ans.
Sans enfant, nous avions l’habitude de prendre le train ou éventuellement de louer une voiture (puisque nous n’en possédons pas) mais désormais, avec deux petits, les presque 700 km à parcourir pour retrouver la famille nous paraissent beaucoup moins aisés et la réflexion quand au moyen de transport le plus adapté est de mise.

Et c’est finalement l’avion qui a reçu notre faveur.

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L’avion avec deux petits : 4 avantages.
Je dois bien l’avouer, prendre l’avion pour effectuer un trajet en France, ce n’est pas très raccord avec mon côté écolo. Mais j’ai dû me faire une raison et ce sera donc l’entorse à mes principes car l’avion a de forts avantages lorsque l’on a des enfants en bas-âge.

– Un gain d’argent

Oui, je ne l’aurais pas cru il y a encore quelques années mais l’avion est désormais souvent moins cher que le train (c’est fou quand on y pense !), même lorsque l’on s’y prend à la dernière minute ou presque.
Avec le métier de Paparaignée, on ne peut jamais trop savoir quand il aura ses vacances, s’il aura son week-end, si finalement il ne devra pas travailler… et puis en période hivernale, on ne sait jamais si les enfants ne vont pas avoir la gastro ou la grippe pile au moment où on voulait partir alors les achats de billets de transport ou les locations de voiture se font souvent à la dernière minute.
Les tarifs de la SNCF ont considérablement augmenté surtout si on ne peut pas s’y prendre des mois à l’avance.
En louant une voiture, ce n’est guère mieux puisqu’en plus du prix de la location, il faudra compter les péages d’autoroute, l’essence, les repas sur le trajet et la location de sièges auto selon ce que l’on possède ou non. Au final, on ne doit pas être bien loin du prix d’un aller-retour en avion.

L’avion a également l’avantage d’être gratuit pour les moins de 2 ans, finalement c’est donc l’âge idéal pour trimbaler ses marmots 😉 L’enfant voyage alors sur les genoux de l’un de ses parents à l’aide d’une petite ceinture de sécurité accrochée à la sienne. Un petit coussin/oreiller est également fournit, très pratique pour caler un petit bébé ou pour donner le sein ou le biberon. 
Avec le train, c’est la même chose, c’est gratuit à condition que l’enfant voyage sur vos genoux. Alors je ne dis pas pour 30 minutes de train, mais pour plusieurs heures ! Déjà avec un, l’avoir à bras s’il n’est pas attaché n’est pas toujours simple mais j’imagine en plus la tête du voyageur assis à côté du parent qui, côté fenêtre, a son enfant sur les genoux qui va faire tomber des choses, vouloir marcher dans le couloir, aller faire pipi et j’en passe ! Tout un combat en perspective.

Autre point intéressant concernant l’avion, des passagers en plus, c’est plus de possibilité de bagages en cabine ! Et oui, et comme à cet âge, ils n’ont pas forcément besoin d’un bagage à eux (leurs affaires peuvent passer dans une valise commune par exemple), nous, en bons parents indignes que nous sommes, nous pouvons du coup en profiter. Plus obliger de bourrer son sac à main dans son sac à dos parce que ça fait deux sacs et que ça ne va pas.

Et pour couronner le tout, on a le droit, selon les compagnies, à un ou deux « équipements » gratuits par enfant. Une poussette, un cosy, un lit pliant, …, sachant que cosy/poussette peuvent compter pour un (même s’il ne se clipse pas dessus, après tout ils ne le savent pas).  Pour Air France, nous avons par exemple pu prendre le cosy et le lit pliant gratuitement. Pratique tout de même !

 

– Un gain de temps

On ne fait pas plus rapide que l’avion pour le moment (ici on attend la téléportation avec impatience 😉 ) et avec deux enfants en bas-âge, c’est un avantage considérable.

En voiture, entre les tétées, les repas, les pauses pipi ou change, les pauses pour se dégourdir, les pauses parce que ça pleure trop et on ne sait pas pourquoi mais il faut s’arrêter, … 5h de route peuvent rapidement se transformer en une journée entière. Surtout quand les enfants ne savent pas encore s’occuper seuls et pour une longue durée en lisant, en jouant à un jeu de société sans perdre la moitié des jetons dans la voiture ou en dessinant et coloriant plus de 5 minutes. Sans compter qu’avec la voiture, il faudra partir à des horaires invraisemblables ou amputer le séjour d’un ou deux jours pour éviter les bouchons. Chouette, le séjour consistera donc pour moitié à faire de la route. L’avion ne connaît pas les embouteillages lui !
Quand au train, certes, il ne s’arrête pas et on peut donc tout faire à l’intérieur mais si le trajet est vraiment long, il faudra réussir encore une fois à occuper l’enfant en bas-âge. Et autant Marmouset s’endort en voiture, autant en train, depuis qu’il a un peu plus d’un an, on peut toujours courir (ben c’est ce qu’on fait d’ailleurs puisqu’il préfère déambuler dans l’allée, c’est bien plus drôle).

Bref, moins de temps en transport, c’est plus de temps pour profiter de la famille ou des amis ou juste des vacances !

 

– Un gain d’énergie

L’avion évite de devoir encaisser le stress et la fatigue de la route. Et ça, ce n’est encore une fois pas négligeable. On part en vacances, si on arrive dans tous nos états , le séjour commence bien !

Conduire, ça fatigue. Conduire avec des enfants en bas-âge, ça anéantit. La fatigue n’est pas juste liée à la conduite mais aussi à ces magnifiques êtres plein d’amour et de surprises que sont les enfants : le meilleur exemple reste à mon sens la joie du caca effectué juste après la sortie d’aire d’autoroute  (chouette la prochaine est à 10 km, l’odeur et les pleurs vont surement avoir raison de nous avant).

L’avion est également moins fatigant que le train car plus rapide et même si l’attente est plus longue avant, c’est tout à fait gérable car l’aéroport regorge d’activités toutes trouvées dont je vous parlerai plus bas. Avec le train, on peut devoir affronter le difficile moment des correspondances (avec deux enfants, des bagages, une poussette, un lit pliant et j’en passe, si le changement doit se faire en moins de 10 minutes, on risque la crise cardiaque) et selon la destination, on peut se retrouver confronté à un nombre limité de trains dans la journée ou placés à des horaires qui ne sont pas toujours les meilleurs pour les petits (je ne sais pas vous mais ici, si on arrive après l’heure du coucher, c’est la mégaexcitation de folie suivi de la mégacrise dont tu te passerais bien à ton arrivée en vacances).

Bref pour éviter un séjour pourri, l’avion c’est mieux ! Enfin, si vous partez dans votre famille et en plus pour les fêtes, je devrais dire pour atténuer un séjour pourri car ne vous leurrer pas, un enfant en bas-âge qui change de logement, d’habitudes, d’horaires, qui saute des siestes, qui voit une vingtaine de personnes en peu de jours dont il ne se rappelait pas la moitié, … est un autre enfant. Ce n’est plus le votre, quelqu’un s’est vraisemblablement emparé de son corps qui rentre en crise à la moindre occasion et transforme vos jours de repos en test de survie en milieu hostile  (tremble Mike Horn, tes aventures, c’est de la rigolade à côté de ça 😉 ). Qui plus est, personne ne vous croit plus quand vous assurez que « si si à la maison, il est super mignon et tout se passe bien » 😉

 

– Un gain de place et un retour à l’essentiel

Forcément quand on ne part pas en voiture, on doit réduire les bagages au maximum et ne prendre que l’essentiel.
J’avoue qu’avec une voiture, j’aurais tendance à emporter toute la maison, prendre des « au cas où » que je n’utilise finalement jamais, emporter le super jouet trop beau que je veux montrer à tout le monde mais dont l’enfant n’aura que faire,  ou le transat hyper perfectionné qui ne servira pas car bébé passera de bras en bras 😉
Avec l’avion, nous sommes bien obligés de faire le tri, de penser autrement, voire de laisser une place à l’improvisation.

Actuellement pour moins d’une semaine, on utilise une petite valise et deux petits sacs à dos pour 4 (et avec ça on arrive quand même à prendre le nécessaire de survie du Paparaignée geek, à savoir ordinateur, tablette et téléphones). Forcément, ça implique de faire des concessions. Non je ne pourrai pas montrer toutes les mignonnes tenues des garçons. Oui je dois essayer de prévoir la paire de chaussures qui va avec tout, suffisamment jolie pour aller en ville, suffisamment pratique pour marcher en forêt (quel défi, parfois je fais même l’impasse sur le sac à main, la vie est dure 😉 ).

Et il faut bien le dire, les enfants prennent maintenant plus de place que nous dans la valise (enfin leurs effets personnels hein, parce que je ne mets pas les enfants dans des valises, ça nous obligerait à payer des frais de bagages supplémentaires 😉 ).

 

Bref, l’avion, une évidence !


Et si comme moi, vous aviez un peu d’appréhension à prendre l’avion avec deux petits, vous allez vite comprendre qu’avec un peu d’organisation, cela se fait sans problème en lisant cet article.

 

 

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