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DIY – Une petite table pour Marmouset

Quand il a eu 1 an, j’ai bien senti que pour Marmouset, l’heure de fin d’utilisation du parc allait sonner. Il y restait encore de temps en temps mais pas longtemps et préférait vadrouiller, connaissant la maison par coeur, commençant à marcher et pouvant aller plus librement. Nous avons donc décidé de le mettre au placard (le parc hein pas Marmouset 😉 ) et je me suis dit qu’il était temps de mettre à sa place une petite table et une petite chaise pour qu’il puisse pratiquer plus facilement ses petites activités et commencer à dessiner.

Trouver LA table
Pour ce mini coin bureau, il me fallait donc trouver une table suffisamment basse pour s’adapter à la taille de Marmouset mais également pas trop imposante pour pouvoir la placer dans un coin du salon. Comme j’ai un petit faible pour la récup, j’ai d’abord regardé sur mon site de prédilection, Leboncoin, mais j’y ai vu peu de petites tables. Les classiques et connues Ikéa et quelques unes à l’effigie de Spiderman ou autres supers héros sur lesquelles il n’y avait pas forcément matière à réinventer un peu, ce qui ne m’inspirait guère.
A quelques pas de notre chez-nous, nous avons la chance d’avoir un « entrepôt », deux même, qui appartiennent à une association qui vend des objets usagés ou du moins ayant vécu : meubles, électroménager, livres, cds, vêtements, vaisselle, … de tout en somme. Les gens comme vous et moi les déposent quand ils n’en veulent plus, ne s’en servent plus, ou appellent l’association pour débarrasser un vieux grenier, un garage, une maison … un peu comme Emmaüs. Cette association permet donc de ne pas jeter et dans un même temps emploie pour la récupération, le rangement et la vente des personnes en réinsertion ou en grande difficulté.
J’y passe très régulièrement, le personnel est accueillant et agréable et j’aime beaucoup ce côté vieux grenier. D’ailleurs, heureusement que notre appartement est suffisamment meublé car si je m’écoutais, j’aurais envie de retaper, customiser, redonner une vie à pas mal de meubles là-bas.
C’est dans cette caverne d’Ali Baba qu’au détour d’une de mes visites, je suis tombée sur une petite table, enfin pas une table, LA table. Au premier abord rien d’exceptionnel, une table en plastique (ce que je n’avais pas forcément prévu mais pourquoi pas) avec un « design » un peu original, ne prenant pas trop de place et à la taille idéale pour Marmouset. Malheureusement la pauvresse avait été délaissée et abandonnée en piteux état : peinture inachevée à certains endroits qui révélait qu’elle avait eu plusieurs couches de couleurs différentes d’ailleurs ; peinture très irrégulière et granuleuse sur le dessus ; rayures et salissures en nombre, … Mais quand même elle me plaisait bien ! A mon grand étonnement, sous la table, je vis ces quatre lettres incrustées : IKEA. Bon, de fait, l’histoire de la table ne remontait sans doute pas à des décennies mais j’avais eu un petit coup de coeur tout de même. Je ne l’ai d’ailleurs jamais trouvée sur le site suédois, un ancien modèle peut-être ou une mini table pour le jardin au vue de sa matière je ne sais pas trop, bref je ne connaissais ni son aspect, ni son usage d’origine.

Lui donner une nouvelle vie
Elle avait déjà été peinte plusieurs fois et ce n’était pas un meuble ancien, verni ou autre donc très simple à customiser avec trois fois rien !

Du papier à poncer (toile d’émeri), un peu de peinture, du revêtement adhésif, du sable et le tour allait être joué !
Après un bon coup de ponçage sur le dessus pour lisser un peu et enlever le gros des bosses et des accrocs formés par les anciennes peintures, un nettoyage à l’éponge sur les pieds et un bon coup de chiffon général, il m’a suffit de peindre à mon tour.

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Pas besoin de sous-couche, avec les anciennes peintures et le ponçage, l’accroche est parfaite. J’ai choisi un gris galet (assez proche de la dernière couche d’origine finalement). Pour une telle surface, un échantillon testeur suffisait, pas besoin d’investir dans un gros pot.

 

 

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IMG_20150327_135756Pour le dessus qui restait encore légèrement granuleux, j’ai préféré jouer la carte du revêtement adhésif que de m’acharner sur le ponçage qui n’aurait rien donné de plus au vue de l’état et de la matière de la table. L’adhésif est très pratique, il se présente en rouleau dans les magasins de bricolages et il y en a de toutes sortes. Les coloris et les motifs sont variés, on peut aussi en trouver avec certains effets ou « imitation bois, métal, … ». L’avantage, c’est sa facilité d’utilisation et d’entretien : très facile à découper et à fixer, il est repositionnable, on peut le laver facilement, l’enlever et en remettre un s’il est abîmé ou le changer au gré de nos envies ou de nos humeurs, un jeu d’enfant.

Pour terminer, le sable fin. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement car la table est en plastique, ultra légère et et du coup peu solide pour un Marmouset un peu cascadeur qui allait l’emporter et la retourner en moins de deux. A l’extrémité des pieds de la table, se trouvent des petits « bouchons » anti-glisse facilement déclipsables. Il suffisait donc de les ôter et de verser le sable dans chaque pied (acheté en magasin de bricolage ou mieux récupéré à la plage si on le peut), puis de replacer les bouchons avec une bonne dose de colle histoire que ça ne lâche pas une fois la table retournée.

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Une mini chaise d’écolier chinée en vide-grenier, et voilà un petit coin bureau pour un Marmouset ravi de pouvoir faire comme les grands. Et lorsque la table ne servira plus, elle fera à coup sûr une très jolie table d’appoint dans un jardin ou ailleurs.IMG_20150422_184117IMG_20150422_184252

 

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Une tradition chinoise pour l’arrivée de Caillou

Comme vous le savez, Caillou doit arriver d’ici le mois de décembre. Et depuis le début de la grossesse, quelque chose me trotte dans la tête le concernant. Une idée que j’avais laissée de côté, prise par d’autres préoccupations et parce qu’en début de grossesse, on reste toujours prudent et on ne tire pas trop de plans sur la comète.
Je ne sais plus bien comment cette idée m’est venue, mais il me semble que j’ai dû lire un article sur un blog ou un site quelconque traitant des rituels et traditions pour l’arrivée d’un bébé. Et l’une de ces traditions m’a interpelée, je l’ai trouvée profondément touchante, symbolique et pleine d’humanité. On l’appelle : le bai jia bei.

Le bai jia bei, qu’est-ce que c’est ?
C’est une tradition qui vient du Nord de la Chine pour célébrer l’arrivée d’un nouveau-né.
Cette tradition consiste à réaliser une couverture pour le bébé, une « couverture aux 100 voeux ». La maman (et pourquoi pas le papa aussi après tout) va confectionner cette couverture, pendant la grossesse, à partir de 100 morceaux de tissus, envoyés par 100 personnes différentes de son entourage (amis, famille, collègues, connaissances, …). La tradition veut également que chaque morceau de tissu soit accompagné d’une carte comportant un voeu, un souhait, un mot de bienvenue pour accueillir le bébé.
Ainsi cette couverture porte en elle la bienveillance de toutes les personnes ayant contribué au projet et apporte au bébé chance, protection et énergie. Par cet acte, on peut dire que les participants endossent le rôle de bonnes fées de l’enfant à naître. La couverture devient alors un objet de famille, riche de symboles, que l’enfant garde toute sa vie.

L’origine de cette tradition
Cette tradition vient d’une légende qui raconte l’histoire d’une des concubines d’un empereur chinois. Elle lui avait donné un fils. Cet unique héritier de l’Empire, par sa naissance, avait donc apporté à sa maman, un statut supplémentaire qui n’était plus celui de simple maîtresse. On dit qu’un jour, elle dut partir quelques temps et laisser son enfant. Cela ne la rassurait pas car elle avait peur que les autres prétendantes de l’empereur ne lui fassent du mal, par jalousie, et elle voulait s’assurer de garder sa place sur le trône.  Elle demanda donc aux cent familles les plus puissantes de Chine de lui donner un morceau de tissu. Avec ces cent morceaux de tissu, elle ordonna ensuite au tailleur du palais de confectionner une robe longue pour l’enfant. En portant ce vêtement, il devenait symboliquement intouchable et sa mère lui assurait la protection des plus grandes familles de Chine et de ce fait également celle des dieux. L’impératrice put alors partir sans crainte.
Cette légende fit le tour de la région et de nombreuses familles imitèrent le geste de l’impératrice. La robe longue fut simplement remplacée par une couverture. Et la tradition du Bei Jia bai fut lancée.
En France, cette tradition est arrivée dans un premier temps dans les familles qui avaient adopté des enfants chinois et qui était désireuses d’appliquer cette coutume liée à la culture d’origine de leur enfant. Puis cette tradition a poursuivi son chemin puisque d’autres parents l’ont reprise, de plus en plus, touchés sans nul doute par son caractère poétique et symbolique.

Un bai jia bei pour Caillou
Fidèle à moi-même, quand j’ai une idée dans la tête, je ne l’ai pas ailleurs comme on dit. Cette idée de « couverture aux 100 voeux » n’a donc pas quitté mon esprit et, à une date plus avancée dans la grossesse, j’ai décidé de me lancer.
Pour que je puisse réaliser cette couverture, vous l’avez compris, je dois donc récolter 100 morceaux de tissu de la part de 100 personnes. J’ai donc besoin de l’aide du plus grand nombre. Si vous souhaitez vous joindre à ce projet, vous êtes les bienvenus.

Comment participer ?

•trouver un morceau de tissu :
il n’a pas besoin d’être épais (la couverture sera doublée avec un tissu épais que j’achèterai), un tissu tout simple 100% coton de dimensions 20cm X 20cm (si c’est plus, pas de souci car ce sera recoupé), couleur ou motifs de votre choix, tout est possible même le découper dans un vieux vêtement 🙂
Si vous êtes deux, vous pouvez très bien choisir deux tissus si vous souhaitez, un par personne et même plus si vous avez des enfants qui veulent participer.

•écrire un petit mot ou joindre une petite carte avec un voeu pour le bébé pour accompagner ce tissu

•envoyer le tout à mon adresse (ça tient dans une enveloppe toute simple). Si vous n’avez pas mon adresse, contactez-moi via le formulaire du blog et je vous la transmettrai

N’hésitez pas à partager autour de vous pour que je puisse réaliser ce petit projet qui me tient vraiment à coeur !

Le projet est entamé

Ayant déjà informé un certain nombre de personnes de ce petit projet, j’ai déjà reçu environ 25 morceaux de tissu, tous plus beaux et colorés les uns que les autres et autant de voeux adorables ou de paroles bienveillantes pour Caillou. Je suis donc encore bien loin du compte, alors j’ai besoin de vous. J’espère atteindre ne serait-ce que 50 morceaux, ce sera déjà une très belle couverture 🙂
J’ai hâte de continuer à recevoir du tissu et à lire vos doux mots. J’espère commencer le travail de confection d’ici la fin du mois d’octobre.
Bien entendu, je promets de partager avec vous les étapes de cette confection et des photos de la réalisation finale et de Caillou dans sa belle couverture.
Début de la réalisation ici.

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DIY : fabriquer des boîtes d’imbucare

Dans cet article précédent, je vous parlais d’un matériel/jeu issu de la pédagogie Montessori et destiné à travailler, entre autre, la notion de permanence de l’objet chez bébé : les boîtes d’imbucare. Il est temps de vous présenter celles que nous avons à la maison pour Marmouset et comment nous les utilisons.

Comment fabriquer ses propres boîtes d’imbucare ?

Le souci majeur du matériel Montessori, le seul mais pas des moindres, c’est son prix. Il est souvent très cher et il est donc difficile de s’équiper. On se dit alors que pratiquer cette pédagogie n’est réservé qu’aux personnes en ayant les moyens. C’est sans compter sur quelques trucs et astuces qui font que finalement, on peut le concevoir soi-même à moindre coût.
Pour les boîtes d’imbucare, rien de plus simple : j’ai acheté des boîtes en bois, équipées d’un tiroir, à 3,39 euros l’une chez Cultura.
boite-cube-1-tiroir-boite-cube-en-bois-avec-1-tiroir-avec-3700408311520_0Il suffit ensuite, sur le dessus, de découper la forme de son choix (comme j’ai beaucoup de chance, je suis équipée d’un super papa bricoleur mais il m’a bien expliqué le processus).
La forme ronde est facile avec une scie cloche (trépan). Créer une « fente » pour insérer des jetons est un peu plus complexe. Après l’avoir dessinée, il faut percer avec une mèche d’un diamètre légèrement inférieur à la largeur de la fente que l’on souhaite, un trou à l’extrémité du trait tracé. Puis on en perce un autre, collé au précédent. Avec une lime, on lisse un peu les pointes qui dépasseront suite à ce double perçage. On insère ensuite dans cette ouverture une scie à guichet ou une lame de scie à métaux pour poursuivre la fente. Un coup de lime final sera nécessaire pour que tout soit bien régulier. Avec cette technique, on peut ensuite réaliser n’importe quelle autre forme (pour un carré, 4 fentes par exemple, il suffit juste de le dessiner au préalable).
Evidemment, il faudra avoir récupéré au préalable, des solides dans d’autres jeux pour réaliser les ouvertures en fonction de leur taille.

Pour terminer, j’ai peint la façade des tiroirs pour rendre les boîtes un peu plus attrayantes.
Pour la boîte avec la fente, les jetons peuvent être fabriqués « maison » également toujours avec la scie cloche (cela fait simplement un petit trou au centre qui n’est pas gênant). Je ne les ai pas peints car je me suis dit que Marmouset pourrait les mettre à la bouche.

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Le petit inconvénient de ces boîtes, à mon sens, est que bébé, lorsqu’il va tirer le tiroir pour récupérer le volume, va bien souvent l’ôter complètement et ne pas réussir à le remettre. Cela entrave donc un fonctionnement autonome puisque bébé va devoir recourir à l’adulte pour remettre le tiroir. Ce dernier devra donc être présent en permanence et ce n’est pas le but. Quand je l’ai constaté, j’ai donc entrepris de coller à l’intérieur de la boîte (contre le plafond à l’avant) deux petits morceaux de carton très épais pour servir de frein. Ainsi, le tiroir ne pouvait plus sortir complètement de son logement. Mais un autre souci s’est posé, si bébé ne repousse pas le tiroir après avoir récupéré le volume, lorsqu’il recommence, le volume se trouve coincé derrière le tiroir et il ne peut pas le récupérer (donc toujours pas de réalisation autonome mais en plus pas de constat de permanence de l’objet et surtout un casse-tête pour l’adulte qui veut tenter de récupérer le volume).
J’ai donc ôté les freins.
Marmouset a finalement appris assez vite à replacer le tiroir (que l’on peut carrément ôter et ne pas utiliser au début finalement).

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Pour palier à ces soucis de manipulation, on peut aujourd’hui trouver une chouette boîte d’imbucare multifonctions chez Nature et découvertes. En effet, cette enseigne a récemment créé une gamme de jouets et outils dans l’esprit Montessori à des prix plus accessibles. Cette boîte comporte une trappe et non un tiroir ce qui évite les problèmes auxquels je me suis confrontée avec les miennes, mais en plus elle est très pratique et offre un gain de place puisqu’une seule boîte permet de travailler plusieurs formes. Il suffit de changer la plaque du dessus selon la forme souhaitée.

 

Quelle démarche pour utiliser les boîtes d’imbucare ?

Les boîtes d’imbucare doivent être présentées à bébé de manière progressive. Il n’y a pas d’ordre prédéfini, c’est selon bébé, ses besoins, ses réussites. Bien souvent, on commence tout de même par la sphère qui est la plus simple à placer dans le trou et qui permet donc, outre le fait d’expérimenter la permanence de l’objet, d’acquérir rapidement le concept de correspondance de formes. Par ailleurs, elle réduit la difficulté au maximum puisqu’il n’y a pas de face donc pas besoin d’ajuster l’orientation, bébé est placé automatiquement dans une dynamique de réussite et la permanence de l’objet est le véritable objectif de ce jeu.
Ensuite, l’ordre des autres volumes importe peu, mais pour ma part, je préfère m’en tenir en premier à ceux ayant des faces parfaitement égales comme le cube toujours pour limiter la recherche d’une orientation particulière et donc la difficulté. Ensuite, on peut passer à des volumes qui ont besoin d’une orientation plus spécifique comme le prisme à base triangulaire, le cylindre, le pavé, … Enfin, on peut terminer par les jetons qui demandent en plus de l’orientation une motricité encore plus fine.

Le rôle de l’adulte : l’adulte doit rester suffisamment en retrait pour favoriser l’initiative du bébé et surtout pour qu’il puisse avancer à son rythme car les enfants ne sont pas tous prêts au même moment. S’il n’est pas prêt, vous le verrez tout de suite, il fera autre chose avec le matériel que ce pour quoi il est destiné. Il ne faut donc pas insister outre mesure si cela ne fonctionne pas, si bébé jette la forme ou la mâchonne plutôt que chercher à la faire entrer dans la boîte. Il ne se sentira pas en échec, c’est un concept qui n’est pas encore présent chez le jeune enfant, en particulier si vous ne laissez pas transparaître de déception ou d’impatience.
Laissez-le explorer à sa guise puis rangez le matériel en prenant soin de le laisser accessible. Présentez-le à nouveau un peu plus tard, quelques jours après ou plus, il vous faudra peut-être le proposer à plusieurs reprises. Il est possible que bébé aille le chercher un jour, de lui-même, lorsqu’il sera prêt d’où l’importance de le laisser en libre accès.

Lorsque vous présentez le matériel à bébé, vous n’êtes là que pour faire la démonstration puis observer. Il est nécessaire de procéder avec des gestes lents pour qu’il puisse bien repérer ce que vous faîtes et vous imiter. N’hésitez pas à accompagner vos gestes d’une description de ce qui se passe :
« Je vais mettre la boule dans le trou. »
« Voilà ! » ou « Et hop ! » ou autre chose.
« Tu veux essayer ? »

L’adulte n’aidera l’enfant que si celui-ci en fait la demande ou lui manifeste clairement qu’il a besoin d’une nouvelle démonstration ou de plus d’informations. Il ne faut pas vouloir précipiter les choses, en lui désignant le trou où placer la forme, ou en faisant à sa place. Pas besoin non plus de le féliciter, ou de montrer trop d’enthousiasme à sa réussite (oui je sais c’est un peu frustrant sur le coup), ce n’est pas le but et il ne lierait son geste qu’à cela. Il attendrait un compliment à chaque fois, en serait donc dépendant et ne pourrait plus faire ce jeu seul par la suite. Le simple fait de réussir lui sera satisfaisant et une petite description de ce qu’il a fait, de ce qui s’est passé, suffit :
« Oh tu as mis la boule dans la boîte.
Mais où est la boule ?
Oh la voilà ! »
L’enfant sera rapidement autonome et pourra travailler ensuite seul sans la présence de l’adulte. 

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Avec Marmouset, il me semble avoir commencé un peu tard puisque ses boîtes n’ont été fabriquées que lorsqu’il avait un an environ. Je pense que ça lui aurait plu bien plus tôt. Mais ce n’est pas très grave. Aujourd’hui, à 19 mois, il aime toujours autant ses boîtes, va les chercher de temps en temps et recommence inlassablement cette activité. Il aime aussi maintenant beaucoup faire les boîtes à formes « classiques » que j’ai chinées dans les vide-greniers et les maîtrise plutôt bien. Il n’a pas besoin de chercher où rentrent les formes au hasard, il les observe et les place de plus en plus facilement directement au bon endroit. Un vrai plaisir !

Permanence de l’objet et boîtes d’imbucare

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un premier matériel/jeu issu de la pédagogie Montessori : les boîtes d’imbucare.

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A quoi servent les boîtes d’imbucare ?
Ces boîtes consistent à insérer un volume dans la forme correspondante, c’est ce que l’on trouve couramment chez tous nos fabricants de jouets sous le nom « boîte à formes ». Ces boîtes permettent, chez le tout jeune enfant, un travail sur un certain nombre de choses :
-la relation de cause à effet
-la concentration
-la coordination oeil-main
-la motricité fine
-le repérage et la dissociation de forme
mais surtout l’acquisition d’une notion importante : la permanence de l’objet

La permanence de l’objet, qu’est-ce que c’est ?
Pour vous la faire courte, c’est une notion définie par le psychologue Jean Piaget au début du 20ème siècle et qui  renvoie au fait qu’un objet existe même s’il n’est pas visible pour les yeux.
La permanence de l’objet serait définitivement acquise, selon Piaget, entre 18 mois et 2 ans. Avant 2 mois, on constate une absence de réaction lors de la disparition de l’objet puis le bébé va passer par quelques étapes pour arriver à la maîtrise de cette notion :  manifestation d’émotions (cris, pleurs,…) à la disparition de l’objet, perception d’un objet partiellement caché, perception d’un objet caché avec déplacement visible,… Au terme de cette acquisition, l’enfant comprend que les objets existent à l’extérieur de lui, même s’il ne les voit pas ou ne les touche pas.

Pourquoi les boîtes d’imbucare avant les boîtes à formes « classiques » ?
La particularité des boîtes d’imbucare, par rapport aux boîtes à formes « classiques » que l’on trouve dans tous les rayons « jouets » des magasins, c’est qu’elles ne mélangent pas les difficultés.
Si l’on veut réellement se concentrer sur les objectifs cités dans le paragraphe précédent (et en particulier sur l’acquisition de la notion de permanence de l’objet) et que cet outil soit réellement compris par l’enfant et efficace pour lui, la difficulté doit être isolée. Pour ce faire, les boîtes d’imbucare ne proposent donc qu’une forme/un volume à la fois et les volumes proposés au début n’ont pas besoin d’être orientés pour être insérés dans la boîte. En effet, si le tout jeune enfant doit faire trop de choses en même temps : repérer dans quelle forme il doit mettre un volume et en plus le tourner pour qu’il rentre ; il se lassera vite et se détournera de ce jeu car il y aura trop d’obstacles. L’adulte sera alors obligé de lui montrer, de l’orienter, voire de faire à sa place.
Avec les boîtes à formes « classiques », l’enfant n’est pas placé dans une dynamique de réussite et, comme il est confronté à un certain nombre de difficultés particulières et fixé sur celles-ci, le concept de permanence de l’objet passe à la trappe. Par ailleurs, sur l’emballage de ces boîtes, il est souvent indiqué « à partir de 18 mois », il est donc normal que le bébé s’y perde. La notion de permanence de l’objet, elle, se prépare et se construit bien avant cet âge (le « jeu du coucou » en fait d’ailleurs partie).

Ces boîtes ne sont pas pour autant inutiles bien évidemment, mais elles doivent intervenir bien plus tard, lorsque chaque forme a été découverte et travaillée indépendamment et pour d’autres objectifs comme la différenciation de formes et l’appariement d’un solide avec une ou plusieurs de ses faces. Ce sont d’ailleurs deux des objectifs du programme de petite section de maternelle où les boîtes à formes sont utilisées dans ce but particulier et où l’on repère souvent que les enfants éprouvent des difficultés face à ce jeu. Ces difficultés viennent souvent du fait qu’à la maison, on leur a donné à jouer probablement trop tôt et que par la suite, on ne leur a plus donné pensant que c’était un jouet de « bébé ». A l’école, la plupart d’entre eux teste donc chaque forme sans observer, sans réfléchir, sans anticipation comme ils l’ont pratiqué bébés.

 

Et si vous voulez savoir comment fabriquer vos propres boîtes d’imbucare et/ou la manière dont on peut les utiliser, vous pouvez cliquer ici.

Maria Montessori

Je vais être amenée à vous parler de temps à autre d’un matériel spécifique, à destination de nos chères têtes blondes, un matériel issu de la pédagogie Montessori. Il convient donc dans un premier temps d’écrire quelques lignes sur cette pédagogie comme une introduction aux articles qui suivront et qui s’y réfèreront.

La pédagogie Montessori
Vous en entendez très certainement de plus en plus parler un peu partout, sur les blogs, dans les magazines pour les parents, dans les journaux, …, il ne se passe pas une semaine sans que je vois le nom de Montessori cité quelque part. Mais il serait dommage que cela soit juste un effet de mode et que les personnes mettant en avant cette pédagogie ne se soient pas réellement informées sur le sujet, au point qu’elles oublient que ce nom est avant tout celui d’une femme : Maria Montessori. Car la pédagogie Montessori existe depuis de nombreuses années et ses bénéfices ne sont plus à démontrer. D’ailleurs, de nombreux enseignants l’utilisent, en particulier en maternelle, malheureusement souvent partiellement, faute de formation et de moyens.
Alors pour vous la faire courte et pour ceux pour qui le nom « Montessori » est encore inconnu, quelques mots sur cette grande dame.

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Maria Montessori est une femme né à la fin du 19ème siècle en Italie, docteur en médecine et licenciée en philosophie, psychologie et biologie. Outre son combat au sein du mouvement féministe, elle est connue pour avoir fait de nombreuses recherches auprès des enfants. Elle s’est d’abord intéressée aux enfants des cliniques psychiatriques, présentant des déficiences mentales dans le but de montrer qu’ils étaient, comme tout à chacun, capables de recevoir une instruction et qu’il était nécessaire de les considérer autrement que comme des enfants « aliénés » sans aucun avenir.
C’est à ce moment qu’elle concevra du matériel spécifique, en suivant les traces des pédagogues français Jean Itard (Victor l’enfant sauvage) et Edouard Seguin. Ce matériel a donc été élaboré pour des enfants déficients et a été une grande réussite puisque ces enfants ont été capables de réaliser les mêmes prouesses et même mieux que les enfants de la même classe d’âge dits « normaux ».
Elle s’est ensuite occupée d’enfants défavorisés et laissés pour compte en créant une « maison des enfants » où ses expériences et découvertes se sont intensifiées pour aboutir à ce que l’on nomme aujourd’hui la pédagogie Montessori.

Cette pédagogie permet à l’enfant de faire ses propres découvertes, à son rythme, en répondant à ses besoins du moment. La classique transmission des savoirs est donc mise de côté pour un accompagnement du développement naturel de l’enfant.
Le pédagogue n’est là que pour être le garant du cadre, c’est-à-dire mettre à la disposition de l’enfant, les outils lui permettant d’être au coeur de l’action et d’oser s’aventurer dans des activités. Ces activités ont principalement pour but de développer son autonomie et son initiative mais aussi de l’amener à acquérir des qualités essentielles pour son futur : confiance en soi, organisation, concentration, réflexion et persévérance.

Dès le plus jeune âge, le matériel développé par Maria Montessori permet donc à l’enfant de percevoir le monde de manière de plus en plus précise, de découvrir des notions abstraites de façon sensorielle et concrète, de se développer et de s’épanouir.

 

 

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Billybandit

Il y a quelques jours, j’ai passé une petite commande pour Marmouset sur internet : un coupe-vent, une paire de bottes et une paire de baskets Billybandit.
« Billybandit » quésaco ?
C’est une marque française de prêt-à-porter, créée en 2014 par le groupe CWF (Children Worldwide Fashion), juste pour les petits garçons (jusqu’à 12 ans).
Je l’ai découverte presque par hasard : déroulant la page d’accueil de mon facebook personnel pour voir les derniers posts de la journée, je me suis arrêtée sur un coupe-vent trop craquant mis en avant par un espace créateurs. J’ai décidé d’y regarder de plus près et j’ai donc découvert que ce coupe-vent appartenait à cette marque qui regorgeait de ce genre de petits vêtements délicieux.
Les vêtements et les chaussures colorés et les chouettes imprimés m’ont tout de suite attirée car ce n’est pas toujours facile de trouver des vêtements un peu décalés pour les petits garçons et qui puissent aussi être portés dans la vie de tous les jours (parce que les enfants, ça court, ça tombe, ça se salit, …). Un mixte de pratique et de fun ! Et des prix loin d’être exorbitants qui plus est.

C’est sur l’e-shop du concept boutique  Atelier de Courcelles que j’ai fait ma commande, lancé également par CWF, et qui regroupe plusieurs marques de mode enfant.
Et hier, j’ai reçu le paquet tant attendu ! Autant vous dire que j’étais toute contente, certainement plus que Marmouset puisque c’est encore moi qui choisi ses vêtements (il n’a que 19 mois tout de même), c’est donc moi aussi qui suis toute excitée à leur réception.

Lorsque j’ai ouvert le colis, j’ai déjà été charmée par le packaging. Certes ce n’est pas le plus important mais c’est toujours agréable et cela donne d’entrée une bonne impression. Le coupe vent était soigneusement plié dans une jolie petite boîte et les chaussures se trouvaient dans des petits sacs en tissu à l’effigie de la marque.

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J’ai déballé tout cela avec soin et je n’ai pas été déçue, une explosion de couleurs flashies et des imprimés attrayants.
Un coupe-vent à capuche en nylon avec des bottes en caoutchouc assorties pour un look de petit monstre fluorescent. Les petits plus : dans l’une des poches du coupe-vent, une petite pochette accrochée par un mousqueton pour le ranger comme un k-way et pour les bottes, des petits trous pour les doigts pour mieux les enfiler.

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Des baskets montantes colorées dans un esprit « bande dessinée » avec leurs motifs « BAM » et « bombe » amovibles.

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Marmouset n’a pas encore profité de cet achat. J’ai pris la taille de chaussures juste supérieure à celle qu’il porte actuellement et le coupe-vent est en 3 ans pour être sûre qu’il puisse le mettre longtemps (car comme déjà évoqué dans d’autres articles,  Marmouset est très grand et le 2 ans peut parfois être juste). Ce dernier me servira peut-être plus vite que prévu car ici l’automne semble déjà bien installé.

Je reviendrai donc poster un article dès qu’il les aura testés lui-même et que je pourrai mieux constater leur côté pratique, leur solidité et leur durée dans le temps.